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John Henry
127 abonnés
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3,5
Publiée le 12 février 2020
Si Rebecca Zlotowski semble parfois se demander quoi faire, quoi dire et surtout où aller avec une actrice aussi subtile qu'envoutante qu'est Zahia Dehar, le film est comme une amourette de vacances, lumineuse, exotique, aventurière et elle finit par spoiler: les inévitables larmes . Le film très référencé est également un questionnement subtil, incarné par Zahia, sur ce que ca peut vouloir dire être féminine, féministe et assumer ses désir et le plaisir. Rafraichissant comme une pluie d'été
Un film vide où la femme est vu comme un jouet, une prostituée entraînant avec elle sa cousine. Un film mettant en avant les différences urbaines et "rurales" : une fille portée sur l'apparence, le contrôle, le côté hautain et une autre fille perdue, franche et naturelle. Bref, un film pleins de mauvais clichés et décevant !
Film qui se révèle être intéressant et plutôt de bonne facture. La mise en scène est assez classique mais c'est joliment tourné avec de belles images et de belles couleurs. Cela manque parfois de rythme même si c'est sciemment fait. Le casting se révèle être intéressant, mention pour les deux actrices principales qui sont bien différentes mais complémentaires.
Égale à elle-même, Rebecca Zlotowski se perd une fois de plus dans les méandres de sa posture bourgeoise obligée de vivre une vie de pauvre par procuration histoire de se prouver qu'elle est autre chose qu'une nanti du système. Jetant cette fois-ci son dévolu sur une Zahia Dehar méconnaissable (qu'on retrouve d'urgence la bouteille d'hélium qui l'a agressé sauvagement!), "une fille facile" confond bien facilement les vues de la réalisatrice avec celles de son objet filmique, profitant de l'occasion pour dresser un portrait pseudo psychanalytique visant à justifier le parcours de l'ex tapineuse devenue entre temps figure de prou d'un néo féminisme pile en phase avec un ultra libéralisme mortifère censé triompher de tous les patriarcats propres à enfermer les jeunes filles dans des "tissus au rabais". En cela, l'exposition du corps de la botoxée renvoie paradoxalement à ce même miroir aux alouettes que l'on tend de plus en plus violemment à toutes les pauvrettes du monde, telles les icônes cinématographiques d'antan (le parallèle établi dès le premier plan entre la pro et la BB de Vadim est pour le moins éloquent) qui non contentes d'avoir elles aussi leurré l'ex blédarde sur fond de strass et de paillettes, n'ont finalement concouru qu'à l'émergence d'une idéologie de plus en plus agressive pour peu que certaines refusent encore de se libérer comme il se doit (la liberté réduite au désir et le désir à la consommation, que seuls les plus fortunés peuvent s'offrir). Inutile de dire à quel point la déconfiture risque d'être plus dure encore pour les apprenties michetonnes (à fortiori quand on voit se qu'est devenue la Bardot à la fois en tant que femme et surtout politiquement) du type Dehar qui, au train où vont les choses (et à en juger par cette apogée de carrière grotesque que constitue ce film), a bien plus de chance de finir suicidée de désespoir qu'en vieille rabougrie et raciste fût-elle dans une villa à St Tropez...
Une jeune femme libre retrouve sa cousine sur la cote d'azur pour les vacances. Le film est d'une vacuité sans nom. On sent l'attirance pour le luxe, les sacs, les montres, les yachts; les riches etc... Le propos est inexistant, la pauvre Sofia cite Duras en se comportant comme une analphabète culturelle. A éviter.
Une ado passe l'été a Cannes avec sa cousine provocante a souhait .Elles vont faire la connaissance de deux play boy sur leur yacht ou elles vont mener la belle vie pendant quelques jours . La réalisatrice en fait une chronique estivale fondée sur le sexe ,l'argent facile et les rapports de classe . Néanmoins l'ensemble reste assez ennuyeux un peu comme ces nantis dans leur univers doré mais vide de valeurs
grosse déception ! mais c'est quoi ce film ? Zahia dehar très mauvaise actrice (bon on s endoutait deja) mais delà a en faire un premier rôle. le film est lent et sans grand intérêt, on dirait un copié collé d un film de bardot (quand même un peu meilleure que Zahia niveau acting) sans intérêt
10 571 abonnés
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2,5
Publiée le 24 janvier 2020
"Une fille facile" semble faire écho à la vie de son actrice principale, mais n'est pour autant pas un film sur la vie de Zahia Dehar. Comme celle qui l'incarne, Sofia se sert de son physique pour obtenir ce qu'elle veut. Son corps est son outil de travail. Sofia est très discrète et l'on ne sait pas grand-chose sur elle, donc on ne va pas sauter sur certaines conclusions surtout que le film ne couvre qu'une courte période, mais on remarque qu'elle a l'habitude de faire ça. Une aisance qui va surprendre sa cousine Naïma qui va rester dans son ombre, mais profiter de toutes les opportunités qui s'ouvrent à elle grâce à Sofia. Pour Naïma, ça va être un été fait de découvertes qui va lui permettre d'apprendre à mieux se connaître. Après les quelques bonnes critiques que ce film a reçues, j'étais curieux de le voir seulement, je l'ai trouvé assez plat. L'histoire est superficielle et c'est bien dommage. Il n’y a que le personnage de Naïma qui a un peu de profondeur. Sofia a beaucoup plus à offrir comme le montre cette scène avec Clotilde Courau quand elle fait preuve de répondant, mais la réalisatrice ne s'attarde que sur son physique. C'est peut-être voulu, car finalement Sofia ne se sert que de son physique, mais cela aurait été intéressant de voir autre chose. Cela vaut aussi pour les deux amis. Si Sofia est une fille facile, que peut-on dire d'Andres alors... L'une veut de l'argent et l'autre ne recherche qu'une beauté physique. Si le film avait été aussi fin psychologiquement qu'il est sensuel, je pense que cela aurait fait un meilleur film. En tant que tel, ce n'est pas inintéressant, mais il manque vraiment quelque chose. Au final, c'est un film qui se laisse regarder sans déplaisir, mais sans plus.
Je trouve qu’il y a une contradiction entre la volonté de faire un film épuré à la Rohmer et la ténacité à raconter une histoire et des personnages, à mi chemin entre Le rayon vert et L’année des méduses, clairement ça se la raconte et on n’échappe pas aux notes d’intention, ce qui fait qu’on ne prend jamais vraiment la vague, ça en devient même limite caricatural par moment. Zlotowski revendique un cinéma de sensation et d’aventure, par la bouche de Zahia, mais est rattrapée par son propre pragmatisme, et c’est dommage car j’étais prêt à suivre Naïma dans cette parenthèse d’été, et le fait qu’il n’y ait pas tout à fait d’idylle avec le perso de Magimel avait tout pour enchanter, sauf que ça manque le coche en terme d’émotion et surtout de sincérité, j’en sors sans aucun petit chamboulement.
Ce film s'est révélé être une bonne surprise. Au départ, je mis suis intéressée pour Benoît Magimel qui, une nouvelle fois, ne m'a pas déçue. Mais au final, je dois reconnaître que le jeu des acteurs "sonne juste". Film sans fausse note, bien réalisé, de belles vues,... Zahia sensuelle, sans vulgarité et... C'est une femme qui l'écrit !
Je suis allée le voir par curiosité, comme beaucoup j'imagine. Zahia au cinéma ? Allons y. Sa diction un peu passée dans les interviews m'interpelait. Ce film fut une agréable surprise. J'ai aimé le côté film d'initiation avec la cousine fascinée par la beauté de Zahia, par sa séduction non dissimulée. J'ai aimé l'esthétique du film qui, tout le long, impressionne. J'ai aimé le meilleur ami qui voulait faire du théâtre, il apporte au film une touche d'humeur et d'humanité bienvenue. Le scénario n'est pas des plus surprenants mais le film, par sa grande beauté et par des dimensions qu'il effleure (parallèle riches blancs, pauvres descendants d'immigrés maghrébins questionnant notre société : quel autre lien créer entre ces deux mondes que celui qu'entretient Zahia avec l'homme au yacht ?, la fascination qu'a la jeune cousine pour tout cet argent transformé en repas onéreux, objets et sorties coûteuses) , parvient à toucher et faire réfléchir.
Un film plutôt moyen alors que l'idée de départ est plutôt chouette. Malheureusement, Zahia joue tellement mal qu'on finit par ne faire que lever les yeux au ciel tant elle récite. C'est dommage car c'était une bonne idée de la faire jouer et de vouloir montrer une image de la femme, ou du moins certaines femmes. Mais ça en devient factice et on a du mal à la suivre. En revanche, les autres acteurs sont très bons. Tout y était pour que ça fonctionne : le sud, l'été, les vacances, les cousines qui se retrouvent et rencontrent des beaux gosses pour passer avec eux des moments plutôt enflammés… Donc un film pour filles et ado. Certes, grâce à cela j'ai passé un bon moment et je me suis évadée sur la Riviera. Cependant, le film manque de profondeur et de finesse psychologique pour aider à comprendre et cerner les personnages, leur choix, leurs attitudes… Il aurait fallu une bonne demi-heure de plus pour que ce soit plus abouti
Etant une inconditionnelle du travail de Rebecca Zlotowski je ne pouvais louper ce film. Film intéressant avec une belle réalisation mais pas le plus convaincant.
Entre souvenirs de vacances sous le soleil et découverte d'une jeunesse torride, Une Fille Facile se place comme un film français d'été où Zahia est bien trop mise en avant pour son corps plutôt que pour son jeu d'actrice.