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Un visiteur
4,5
Publiée le 19 janvier 2016
Film déstabilisant et déroutant. Vous voilà plonger dans les profondeurs de la dépendance. Du début à la fin on ressent un malaise maitrisé d'une main de maitre.
Après avoir vu le film, la question ne se pose plus. On n'a pas du tout envie de se droguer.
Requiem For a Dream, réalisé par Darren Aronofsky, permet à son auteur d'accentuer et de définir son statue d'un des plus brillants metteurs en scène de son époque. Idée déjà préconçue par la majorité des critiques lors du succès de son tout premier long métrage distingué dans plusieurs festivals, PI. Aronofski signe avec Reqieme For a Dream son film culte, qui traumatisera une génération entière en s'appuient sur un thème déjà utilisé plusieurs fois au cinéma : Trainspotting, The Basketball Diaries, Blow ext…… Cette fois ci somptueusement représenté, grâce à l'imprégnation radical de la mise en scène oppressante et asphyxiante dans la narration composée d'un parcoure parallèle entre quatre personnages, tous dévorés par la dépendance excessivement néfaste de la drogue, dont le destin sera rattrapé par l'odieuse et sinistre réalité.
Gros avantage lorsqu'on choisi comme thème pour son projet audio-visuel la dépendance à la drogue, libre sont les choix d'utilisations d'effets de montage ou de techniques de réalisations. En effet, cette œuvre contient plusieurs attractions de mise en scène décalées mais surprenantes, toute révélées dans le but de s'identifier aux personnages, comprendre leurs sentiments, sensations, ressentis, tout autant lors des séquences issues de leur subconscients (pendant l’injection d’héroïne principalement) que pendant les séquences plus ou moins inscrites de le cadre de la réalité. Même si une des fonctions principales du film est de croiser, entremêler voir même foudroyer l'irréelle et le réelle tout en s’appuyant sur les cauchemars ou les rêves (séquences avec la mer et le soleil) des protagonistes. Le montage neurotonique peut être aussi particulier mais très efficace, comme par exemple l'accumulation rapide de cuts qui intensifie une accélération du rythme et de la narration. Tout d’abord, le lien intime qui unifie les personnages est l'envie de réussite, chacun d'eux sont ensorcelés par un élément qui définira leur destin. Plusieurs astuces visuelles (time laps, surimpression, snorricam rig, split screen, plongée circulaire, contre plongée, fisheye qui créé une distorsion de l'image et de l'espace) sont présents dans l'unique et poignant but de se plonger dans l'esprit torturé des personnages et de vivre leur cauchemar. Idée également appuyée par le son strident et perçant qui, au finale, affecte les sens du spectateur, lui donnant vertige, malaise et trouble incessant, pour l'inciter à vivre une expérience psychologique structurée de façon crescendo d’où il ne ressortira pas indemne. L'effet le plus marquant, selon moi, reste le changement de vitesse entre le protagoniste et le monde environnant, qui démontre foncièrement sa déconnection absolue de la réalité. Certaine séquences sont également référentielles, principalement au cinéma de David Lynch (la scène où les personnages sortent de l'écran de télévision par exemple). Outre la bande son inqualifiable, le dénouement, qui expose métaphoriquement la chute des personnages dans un cauchemar sans nom, se compose d'une succession de scènes tout aussi marquante qu'ahurissante qui est le résultat d'une hausse de tension critique, abominable voir même insoutenable pour certains, mais fascinante et prestigieuse pour ma part, pour finalement boucler le tout par une fin bouleversante, déchirante, radical, et donc réaliste. Pour conclure, une arme visuelle poignante qui touche en plein dans le cœur, dotée d'une mise en scène hypnotique, qui ne laisse pas indifférent.
Déroutant et intriguant. Les premières minutes sont étonnantes avant que l'on ne rentre complètement dedans et qu'on s'abandonne à cette merveille. Les 3 histoires s'encastrent parfaitement et la réalisation est parfaite. Utilise de nombreux procédés cinématographique ce qui le rend très différent de tous les autres films qu'on peut trouver.
Mention spéciale à la très belle musique qui sert de trame au film.
J'en ai bouffé des heures (jours) d'insanités hollywoodiennes, des pseudo screamers blairwitchiens aux torture porns hostelliens. Seul Martyrs m'avait rellement retourné. Requiem for a Dream vient aujourd'hui l'égaler. Le réalisme de ce film, terrifiant, vaut bien plus qu'une tonne d'effets spéciaux hémoglobinés. 1h40 de malaise constant, sans surenchère, stupéfiant. 5*, pas pour le plaisir procuré mais pour la force de ses images. Troublant.
Film fort et dérangeant un scénario très bien mis en scène avec des scènes justement qui peuvent choqué une réalité avec des acteurs très bon qui joue leur rôle presque à la perfection, un Jared Leto impliqué et une Jennifer Connely excellente. Un très bon film avec le thème de Clint Mansell culte
Tellement dérangeant et tellement fort à la fois... Voilà comment résumer Requiem for à Dream en une ligne. Pour ma part, je pense que sait le seul film qui m'a vraiment "dérangé", psychologiquement parlant ce film vous prend aux tripes ! La performance des 4 rôles principaux du film (Jared Leto, Ellen Burstyn, Jennifer Connely et Marlon Wayans) est époustouflante, d'ailleurs retrouvé Marlon Wayans dans ce genre de film m'a surpris, une bonne surprise, je dois dire, sa performance dramatique est très bien interprété. Et un plus pour le réalisateur Darren Aronofsky, si vous ne connaissez pas ce nom, je vous invite à voir The Wrestler et Black Swan.
Bon film de descente en enfer, première partis bien mais sans plus mais la seconde partie, à partir du moment ou rien ne vas plus c'est juste extraordinaire. Je veut pas en dire plus pour que ceux qui n'ont pas vu le film soit surpris. SI on as un ado dans la famille qui flirt avec la drogue c'est un film à lui montrer. Concernant l'interdiction au moins de 12 ou de 16 franchement c'est une questions de mentalité, certains ado pourront être choqué mais si sa peut leur éviter de finir comme la fille du film faut pas hésiter. Ma note 5/5
Un film sur la déchéance due à la drogue. Le style visuel avec ses écrans "splittés" est intéressant. Mention spéciale à la musique qui est magnifique et qui est un personnage à part entière du film.
Il y a vraiment de vrais bon acteur qui jouent extrêmement bien dans ce film mais après le scénario est un peu déroutant jusqu'à l'incompréhension donc sans plus. (bo 5 étoiles )
C'est un film à voir absolument, au moins une fois dans sa vie...
On assiste à une véritable descente en enfer, montrant les addictions de la drogues, voir des fantasmes. De plus, avec cette musique célèbre, le film ne peut que être grandiose !
Je n'ai pas été passionné par le film mais je vois difficilement comment on peut faire un film plus édifiant sur le sujet. Les dix dernières minutes font froid dans le dos. La bande-son est l'une des meilleures et l'une des plus marquantes de l'histoire. Elle restitue à merveille la mélancolie et le désespoir. La mise en scène, on aime ou on aime pas, mais elle a le mérite d'être assez atypique avec ces plans en accéléré. D'ailleurs je critiquerais bien son côté répétitif mais je pense qu'il est présent dans le but de nous souligner la dépendance des protagonistes. Le jeu d'acteur de l'ensemble de la distribution est aussi formidable (Ellen Burstyn est exceptionnelle et volerait presque la vedette au couple Leto/Connelly) donc je ne saurais dire véritablement ce qui fait que j'ai eu tant de mal à entrer dans ce film. Le fait qu'il prenne son envol très très tardivement sûrement, et peut-être que c'est cette façon de nous montrer le quotidien de ces drogués d'une manière aussi réaliste avec un scénario poussif et sans fil conducteur véritablement définissable (bien que développant ces thèmes assez bien comme celui de l'utopie en plus de la drogue) qui fait qu'il soit assez difficile d'accès. Sinon je ne dirais pas que la première partie est useless (quoique certaines scènes le sont clairement comme cette introduction singulièrement chiante, longuette et pas crédible), c'est un plantage de décors, de bases (il en faut un) mais elle m'a franchement ennuyé. Bon, je suis obligé de lui mettre la moyenne pour son côté jusqu'au-boutiste dans sa vision pessimiste rarement vu dans une thématique pareille. Surtout quand le ton du dit film est extrêmement sérieux du début à la fin. Les détracteurs ont d'ailleurs beaucoup critiqué ce côté misérabiliste mélodramatique sur-appuyé, mais il n'est concrètement présent que très tardivement. Et c'est vrai que ça l'est sur cette fin mais ça a au moins le mérite de nous sortir de notre torpeur. Même si ce qui arrive à la mère semble assez exagéré, voir surréaliste. Film très difficile à noter. Cette œuvre n'est pas dénuée de qualité, ce n'est pas un mauvais film, mais c'est paradoxalement encore l'un de ces pitchs sur la drogue excessivement mainstream chez un certain public car anti-conformiste. Car quand bien même ça traite volontairement d'une minorité déviante sujette à l'extrême fatalisme pour mieux faire passer le message, (excepté la forme d'addiction initiale de la mère, beaucoup plus courante) il en découle une certaine forme d'identification des jeunes et des consommateurs (que ça soit à petite échelle ou grande) vis à vis des protagonistes. Il n'en rien pour moi, fort heureusement. Pour finir sur un point qui me parait essentiel à dire : attention de ne pas émettre un raisonnement erroné et trop hâtif sur ce qu'a voulu dire Aronofsky. Ce n'est parce qu'il nous montre le fatalisme d'un milieu qu'il nous dit que tous les consommateurs le subiront. Il ne généralise pas, il nous souligne l'extrême d'un point de vu seulement individuel et intimiste. Il nous montre comment une addiction, sous quelle forme qu'elle soit, PEUT, en mettant en exergue ses pires méfaits, détruire une amitié, des liens du sang familiaux, et conduire à la solitude. Après quand à savoir s'il enfonce des portes ouvertes... elles sont encore trop fermées pour trop de personnes je crois.
Traumatisant mais envoutant. Ce film est porté par beaucoup d'excellence : Jared Leto et ses compères, une BO inoubliable et une réalisation unique (qui sert le film). Un chef d'oeuvre du genre.
Ce film m'a profondément choqué, cela dans le bon sens je veux dire, il nous fait prendre conscience de pas mal de choses, il nous porte à la réflection. Bon film !
Une bonne petite claque que ce "Requiem for a Dream" ! Pourtant, le long-métrage de Darren Aronofsky - traitant d'addictions aussi diverses que variées - est un peu long à réellement démarrer... C'est bien fichu certes, très clipesque et original, parfois poétique, mais j'ai trouvé le fond et les dialogues pas au niveau de la mise en scène, ni de la bande originale - culte. D'ailleurs, le procédé du clip est redondant et finit par lasser. Le scénario est quant à lui intrigant, mais parfois un peu trop elliptique. Jennifer Connelly (mon dieu qu'elle est belle...) et Jared Leto sont assez formidables, tout comme Ellen Burstyn, dont le rôle reste gravé dans la mémoire. Au final, le film est certes manichéen, mais il a le mérite de l'efficacité, notamment lors d'une dernière partie totalement ahurissante - véritable descente aux enfers - dont je ressors à chaque fois groggy. Eprouvant.
Très bon film sur l'univers de la drogue. Les acteurs sont à leur place et l'histoire se révèle très intéressante. Néanmoins quelques scènes peuvent choquer. Un film qui laisse à réfléchir. Choquant, éprouvant mais intelligent. Un film qui met mal à l'aise. A voir. Ames sensibles s'abstenir.