La Zone d'intérêt
Note moyenne
3,7
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824 critiques spectateurs

5
121 critiques
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136 critiques
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Julia
Julia

7 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 mars 2024
Je ne comprends pas l'engouement pour ce film je me suis rarement autant ennuyé au cinéma il ne se passe absolument rien. Alors oui l'idée est bonne mais le scénario est si plat...
Sandrine Albert
Sandrine Albert

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2024
Malheureusement (ou heureusement) le film a beaucoup fait parler de lui ces derniers temps, ce qui m'a ôté la possibilité de le découvrir totalement lors de mon visionnage. J'avais déjà en tête l'aspect contemplatif, l'arrière fond et l'idée. Néanmoins ce n'est qu'un détail puisque nous faisons indubitablement face à un grand film qui ne ménage pas son spectateur.

Durant un peu plus d'une heure et demie nous prendrons place dans cette famille de dirigeant et de logisticien nazi à Auschwitz, par le biais d'une caméra fixe allant de plan en plan dans chaque pièce à la façon d'un catalogue.

Tout est lisse, terne et semble factice. Les murs, les meubles, l'herbe et les fleurs... Au moins autant que le quotidien de cette famille des plus banales qui semble s'épanouir et se targuer de la "réussite" du patriarche, à la façon d'une famille de la petite bourgeoisie qui serait, à l'aide de rente, parvenu à dépasser sa condition. Lorsque le mari est transféré et que la question de devoir partir se pose, ne sommes nous pas dans le plus classique des mélo-drame bourgeois ?
Bruno Philip
Bruno Philip

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 mars 2024
Film froid et énigmatique. Le mal n a ici rien de banal, il est planifié, organisé. Mais la souffrance de l autre côté, les effets du mal, n existent pas dans le film.
La jeune fille filmée en infrarouge est un mastère.
manuella dubuisson
manuella dubuisson

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 mars 2024
Film largement surcoté!!! Très déçue par rapport aux critiques que j'avais lues, d'un ennui...il ne se passe rien, zéro dialogue, aucun intérêt... Pourtant j'avais adoré Sandra Huller dans Anatomie d'une chute qui est un film magnifique
khesanh76
khesanh76

37 abonnés 356 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 mars 2024
L'essentiel du film tient en 1/4 d'heure 20 minutes. Comment une famille SS organise son petit paradis aux portes de l'enfer représenté par la cheminée du camp qui crache nuit et jour.
Hedwing Ross est une écologiste avant l'heure en soignant ses pareterre de fleurs et de légumes. C'est l'une de ses préoccupations majeures de la journée.
Plus intéressant : la réunion de travail de tous les commandants de camp, pour "accélerrer" les cadences. Et la mise en place d'un nouveau four rotatif...C'est tout. Organisation Allemande !
Ha, il y a une bande NOIRE de DEUX MINUTES en début / fin de film..C'est vraiment horripilant !
Laurent Stéphane Baussart
Laurent Stéphane Baussart

17 abonnés 41 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mars 2024
Terrifiant et glaçant
Une leçon de cinéma et un travail magistral sur les sons de l'horreur nazie
[Vu en avant-première à Gaillac 81]
Guillaume
Guillaume

156 abonnés 1 769 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2024
Aussi froid que troublant, "La Zone d'intérêt" suscite bon nombre d'interrogations sur notre capacité de dissociation face à l'horreur.
Une approche originale de la Shoah, presque clinique, qui accuse sans montrer.
Educatif, mais pas pour tous les publics.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 mars 2024
Un film puissant qui nous fait vivre la banalité du mal de l'intérieur, presque avec insouciance: mais l'insouciance qui sauve les humains dans toutes les situations, déborde ici dans la psychopathie avec le manque d'empathie envers la souffrance qui est de l'autre côté du mur...
Christian M
Christian M

14 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 mars 2024
Une zone de peu d'intérêt. Ce film m'a profondément ennuyé. L'introduction commence déjà par un écran noir d'au moins 5 minutes, avec une musique épouvantable pour l'accompagner. Je me dis que c'est mal parti... Style, encore un film: "je me prends pour un cinéaste très intelligent; il va falloir vous accrocher si vous voulez suivre" Et , en effet il faut s'accrocher tout au long du film pour ne pas quitter la salle. Un ton monocorde, des dialogues insipides et fades, des images qui se suivent sans qu'on comprenne les liens entre elles. Des personnages réduits à presque rien.Une "musique" (peut-on appeler ça une musique?) à vous déchirer les oreilles. Des passages confus et incompréhensibles. Le tout pour nous expliquer la banalité du mal ((Hannah Arendt l'a déjà fait, et c'est répété mille fois déjà). Un profond ennui (J'ai regardé plusieurs fois ma montre, espérant la fin...) Bon, Auschwitz, c'était pas bien. On sait. On est d'accord. On a déjà tout lu et vu là dessus (Si vous voulez vraiment en savoir plus, regardez un bon documentaire sur la question. Je n'ai pas de problème sur le sujet; Deux de mes parents proches sont passés par les camps et m'ont raconté (Mauthausen et Ravensbrück). Mais là, c'est trop... Un film totalement inutile à mon point de vue. A éviter si vous ne voulez pas perdre votre temps...
soqwuuulad
soqwuuulad

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2024
Bon film, la photographie est super. Mention pour la musique qui est vraiment mon point préféré.
mat niro

467 abonnés 2 170 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 mars 2024
J'avoue être passé totalement à côté de ce film adoubé par les critiques presse et par la plupart des spectateurs. D'emblée, le ton est donné avec ce SS, Rudolf Höss, vivant entouré de sa femme et de ses enfants dans une somptueuse demeure jouxtant le camp d'Auschwitz. Malheureusement, une fois ce sentiment malaisant acté, il ne se passe pas grand chose. Jonathan Glazer s'obstine à cacher le pire (que l'on devine quand même) pour se focaliser sur cette vie de rêve à travers des décors bucoliques. L'esthétisme passe avant les atrocités de la Shoah en privilégiant le hors champ pour un résultat sans grande saveur à mon goût. Une oeuvre qui divise par ses choix.
Stark 10
Stark 10

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2024
Zone of Interest réalisé par Jonathan Glazer vient marquer ce début d’année 2024 par l’atroce simplicité de son récit. Après Under the skin (2013), Jonathan Glazer explore à nouveau le thème de l’impassibilité face à l’horreur en reprenant cette fois ci l’histoire vraie d’une famille arienne des années 1940 dont le père, Rudolf Höss était le commandant du terrible camp d’extermination d’Auschwitz collé à sa jolie maison familiale.
Un quotidien banal, une belle maison, un beau jardin. C’est ce qu’on voit à l’image pendant pratiquement tout le film. Mais alors pourquoi l’horreur de la Shoah est-elle si bien et si atrocement représentée ? La réponse à cette question tient tout simplement en un mot : la suggestion. En effet, Jonathan Glazer base tout son film sur ce concept. Non, on ne voit pas un seul cadavre, non on ne se trouve jamais vraiment au sein même du camp d’Auschwitz et pourtant on en ressent toute l’horreur. Un cri, un coup de feu, ou encore la fumée noir s’échappant du camp suffise à nous faire comprendre ce qui est entrain de se jouer pendant que madame Höss se prélasse au bord de sa piscine. Le film n’a pas besoin de nous montrer l’horreur de cette extermination de masse, les cours d’histoire, les documentaires, ou même encore les nombreux autres films sur ce sujet l’ont déjà fait. Cette fois ci, nous allons suivre une famille nazie vivant la belle vie, nous allons suivre le quotidien d’une parfaite arienne interprétée par une Sandra Hüller aussi impeccable que glaçante. Nous allons suivre l’évolution professionnelle d’un père de famille. Mais cette banalité n’est ressentit que par les personnages du film. Le spectateur, lui, constate avec horreur qu’il était possible de vivre la belle vie à quelques mètres d’une des plus grandes atrocité de l’histoire. Jonathan Glazer prend donc le partit de ne jamais identifier le spectateur aux personnages. La caméra est ici vue non pas comme une allié de cette famille mais plutôt comme une espionne éloignée qui ne va jamais se rapprocher de ses sujets. On voit toujours ces personnages de loin, on ne rentre pas dans leur subjectivité, on ne s’identifie aucunement à leurs émotions, ils sont comme des étrangers malsains. Le film joue également brillamment sur la profondeur de champ. Au premier plan, un jolie jardin, une famille heureuse, au second plan un mur glaçant surplombé par des fils barbelés, et au troisième plan une fumée noir nous rappelant les fours crématoires s’échappant du camp. Un malaise se fait ressentir tout le film, rien n’est montré, tout est suggéré. Ce malaise, on le ressent peut être justement parce que les personnages, eux, n’en ressentent aucun (sauf peut-être le personnage de la maman de Hedwig). Ils se préoccupent plus de leurs petits problèmes quotidiens que de ce qui est entrain de se passer juste à côté de chez eux. Il est donc impossible de ressentir de l’empathie pour eux. Un fondu au rouge, un gros plan sur des cendres, le nouveau manteau de madame Höss, le film vient toujours habilement nous rappeler ce qui est vraiment entrain de se jouer en distillant des éléments narratifs, visuels ou sonores pour toujours nous ramener à la réalité. Non, nous ne suivons pas une histoire banale.
Cependant, le film s’étire beaucoup en longueur. Au bout de 15 minutes, le concept est compris, et pendant presque tous le film on a comme l’impression que ça tourne en rond, on enchaîne actions banales sur actions banales et on se demande si l’intrigue va finalement avancer. Heureusement, la mutation de monsieur Höss vient non seulement faire bouger un peu l’histoire, mais elle vient aussi nourrir la réelle intelligence narrative du film. On nous fait faussement croire que c’est l’évènement perturbateur, le point le plus dramatique du film et ça le serait si l’intrigue se déroulait dans une autre famille à une autre époque. Mais là, les pleurs de madame Höss viennent alimenter le malaise ressentit.
Le film apporte donc une réelle réflexion sur l’humain et sa manière de s’adapter aux plus atroces des situations en prenant le partit de banaliser la vie de cette famille, de banaliser le travail du père, jusqu’à en choquer le spectateur. C’est un électrochoc car on se demande si au quotidien, encore aujourd’hui nous ne ferions pas tous cela à moindre échelle, s’habituer au mal.
labadens
labadens

27 abonnés 253 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mars 2024
Le cauchemar nazi cotoyant l' idéal de vie des auteurs de la shoah ...
Dans ce film il y a
toutes les portes, l ' ambivalente figure du patriarche protecteur pour les siens et du paranoïaque conscient de ce qui se joue dans le bâtiment d’à côté. Le découpage clinique et le travail sur l’espace intérieur convoquent souvent l’esthétique du film d’horreur, dont on différerait indéfiniment le jumpscare cathartique. Certaines expérimentations visuelles viendront y suppléer, comme ces séquences par caméra thermique suivant une jeune fille dissimulant des pommes dans les zones de travail, narration en négatif d’une possible empathie, d’un hors-champ presque rêvé où la solidarité pourrait encore avoir droit de cité. Il en ira de même pour la distorsion temporelle finale, où la visite de Hoss dans un haut lieu décisionnaire à Berlin le fait descendre un escalier démesuré qui semble métaphoriser sa chute morale, dans laquelle son corps, par le vomissement, hurle ce que son esprit est parvenu à verrouiller, alors que l’espace semble s’ouvrir sur le futur d’Auschwitz, devenu un lieu de mémoire. La séquence documentaire, tout aussi ambivalente, semble reprendre le même dispositif de distanciation, où les agents nettoient les lieux, et les seules traces restantes sont celles des objets, des restes matériaux d’une humanité dissolue dont personne ne pourra prendre la juste mesure – un angle qui renvoie au terrible premier segment de Evolution de Kornél Mundruczó.
Rien, en somme, ne peut figurer ou restituer l’annihilation de l’humanité. Le pas de côté imposé ici renvoie à celui d’un miroir insupportable, qui questionne la part de l’être humain susceptible de devenir complice du pire, et actualise la question du devoir de mémoire par l’inquiétante hantise de nos démons jamais totalement endormis.
Président Bird
Président Bird

6 abonnés 182 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2024
Un objet étrange et fascinant. Je ne peux pas dire que j’ai passé un très bon moment mais ce n’est sans doute pas le but… Il n’y a pas d’intrigue à proprement parler, ce qui manquera à certains spectateurs. Le véritable événement se passe en lisière du cadre, et oblige le spectateur à en traquer les signes visuels et sonores, ce qui est une expérience cinématographique assez unique. Même ce qui est dans le cadre demande l’interprétation du spectateur. spoiler: La mère de Hedwig quitte la maison soudainement en laissant une lettre que Hedwig lira mais pas le spectateur. Ce sera à lui d’en imaginer le contenu.
Après l’excellent ‘Under The Skin’, ce film confirme le caractère exceptionnel (et rare, quatre long-métrages en 25 ans) du cinéma de Jonathan Glazer.
gerald b.
gerald b.

17 abonnés 152 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2024
un film fort et radical qui met d'emblée le spectateur dans un état de tension. Ouverture et fermeture du film rappellent cette radicalité : nous sommes dans une interprétation artistique. Donc qu'on ne vienne pas me dire que c'est un reportage complaisant sur le nazisme. Cette polémique est juste débile.
Tout repose ici sur le hors champ. Certains choix artistiques sont discutables et j'ai regretté l'absence d'histoire, d'enjeu, d'évènements (hormis le passage éclair de la grand mère), mais on ne peut pas rester indifférent à cette mise en scène de l'horreur. Un film intelligent, presque nécessaire. La partition musicale est terrifiante jusqu'au générique de fin qui est glacial. Une œuvre forte qui vous suit bien après être sorti à l'air libre. Elle vous colle à la peau comme des vêtements imprégnés d'une odeur de fumée.
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