Je suis toujours là
Note moyenne
4,2
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309 critiques spectateurs

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64 critiques
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MiRé D
MiRé D

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2025
très beau film, reflétant le point de vue de la compagne d'un révolutionnaire. l'actrice joue spécifiquement bien.
Chris58640
Chris58640

261 abonnés 835 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2025
Le très rare réalisateur brésilien Walter Salles revient en salle, et il revient avec une histoire vraie qui est une tranche de l’histoire de son pays, une tranche d’histoire tragique. Il met en scène, apparemment très fidèlement, l’histoire de la famille Paiva dont le père Ruben fut un « disparu » de la dictature militaire, en 1971. Sa veuve Eunice Paiva a combattu sans relâche pour la Vérité et la mémoire de son mari et c’est son histoire à elle, encore plus que son histoire à lui, que Salles met en image. Le sujet est sérieux, le propos est grave et le film, qui dure 2h15, ne fait pas dans l’esbroufe. Il est découpé en 3 parties d’inégales durées, le première en 1970-71 est forcément la plus longue, ensuite une ellipse nous emmène en 1996 puis une dernière plus tard, au seuil des années 2010. Pendant les 20 premières minutes du film, on est dans la chronique de la famille heureuse : l’image est solaire, on rit beaucoup, on se chamaille, il y a de la musique, on joue au foot et on va à la plage avec la famille Paiva. La dictature et la noirceur sont là par petites touches : un barrage de police, un hélicoptère qui survole la plage, des militaires qui patrouille dans les rues. Mais ce sont des petites touches et le bonheur illusoire de la famille reprend le dessus jusqu’à cette fameuse matinée où Ruben puis Eunice sont emmenés. Les séquences qui suivent sont d’une telle noirceur, d’une telle violence que le contraste nous cloue sur notre fauteuil. Walter spoiler: Salles utilise le son (dans la prison), le hors champs, et les petits détails (les taches sur le sol de la salle d’interrogatoire) pour distiller l’horreur sans jamais céder à la complaisance. Il ne filmera pas une séance de torture, il ne filmera pas une exécution sommaire, mais tout est suggéré par les détails, par les bruits et il laisse l’imagination du spectateur faire le reste du chemin. Il n’hésite pas devant l’écran noir (la cagoule, effet déjà utilisé et très efficace)
, il met la musique sur « off ». Après ce passage, la vie reprends, moins solaire, mois heureuse. J’aime bien les passages en « super 8 » vus par la caméra de la fille ainée, j’aime beaucoup la pudeur de la réalisation qui ne montre jamais Eunice en train de pleurer, qui ne fait aucune place au pathos. Je pourrais parler du casing des enfants qui sont tous très bien mais c’est Fernanda Torres qui porte le film sur ses épaules. Avec une vraie conviction, elle donne corps à cette femme (très) courageuse, qui continue de faire vivre une vie normale à ses 5 enfants tout en sa battant pour retrouver son mari. Dans « Je suis toujours là », l’actrice brésilienne est formidable. Le scénario, comme je l’ai dit, raconte assez fidèlement l’histoire d’un disparu de la dictature comme il y en au des centaines, au Brésil, puis au Chili, puis en Argentine. Walter Salles, né en 1956, avait 15 ans en 1970. A 15 ans on comprend des choses comme comprennent les filles Paiva, même les plus jeunes. Toute la première partie est passionnante et elle passe très vite. On peut trouver le début un peu long mais on est indulgent : on sait bien que tout ce bonheur va s’arrêter brutalement alors on laisse les personnages sen profiter un peu. spoiler: Après la prison, alors que nous avons déjà compris que Ruben a été exécuté, on regarde cette femme continuer de croire à son retour, comme si elle n’avait pas pris la mesure de ce qu’est la dictature. Elle parle de son pays, elle parle d’état de droit et d’habeas corpus comme si elle vivait dans un Brésil normal.
On est un peu confondu par cette attitude mais après tout, il est peut-être difficile de s’avouer que le pays dans lequel on est né et dans lequel on a grandit est devenu un cauchemar. Les scènes de 1996 sont importantes, spoiler: parce qu’elles marquent la fin du combat d’Eunice.
En revanche, l’ellipse suivante et finale n’était sans doute pas utile, elle donne l’impression de tirer un peu en longueur en montrant une femme diminuée et devenue sénile. Cette femme si forte devenue si faible, c’est une conclusion difficile pour ce film qui est pourtant un vrai beau et grand film. C’est un film à recommander à tous ici et ailleurs.
Laurette S
Laurette S

35 abonnés 168 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 janvier 2025
Difficile de faire une critique négative pour un film qui traite d'un sujet aussi tragique et douloureux que la dictature militaire, les tortures et les disparitions qui sont son apanage. Néanmoins on sort déçu de cette séance car si le film est bien fait et l'actrice principale tout à fait à la hauteur, il est inutilement long et parfois ennuyeux. En ce qui me concerne, il n'est pas parvenu à susciter l'émotion. Trop classique sans doute, trop attendu. En revanche c'est un film utile et à conseiller à ceux qui de nos jours assimilent à la légère nos démocraties à des dictatures. On est également instruit du fait que sous une dictature ils sont peu nombreux ceux qui luttent contre elle. Gloire leur soit rendue!
Fabie
Fabie

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2025
Excellent film qui nous passionne du début jusqu’à la fin. Mention spéciale pour l’actrice exceptionnelle Fernanda Monténégro.
ConFucAmuS

656 abonnés 1 049 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2025
Au fil de sa carrière, Walter Salles a continuellement arraché le Brésil des clichés auxquels ont peut le rattacher. Le pays n'est pas une simple toile de fond, Salles dévoilait avec Central do Brasil un contexte social inquiétant. Dans Je suis toujours là, c'est une page de son histoire elle-même que le réalisateur convoque. Et pas la plus belle, puisqu'elle relate un épisode méconnu confrontant une famille à la dictature militaire au début des années 70 quand des soldats du régime arrête le patriarche. Le sujet est d'autant plus prégnant pour Salles qui a connu les Paiva, et en sait un rayon sur les questions d'absence et d'exil.

Pendant une première partie, la caméra de Salles s'attache à suivre chaque personnage. Ça déborde d'amour et d'énergie dans le foyer, on nage, on change, on danse. Les enfants jouent, les adolescentes rêvent d'évasion et les parents s'en amusent tout autant. C'est dynamique et ça dure; une douce euphorie inhibe chaque photogrammes. Le metteur en scène joue d'ailleurs avec cette nostalgie, avec l'utilisation pellicule et la reproduction de films de famille en 8mm. Comme la résurgence d'un temps passé qui vient déborder sur le présent. Walter Salles s'attarde sur ces moments et c'est pour une raison précise. Lorsque la bascule s'opère, le spectateur la ressent comme une cassure nette. Un manque. Une absence, oui.

On aurait pu craindre qu'après cela, le rythme ou l'intérêt faiblisse. Il n'en est rien, Salles s'appuie sur ce premier acte pour mettre sa famille face à une privation et révéler sa force, particulièrement celle d'Eunice, la maman (Fernanda Torres, incandescente). Si elle ne peut se permettre de craquer devant ses enfants, il ne s'agira jamais de résilience mais de résistance. La grande beauté du film est de rappeler le courage de ceux qui tiennent debout, ceux qui vivent malgré tout (la scène avec le photographe de presse) et qui se battent pour que rien ne s'efface. Si les coupables ont la possibilité de nier leurs crimes, le temps est un tueur bien plus coriace à affronter. C'est ainsi que le récit fait des bonds dans le temps, que le grain de la pellicule disparaît, et que la mémoire reste le plus bel acte de résistance.

Quand Je suis toujours là boucle la boucle et dévoile les vraies photos de la famille Paiva, l'émotion et le vertige prennent à la gorge. Son succès au Brésil n'est pas un hasard, alors que la situation politique du pays inquiète (certains appellent même à un retour du régime militaire). S'il faut retirer quelque chose de ce plébiscite, c'est que la population n'a pas envie d'oublier. Comme l'indique l'un des titres de l'excellente bande-originale, "É Preciso Dar Um Jeito, Meu Amigo"/Nous devons trouver un moyen, mon ami. Et partager l'Histoire est un bon début pour éviter les mauvaises fins.
pgioan
pgioan

32 abonnés 134 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 janvier 2025
Très decevant , ennuyeux oh oui...Je suis très étonné des notes de la critique , et je crois que ce jour là j'&étais plutit bien touné...
Pierre2020
Pierre2020

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5,0
Publiée le 19 janvier 2025
Film extraordinaire, avec son actrice principale, Fernanda Torres, qui incarne Eunice, l'héroïne du film, de manière époustouflante.
Le public a applaudi à la fin de la séance, ce que je n'avais jamais vécu.
LAFARGUE Christelle
LAFARGUE Christelle

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2025
Bouleversant et très juste du début a la fin. On s’attache aux personnages, on vibre avec eux et on tremble aussi. Poignant
jean-marc AUBRY
jean-marc AUBRY

7 abonnés 81 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2025
Quel film superbe ! Une saga familiale traversée par une dictature inique dont le système de répression télescope son quotidien et sa destinée. Extrêmement bien joué, des images superbes, un jeu avec le passé juste parfait. On se laisse gagner par le bonheur de vivre, tout en ressentant la douleur des conséquences de la dictature. Très très bien !
Thayennemendonca
Thayennemendonca

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2025
Je pensais que c’était un film qui parlait de la torture pendant la dictature brésilienne, mais en fait c’est un film qui montre plutôt les conséquences de la disparition forcée du père sur sa famille que la résistance brésilienne. Et c’est génial. Pendant la deuxième partie du film je pensais que j’allais décrocher (je vais pas dire pourquoi car je ne veux pas donner des spoilers), mais pas du tout. Je suis sortie de la salle de cinéma en pleurs, tout comme tous les autres dans la salle, qui sont également restés jusqu’à les derniers mots des crédits. C’est un film qui claque. Et je dois dire que Fernanda Montenegro est une actrice extraordinaire car elle n’a rien dit avec sa bouche, mais a tout dit avec ses yeux, wow ! Je recommande vivement ce film.
Flower 0478
Flower 0478

110 abonnés 450 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2025
Woah l'histoire d'Eunice Paiva mérite d'être connue car cette femme c'est battue pour qu'on reconnaît le décès de son mari qui a été soit disant convoqué du jour au lendemain pour un interrogatoire et qui n'est plus revenu chez lui on a dit à sa femme qu'il a disparu histoire touchante, émouvante je connaissais pas cette histoire du Brésil qui est la dictature militaire malheureusement de nos jours cela existe encore je conseille ce film à voir absolument car il m'a beaucoup touché j'avais les yeux humides, mention spéciale à l'actrice Fernanda Torres excellente dans son rôle.
Natissy
Natissy

13 abonnés 221 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2025
. Le film basé sur des faits réels se déroule dans les années 70 au brésil sur fond de dictature avec des enlèvements et des disparitions d'hommes politiques
Le film retrace l histoire d'une famille amante et unie.
Tous les acteurs jouent bien notamment la maman confrontée à la dictature militaire et qui joue avec dignité et finesse.
Film fort et touchant
Ufuk K

627 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2025
"Je suis toujours là" acclamé par la critique, qui a obtenu de nombreuses récompenses et nominations, est un drame historique brésilien qui se regarde. Walter Salles, le réalisateur, livre aux spectateurs une narration basée sur des événements réels, qui explore une époque difficile pour le Brésil, à savoir la dictature militaire des années 1970. Le scénario est habilement construit, et le film se distingue particulièrement grâce à la prestation de Fernanda Torres, qui a reçu le prix de la meilleure actrice dramatique aux Golden Globes cette année, dressant un portrait touchant d'Eunice Paiva femme du député Rubens Paiva assassiné durant la dictature brésilienne. Je trouve dommage que le film contienne des longueurs, car bien qu'il commence de manière prometteuse, la suite se révèle trop anecdotique et ennuyeuse selon moi.
LNKRDRN
LNKRDRN

15 abonnés 765 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2025
Un film très bien.

Ceci est une bonne mise en contexte du régime brésilien des années 70. Le film en a compris tous ses enjeux et ses règles.

Cela donne donc une belle histoire qui montre le réalisme de cette époque dans ce pays.

On y montre des personnages attachants et une vraie ambiance de tension au cours de l'histoire.

À voir.
norman06

432 abonnés 1 845 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2025
Une grande réussite que ce film d'une grande dignité, sur les ravages du totalitarisme. Dans la lignée du "Jardin des Finzi Contini". Du grand art.
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