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Benevaaucine
24 abonnés
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4,0
Publiée le 27 janvier 2025
La construction du film participe grandement à sa réussite. L’histoire commence à Sao Paulo dans les années 70, période où le régime politique arrête arbitrairement ceux qui sembleraient être des opposants. Malgré quelques signes évocateurs, un contrôle militaire musclé, des camions de policiers que l’on aperçoit au loin, des papiers échangés dans la nuit, ce n’est pas la dictature que Walter Salles veut nous montrer dans un premier temps, mais il nous ouvre grand les portes de la maison d’une famille brésilienne et nous invite dans un bonheur familial qui semble parfait : la plage, le ciel bleu, la maison immense et chaleureuse, la famille nombreuse et unie dansant sur du Gainsbourg, les parents qui s’aiment. Tout contribue à susciter l’empathie du spectateur, la lumière, les couleurs, les scènes de danse, les photos prises sur la plage. Une carte postale.
Alors quand des militaires/policiers viennent arrêter le père de famille, Rubens Paiva, la stupeur et l’incompréhension sont immenses. Leur premier geste est de fermer les portes et rideaux de cette maison. Le film prend une autre tournure, la lumière s’assombrit et se ternit et désormais l’on suit le combat d’une femme et d’une mère à la recherche de son époux, sa quête pour faire reconnaître sa disparition et sa mort. Sa volonté de remettre la lumière qu’un régime politique a voulu éteindre. Dans le rôle de cette femme résiliente, Fernanda Torres apporte toute sa sensibilité.
« Le film phénomène au Brésil » indique l’affiche, espérant qu’il le soit ailleurs également. Je suis toujours là se regarde davantage comme un drame familial poignant sur les conséquences d’une disparition, plutôt que comme un film dénonciateur d’un régime politique. On en sort sonné mais ému également d’avoir pu partager l’espace d’un moment un bonheur familial au bord d’une plage, au son de Jimmy Renda Sé. Instagram : @benevaaucine
Film plat. Le père de famille parfait. Communiste mais issu d’une grande famille bourgeoise. L’actrice principale sans aspérité. Décevant. Par contre intéressant d’un point de vue historique sur la dictature brésilienne.
Malgré la très belle performance de Fernanda Torres, justement récompensée aux Golden Globes, elle ne peut pas sauver à elle seule un biopic bien convenu appuyé sur un montage beaucoup trop long, surtout dans la partie finale. La description des méthodes de dictatures militaires n'est (malheureusement) pas nouvelle, Costa-Gavras nous en parlait déjà à l'époque où sont situés l'enlèvement de ce député. Il n'y a pas de suspens de ce côté, et le spectateur pour respirer attend autre chose. Concentrer le scénario sur la position de la mère, prise en étau entre l'absence du père et le récit à tenir à ses enfants était la bonne idée, qu'il n'aurait pas fallu lâcher, tant la vie de Eunice Paiva est exemplaire. Hélas, la dernière partie traine en longueur, empile les extraits de films super-huit aux photos de familles, et rebelote avec les retrouvailles plus tard, qui sont sans intérêt. Trois lignes en génériques sur son action envers les indiens auraient percuté autrement au lieu de revoir des photos des enfants sur la plage. Comme quoi, le montage d'un film reste crucial. Central do Brasil restera donc mon meilleur film de Salles. cinéma-janvier 2025
Excellent film Cette histoire, vraie, est passionnante La reconstitution marche très bien Les acteurs incarnent très bien les personnages aux différentes périodes de ce récit, le vieillissement est très bien réalisé. Alternance d'images filmées, de photos avec le pain de sucre en fond. Même si le film est long, il sait nous tenir en haleine avec cette famille aimante et unie
Sur une douzaine de films vu en ce mois de janvier (certains du rattrapage de décembre) ma seule déception.
Si on est emporté dès le début du film par le montage et cette « famille en or » version 70’s du Brésil (blancs, riches, beaux, sans le moindre nuage dans les relations) puis par la mise en abîme avec cette dictature militaire moins connue en France que celle des états voisins, la suite du film est sans intérêt.
On subit 45 min/1h de film en trop où on ne voit que les conséquences de cette disparition sur la mère de famille et la famille.
Ce qui laisse le goût d’un film sur une famille modèle des années 70 au Brésil plus qu’un thriller politique.
Un film d’une puissance rare. Tout le passage de l’emprisonnement est traité avec réalisme et pudeur à la fois. On ressent comme rarement au cinéma la terreur comme si c’était nous qui étions enfermés. Le jeu de l’actrice principale est exceptionnel et suscite la plus grande admiration pour la femme qu’elle incarne. Une grand film politique.
Très belle saga sur cette famille brésilienne sous le régime dictatorial des 70's. Une réalisation classique, une BO intéressante. On se prend au film par l'interprétation juste de l'actrice principale.
Un rappel de la dictature du brésil par l histoire de député toujours sous surveillance. . Contraste entre le début du film , dans une bonne ambiance familiale de rire de danse et la suite ambiance pesante ; lugubre; Excellente actrice pour le rôle de EUNICE qui se bat pour qu 'enfin l état reconnaisse l’assassinat de son mari. JUSTE une petite remarque négative .La fin . la mère a bien vieillie mais les enfants pas, ils sont toujours aussi jeune.
Walter Salles signe un grand film poignant. « Je suis toujours là », nous plonge dans le Brésil des années 70 effroyables. Tiré de faits réels, Fernanda Torres, interprete la mère, personnage central de cette histoire,remporte le 5 janvier dernier le Golden Globe de la meilleure actrice. A voir absolument.
Je suis passé complètement à côté du film. Il m'a manqué un point de vue politique, le réalisateur a fait un choix (raconter cette tragédie avec les yeux de sa femme) et j'ai trouvé cela trop centré et surtout d'une lenteur inouïe (et pourtant je suis fan habituellement de cette lenteur). Bref, je vous laisse faire votre avis.
On se souvient plus facilement de la victoire du Brésil en coupe du monde au Mexique que de la junte militaire qui terrorisait tout un pays. Formidable manière de raconter cette terrible période avec cette famille qui parle aux plus nombreux. C'est une histoire glaçante qui nous embarque et nous fait espérer un dénouement heureux, c'est toute la force de ce film car on pressent pourtant bien sûr l'inévitable qui va arriver. C'est juste admirablement bien joué et bien dirigé
Portrait très émouvant d'Eunice Paiva, une femme brillant par sa résilience et sa combattivité face à une dictature brésilienne impitoyable envers les opposants politiques.
Juste magnifique par son adaptation d'une histoire vraie malheureusement arrivée au Bresil dans les annees 70. L'extraordinaire interpretation des acteurs et actrices(enfants et adultes), le jeu d'actrice superbe de Fernanda Torres(fille de Fernanda Montenegro qui a aussi brillé dans Central du Bresil). Une superbe photographie que nous fait bien sentir l'ambience tout en travessant diferentes epoques, les chouettes musiques, tout y est ! Grand Bravo a toute l'equipe car vous avez donné un excelent film au monde
Passionnant. Sans effets excessifs on y suit au fil des jours les émotions de cette famille confrontée à un événement violent et traumatisant. Outre l’aspect historique très important, tout son intérêt repose peut-être dans la force des sentiments familiaux.