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Tumtumtree
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4,0
Publiée le 29 août 2019
Magnifique, ce film est magnifique. J'y allais pour la promesse que représentaient les interviews de Rebecca Zlotowski et Zahia Dehar lors du festival de Cannes, et l'audace de renverser l'image de cette dernière. J'en reviens avec le souvenir d'une mise en scène magistrale, accompagnée de superbes choix musicaux et de plusieurs dialogues admirables. Quelques minutes suffisent pour saisir que, bien au-delà de ses seules comédiennes, la cinéaste a pour projet de faire un grand film de cinéma aux plans et montage sophistiqués. En la matière, on est frappé par la fluidité des enchaînements, la variété des plans et leurs effets de cadrage. La musique participe de cette ambiance solaire et colorée. L'histoire, elle, est au fond très simple : une adolescente de 16 ans vivant à Cannes reçoit la visite d'une cousine de 22 ans pour l'été et s'avère fascinée par sa liberté de mœurs. Sofia aime séduire, si possible des gens riches, et elle l'exprime ouvertement. Les deux jeunes femmes rencontrent alors deux riches jetsetteurs vivant sur un yoat. Ce récit, au-delà de sa beauté formelle, est une réflexion sur les indécentes inégalités qui caractérisent le monde contemporain. Quantité de plans disent l'écart irrationnel entre les dominants richissimes et les sans-grade tenus de se taire, de s'excuser, de mater sans toucher. Sofia et sa cousine sont des go-between soumises à un jeu des apparences où l'on teste leur culture, leurs goûts, leur conversation. Mais l'autre passeur est assurément Philippe, joué par l'impérial Bruno Magimel. Ses échanges avec l'adolescente, qui semblent longtemps ambigus, illustrent très bien le rôle de tuteur que jouent certains adultes extérieurs pour une jeunesse en quête de repères. Tout cela est servi par des dialogues souvent très bien écrits. Ceux qui iront pour la plastique de Zahia Dehar ne seront sans doute pas déçus, tant Rebecca Zlotowski dévoile constamment le corps de sa comédienne. Un appât charnel qui mène vers des plaisirs plus intellectuels, poétiques et cinéphiliques...
Beaucoup de critiques élogieuses dans les journaux, c'était tentant. Je me disais soleil, mer, été pour prolonger les vacances... Oui il y a tout ça. Mais je me suis ennuyée pour moi : c'était long et lent. Critique sociale... Vraiment ? Et puis la fin... cette fin dont chacun fera l'analyse selon sa compréhension...... Mais je me suis trop ennuyée pour mettre plus que "moyen".
Alors quoi ? Resucée d'un film des années 60 ? Ou expression de la creuse vanité des filles faciles ?Langueur, voire mélancolie d'un été de vacances ? Le film est brouillon et ne sait pas où il va, à l'image de ses interprètes qui alternent plage, bateau, ville, commerce de luxe sans vraiment savoir où aller. Sans compter la répartition des rôles, ou aucun ni aucune ne surprend vraiment à part l'actrice pour incarner la fille facile. Sentiments très mitigés.
Film d'été qui aurait pu être sympa si bien joué. J'ai rarement vu une actrice aussi nulle que cette Zaya... Elle ne joue pas, elle récite comme une petite fille. Tout est misé sur son physique : joli corps mais visage boursouflé difficile à apprécier...
Un film qui nous plonge directement dans l'univers luxueux et ensoleillé de la jet-set venue se détendre sur la Riviera méditerranéenne. Durant le film, un rythme doux et léger à la dolce vita nous fait découvrir l'histoire des protagonistes au milieu du beau panorama de la Côte d'Azur. Un film plutôt distrayant mais sans grande surprise qui dévoile le talent de Mina Farid et qui représente Zahia Dehar en femme libre et décomplexée. Des belles images, une belle atmosphère et des personnages à la personnalité travaillée malgré le fait qu'il ne se passe pas grand choses au final. Rebecca Zlotowski nous laisse alors réfléchir sur l'émancipation féminine et sur le genre de femme que la société considère comme des "filles faciles".
Un très très joli film. Zahia dehar assume la chirurgie esthétique, le pathétique /touchant, Le plaisir , la liberté, la solitude et le reste. Ce qui rend mal à l'aise c'est que jusqu'à environ la moitié du film, j'ai eu l'impression qu'elle était manipulée et qu'elle jouait son propre rôle. Mais le scenario, tous les acteurs et la bande originale sont en fait excellents. Et je ne crois pas que le fillm fasse l'apologie de la prostitution. Quant à la critique sociale, je préfère la subtilité de ce film à la folie meurtrière et moralisatrice de Parasite.
Scénario absent, dialogues affligeants, à éviter même pour la plastique en plastique de "l'actrice". Il aurait mieux fallu investir dans des cours de théâtre plutôt que dans la chirurgie esthétique. Dommage pour Benoît Magimel ici dans un second rôle comme Clotilde Courau qui fait une petite apparition et trouve regrettable la chirurgie de Zahia Dehar à 22 ans, et oui c'est dans le film.
Sublime. Un film solaire, qui donne envie que l'été puisse continuer encore et encore. Un film fort et féministe, avec des acteurs formidables. Merci Rebecca Zlotowski de travailler à changer nos regards, sur les clichés, et sur l'image que l'on se fait, à tort, des gens parfois. Un film essentiel.
Le début peut agacer de par ses tics d'un certain cinéma d'auteur français mais le film, d'une belle mise en scène fluide, finit par séduire. Les jeunes acteurs ne sont pas tous convaincants mais leur maladresse même fait le charme de ce récit d'initiation.
Une très belle surprise. Zahia m'a surpris dans le bon sens. Et d'ailleurs elle a aussi écrit le scénario du film. J'ai beaucoup aimé Clothilde Coureau ainsi que Benoît Magimel.
Rebecca Zlotowski nous embarque ici dans un véritable "conte d'été" où le regard du spectateur ne cesse d'être bousculé par la complexité de son formidable personnage principal. Très beau film.
Une très belle surprise que j'ai découvert aujourd'hui, un film qui casse les clichés qui parle de femmes de vie, d'amitiés et encore. Simple beau efficace, trop cool
Superbe prolongement de l'été. Cette comédienne Mina Farid est géniale. Toute en spontanéité on la croirait sortie d'un des meilleurs Kechiche. L'histoire est bien plus maligne que ce que le pitch laisse penser. Un film sur la lutte des classes.
Rebecca Zlotowski qualifie Une fille facile de "conte amoral" et le défend en invoquant la liberté des corps et la sensualité. C'est à peu de choses près le même discours que tenait Roger Vadim, il y a 60 ans, et ce n'est sans doute pas un hasard si la trop célèbre Zahia évoque la BB de l'époque. Facile à réduire à ses courbes mais moins bête qu'il n'y parait, les machos devront en convenir. Zahia s'en sort d'ailleurs avec les honneurs, la réalisatrice ne lui ayant donné que peu de dialogues et lorsque le cas se présente, elle parvient même à se montrer convaincante en évoquant Marguerite Duras (sic). Mais bon, en vérité, Une fille facile manque terriblement de substance, passant d'une plage à un yacht puis à une villa luxueuse sans que l'on s'intéresse plus avant aux très superficielles péripéties du scénario. Le film se veut aussi une sorte de récit d'apprentissage pour la jeune adolescente cannoise, cousine du personnage interprété par Zahia, mais elle n'est guère valorisée et reste dans l'ombre de sa solaire et charnelle aînée. Avec un rôle pourtant secondaire, c'est finalement l'excellent Benoît Magimel qui s'en tire le plus à son avantage. Son air méditatif donne l'impression que lui aussi a des doutes sur les qualités d'Une fille facile. Peut-être espérait-on trop de Rebecca Zlotowski au vu de Grand Central, notamment ? Peut-être en définitive y a t-elle atteint ses limites mais cela reste encore à prouver.
Un film subtil sur le soleil, son abscence la nuit et sur la liberté. Vu en avant première à Lyon, j'ai trouvé les acteurs formidables, et pas seulement les consacrés Benoît Magimel, Clotilde Courau ou Loubna Abidar. Aussi les moins connus et notamment Lakdhar Dridi et Mina Farid qui incarnent une amitié si vraie. Tous portent des personnages qui s'éclairent les uns les autres et ont pour point commun de tourbillonner autour de l'énigmatique Zahia Dehar qui se déhanche sur la ligne qui délimite la fiction et la réalité. L'attention aux décors aussi, m'a marqué : ils sont là autant des personnages que les acteurs principaux et d'une façon générale, la réalisatrice, sur un scénario aux accents certes rohmériens mais qui tient en trois lignes, réussit à produire une belle densité de sens. Car en toile de fond, il y a du fond, et derrière la superficialité entendue que beaucoup s'empressent d'annoncer à la seule vue d'un prénom sulfureux, il y est question de la complexité non seulement des rapports de classes mais du rapport que l'on entretient soi à l'idée de classe sociale. Et à bien plus encore, à l'amour, à l'amitié, au destin. Bref un de ces films qui donne envie d'aller voir un peu plus ce qui se passe dans le cinéma d'auteur français.