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Clntra
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3,5
Publiée le 8 février 2025
Salles se livre à une description intéressante de cette dictature qui a sévi plusieurs décennies au Bresil. A mon avis il aurait pu élargir son propos en abordant cela plus largement que confiné dans le cadre de cette famille.
Ce biopic familial, au rythme de thriller, est une véritable claque cinématographique. La performance de l’actrice principale est formidable et mériterait un oscar. On en sort complètement retourné mais heureux d’avoir passé plus de 2h avec cette famille au Brésil.
La vie rêvée des tortionnaires De Walter Salles je connaissais Sur la route sorti il y a treize ans, adaptation du roman de Jack Kerouac. Son nouveau film, Je suis toujours là, prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise, campe avec force le destin tragique d’une famille, deux parents, Rubens et Eunice Paiva, et leurs cinq enfants. Salles était au départ un documentariste, Rubens a existé tout comme son épouse. En 1970, cet ingénieur civil et ancien député du parti travailliste brésilien est arrêté par des sbires de la dictature. La caméra filme d’abord le bonheur de la famille dans une grande demeure au bord de l’océan à Rio de Janeiro, puis l’arrestation et l’emprisonnement d’Eunice pendant quelques jours, enfin l’inquiétude lorsque l’absence du mari et père se prolonge. Torture et assassinats ne sont que suggérés, le point de vue est celui de la vie qui se poursuit « après », la résilience et le courage d’Eunice, ses études reprises sur le tard pour devenir avocate à quarante-huit ans, sa fierté de pouvoir subvenir seule et digne aux besoins des enfants. À ce jour, les assassins de Rubens sont identifiés. Tout comme ceux des opposants communistes à Suharto dans l’Indonésie de 1965 filmés par Joshua Oppenheimer dans son documentaire The act of killing. Dans les deux cas les tortionnaires coulent des jours tranquilles sans être inquiétés.
Un film touchant, montrant un debut joyeux d'une vie familiale puis au fur et a mesure la mere de famille qui va affronter l'appareil legislatif du Brésil. Le fait d'ancrer les personnages a travers des souvenirs de photos rendent les scenes encore plus belles. Cependant et c'est vrai, on attend toujours une action qui se passe pas. Un peu plat et long. Ceci dit bon film tiré de l'histoire de ce couple
Un excellent film …Au delà du témoignage et de la dénonciation de la sinistre dictature brésilienne, une femme et une famille lumineuses et pleine d’amour et de courage pour résister à l’innommable Fernanda Torres est magnifique…Bravo!
De facture très classique, voilà une réalisation extrêmement efficace. L'interprétation remarquable nous fait toucher de près la vie de cette famille chaleureuse et bien vivante, touchée de plein fouet par les affres de la dictature. Le nécessaire silence qui envahit tout, pour sauver sa peau et celle des autres, est merveilleusement audible à l'écran. Et dire que l'Argentine a décidé de rejouer la partition !!!
C’est un manignifique film très émouvant qui nous immerge dans le Brésil des années 70 sous la dictature militaire. Très bon casting, les acteurs sont excellents, j’ai un peu moins aimé la dernière partie du film mais j’ai adoré le film.
Fernanda Torres mérite sa nomination haut la main, elle est juste parfaite, le rôle d’une carrière honnêtement. J’étais pas au courant que c’était tiré de faits réels, mise à part le contexte politique que je connaissais, ça rend la chose encore plus émouvante avec le générique final. Très belle œuvre sur la dictature qu’a touché le Brésil pendant plusieurs années, le récit est clair et ne perd jamais de son intérêt, bravo à la réalisation qui est juste exemplaire et mémorable sur énormément de points, j’ai eu une grande d’émotion tout le long car la force de l’œuvre est le lien avec la famille, on s’attache très facilement à eux tellement le tout est naturel, j’ai rien à dire c’est réussi.
Dès la bande annonce, j’ai su que ce film allait me plaire. C’est le Brésil, la samba, la joie et les festivités. Mais ne vous y méprenez pas, malgré toute la légèreté brésilienne, ce film est très profond. Il nous replonge dans la dictature des années 64 à 85, dans une famille de militants. Le père Rubens, qui malgré tout son confort de vie, prend le risque d’aider le mouvement de résistance. Malheureusement, il finira par se faire embarquer et éliminer par le régime. À partir de ce moment, sa femme, Eunice Paiva prend son destin et ce lui de sa famille en main.
"Je suis toujours là" est un film se déroulant durant l'occupation militaire du pouvoir au Brésil. Un film qui ne va que très peu se concentrer sur la dureté de cette période mais plutôt sur le drame d'une famille.
Le père de famille arrêté puis caché et ne donnant aucune nouvelle à sa famille, leur provoquant une peur et un stress.
Tout est bien joué, et bien tourné mais l'engouement autour de ce film m'a quand même bien étonné. Nominé aux Golden Globes et avec une critique très élogieuse, je m'attendais à un excellent film, voit à un chef d'œuvre. Mais je trouve que malgré l'importance de la situation, le film manque cruellement d'impact et on peut s'ennuyer entre les différents événements des journées des filles ou de la mère alarmé.
Mais ce que met en lumière le film est aussi le combat de cette mère. Évidemment avec les évènements racontés de façon linéaire, son combat arrive à la fin et n'occupe qu'une petite place dans le film alors que c'est très intéressant. Un montage alterné sur différentes temporalité aurait peut être bien marché.
Voir ce film pour se cultiver. Une histoire vraie, très bien jouée. Elle aura un prix décerné ? Quel courage. Une vie, un destin. On peut être de classe aisée ou riche et souffrir aussi. Et avoir du courage. En plus de la classe. Attendez la fin pour voir les vrais personnes au générique.
Walter Salles a fait un film éminement politique, sur les arrestations durant la période brèsiluenne de la dictature militaire, en racontant l'enlèvement et la disparition du député Ruben Paiva. Mais son film n'est ni un brûlot accusateur ni un film à suspense, c'est une oeuvre sur la violence de l'absence, filmé à hauteur de famille pour faire ressentir la violence humaine, plus que politique. Le combat de sa femme Eunice est poignant. Le film est très réussi. Particuliètement la première partie plus insouciante où est parfaitement retranscrite l'atmosphère des années 70. Un très beau film.
j'ai du mal à comprendre toutes ces critiques dithyrambiques. Certes c'est un bon petit film. Mais il y a des longueurs et des passages sans grand intérêt. Quant à la prestation de l'actrice principale, certes elle joue bien mais de là à gagner un Golden Globes...
Walter Salles a vécu la période de la dictature militaire au Brésil et aurait connu la famille de Rubens Paiva, l’ex député travailliste victime de ladite dictature. Ceci explique les deux aspects, diversement réussis, de son film, adaptation d’un livre du fils du député. La première partie est très bien menée, lorsque l’on sent le poids du régime et monter la menace ambiante, jusqu’à l’arrestation et les épreuves subies par l’entourage. Ensuite le film tombe dans une chronique familiale qui respire l’empathie, mais sombre dans un sentimentalisme plutôt mièvre et l’ennui remplace l’intérêt précédent. Une œuvre méritoire tout de même, et utile : ce message de dénonciation de la dictature a été vu par plus de trois millions de Brésiliens.