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Paul B
91 abonnés
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2,0
Publiée le 3 août 2026
Un propos franchement scandaleux qui pousse les femmes à être le plus superficielles et vénales que possible. On ajoute à ça une histoire banale, une actrice principale sans aucun talent et une image déplorable aussi des hommes...
Une fille facile a l'avantage de ne pas durer longtemps, donc il ne vous embêtera pas pendant trop de temps.
Une fille facile commence comme une carte postale : la Côte d’Azur, la lumière, les plages, les yachts et cette impression que l’été pourrait durer éternellement Mais derrière cette douceur estivale se glisse rapidement quelque chose de plus trouble. Le film observe la fascination exercée par le luxe, la beauté et la liberté apparente. Tout semble léger, mais rien ne l’est vraiment. Le film repose largement sur Zahia Dehar, dont la présence surprend. Elle ne joue pas de manière classique. Elle avance lentement, parle doucement, semble parfois flotter au-dessus des scènes. Ce qui pourrait passer pour une faiblesse devient ici une singularité. Elle compose un personnage à la fois lucide, fragile, calculateur et désarmant. Sofia sait que sa beauté constitue une monnaie d’échange. Elle l’utilise, sans toujours savoir très clairement qui, dans cette affaire, profite réellement de qui. Le film ne la transforme ni en victime, ni en intrigante, ni en grande théoricienne du capitalisme balnéaire. Et c’est tant mieux : personne n’a envie d’écouter un cours d’économie politique en maillot de bain. À travers le regard de Naïma, jeune adolescente fascinée par sa cousine, le film montre la découverte d’un monde inaccessible. Les villas, les bateaux et les dîners sophistiqués deviennent les décors d’une initiation sociale. Le luxe attire, impressionne, puis révèle ses règles : les riches savent recevoir, séduire, parler d’art et rappeler discrètement aux invités qu’ils ne sont pas tout à fait chez eux. Le film est particulièrement juste lorsqu’il montre que l’argent ne supprime pas les rapports de domination. Il les rend seulement plus élégants. La grande qualité d’Une fille facile est de ne pas distribuer les bons et les mauvais points. Sofia est-elle libre ou dépendante ? Manipulatrice ou manipulée ? Naïve ou parfaitement consciente ? Le film refuse de choisir. Cette ambiguïté donne toute sa profondeur à une œuvre qui pourrait sembler superficielle. Sous le soleil, les corps et les robes légères, Rebecca Zlotowski filme surtout le désir de changer de monde. Une fille facile n’est pas un film d’action. Personne ne poursuit personne, sauf peut-être chacun derrière une meilleure version de sa propre vie. C’est un film d’atmosphère, de regards, de silences et de rapports sociaux. Une chronique estivale sensuelle, mélancolique et parfois drôle, dans laquelle la légèreté sert surtout à dissimuler la violence des différences de classe. Comme souvent sur la Côte d’Azur, tout brille énormément. Et tout n’est pas forcément en or.
Film médiocre, au rythme lent, où il ne se passe pas grand-chose. Je ne sais pas ce qu’on a essayé de me raconter, ni quel message on a essayé de me faire passer. Les acteurs pour la plupart jouent mal. La pseudo histoire entre la jeune fille de 16 ans et un homme adulte m’a mise mal à l’aise. La réalisatrice montre les seins de son actrice si souvent qu’on dirait une obsession malsaine. La jeune fille de 16 ans est supposée être fascinée par le milieu dans lequel gravite sa cousine, mais parait s’ennuyer dans toutes les scènes. Film d’1h30 ressenti 2h30. Je me suis ennuyée.
J ai eu bcp de plaisir à voir ce film,la sensualité de l atmosphère des soirs d ete,de la séduction de Sofia et du milliardaire qui chante et joue de la guitare...c est ma définition d une belle expérience sensorielle, même si ce n est pas un grand film ça rappelle, avc douceur, une certaine jeunesse, pas que je michtonnais,non lolbref,j ai bien aimé. J ai juste pas trop compris pourquoi ils ont l air de faire une gueule de 3 pieds de long en repartant de la villa de l intello friquée.
J'avoue que c'est le genre de film que je n'aurais probablement pas regardé sans mon insatiable curiosité de voir un film avec Zahia en tête d'affiche, elle qui est loin d'être actrice à la base. Je ne connais pas suffisamment le cinéma de Rebecca Zlotowski, n'ayant vu que Planetarium de sa filmographie, mais c'est assez suffisant pour constater que c'est un cinéma assez peu narratif, l'histoire ne se racontant pas avec des scènes explicites et des dialogues explicatifs, ce que je respecte, mais tend aussi à rendre mon visionnage confus. On sent tellement l'intention de communiquer les émotions par des scènes sans dialogue ou avec des échanges assez vagues que cela ne sonne plus comme naturelle. S'il y a quelques moments de réalisation qui sonnent juste (notamment lors des montages parallèles sur les relations Naima/Philippe et Sofia/Andres), il y a toutefois un côté confus qui n'aide vraiment pas à rentrer dans l'histoire ou s'attacher au personnage. Pas fan non plus de cette utilisation sporadique d'une voix off. Quand au jeu de Zahia, le point qui suscite sans doute le plus la curiosité des spectateurs, ce n'est pas un rôle de composition mais on sent que le personnage de Sofia a été écrit pour elle, car elle lui correspond plutôt bien. Alors sa manière de s'exprimer sonne parfois comme une étrangère qui parle français, ce qui peut perturber, mais ayant vu des interviews de Zahia, c'est sa façon naturelle de s'exprimer, donc cela ne m'a pas vraiment dérangé. Ce qui est étonnant, c'est que d'autres personnages s'expriment un peu de la même façon, ce qui rend le visionnage assez étrange. Benoît Magimel se montre assez convainquant de son côté, tout comme Clotilde Courau, qui malgré une apparition très courte, a peut-être la meilleure scène du film où elle montre douter du fait que Sofia connaisse Marguerite Duras, la jugeant à sa seule apparence, et ce, malgré le fait que Sofia viendra débunker son aprioris ! Une scène assez juste, dont je soupçonne que cela pourrait être basé sur une anecdote réelle de Zahia. Ah oui, et il faut parler de la fin, qui est une des raisons pour lesquelles j'ai du mal à apprécier ce genre de film, car c'est juste une fin vague et non conclusif qui ne donnent même pas l'impression de terminer une histoire. Même pour présenter le fait que c'est le début d'autre chose, je pense qu'il y avait vraiment moyen à faire mieux.
Plus sérieusement, je n’ai pas du tout aimé les personnages, que je n’ai pas trouvés attachants. L’histoire ne m’a pas vraiment intéressé non plus. Je peux comprendre que ça plaise à certains, mais ce n’est clairement pas pour moi.
Mon deuxième film de la réalisatrice après Grand Central, et je ne peux qu'applaudir la façon dont elle réussit à créer des ambiances. Ici tout est charme et légèreté, chaque action est éphémère et sans conséquence, soit l'opposé de tous les gestes minutieusement étudiés dans la centrale nucléaire de l'autre film.Je me suis laissée portée au gré de cet été plein de rencontres où les préjugés ne se confirment pas, c'est plaisant car le scénario évite les pièges caricaturaux.
Dans une réalisation scolaire où chaque plan est attendu, c’est le portrait de Sophia (Zahia), enseignant un certain art de la séduction à Neyma, sa cousine de 16 ans. Ce qui aurait pu devenir un manifeste d’une féminité émancipée reste malheureusement l’illustration d’une fétichisation des femmes devenues jouets jetables pour des hommes plus riches qu’elles. Rebecca Zlotowski aurait pu faire exploser ce yacht de pseudo-hédoniste, ou faire véritablement craquer Sophia ; choisir son camp face à la violence de classe à laquelle les deux femmes vont être confrontées. Ne pas la cautionner. Mais Sois belle et tais-toi ferait un bon mantra pour ce film qui ne dit finalement pas grand chose.
Quelques petites imperfections empêchent "Une fille facile" d'être un vrai bon film mais il est loin d'être le navet parfois décrit. Les personnages sont bien plus complexes qu'attendus et la réflexion pas niaise du tout
A Cannes, on plonge dans le milieu de la frime, du luxe de l'argent la nuit et le jour on est dans la vraie vie, du travail et de l'ennui. Ce film est le passage incessant de cette frontière et des malaises qui s'en accompagnent, d'autant plus pour des jeunes filles, impressionnées par des hommes de pouvoir. Intéressant de voir Zahia dans ce rôle. Super Benoît Magimel encore, je l'adore.
Un film qui m’a touché, les deux actrices sont touchantes et vraies . C’est presque poétique , philosophique. On ressent la chaleur de l’été et étant Cannoise j’ai apprécié retrouver lma ville dans ce film . C’est une agréable surprise je parlerais presque de petit bijoux . Beaucoup de sensibilité et une dure réalité sur la lutte des classes . Très étonnée par les critiques qui descendent ce film.
"La chose la plus importante à toute la vie est le choix d'un métier : le hasard en dispose." Cette citation de Pascal, dès le début du film, laisse perplexe. On se dit qu'on va avoir affaire à un film de haut niveau intellectuel. Assez vite on s'aperçoit qu'on a du mal à comprendre ce que disent certains personnages, entre une diction inspirée de la banlieue et un Portugais qui se débrouille bien en français mais avec un fort accent. Au fil des scènes je me suis demandé ce que Benoît Magimel était venu faire dans ce projet. Peut-être prendre du bon temps sur un yacht en été. En tout cas son talent est mal exploité. Même remarque sur Clotilde Courau qui semble jouer sa scène en improvisation, sans grande conviction. Quant à Zahia Dehar, sa plastique et son attitude peut faire penser à Brigitte Bardot, non pas à Saint-Tropez, mais ici à Cannes. Il y a peu de chance qu'elle laisse un souvenir aussi impérissable que son aînée. La ville de la croisette semble étrangement moche, comme si la réalisatrice avait voulu nous montrer ses mauvais côtés. Au final, on se demande ce qu'elle voulait nous dire avec son film. À voir à moins d'avoir mieux à faire.