Derniers Avis : La Ballade de Buster Scruggs - Page 10
La Ballade de Buster Scruggs
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Romain C.
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4,5
Publiée le 21 novembre 2018
La Ballade De Buster Scruggs est un film Netflix réalisé par les frères Coen. Sans surprise, la réalisation est soigné et livre de beaux paysages et cadrages. Ce film est un western à l'intérieur du quel on y trouve de la comédie (affichant des sourire) et du drame reparti dans 6 histoires différentes qui n'ont aucuns liens et qui dure environ 20 minutes sauf la cinquième. Utiliser un tel procédé peut être dangereux par rapport au personnages et à la compréhension de ces histoires mais finalement les Coen y arrivent parfaitement en mettant tout les codes du western, toutes les histoires (qui normalement ne sont pas réuni en un film) et tous les personnages . Chaques récit à un fond, un message. Un très bon dialogue. Franco, Neeson, Gleeson, ... sont parfaits.
Il y a beaucoup trop de choses à raconter car il faudrait prendre le temps sur chaques histoire mais il vaut le coup d'œil, Excellent.
Je ne connais pas spécialement l'univers des réalisateurs de ce film. Mais en temps que simple amateur j'ai trouvé ce film vraiment mauvais pour quelques points. Tout d'abord cette narration tout le long du film, ces chapitres qui change à tout va et des acteurs qui sont dans le néant. Le début du film avec ce "cowboy" qui chante, parle tout seul tout le long, ennui plus que tous ceux qui l’écoute. Ces histoires, ces moments de vides absolus sans aucuns dialogues. Toute cette absurdité. J'ai vu ce film avec un groupe de pote, et on a tous pas compris le simple intérêt de voir un truc pareil. Vraiment, c'est un mystère, je ne comprend pas ce film. Vraiment très mauvais pour ma part, je vous le déconseille, il y a ni action, ni morale, ni musique, ni rien d'autres en fait. Passer votre chemin, économisez votre temps!
même si l'ensemble est inégal, les deux premières histoires sont totalement jubilatoires, empreintes d'un humour et d'un second degré décapant. Les frères Coen revisitent tous les codes du western (duels, gâchette, holdup de banque, partie de poker, vol de bétail, pendaison, diligence) en les broyant pour les resservir d'une griffe acérée. Quelques longueurs mais à l'arrivée une succession d'histoires courtes filmées dans les décors somptueux de l'ouest américain, magnifiés dans la site sublime où je me perds dés que j'en ai l'occasion, "Monument Valley". Les amateurs de western seront comblés...
"La ballade de Buster Scruqqs" est un excellent film de Western avec un scénario atypique qui raconte six petites histoires qui sont trés intéressante. Les six volets sont superbes avec des personnages bien jouent par les acteurs, chaque histoire à un bon scénario dommage que pour certains soit trop courte et d'autre trop longue et surpris de la fin des trois quarts des histoires.
A la fois satire et éloge des films de Western, ce film à chapitres m'a à la fois régalé et laissé sur ma "fin". J'en ai retenu le meilleur, à savoir un très bon divertissement à la sauce far west, poussière, pistolets et dialogues bien sentis.
Un véritable chef d'oeuvre c'est la premiere fois que je rédige un truc pareil, à tous les fans de western vous serez ravis, les musiques sont plus que magnifiques coup de coeur à 100%
Mon dieu ce que j’ai aimé ce film. C’est du Cohen quoi, c’est louffoque, drôle mais aussi tragique avec des petites références bibliques comme d’habitude. Les acteurs sont tous bons même les chansons je les ai aimées. Des paysages magnifiques et des belles musiques, rien à jeter.
Une belle réussite pour Netflix et ses grands débuts dans le Cinéma avec grand C, comme Cohen d'ailleurs! C'est le meilleur film Netflix à ce jour et c'est très prometteur. Dans les bandes annonces le grand maigre et tout de blanc vêtu ne m'attirait guère, voir me donner à penser que ce film serait trop caricatural (donc pour moi synonyme de bas de gamme), mais finalement pas du tout. Car les autres personnages sont tout à fait différents et se veulent presque, sinon tout à fait réalistes. Si c'était une série, je l'aurai dévoré en quelques jours! On y voit toute les facettes de l'ouest... la ruée vers l'or, la ruée vers les terres supposément fertiles de l'ouest, l'exploitation de phénomènes de foire, le grand banditisme, et le film se termine à la perfection... dans un débat philosophique auquel participe hommes et femmes d'âges et de condition variés; ceci faisant écho au monologue introductif du grand maigre.
C'est soigné et plusieurs crans au dessus d'Albert à l'ouest (Seth Macfarlane) qui n'était pas mauvais non plus, mais bon. Mais les bandes annonces donnaient vraiment cette image débile à ce film... une image qui s'avéra trompeuse, mais positivement, car c'est un film bien plus profond.
Merci Netflix et les frères Cohen, je suis impatient de découvrir ce que chacun nous réserve pour la suite!
Western d'anthologie en six volets, «La Ballade de Buster Scruggs» de Joel et Ethan Coen («True Grit») avait d'abord été présenté comme une mini-série de six épisodes par Netflix, qui diffuse le projet en exclusivité, avant finalement de devenir un film de 2h13, présenté au dernier Festival de Venise en compétition - il a obtenu le prix du scénario. Malgré des transitions animées du plus bel effet et une vraie unité thématique - comme souvent chez les frère Coen, il est toujours question de destin qui fâche et de morale qui tâche -, «La Ballade de Buster Scruggs» souffre naturellement du caractère inégal de chapitres plus ou moins aboutis. L'art des conteurs de «True Grit» est intact : «The Ballad of Buster Scruggs» et «Near Algodones», les deux premiers épisodes, sont des petits bijoux d'humour noir, ludiques et irrésistibles, alors que «The Gal Who Got Rattled», le cinquième opus, est une merveille romantico-dramatique où le sens du contre-pied narratif des deux frangins fait merveille. Les trois autres chapitres sont à nos yeux moins réussis, surtout le sixième qui singe trop Quentin Tarantino, mais bénéficient tous de la patte formelle du duo - lumière magnifique, jeu sur-expressif des acteurs (James Franco, Tim Blake Nelson, Liam Neeson, Tom Waits...)
J'ai regardé "The Ballad of Buster Scruggs" des Frères Coen sur Netflix, et j'ai adoré ! Du très grand cinéma ! Ça part sur une note burlesque et blagueuse (les deux premiers épisodes), et ensuite ça se poursuit avec énormément d'émotion et de mélancolie. L'interprétation est royale - avec notamment l'immense Tom Waits. Les paysages, les récits, la mise en scène, tout est maîtrisé, pointu, traversé d'un lyrisme et d'un éclat qui m'ont beaucoup touché. Et cette idée de plaquer six histoires dans un format de long-métrage, ce travail sur la concision, sur la note parfaite, ce refus d'étirer les histoires en longueur comme cela se fait trop souvent dans l'univers des séries, c'est un sacré pied-de-nez que donnent les frères Coen à l'intention de la plateforme même qui leur a commandé le projet. Génial ! Je vous recommande vivement cette pure jouissance de cinéphile.
Encore un petit bijou des frères Coen, cette fois dans un format idéal pour Netflix, à regarder au coin du feu. L'ambiance est géniale, le casting est musclé, les paysages sont sublimes, la photographie est d'une grande beauté, c'est divertissant et intelligent... bien que (joyeusement) pessimiste. Le western réinventé par les réalisateurs parmi les meilleurs de notre époque... que du plaisir.
Grosse déception. Il s'agit là d'un film franchement insipide et à l'humour débile. Cela faisait longtemps qu'un film des Cohen ne m'avait pas autant déçu. Prix du scénario à Venise ? N'importe quoi.
Illustrations des six déclinaisons du western, à savoir le grotesque-spaghetti, le western des hold-up et corde au cou, le recherche frénétique de l’or, le morbide, l’humaniste tragique et enfin le crépusculaire ; tous retracent l’évolution historique du genre, de l’âge d’or à la John Wayne aux recréations et récréations d’un Quentin Tarantino, de la grandiose épopée opposant colons américains et Indiens au gothique d’un Brimstone ou The Salvation en passant par Sergio Leone. Nous commençons et finissons en chantant, le ciel de la première chanson écrasant son interprète au vaste chapeau sous un soleil de plomb, les ténèbres de la dernière avalant la diligence et les mythes qui s’y assirent. Règnent la mort et la conscience d’un tempus fugit. Nous assistons à un crépuscule des idoles ; le cadavre a été sorti de la diligence, la diligence vidée de ses occupants puis réorientée dans le sens inverse comme pour remonter ces routes sinueuses et espérer retrouver le souffle premier. Les Frères Coen réinvestissent les paysages de l’Ouest américain pour justement y chercher leur souffle originel, sous l’astre solaire qui chauffe les esprits et génère la folie, leur folie. La Ballade de Buster Scruggs est une œuvre sur l’incertitude où le hasard mis en scène apparaît comme désamorçage de ce même hasard : ici tout se répète et danse en pas de deux, un trou dans le front dessiné par l’index ou creusé par une balle, une main levée en signe de paix dont chaque doigt explosa plus tôt, des Indiens tuant ou libérant malgré eux. Un même signe, deux comportements, une pluralité de lectures. Le film s’interroge sur les origines du hasard, veut savoir qui de l’œuf ou la poule, du tronc humain ou de la poule voyante, fut là le premier. La réponse est volée dans le nid du hibou, figure mystique qui semble incarner, telle une allégorie, le mystère existentiel. Pas de chance pour le voleur, dans l’œuf nulle réponse : dans la poêle se juxtaposent et l’œuf et le poisson, l’un n’ayant pas encore vu le jour, l’autre ayant donné la vie (cf. le ban de petits poissons) ; en somme, l’œuf et la poule… Le serpent se mord la queue. La pensée humaine épouse le convoi infini de roulottes et de chariots faisant de chaque homme un bohémien errant, l’homme égaré qui ne sait où il va, mu par la seule nécessité d’aller quelque part. Ces six chemins tracés convergent vers un hôtel au curieux tapis rouge, à l’aspect d’un cinéma : nous voilà arrivés au foyer actuel des Coen, ayant éprouvé les routes que leur filmographie déclina de la plus merveilleuse manière qui soit. D’un côté les pécheurs, de l’autre les honnêtes gens. Non, les faibles et les forts. Non, les morts et les vivants. Dualité de l’homo duplex, identité d’un même cinéma pourtant porté par deux frères. « Les homme sont comme des furets », ils échappent aussitôt que l’on pense les contenir. À la manière des réalisateurs qui livrent ici un film choral d’ailleurs chanté qui souffre de quelques longueurs mais qui parvient à imposer une vision cinématographique exigeante, une grammaire confuse de la confusion absurde, cette même absurdité qui guide les pas de chacun et anime le cinéma de deux frères visionnaires, révolutionnaires, en constante réinvention.
Oui, oui, oui dernièrement Netflix offre des films bien plus interessants que ceux au cinéma. Les frères Cohen nous offre 6 histoires bien différentes menant à un message poignant. Les 6 histoires sont totalement réussites à l’exception de la 5ème qui casse un peu le rythme du long métrage.