1811 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
202 critiques spectateurs
5
26 critiques
4
25 critiques
3
42 critiques
2
39 critiques
1
31 critiques
0
39 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 août 2019
Curieux ce film avec deux jeunes actrices, dont l'une déjà connue dans un autre monde, jouant leur premier rôle avec une élégance et "facilité" - bravo à la réalisatrice ! Pour ce qui est du scénario, il est joliment désuet mais peut-être est-ce mon âge qui me fait dire cela. On y retrouve le plaisir des vacances au soleil où l'on rêve d'une nouvelle vie... et voilà que se révèle le désir de nouvelles rencontres, l'attirance pour le luxe et la facilité de vie qu'il procure, l'envie de tourner une nouvelle page de sa vie. Ce film fait réfléchir tout en étant joyeux et amusant. Je le conseille !
"Une fille facile" est une plongée dans le monde de plus en plus fréquent de jeunes filles pauvres et perdues rêvant d'aventure, de luxe quitte à se prostituer pour y goûter le temps d'un été.
Elles sont dénigrées par les gens de leur milieu social et considérée comme des objets jetables des moins que rien par la bourgeoisie qui profite d'elles.
Je ne vois aucune valorisation de la femme libre, je vois des gamines paumées matérialistes dont de riches hommes abusent.
Connue pour avoir défrayé la chronique en 2010 du fait de ses relations tarifées avec des footballeurs alors qu’elle était mineure, voici donc Zahia Dehar promue au rang d’actrice. L’idée n’a rien de saugrenu, d’autant plus que, pour sa première apparition dans un film, c’est un rôle qui semble fait à sa mesure, concocté spécialement pour elle, qui lui échoit. Reste néanmoins à faire ses preuves en tant qu’actrice, ce qui n’est pas gagné d’avance, je vais y revenir. Dans ce film donc, Zahia Dehar joue Sofia, jeune femme affriolante, libre, profitant de tout et dépensant sans compter. On devine aisément ce qui lui permet de mener ce train-là, mais sa cousine Naïma (Mina Farid) est encore assez naïve pour, au moins dans un premier temps, se contenter d’être subjuguée non seulement par le charme insolent de son aînée mais aussi par ce que sa fréquentation lui fait entrevoir. Tout un monde de luxe, de facilité, de plaisirs, s’ouvre à une jeune fille de 16 ans qui ne connaissait, jusqu’alors, rien de tout ça, le point d’orgue de l’histoire se déroulant à bord d’un yacht opulent où Sofia et Naïma ont été conviées par deux hommes fortunés. Ce scénario aurait pu donner lieu sinon à un film captivant, en tout cas à une œuvre intéressante. Malheureusement, c’est raté, tant tout y est uniformément médiocre : des dialogues qui brillent par leur platitude (y compris lorsque les protagonistes se hasardent à discuter de Marguerite Duras, dialogue ayant probablement l’ambition d’élever le niveau du film, mais sombrant dans la banalité) ; une mise en scène sans imagination ; et deux actrices qui sont sûrement pourvues de talents, mais qui n’en ont assurément aucun pour jouer la comédie. Que dire de plus, sinon qu’on peut tout résumer en un seul mot : le film est barbant !
Magnifique, ce film est magnifique. J'y allais pour la promesse que représentaient les interviews de Rebecca Zlotowski et Zahia Dehar lors du festival de Cannes, et l'audace de renverser l'image de cette dernière. J'en reviens avec le souvenir d'une mise en scène magistrale, accompagnée de superbes choix musicaux et de plusieurs dialogues admirables. Quelques minutes suffisent pour saisir que, bien au-delà de ses seules comédiennes, la cinéaste a pour projet de faire un grand film de cinéma aux plans et montage sophistiqués. En la matière, on est frappé par la fluidité des enchaînements, la variété des plans et leurs effets de cadrage. La musique participe de cette ambiance solaire et colorée. L'histoire, elle, est au fond très simple : une adolescente de 16 ans vivant à Cannes reçoit la visite d'une cousine de 22 ans pour l'été et s'avère fascinée par sa liberté de mœurs. Sofia aime séduire, si possible des gens riches, et elle l'exprime ouvertement. Les deux jeunes femmes rencontrent alors deux riches jetsetteurs vivant sur un yoat. Ce récit, au-delà de sa beauté formelle, est une réflexion sur les indécentes inégalités qui caractérisent le monde contemporain. Quantité de plans disent l'écart irrationnel entre les dominants richissimes et les sans-grade tenus de se taire, de s'excuser, de mater sans toucher. Sofia et sa cousine sont des go-between soumises à un jeu des apparences où l'on teste leur culture, leurs goûts, leur conversation. Mais l'autre passeur est assurément Philippe, joué par l'impérial Bruno Magimel. Ses échanges avec l'adolescente, qui semblent longtemps ambigus, illustrent très bien le rôle de tuteur que jouent certains adultes extérieurs pour une jeunesse en quête de repères. Tout cela est servi par des dialogues souvent très bien écrits. Ceux qui iront pour la plastique de Zahia Dehar ne seront sans doute pas déçus, tant Rebecca Zlotowski dévoile constamment le corps de sa comédienne. Un appât charnel qui mène vers des plaisirs plus intellectuels, poétiques et cinéphiliques...
Beaucoup de critiques élogieuses dans les journaux, c'était tentant. Je me disais soleil, mer, été pour prolonger les vacances... Oui il y a tout ça. Mais je me suis ennuyée pour moi : c'était long et lent. Critique sociale... Vraiment ? Et puis la fin... cette fin dont chacun fera l'analyse selon sa compréhension...... Mais je me suis trop ennuyée pour mettre plus que "moyen".
Alors quoi ? Resucée d'un film des années 60 ? Ou expression de la creuse vanité des filles faciles ?Langueur, voire mélancolie d'un été de vacances ? Le film est brouillon et ne sait pas où il va, à l'image de ses interprètes qui alternent plage, bateau, ville, commerce de luxe sans vraiment savoir où aller. Sans compter la répartition des rôles, ou aucun ni aucune ne surprend vraiment à part l'actrice pour incarner la fille facile. Sentiments très mitigés.
Film d'été qui aurait pu être sympa si bien joué. J'ai rarement vu une actrice aussi nulle que cette Zaya... Elle ne joue pas, elle récite comme une petite fille. Tout est misé sur son physique : joli corps mais visage boursouflé difficile à apprécier...
Un film qui nous plonge directement dans l'univers luxueux et ensoleillé de la jet-set venue se détendre sur la Riviera méditerranéenne. Durant le film, un rythme doux et léger à la dolce vita nous fait découvrir l'histoire des protagonistes au milieu du beau panorama de la Côte d'Azur. Un film plutôt distrayant mais sans grande surprise qui dévoile le talent de Mina Farid et qui représente Zahia Dehar en femme libre et décomplexée. Des belles images, une belle atmosphère et des personnages à la personnalité travaillée malgré le fait qu'il ne se passe pas grand choses au final. Rebecca Zlotowski nous laisse alors réfléchir sur l'émancipation féminine et sur le genre de femme que la société considère comme des "filles faciles".
Un très très joli film. Zahia dehar assume la chirurgie esthétique, le pathétique /touchant, Le plaisir , la liberté, la solitude et le reste. Ce qui rend mal à l'aise c'est que jusqu'à environ la moitié du film, j'ai eu l'impression qu'elle était manipulée et qu'elle jouait son propre rôle. Mais le scenario, tous les acteurs et la bande originale sont en fait excellents. Et je ne crois pas que le fillm fasse l'apologie de la prostitution. Quant à la critique sociale, je préfère la subtilité de ce film à la folie meurtrière et moralisatrice de Parasite.
Scénario absent, dialogues affligeants, à éviter même pour la plastique en plastique de "l'actrice". Il aurait mieux fallu investir dans des cours de théâtre plutôt que dans la chirurgie esthétique. Dommage pour Benoît Magimel ici dans un second rôle comme Clotilde Courau qui fait une petite apparition et trouve regrettable la chirurgie de Zahia Dehar à 22 ans, et oui c'est dans le film.
Sublime. Un film solaire, qui donne envie que l'été puisse continuer encore et encore. Un film fort et féministe, avec des acteurs formidables. Merci Rebecca Zlotowski de travailler à changer nos regards, sur les clichés, et sur l'image que l'on se fait, à tort, des gens parfois. Un film essentiel.
Le début peut agacer de par ses tics d'un certain cinéma d'auteur français mais le film, d'une belle mise en scène fluide, finit par séduire. Les jeunes acteurs ne sont pas tous convaincants mais leur maladresse même fait le charme de ce récit d'initiation.
Une très belle surprise. Zahia m'a surpris dans le bon sens. Et d'ailleurs elle a aussi écrit le scénario du film. J'ai beaucoup aimé Clothilde Coureau ainsi que Benoît Magimel.
Rebecca Zlotowski nous embarque ici dans un véritable "conte d'été" où le regard du spectateur ne cesse d'être bousculé par la complexité de son formidable personnage principal. Très beau film.
Une très belle surprise que j'ai découvert aujourd'hui, un film qui casse les clichés qui parle de femmes de vie, d'amitiés et encore. Simple beau efficace, trop cool