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Anne Valérie M.
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0,5
Publiée le 16 septembre 2019
Voilà un film d'une nullité exemplaire! Un navet déplorable qui mélange une immense vacuité, un très mauvais plagiat du "Mépris" de Godard, des actrices qui jouent très mal, tout est artificiel et sans aucun intérêt. Je déconseille vivement ce film. sI LE PARI était de filmer le vide de la richesse c'est gagné, mais ce n'est même pas cela! C'est LE VIDE tout court, l'absence de toute profondeur, même la revendication du libertinage est sans envergure aucune. Qu'on finance ce genre de navet est choquant!
Quelle déception ! Une histoire banale mais qui aurait tellement pu être mieux mise en scène et interprétée. Rebecca Zlotowski nous offre une mauvaise imitation de Brigitte Bardot tout au long du film par Zahia, qui pourtant a un sacré potentiel de comédienne. Le film est rattrapé par la jolie présence de Mina Farid... A regarder en SVOD un dimanche de février, si vous n'avez rien d'autre à faire.
Dès la première séquence, le ton est donné. Zahia Dehar - la "fille facile" - promène telle une ondine son corps quasi nu dans les flots d'un bleu intense d'une anse de la Côte d'Azur. Elle le fait avec une aisance confondante, offrant au spectateur-voyeur une anatomie toute en courbes et en souplesse. Le dernier film de Rebecca Zlotowski sera ainsi placé sous le signe d'une extrême sensualité qui interdit toute référence à la morale traditionnelle. Deux cousines vivent dans une étroite complicité, la plus jeune (Mina Faid), qui vient de fêter ses seize ans, vivant dans la fascination de son aînée qui ne se refuse rien pour mener "la grande vie". Alors, lorsqu'accoste dans la baie de Cannes un splendide yacht avec à son bord deux hommes richissimes qui ne demandent qu'à profiter d'une compagnie féminine, le désir va s'exacerber et Sofia, la "fille facile", va s'en donner à cœur - et surtout à corps - joie, tandis que Naïma, sa cousine, va délaisser son petit ami pour vivre, elle aussi, la grande vie, mais dans le seul fantasme érotique, fascinée qu'elle est par un des deux mâles, interprété par Benoît Magimel. Il ne se passe pas grand-chose dans ce film et pourtant que de non-dits et surtout quelle intelligence cinématographique ! Les références pleuvent, à commencer par celle au film d'Eric Rohmer, "La collectionneuse", dont se réclame la réalisatrice. A la différence près que le film de Rohmer s'inscrivait dans la série des "Contes moraux", alors que le film de Rebecca Zlotowski se présente ouvertement comme un "conte amoral". Deux autres références se lisent sans la moindre difficulté, correspondant toutes deux à des films solaires, des films méditerranéens, à la sensualité exubérante : "Et Dieu créa la femme", le film-culte de Roger Vadim, et plus encore "Le mépris" de Jean-Luc Godard. Parfois les références sont si appuyées et même littérales qu'elles en deviennent un peu lourdes. Un point commun unissait ces deux films : la présence fracassante d'une Brigitte Bardot au paroxysme de sa beauté et de sa sensualité. Or, Zahia Dehar reproduit de manière fort étonnante - et, semble-t-il, sans se forcer - le phrasé atone et profondément incitatif de la BB des plus belles années. En outre, elle se donne à voir dans sa nudité - ou, plus encore, dans sa semi-nudité - avec la même liberté, la même insolence, la même désinvolture. Quant à l'image, elle ne cesse de renvoyer à celles de ces films solaires où tout est fait pour satisfaire l’œil du spectateur : des cadrages impeccables et savants, une lumière ruisselant sur les corps en désir, des couleurs qui reproduisent à la perfection la dimension solaire de la Côte d'Azur en plein été et ses connotations torrides. On pourra certes épiloguer sur la dimension politique du film : deux femmes issues d'une classe populaire et qui profitent sans vergogne des plaisirs et des richesses que peut lui procurer la classe dominante. Mais il semble que là ne soit pas vraiment l'essentiel ou du moins si c'est là que réside l'essentiel, il demeure tapi en arrière-plan. Une chose est certaine : ce film est vénéneux, mais il est bon parfois de goûter à la saveur des poisons...
Ce film m'a touché par sa délicatesse et la liberté absolue de Zahia , fille aux apparences légères mais qui dégage une certaine profondeur et une sensibilité marquante et sincère. En regardant ce film , je pensais à " Brigitte Bardot ou à Bernadette Lafont , deux femmes qui ont su, dans leur temps, imposer sensualité et liberté.
J'avais beaucoup de préjugés sur ce film et finalement j'ai adoré je trouve zahia assez bien dans ce rôle celle qui joue sa cousine est excellente l'histoire et bien racontée je valide !
Pas mal ! Les images sont belles, l’histoire est intéressante et les acteurs sont plutôt bons. Mais les dialogues sont parfois un peu simples et les situations caricaturales. Un film pseudo-intello qui se laisse voir.
Un film intriguant, charnel, parfois un peu vulgaire, porté de bonnes interprétations et la prestation étonnante de Zahia Dehar. Une critique plus détaillée et d'autres sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
Je n'ai pas trop aimé ce film, en espérant que Zahia ne soit pas comme ça dans la vraie vie. Mais il me semble que ça soit bien parti, hélas, pour celà...
Sans Mina Farid et Benoit Magimel, le film aurait vraiment été une nullité complète. La première joue bien son rôle et elle est sincèrement touchante. B Magimel n'a pas de chance, il joue un personnage mutique et secret, mais il est tout à fait juste dans son jeu. Quant à Zahia Dehar... quelle jeu calamiteux, son ton est plaqué, c'est vrai qu'elle joue le rôle de la parfaite potiche botoxée, siliconée, le personnage est triste et sonne faux. En ressortant du film, la question à 100€ : quel est le message du film ??? En tout cas, une colère d'avoir perdu du temps à voir un tel navet
Selon moi la comédienne Mina Farid ne démérite pas et n'est pas suffisamment mis en avant lors des promotions média. Pour ce qui est de Zahia , ce n'est pas un rôle de composition, cela lui est st donc facile de jouer de manière naturelle. Ce monde de la Jersey dépeint , ne fait pas rêver. Film pas désagréable mais pas transcendant non plus.
Très beau film, sensible et intéressant, sur les rapports de classe comme sur l'adolescence. Rebecca Zlotowski montre beaucoup de qualités cinématographiques et le film a des moments de grâce. Un bon moment de cinéma.
film archi nul aucune intrigue aucune émotions... l'impression que nous sommes encore en répétition avec les acteurs . scénario à la hauteur de plus belle la vie et encore cest méchant pour eux . zahia ne sait absolument pas jouer, dommage
Un temps éveillé et interpellé par la volonté de la cinéaste d'assumer toutes ses références, le film finit par assoupir et se perdre dans une monotonie empreinte de vacuité. Il n'est plus alors maître de sa volonté et est victime de ses références à Godard (Le Mépris), Vadim et quelques films d'été d'Eric Rohmer. La qualité n'est pas digne de ces oeuvres importantes. Pourtant, les personnages sont assez finement écrits (Philippe, un gars dont le vide de son existence en fait une figure attachante et bien sûr le personnage féminin principal. Zahia ressemble à un androïde copié sur Brigitte Bardot : visage, coupe de cheveux, démarche, timbre de la voix. Quand à sa cousine, elle a la voix de Hafsia Herzi. Les cadres picturaux sont beaux et solaires. Malgré toutes ses qualités, Une fille facile déçoit ; le récit tourne en rond et n'est que redondance même si les concepts de l'ennui, de la vacuité de l'existence, de la solitude et des artifices de la vie sont posés. Nous sommes loin de son meilleur film : Grand central.
Un film subtil, féministe et jubilatoire. Je découvre Rebecca Zlotowski et j'ai été impressionné par la finesse et la justesse avec laquelle elle fait passer ses idées. Ça fait du bien de voir ce genre de film qui devient un peu trop rare. Je le conseille fortement