Requiem for a Dream
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ancarlafernandes
ancarlafernandes

4 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 avril 2025
Adapté d'un roman, ce film ne laisse personne indifférente et est très réaliste. C'est sans filtres, qu'iI affiche les conséquences réelles de la consommation de drogues. Une rude descente aux enfers que ni l'amour, ni la passion, ni l'amitié sauvera. Les acteurs sont tous très bons et la musique est en totale adéquation avec l'ambiance. Vive le cinéma indépendant!
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 372 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 avril 2025
Drame réalisé par Darren Aronofsky, Requiem For A Dream est un chef-d'œuvre traumatisant. L'histoire nous fait suivre Harold Goldfarb, alias Harry, sa petite amie Marianne, ainsi que son meilleur ami Tyrone, qui sont trois consommateurs d'héroïne. Ils passent leurs journées à se droguer et s'inventent un paradis artificiel dans lequel ils se sentent invulnérables et heureux, pendant que Sara, la mère d'Harry, est une femme âgée accro à une émission de télévision à laquelle elle rêve de participer. On suit ainsi le destin tragique de ces quatre personnes. Ce scénario, adapté du roman Retour A Brooklyn d'Hubert Selby, paru en 1978, s'avère aussi difficile que prenant à visionner pendant toute sa durée d'un peu plus d'une heure et demie sous forme de trip. On assiste pendant tout ce temps à un récit d'une grande détresse et d'une toute aussi grande violence psychologique à travers ces destins à la fois liés et isolés. Plus les minutes passent et les saisons défilent, et plus on monte dans un tourbillon infernal d'addiction, alors que les protagonistes tombent de plus en plus en enfer. Le thème de la consommation de drogues durs est très bien traité en montrant tous les ravages qu'elle engendre. De plus, le métrage traite également d'autres addictions comme celles aux écrans ou encore aux médicaments. Tout cela est montré via une succession de scènes toutes plus impactantes les unes que les autres, montrant jusqu'où ils sont prêts à aller pour avoir leur dose de dopamine. L'ambiance se veut d'une immense dramaturgie. L'ensemble est superbement porté par des personnages attachants, pour qui l'on ressent de l'empathie face à cette souffrance. Des rôles magnifiquement interprétés par une distribution comprenant un quatuor joué par Ellen Burstyn, Jared Leto, Jennifer Connelly et Marlon Wayans. Ces quatre individus entretiennent des rapports versatiles selon leur humeur dépendante de leur consommation ou de l'absence de celle-ci. Des échanges soutenus par des dialogues de bonne facture. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère aussi qualitative qu'expérimental. En effet, sa mise en scène énergique enchaîne les plans afin de coller avec le propos en nous poussant presque à l'overdose. Ses angles de caméras sont recherchés et inventifs et il aime jouer avec son format en scindant l'écran de façon pertinente. Cette succession de shoots d'adrénaline percutante ne nous laisse aucun répit. Ce visuel surstimulé et désaturé est accompagné par une b.o. grandiose signée Clint Mansell. Le musicien est tout simplement touché par la grâce et nous gratifie de compositions totalement indissociables des images tant elles collent à merveille avec les situations et le propos. Ses notes laissant présager un malheur sont quasiment omniprésentes et confèrent une atmosphère anxiogène extrêmement pesante. De surcroît, le thème principal revenant inlassablement donne une véritable identité sonore immédiatement reconnaissable à l'œuvre. Reste une dernière partie hypnotisante venant s'achever sur une fin réussie venant mettre un terme à Requiem For A Dream qui, en conclusion, est un long-métrage profondément éprouvant mais également extrêmement mémorable devant absolument être visionné par un public averti qui n'en ressortira pas indemne.
Thomasmichaelchoquet
Thomasmichaelchoquet

8 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 avril 2025
L'on ne sort pas indemne d'un visionnage de Requiem for a dream. L'inhumaine déchéance qui frappe les quatre personnages rend le film à la fois dur à regarder et supérieurement captivant, voire addictif, enchaînant le spectateur même dans l'infernale thématique de l'oeuvre.

Je me permets de commenter dès à présent le titre, probablement l'un des mieux trouvés de l'histoire du cinéma. Le rêve est en effet le but suprême de tous les protagonistes mais celui initial (et louable) de l'ambition finit par être dépassé par les hallucinations de la drogue. Là où le rêve est habituellement source de bonheur, l'œuvre phare d'Aronofsky en fait la cause funeste d'une descente aux enfers telle que le film se change en un long chant des morts (requiem) de personnages ravagés à l'encontre des visions tant recherchées. Le message est clair : c'est le pire des pandémoniums qui attend ceux qui s'abandonnent aux paradis artificiels.

Le sujet de la drogue pourrait paraître banal mais aucun autre film ne l'aborde avec autant de superbe que Requiem for a dream. Les hallucinations se mêlent à la réalité, l'enjolivent et l'assombrissent tout à la fois jusqu'à ce que le vrai ne puisse plus être démêlé du faux et que le rêve devienne vie et la vie cauchemar. Esthétiser l'horreur : faut-il voir en Aronofsky le chef de file d'un «néo-décadentisme», un Des Esseintes moderne, orfèvre de l'ignominie ? Ce serait probablement aller trop loin mais le défi de «changer la boue en or» est en tout cas magnifiquement relevé.

Les travellings tournoyants ainsi que les sticomythies de plans courts qui - à la façon d'un clip - s'enchaînent à une vitesse folle réussissent l'exploit d'entraîner le spectateur dans le même mal-être que ses avatars à l'écran. Sans sombrer dans la facilité d'une interpellation directe de celui qui visionne le film qui ne peut que difficilement s'identifier à des personnages aussi extrêmes, Requiem for a dream rend ses héros (ou plutôt antihéros) capiteusement attachants et leur destruction d'autant plus dure à supporter.

Le décalage entre les espérances premières des protagonistes et leur situation finale rend cette dernière d'autant plus terrible. spoiler: C'est en particulier pour la belle Marion (Jennifer Connelly) que le coup du sort est diaboliquement cynique. Elle qui rêvait de devenir styliste et menait une idylle avec son petit ami finit par se voir contrainte à la prostitution dans son acception la plus ignominieuse pour se procurer ses doses d'héroïne. Son cas est d'autant plus insoutenable que c'est le seul à ne pas être stable à la fin laissant entendre qu'elle pourrait (et devrait même) dégringoler plus encore dans l'inhumanité (si tant est que cela est possible lorsque l'on a déjà atteint le neuvième cercle de l'enfer sur terre)
. La scène ultime, virevoltant entre les débris humains monstrueux que la drogue a façonné, au rythme de l'envoûtante musique de Mansell est un final grandiose absolument inoubliable.

Il faut en effet réserver une louange à part pour la splendide bande-son de Requiem for a dream. Ainsi Lux Aeterna est-elle l'une des plus belles musiques de film qui soit. Mansell, en couplant la ritournelle stridente des violons aux harmonieux arpèges au piano et aux sonorités mystérieuses des trombones, et en faisant intervenir un chœur vocal suivi par une explosion instrumentale de tout l'orchestre, parvient à donner vie à une mélodie terriblement enivrante et qui illustre à elle seule l'envoûtement causé par un paradis noir dont la beauté terrifiante captive et rend mal à l'aise à la fois.

Un ultime salut doit encore être rendu à la performance d'Ellen Burstyn dans le rôle de la mère retraitée addict à la télévision et au sucre et dont les cachets prescrits par le médecin vont impitoyablement l'entraîner sur les pentes de la déchéance. Le rôle de la vieille veuve solitaire, aimant son fils à la passion et ne se rendant pas compte du mal qu'elle s'inflige est à la fois profond, touchant et désespérant. En réalité, le jeu d'acteur est tel qu'il est totalement inconcevable que l'Oscar ait pu lui échapper.

En somme Requiem for a dream est l'un des thrillers psychologiques les plus terribles qui soient. L'horreur y est magnifiée dans une action qui s'accélère irrémédiablement comme enchaînée à l'euphorie cauchemardesque des hallucinations. Des jeux d'acteurs sublimes, une musique inégalable, des plans magnifiques et une direction originale et réussie en font un film qui marque pour la vie.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 avril 2025
Ressortie en salle de l'adaptation du roman de Hubert Shelby " last exit to Brooklyn". Réflexion sur l'addiction aux drogues à travers le parcours de quatre personnages liés entre-eux.

S'aventurant sur les chemins empruntés par J.Skatzberg (" panique à needle Park"), David Cronenberg (" le festin nu") pour ne citer que quelques exemples, " requiem..." vaut surtout pour sa mise en scène, qualité indéniable de cet opus qui valu d'ailleurs la célébrité à D.Aronofski.

Si le film a ses aficionados, je lui reprocherais pour ma part un scénario démonstratif qui finit par tourner en rond.

Mais c'est surtout l'absence d'explication presque totale ( ce qui arrive au fils est lié à ce qui arrive à la mère) sur la source (pourtant largement documentée) la plus fréquente à l'origine des addictions de toutes natures qui (selon moi) fait défaut.
Krtikman
Krtikman

12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 avril 2025
Aronofsky déchaîne ici les pires abysses sociétal comme eut fait un démon mesquin ou un éducateur trop cru.
On retrouve encore des corps poussés à l’extrême comme il a pu mettre en scène ce concept par la suite avec "Black Swan" mais cette fois l’obsession est une addiction sans contrainte car polymorphe, elle y existe sous toute ses facettes, licites ou non. Des personnages en pleine désillusion qui nourrissent une désolation viscérale et malaisante. C'est finalement essoufflé qu'on retrouve le rêve américain de quelque jeunes fougueux ou les divagations d'une femme rongée, esseulée, passéiste.
Mais ce film c'est surtout la signature d'une maestria constante qui est aussi incriminée de par l'atmosphère cauchemardesque et surtout soutenue de ce dernier. Une maestria qui se corporifie par des prises de vues acrobatiques avec notamment des caméras embarquées ballotantes qui suivent bien le montage hip hop et syncopé, agressif.
La détresse saillante des personnages, l'émoi poussé par les figures graphiques de répétition brutales, une descente au enfer qui éventre l'empathie d'un spectateur déboussolé. On se sent comme un pigeon affamé car dépourvu mais à la recherche d'une miette d'espoir. Un sentiment accrue par l'ambiance visuelle, sa photographie, mais aussi générale du film alors délesté de bon présage, purulent et malpropre d’affliction.
lilla babe
lilla babe

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 avril 2025
Chef d oeuvre dérangeant ,poignant et entêtant, on suit la descente aux enfers de quatres paumés, Ellen Burstyn la mère et Jared Leto le fils sont remarquables. C est un film que vous n aurez peut etre pas envie de revoir une deuxième fois mais dont vous vous souviendrez toute votre vie.
Alessandra Y
Alessandra Y

33 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 avril 2025
Que dire à propos d'un tel mastodonte cinématographique tant le montage des images , plan de vue et mudique sont sublimement réussis.. un classique que chaque jeune devrait regarder pour dissuader les addictions et les TCA
Roger D
Roger D

107 abonnés 1 175 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 avril 2025
Grande première pour moi et waouh la claque!!! Pas le genre de film où tu ressort happy ou plein d'espoir. On suit donc 4 protagonistes d'un même entourage (soit mère, fils, petite amie et meilleur ami et que dire...chaque dose (sans mauvais jeu de mot...) d'espoir qui tente de s'allumer est éteint par l'addiction qu'ils ont tous...on espère nous aussi que certains n'iront pas plus loin...en tous cas le quatuor est tristement bon et la façon de filmer diffère de quasi tout les films et cela donne un effet plus proche de leur chute...c'est très fort et on en ressort groggy!!
vinc'
vinc'

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2025
vu ce film dans le cadre de la rétrospective du réalisateur à la cinquième. je ne l'avais jamais vu, je trouve ce film fou. Fou de violence non gratuite. Jared Leto et le reste du casting sont complètement fou. Mention à Jennyfer Connely. voyez le. Et en plus ce n'est pas un film à rallonge. Bravo
Adrien89
Adrien89

1 abonné 36 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mars 2025
Une énorme claque! Un film d'une intensité incroyable avec de nombreuses séquences chocs. Le scénario et la réalisation sont mémorables.
Jaimelericard
Jaimelericard

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5,0
Publiée le 5 mars 2025
Le film qui m'a le plus bouleversé de ma vie. Un film écœurant par la trajectoire prise par les personnages. Un montage qui peut ne pas plaire mais qui sert son propos. Une colorimétrie parfaite également. La descente aux enfers de chacun des personnages est extrêmement poignante car chacun d'eux sont assez attachants. Ellen Burstyn a peut être effectué une des plus grandes performances que j'ai vu dans le rôle de la ménagère veuve américaine.
J'aurais mis 4,5 juste après avoir vu ce film mais le sentiment complexe qu'il laisse des jours après l'avoir vu merite le 5 sur 5.
Attention ames sensibles s'abstenir ! Le film n'est pas fait pour tout le monde surtout un jeune public.
FRAGH
FRAGH

1 abonné 95 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 février 2025
Un film totalement bouleversant. Je ne m’attendais pas à une telle claque en le lançant. Il est vraiment incroyable, un vrai chef-d’œuvre choquant et marquant sans aucun doute. L’ambiance oppressante, la descente aux enfers des personnages, la musique hypnotique… tout est parfaitement maîtrisé pour nous happer et nous laisser sans voix. J’ignore si je le revisionnerai, tant l’expérience est intense, mais je ne regrette absolument pas d’avoir vu cet énorme classique. Le casting est exceptionnel, chaque acteur livre une performance poignante et criante de vérité. La réalisation est tout aussi brillante, avec un style unique qui renforce l’impact émotionnel. L’histoire reste gravée longtemps après le visionnage, impossible de l’oublier.
Benjamin Lafitte
Benjamin Lafitte

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 février 2025
Un des plus gros chef d’œuvre du cinéma, des émotions intenses qui montes tout au long du film avec cette musique de génie
Mathieu Killian
Mathieu Killian

3 abonnés 132 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2025
C'est très paradoxale, car un film peut-être un chef-d'œuvre et quasi insoutenable à voir ou revoir tant il vous prends par les tripes ! Accrochez -vous ! Si vous vous apprêtez à le visionnez pour la première fois. Dans ce film on y démontre la facilité de tomber dans les addictions de différentes manières qu'elles ne ressoudent rien ! ?e regardez pas ce film si vous allez mal
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 janvier 2025
Interessant et decousu. En fait , la partie consacrée à Ellen Burstyn et son obsession pour les médias télévisuels est la plus intéressante mais pas la plus importante à l'écran. Aronofsky filme trois autres personnages sans bien les cerner, passant brutalementde l'un a l'autre, si bien qu'on se désintéresse pas mal de leurs sorts.Le réalisateur est victime de son ambition et livre un film décousu autour de personnages autour desquels différentes addictions vont leur faire perdre le contact avec eux-mêmes . Mettre en garde contre les paradis artificiels est une bonne chose, mais malgré quelques passages forts, le film se révèle lui aussi artificiel. Les spectateurs allocine ne semblent toutefois pas du même avis que moi.
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