Je suis toujours là
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306 critiques spectateurs

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Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2025
Mère courage

Elu Meilleur Scénario à la Mostra de Venise, ces 135 minutes marquent le retour du brésilien Walter Salles sur nos écrans, qu’il avait désertés depuis 2012. Eh bien, après ces 2 heures et quart passées en compagnie de la famille Paiva, on en redemande… Rio, 1971, sous la dictature militaire. La grande maison des Paiva, près de la plage, est un havre de vie, de paroles partagées, de jeux, de rencontres. Jusqu’au jour où des hommes du régime viennent arrêter Rubens, le père de famille, qui disparait sans laisser de traces. Sa femme Eunice et ses cinq enfants mèneront alors un combat acharné pour la recherche de la vérité... Mon 1er grand coup de cœur de 2025 pour cette chronique familiale et politique absolument bouleversante. Incontournable !
La dictature militaire au Brésil a duré plus de 20 ans, de 1964 à 1985. Curieusement, le cinéma s’est beaucoup intéressé à celles qu’ont subies l’Argentine et le Chili… à ma connaissance, c’est la 1ère fois, qu’un film nous parle frontalement de la brésilienne. On a pour habitude de considéré un Prix du meilleur scénario dans les grands festivals comme un accessit. Je m’inscris en faux, car, à mon avis – comme à celui de François Truffaut… bonjour la prétention -, il ne peut y avoir de bon film sans bon scénario. Et cette chronique qui s’étend sur 40 ans est un excellent film. Le cinéaste a connu la famille Paiva, Rubens, Eunice et leurs cinq enfants, à la fin des années 60, alors qu'ils étaient venus vivre à Rio. Il fréquentait même régulièrement leur maison à l'adolescence. Il y a découvert des courants musicaux et assisté à des débats passionnés sur la situation politique du Brésil. Le titre original, Ainda estou aqui est aussi le titre de la biographie d'Eunice Paiva, écrite par son fils Marcelo. Le projet était prêt dès 2017, mais la production cinématographique brésilienne a été paralysée par le gouvernement Bolsonaro de 2019 à 2023… Sûrement un hasard. Un récit sur la reconstruction d’une mémoire individuelle, la mémoire d’une famille brisée, qui se superpose à la quête de reconstruction de la mémoire d’un pays, le Brésil. Une pure merveille.
Charisme, élégance, force de conviction… voilà ce qui caractérise l’immense talent de Fernanda Torres, - Golden Globe de la meilleure actrice -, qui illumine ce film de sa présence. Immense actrice. Elle est entourée de Fernanda Montenegro, Selton Mello, Valentina Herzsage et de beaucoup d’autres, tous aussi épatants les uns que les autres. Cette œuvre magistrale contre l’oubli fait l’unanimité que ce soit dans la presse ou chez les spectateurs. Aucune émotion facile, aucun pathos déplacé, ce film, aussi digne que son héroïne, est d’une efficacité narrative redoutable où l’on voit le vide laissé par l’absence du père se transformer en force collective. De l’importance de la transmission et de la mémoire. Courez vite voir ce pur chef d’œuvre qui sonne comme une mise en garde.
Jeanlucchichery
Jeanlucchichery

30 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2025
Ce film retrace la vie au temps de la dictature au Brésil.
Un député est enlevé et sa famille reste très longtemps sans nouvelles.
S femme loin de baisser les bras en fera le combat de sa vie et n'aura cesse que l' EtatBbrésilien reconnaisse son enlèvement et sa torture.
Bien réalisé et très bien joué.
Un film poignant qui mérite d'être vu.++++++
Gaston A
Gaston A

3 abonnés 16 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 février 2025
nul. lent. bonheur du début surjoué. aucune d'émotion. rien n'est drôle rien n'est triste. très déçue vues les notes données pas tous.
Natty C.
Natty C.

9 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2025
Un film captivant, fort, bouleversant, qui ne vous laisse pas indifférent aux événements survenus au Brésil ces années -là.
ERIK09
ERIK09

16 abonnés 15 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 février 2025
Intéressant mais trop long… un peu répétitif.. on attend toujours une action qui ne vient pas ou trop tard.. très déçu
Agathe You
Agathe You

8 abonnés 6 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 janvier 2025
Déçue par ce film! J'attendais un thriller politique, on ne voit essentiellement que des scènes de famille. La première partie est pourtant réussie, insouciante, lascive, gaie, sur fond de musiques entrainantes... Puis les choses restent en suspend, sans que rien ne prenne tout à fait. Enfin pour moi pas de surprise, peu d'émotion et peu de suspens dû à un traitement général finalement assez lisse, malgré l'omniprésence de l'actrice Fernanda Torres et une photographie très maitrisée.
Delphine M.
Delphine M.

8 abonnés 109 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2025
Voilà un bon film, magnifiquement interprété par l'actrice principale et par les enfants. Elle est superbe dans son rôle de femme forte et aimante. Les images sont belles, on nage avec eux dans le bonheur qui va précéder le malheur. Après, j'ai trouvé cela un peu longuet même si l'histoire inspirée de faits réels est très forte. J'ai un peu attendu quelquechose tout le temps... j'étais dans la peau des enfants en fait. Film que je conseille malgré tout. Et la musique est top!
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2025
"Je suis toujours là" acclamé par la critique, qui a obtenu de nombreuses récompenses et nominations, est un drame historique brésilien qui se regarde. Walter Salles, le réalisateur, livre aux spectateurs une narration basée sur des événements réels, qui explore une époque difficile pour le Brésil, à savoir la dictature militaire des années 1970. Le scénario est habilement construit, et le film se distingue particulièrement grâce à la prestation de Fernanda Torres, qui a reçu le prix de la meilleure actrice dramatique aux Golden Globes cette année, dressant un portrait touchant d'Eunice Paiva femme du député Rubens Paiva assassiné durant la dictature brésilienne. Je trouve dommage que le film contienne des longueurs, car bien qu'il commence de manière prometteuse, la suite se révèle trop anecdotique et ennuyeuse selon moi.
olivier martin
olivier martin

6 abonnés 26 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 février 2025
Rarement je me suis autant ennuyé ! Le film est interminable avec beaucoup de vide. De l’histoire politique on n’a que quelques ellipses. Certes le spectateur est (censé) être intelligent. Ca ne dispense pas de scénario et dialogue. Il y a quelques scènes réussies mais noyées dans du vide. Pour la réalisation la couleur vaguement sepia parce qu’on est dans les 70’s, les films super8 pour faire mi-archives /mi-famille (les deux thèmes abordés qui ne se rencontrent que peu) er les mouvements de caméra ampoulés font de l’ensemble quelque chose de froid et parfois pénible à regarder. Et on souligne les poncifs progressistes avec la bonne, la defense des autochtones etc… reste l’actrice principale, la bande son, les scènes de prison et de plage. Ca ne dissipe pas l’ennui , ca empeche juste de partir ou de s’endormir.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2025
Rubens Paiva, sa femme et ses cinq enfants coulent des jours heureux à Rio de Janeiro. Mais le Brésil est gouverné depuis 1964 par une dictature militaire et l’ancien député, revenu à la vie civile, est étroitement surveillé par la police, qui le suspecte de soutenir l’opposition en exil. Un matin, des hommes l’interpellent à son domicile. Commence pour son épouse, qui passe elle aussi douze jours dans les geôles de la police militaire, une longue attente traumatisante.

Voici un film remarquable sur une famille brisée par la dictature militaire au Brésil (1964-1985). Les faits sont anciens ; mais la mémoire en reste vive. Le succès de ce film au Brésil où il a fait trois millions d’entrées, en témoigne. C’est qu’à la différence de l’Argentine et du Chili, les crimes commis par la dictature ont été amnistiés au Brésil et toutes les tentatives pour mettre en place une Commission Vérité par les gouvernements de gauche de Lula et de Dilma Rousseff ont échoué.

Né en 1956, Walter Salles est sans doute l’un des plus grands réalisateurs brésiliens contemporains. Il doit sa célébrité à "Central do Brasil", lauréat de l’Ours d’or 1998 et du Golden Globe du meilleur film en langue étrangère. Fernanda Montenegro y tenait le rôle principal. L’actrice aujourd’hui nonagénaire fait une courte apparition dans l’épilogue de "Je suis toujours là". Et c’est sa fille Fernanda Torres qui y joue le rôle de l’épouse de Rubens Paiva.

L’interprétation de Fernanda Torres vient de lui valoir le Golden Globe de la meilleure actrice. Elle décrochera peut-être le 2 mars – si cette date est maintenue – l’Oscar. Elle le mériterait amplement. Elle est en effet magistrale dans un rôle tout en nuances. Elle joue à la perfection ce rôle à fleur de peau : celui d’une épouse, rongée d’inquiétude après la disparation de son mari et celui d’une mère désormais seule responsable de l’éducation de ses cinq jeunes enfants et soucieuse avant tout de prendre sur elle un traumatisme dont elle ne veut pas les charger.

On ne peut que follement s’attacher à cette nombreuse fratrie, même s’il faut au spectateur un moment pour s’y reconnaître : l’aînée Vera, la frondeuse Eliana, la charmante Nalu, la timide Beatriz et Marcelo le seul garçon de ce bruyant gynécée. Le bonheur sans nuage de cette famille nombreuse, qui vit au bord de l’une des plus belles plages du monde, à une époque où l’avenue Atlantica se traversait nu-pieds et où on pouvait quitter sa maison sans un tour de clé, se heurte brutalement à la réalité violente de la dictature, aux arrestations arbitraires, aux disparitions inexpliquées.

On ne peut qu’être ému par ce film, par son rythme ample (il dure plus de deux heures), par la grandeur d’âme des personnages qu’il décrit. Tout nous y élève ; rien de mesquin ou de petit ne nous y rabaisse. Seul défaut peut-être : une fin à tiroirs avec deux postfaces en 1996 et en 2014 dont Walter Salles aurait pu faire l’économie.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2025
Au fil de sa carrière, Walter Salles a continuellement arraché le Brésil des clichés auxquels ont peut le rattacher. Le pays n'est pas une simple toile de fond, Salles dévoilait avec Central do Brasil un contexte social inquiétant. Dans Je suis toujours là, c'est une page de son histoire elle-même que le réalisateur convoque. Et pas la plus belle, puisqu'elle relate un épisode méconnu confrontant une famille à la dictature militaire au début des années 70 quand des soldats du régime arrête le patriarche. Le sujet est d'autant plus prégnant pour Salles qui a connu les Paiva, et en sait un rayon sur les questions d'absence et d'exil.

Pendant une première partie, la caméra de Salles s'attache à suivre chaque personnage. Ça déborde d'amour et d'énergie dans le foyer, on nage, on change, on danse. Les enfants jouent, les adolescentes rêvent d'évasion et les parents s'en amusent tout autant. C'est dynamique et ça dure; une douce euphorie inhibe chaque photogrammes. Le metteur en scène joue d'ailleurs avec cette nostalgie, avec l'utilisation pellicule et la reproduction de films de famille en 8mm. Comme la résurgence d'un temps passé qui vient déborder sur le présent. Walter Salles s'attarde sur ces moments et c'est pour une raison précise. Lorsque la bascule s'opère, le spectateur la ressent comme une cassure nette. Un manque. Une absence, oui.

On aurait pu craindre qu'après cela, le rythme ou l'intérêt faiblisse. Il n'en est rien, Salles s'appuie sur ce premier acte pour mettre sa famille face à une privation et révéler sa force, particulièrement celle d'Eunice, la maman (Fernanda Torres, incandescente). Si elle ne peut se permettre de craquer devant ses enfants, il ne s'agira jamais de résilience mais de résistance. La grande beauté du film est de rappeler le courage de ceux qui tiennent debout, ceux qui vivent malgré tout (la scène avec le photographe de presse) et qui se battent pour que rien ne s'efface. Si les coupables ont la possibilité de nier leurs crimes, le temps est un tueur bien plus coriace à affronter. C'est ainsi que le récit fait des bonds dans le temps, que le grain de la pellicule disparaît, et que la mémoire reste le plus bel acte de résistance.

Quand Je suis toujours là boucle la boucle et dévoile les vraies photos de la famille Paiva, l'émotion et le vertige prennent à la gorge. Son succès au Brésil n'est pas un hasard, alors que la situation politique du pays inquiète (certains appellent même à un retour du régime militaire). S'il faut retirer quelque chose de ce plébiscite, c'est que la population n'a pas envie d'oublier. Comme l'indique l'un des titres de l'excellente bande-originale, "É Preciso Dar Um Jeito, Meu Amigo"/Nous devons trouver un moyen, mon ami. Et partager l'Histoire est un bon début pour éviter les mauvaises fins.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2025
Du réalisateur Walter Salles, je ne me souviens n’avoir vu que sa pieuse - et piteuse ! -adaptation du chef d’œuvre de Kérouac, Sur la Route (2012), bof bof... Le sujet de Je suis toujours là, la disparition d’un gentil militant de gauche dans le Brésil des années noires sous la botte de militaires peu regardant sur les droits humains, est forcément consensuel et attire en principe l’empathie du public. Le scénario reste assez simpliste et se focalise sur la famille du militant, restée longtemps dans l’expectative sur le sort du mari et père d’une famille nombreuse. Il est difficile de ne pas être ému par ces images d’un bonheur brutalement interrompu et des conséquences de ce drame sur le destin de cette famille.
Pour autant, le traitement cinématographique reste chronologique et didactique et ne décolle que rarement pour exposer un minimum de contexte nécessaire pour le spectateur éloigné des péripéties politiques de ce pays. Ce n’est pas l’école de Costa-Gavras ni de Ridley Scott pour ne prendre que deux exemples.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2025
Film très émouvant qui nous rappelle comment les dictatures font du mal à ceux qui ne pensent pas comme elles, qui n'hésitent pas à tuer et enlèvent la liberté d'expression, se taire ou mourir, à fuir, belles interprétations de la famille qui vit dans la douleur et dans l'amour
lacroix p
lacroix p

33 abonnés 189 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 janvier 2025
Thriller…film politique…ah bon ? À part les 30 minutes de garde à vue qui activent la tension absente depuis le début du film, la suite retombe autour du huis clos familial. Rien sur le contexte politique qui reste inconnu du spectateur français Lambda. Et c’est comme cela jusque la fin. On reste sur sa faim
jean-marc AUBRY
jean-marc AUBRY

7 abonnés 81 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2025
Quel film superbe ! Une saga familiale traversée par une dictature inique dont le système de répression télescope son quotidien et sa destinée. Extrêmement bien joué, des images superbes, un jeu avec le passé juste parfait. On se laisse gagner par le bonheur de vivre, tout en ressentant la douleur des conséquences de la dictature. Très très bien !
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