Je suis toujours là
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307 critiques spectateurs

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MiRé D
MiRé D

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2025
très beau film, reflétant le point de vue de la compagne d'un révolutionnaire. l'actrice joue spécifiquement bien.
Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 901 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 janvier 2025
Malgré la très belle performance de Fernanda Torres, justement récompensée aux Golden Globes, elle ne peut pas sauver à elle seule un biopic bien convenu appuyé sur un montage beaucoup trop long, surtout dans la partie finale.
La description des méthodes de dictatures militaires n'est (malheureusement) pas nouvelle, Costa-Gavras nous en parlait déjà à l'époque où sont situés l'enlèvement de ce député. Il n'y a pas de suspens de ce côté, et le spectateur pour respirer attend autre chose.
Concentrer le scénario sur la position de la mère, prise en étau entre l'absence du père et le récit à tenir à ses enfants était la bonne idée, qu'il n'aurait pas fallu lâcher, tant la vie de Eunice Paiva est exemplaire. Hélas, la dernière partie traine en longueur, empile les extraits de films super-huit aux photos de familles, et rebelote avec les retrouvailles plus tard, qui sont sans intérêt.
Trois lignes en génériques sur son action envers les indiens auraient percuté autrement au lieu de revoir des photos des enfants sur la plage. Comme quoi, le montage d'un film reste crucial.
Central do Brasil restera donc mon meilleur film de Salles.
cinéma-janvier 2025
Gentilbordelais

404 abonnés 3 583 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2025
Quand la vie est douce, qu'une maison familiale emplit d'amour bascule alors dans la stupeur et l'incompréhension. adaptation cinématographique du livre Ainda Estou Aqui de Marcelo Rubens Paiva, paru en 2015, qui revient sur la disparition en 1971 de son père, Rubens Paiva, ancien député du parti travailliste brésilien, durant la dictature militaire. Une évocation donc politique et surtout, l'observation d'une famille, par voie de conséquence, en pleine dérive mais restée soudée. On aurait pu imaginer un combat plus fouillé et soutenu et davantage d'intensité car ce drame reste un peu trop en surface. En plus de son énorme succès dans son pays de production, le film a remporté plusieurs prix prestigieux.
Fiers R.
Fiers R.

206 abonnés 899 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2025
Avec « The Brutalist », un film moins facile et qui devrait maturer avec le temps pour gagner encore plus en prestige, et « Jouer avec le feu » côté tricolore, « Je suis toujours là » est assurément le premier grand film de 2025. Une œuvre forte, poignante et nécessaire, surtout au vu du contexte international actuel et du retour des autoritarismes un peu partout. Mais également parce que le Brésil sort de quatre ans avec l’extrémiste de droite Bolsonaro et que de nombreuses dictatures militaires persistent encore et toujours dans le monde. Avec cette magnifique et tragique histoire vraie, le cinéaste du cru Walter Salles signe un long-métrage qui fera date et à montrer aussi bien aux jeunes dans les écoles qu’aux habitants de toutes les démocraties qui seraient tentées de verser dans des régimes tels que celui présenté ici. Le Brésil a vécu sous dictature militaire des décennies et ce beau film doux mais engagé, en forme de piqure de rappel est important.

On a connu le cinéaste avec le sublime « Central do Brasil », déjà avec la même actrice en tête d’affiche. Un film qui l’avait également envoyé aux Oscars comme celui-ci cette année. Puis il a tourné pas mal d’œuvres majeures entre son pays natal et l’international qui ont eu plus ou moins de succès. On n’avait personnellement pas été emballé par ses deux road-movies qui ont concouru en festival, « Carnets de voyage » qui relatait les voyages du futur Che Guevara avec Gabriel Garcia Bernal et « Sur la route » avec notamment Kristen Stewart et inspiré des écrits de Jack Kerouac. Pas plus qu’on ne l’avait été par son remake du film d’horreur japonais « Dark Water ». Puis, il s’était fait plus discret avec des productions locales moins connues et reconnues. Et bien son retour avec « Je suis toujours là » se fait par la grande porte tant son nouveau film marquera les esprits et les cœurs.

Il a cependant une énorme carte joker qui joue beaucoup dans la réussite du long-métrage et c’est la même que celle de « Central do Brasil ». Il s’agit bien sûr de son actrice fétiche, Fernanda Torres, qu’il retrouve pour une nouvelle œuvre phare qui sera gravée dans les mémoires cinéphiles, plus de vingt-cinq ans après leur première collaboration. Elle empoigne ce rôle magnifique avec ferveur et dévotion. Solaire au début du film, terrorisée ensuite pour laisser place à l’angoisse et enfin à la résilience, elle nous fait ressentir une myriade d’émotions. Que ce soit le bonheur d’une famille unie malgré la dictature en dehors, la peur et la crainte lors des séances de torture ou encore l’horreur du sentiment d’absence et d’incertitude face à la perte de l’homme qu’on aime, elle est grandiose. Son personnage et l’incarnation qu’elle nous propose resteront toujours dignes, beaux et apaisés malgré l’enfer psychologique de la situation. Elle a gagné un Golden Globe mérité et devrait être la principale concurrente de l’Oscar de la meilleure actrice face à Demi Moore pour « The Substance ». À ses côtés, les jeunes acteurs qui jouent les enfants sont tout aussi bons et naturels dans leur jeu, formant une famille crédible et attachante.

« Je suis toujours là » choisit de nous montrer d’abord le tableau très réussi et idyllique d’une famille unie et heureuse sous le soleil de Rio de Janeiro. Malgré ce portrait apparemment parfait, la menace de l’armée plane par le prisme de quelques séquences inquiétantes. Puis vient le jour de l’enlèvement suivi des séances d’interrogatoire. Lourdes, anxiogènes et rageantes pour le spectateur. Salles choisit d’être factuel, précis et jamais dans l’excès. La seconde partie du film sera consacrée à l’attente, la gestion de l’absence et de la manière de se reconstruire quand on perd un être cher sans pouvoir véritablement faire son deuil. C’est déchirant, juste et jamais versé dans un pathos qui prendrait le spectateur en otage. On passe de la lumière aux ténèbres avec fluidité et réalisme.

Les ellipses nous menant aux derniers actes du film, plus loin sur la ligne temporelle (en 1996 et 2014), sont utiles car elles permettent de voir l’effet du temps sur la perception d’une telle tragédie. Mais c’est lors des dernières images et des sempiternels (mais incroyablement émouvants) encarts de fin que l’émotion nous empoigne et nous fait verser quelques larmes. La reconnaissance et le fait de pouvoir mettre des mots sur le drame et le choc vécus pour enfin pouvoir dire adieu et partir en paix. « Je suis toujours là » est un film politique sans trop de politique, engagé mais intime, qui résonnera longtemps dans nos âmes. Peut-être un peu long, on ne s’en formalisera pas tant Salles parvient à nous faire ressentir la douleur d’une famille coupée dans son bonheur (parfois magnifiquement retranscrit par les photos et des films en super 8) et nous livrer une œuvre engagée, et puissante. Un coup de cœur, un film indispensable.

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christophe D10
christophe D10

33 abonnés 998 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 novembre 2025
L’histoire vraie de cette famille, dont le père fut torturé et assassiné au Brésil, pendant la dictature militaire, au debut des années 70, n’est pas inintéressante, mais la durée du film est excessive, et on peut déplorer pas mal de longueurs.
La mise en scène, également manque de souffle, et malgré le tragique du récit, et la performance sans reproches de l’actrice principale, on ne ressent finalement que très peu d’émotions.
Cela mérite quand même d’être vu, mais encore un film survendu par des critiques exagérément positives.
lardenne31
lardenne31

1 abonné 43 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 janvier 2025
Je suis passé complètement à côté du film. Il m'a manqué un point de vue politique, le réalisateur a fait un choix (raconter cette tragédie avec les yeux de sa femme) et j'ai trouvé cela trop centré et surtout d'une lenteur inouïe (et pourtant je suis fan habituellement de cette lenteur). Bref, je vous laisse faire votre avis.
Thayennemendonca
Thayennemendonca

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2025
Je pensais que c’était un film qui parlait de la torture pendant la dictature brésilienne, mais en fait c’est un film qui montre plutôt les conséquences de la disparition forcée du père sur sa famille que la résistance brésilienne. Et c’est génial. Pendant la deuxième partie du film je pensais que j’allais décrocher (je vais pas dire pourquoi car je ne veux pas donner des spoilers), mais pas du tout. Je suis sortie de la salle de cinéma en pleurs, tout comme tous les autres dans la salle, qui sont également restés jusqu’à les derniers mots des crédits. C’est un film qui claque. Et je dois dire que Fernanda Montenegro est une actrice extraordinaire car elle n’a rien dit avec sa bouche, mais a tout dit avec ses yeux, wow ! Je recommande vivement ce film.
Pascal
Pascal

256 abonnés 2 477 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 janvier 2025
Présenté à Venise 2024, ce nouveau titre du cinéaste brésilien Walter Salles à lorsqu'on lit les premiers éléments du scénario beaucoup pour (me) séduire.

En , spoiler: pendant la dictatu1970re militaire, un ancien député travailliste brésilien est arrêté en présence de sa femme. Celle ci se retrouve seule en charge de sa famille, recherche son mari, après avoir été elle-même arrêtée et interrogée.


Si Walter Salles connait son affaire en terme de mise en scène, son rôle de passeur d'un événement important de l'histoire de son pays ( sinon pourquoi le traiter ?) est totalement inopérant.

On ne saura rien des véritables activités de cet ex député, ni de son parcours avant son arrestation ( ou si peu), ni du contexte que connaissait son pays lorsque se déroule l'action.

Il reste la première heure, réussie, qui laisse espérer le meilleur, mais malheureusement pour le reste il n'en sera plus rien et " je suis toujours là" se délite peu à peu.

Si les dictatures chilienne et Argentine on été souvent traitées au cinéma ( on pense à " Missing" de Costa Gavras ou à " l'histoire officielle" de Luiz Penzo notamment), la dictature brésilienne la été beaucoup moins.

Salles passe ici ( selon moi) un peu trop à côté de son sujet. Il reste, certes, des acteurs très convaincants, une belle photo. Mais sur le fond le compte n''y est pas ( du moins en ce qui me concerne).
Loïck G.

391 abonnés 1 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2025
Une dictature, une de plus dont on a souvent oublié les méfaits et qui bien évidemment marque encore et pour toujours ceux qui l’ont vécue, qui en sont revenus , ou presque. Le cas de la famille Paiva, dont le patriarche Rubens a été arrêté à son domicile et n’est jamais réapparu. Son épouse Eunice, va se battre pour le retrouver, puis pour connaître la vérité. Elle le fait pour elle, pour ses enfants, pour l’Histoire qui assassine impunément, dans les années soixante-dix au Brésil. Ce que Walter Salles ne montre pas. Les séquestrations, les tortures, les assassinats , il les évoque seulement sur le chemin qu’emprunte l’épouse, la voie de la vérité, pense-t-elle où il lui faut comprendre entre les lignes, percer les interstices des volets mi-clos. Toutes ses incertitudes, ses doutes, son désespoir que le spectateur partage très vite en compagnie d’une comédienne au plus près de son personnage, forte et courageuse. Fernanda Torres, si présente, si vraie
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
capirex
capirex

189 abonnés 819 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 janvier 2025
Magistral film de Walter Salles , qui a connu la famille Paiva, Rubens, Eunice et leurs cinq enfants Veroca, Eliana, Nalu, Marcelo et Babiu , qui signe là un monumental film Politique , droit et humain , sur sur un Régime Criminel !
Une Oeuvre contre l'oubli d'une page noire de l'histoire du Brésil !
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2025
Walter Salles signe avec "Je suis toujours là" un film d’une intensité rare, où la beauté formelle contraste avec la tragédie intime qu’il raconte. Fernanda Torres y livre une performance bouleversante, incarnant avec justesse une femme broyée par la dictature brésilienne des années 70.
Un grand film politique, nécessaire et profondément émouvant.
Corinne76100
Corinne76100

87 abonnés 652 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2025
Très belle saga sur cette famille brésilienne sous le régime dictatorial des 70's. Une réalisation classique, une BO intéressante. On se prend au film par l'interprétation juste de l'actrice principale.
VILLE.G
VILLE.G

78 abonnés 810 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2025
Passionnant. Sans effets excessifs on y suit au fil des jours les émotions de cette famille confrontée à un événement violent et traumatisant. Outre l’aspect historique très important, tout son intérêt repose peut-être dans la force des sentiments familiaux.
sylounette
sylounette

59 abonnés 243 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 janvier 2025
Une page bouleversante et effrayante du Brésil qu'il ne faut surtout pas oublier.
Les acteurs sont tous époustouflants, Fernanda Montenegro qui joue la femme de Rubens Paiva sait rendre juste la douleur de cette femme, ses peurs, sa volonté de protéger ses enfants et surtout cette volonté d'avancer et de se battre pour que personne n'oublie. Elle est très dure avec ses enfants mais a t 'elle un autre choix si elle veut survivre ?
Ces disparitions rajoutent de la douleur à la perte d'un proche : que lui est il arrivé, a t'il été torturé, est il mort, et si oui, où est il , où est son corps.

Un film qui nous montre ce qu'est réellement une dictature et ses dérives ..
Antoine
Antoine

46 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2025
Film empreint d’une grande gravité et qui fait l’exploit de montrer comment la répression, et le désarroi qu’elle amène s’immisce dans le quotidien. C’est l’occasion d’un grand rôle féminin qui nous montre le parcours exceptionnel d’une femme dont le combat a défini la vie. Autour de ce propos, un casting, un jeu, mise en scène et une réalisation de grandes qualités.
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