Une fille facile
Note moyenne
2,3
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199 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 septembre 2019
C'est long, c'est bling bling, c'est ennuyeux ça en devient pornographique et pas pour les actes filmés...à fuir!
Laurette S
Laurette S

33 abonnés 156 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2019
J'ai beaucoup aimé ce film. Il honore un genre cinématographique que j'apprécie tout particulièrement. La cinéaste filme des lieux et des personnes avec une grande perspicacité, une belle empathie et sans manichéisme. Rien n'est gratuit, tout fait sens et nous sommes ainsi délicatement invités à dépasser nos préjugés, nos idées toutes faites, les caricatures bien pensantes ou le politiquement correct.
Si Sophia, la fille dite facile, appartenait au "grand monde", elle serait une femme fatale. Mais elle appartient â "un petit milieu", fasciné par le luxe. Or pour en jouir, elle n'a que son corps magnifique à offrir comme monnaie d'échange. Alors elle le fait, sans scrupules, avec un immoralisme assumé. Car ce n'est pas une ravissante idiote, malgré ses allures de bimbo, ni une dépravée cynique. La dépravation serait plutôt du côté du milliardaire (seul personnage sans intérêt au fond) qui l'utilise comme un simple objet de plaisir. Elle est sans illusion sur l'amour, elle revendique une totale liberté sur le mode de l'epicurisme et même du stoïcisme :rien ne doit être attendu, il faut vouloir et provoquer les choses. Elle a même lu Duras, eh oui, n'en déplaise aux bobos arrogants particulièrement bien joués par Clothilde Couteau. Peu importe que Sophia soit interprétée par la sulfureuse Zahia. On ne doit pas s'y attarder et la cinéaste s'y emploie à merveille.D'ailleurs à côté du personnage principal, deux autres personnages viennent contrebalancer cette petite musique triste de la désespérance et du mépris social. La jeune cousine de Sophia qui va vivre auprès d'elle un été instructif et l'autre homme du yacht (magistral Benoît Magimel), celui dont les valeurs morales résistent et ne subissent pas la contamination du milieu où il est amené à vivre pour son travail. La rencontre entre ces deux là fait au contraire retentir la musique discrète et joyeuse du respect et de l'espoir. Un film féministe et humaniste.
Patatarte
Patatarte

2 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2019
Jamais une actrice novice ou actrice tout court ne m a donné tant d émotions dans un jeu si cupide et si profond. Zahia mène le film. Quel casting et subtilité des rapports de force entre ces hommes qu on qualifierait de simplement humains .
Francoise H.
Francoise H.

28 abonnés 80 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 septembre 2019
Pour moi NUL DE NUL DE NUL... actrices NULLES, scénario inexistant.... je n'ai jamais vu une telle nullité... j'ai du mal à comprendre les critiques favorables mais chaque opinion est respectable. Je me demande ce que fait Magimel là-dedans... je suis restée jusqu'à la fin en espérant me tromper... que de temps perdu.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 1 septembre 2019
Une étoile pour la performance de Benoît Magimel. Je pensais que ce film serait plus féministe, qu'il allait dresser le portrait d'une fille légère mais profonde, contre le cliché sexiste de la femme qui, si elle prends beaucoup de plaisir, est forcément superficielle .. Au contraire, on nage dans le cliché, elle peut se faire insulter elle s'en fout et sa liberté se résume à se balader seins nus les 3/4 du temps et faire l'amour... Bien dommage car il y avait matière à faire une belle chose. Zahia ne redore donc pas son blason aux yeux des gens (même si à titre personnel je ne l'ai jamais jugé pour sa rumeur, elle va juste renforcer ce que les gens pensent d'elle déjà..) en plus de prouver au monde entier qu'elle n'est pas faite pour être actrice (pas de charisme, ni d'émotion, le texte semble tout juste dit). On voit son corps dénudé en large et en travers, ça s'arrête là, là où d'autres personnages sont ouvertement philosophes (mais ça reste beaucoup du "si c'est vrai est-ce que ça veut dire que c'est pas faux ?", malgré quelques belles petites réflexions parfois, faut l'admettre). Du coup, l'équilibre entre les personnages est très mal fait et cantonne la fille facile au rang de cagole écervelée, ce qui est bien dommage . Les scènes de sexes ne sont pas si excitantes, filmées sans finesse (bon OK on reste pas de marbre face à ce corps là, mais l'enrobage artistique de la mise en scène est minime, dans ces scènes là car sinon il y a des beaux plans !) . Le moment le plus canon c'est encore quand la tunique de Clotilde Coureau laisse entrevoir 30 secondes la moitié de son sein. Là y a de la grâce, de la sensualité. Clotilde Coureau qui elle aussi tient un rôle intéressant et le tient très bien ! Hormis Zahia les autres acteurs sont certes en dessous de Magimel et Coureau mais font le job, car le film m'a énervé mais pas tant ennuyé...! Bref, en cette rentrée il y a mieux à voir au ciné même si ça me semblait alléchant ce film
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 septembre 2019
Sans hésiter un instant à sombrer dans les clichés, j'avoue que l'image que j'avais de Zahia Dehar était celle d'une call girl écervelée et manquant cruellement de discernement (coucher avec Ribéry, franchement !).

Le film de Rebecca Zlotowski a cela d'intéressant qu'il décale totalement son propos initial : il ne s'agit pas de disserter sur l'image de Zahia, mais de dresser le portrait de deux jeunes filles, absolument dissemblables au premier regard, mais au final pas si différentes, le personnage de Naïma prenant finalement l'ascendant sur celui de sa médiatique comparse.

Le film, pas très original dans sa forme il faut bien le dire, permet au passage de dresser le délicat portrait d'un Sud délétère et rêvé à la fois, et dessine les contours d'une émancipation féminine 2.0 : et si finalement Zahia était le porte-étendard d'une féminité décomplexée ?

Une fille facile, mais un film qui ne l'est pas !
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 septembre 2019
Adolescentes, donc provocantes. Adolescentes, donc vulnérables. Elle a seize ans, sa cousine Sofia, vingt-deux. Cette dernière parle comme Brigitte Bardot. Elle s’exprime avec ce même timbre lancinant que dans « Le mépris » de J-L Godard. Elle sait qu’elle peut faire tourner la tête des hommes. Elle ne s’en prive pas d'ailleurs. Naïma l’accompagne, l’admire, mais ne l’idéalise pas. Elle reste droite. Sofia donne les détails de comment s'y prendre à Naïma. « C’est pas une histoire de principe(s), c’est une histoire de valeur(s). Et toi t’en as beaucoup de valeur Naïma », lui dira Philippe, dont elle pourrait être secrètement amoureuse. « Tu le sais. Tu es une enfant » lui a-t-il dit plus avant alors qu'elle aurait pu succomber à son charme. Par ces deux phrases décisives, Philippe oriente le destin de cette jeune fille, qui, par chance n’a pas fait une «mauvaise rencontre». Point de pères dans cette histoire, juste des mères, dont l'une n'est plus. Sofia est orpheline de sa mère, alors elle se tourne vers les hommes... Comment devient-on une femme ? Trois adolescent.e.s interrogent la féminité sous des angles singuliers. Un film, qui soulève divers enjeux et notamment celui très actuel du michetonnage, sorte de déclinaison prostitutionnelle...
tonton29
tonton29

29 abonnés 294 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 septembre 2019
Il faut prendre ce film comme une bulle sucrée estivale. C'est plaisant à voir mais sans plus. Scénario minimaliste (avec incohérences) présentant les vacances d'une ado de 16 ans qui ouvre les yeux sur un monde qu'elle ne connait pas, celui du luxe facile (et pourtant elle le voit tous les jours puisque vivant à Cannes avec sa mère travaillant dans un hôte haut de gamme, ce n'est pas une jeunesse désoeuvrée qui est présentée car les jeunes de 16 ans fument, boivent de l'alcool et vont en boite de nuit ! ) en fréquentant sa cousine de 22 ans qui semble libre et profiter de la vie pleinement de manière insouciante en se laissant séduire par les hommes riches. Mina Farid est merveilleuse de naturelle, de fraicheur, spontanéité, candeur et de vraie insouciance, sobre, une fille de son époque un peu perdue par ce qu'elle vit cet été-là mais qui privilégie l'amitié de son pote (un peu trop caricatural sur le côté homo mais excellent sur le côté réaliste et parcours de vie) Les 2 forment un beau duo (si ça se "trahit" par omission ou par "non choix", ça se pardonne très vite car ils sont jeunes et pas encore adultes) Benoit Magimel est le pendant masculin, profitant de la vie de luxe grace à son travail pour son riche employeur (un peu quelconque) On esquisse un passage sur l'insouciante impudeur des riches sous le regard des employés pauvres et dégoûtés du spectacle. Mais si le sujet est intéressant (confrontation sociale des classes défavorisées avec le luxe qui leur permet de vivre grace aux emplois générés) il est mal traitée (la scène ou Mina se fait rabrouer par l'employé du bateau n'est pas traité à fond, il n'y a pas le point de vue de Mina ensuite) Pas très bien filmé monté. On sent une volonté de vouloir dire quelque chose mais la réalisatrice ne trouve pas le discours porteur pour nous embarquer. Alors on met Zahia à nue pour attirer le regard et espérer qu'on ne verra pas les faiblesses du film. Et même si c'est quasi autobiographique, Zahia n'est pas actrice et ça se sent dès le début. Elle a un physique agréable de loin, car de près presque tout est en plastique (au moins parler de beauté plastique à son sujet n'est pas un euphémisme) et on se fait soi la remarque de Clothilde Coureau qui trouve dommage qu'elle se soit enlaidie avec des coups de bistouris alors qu'elle porte la fraicheur de ses 22ans (on appelle ça le manque de confiance en soi quand on doit tricher. Se maquiller et porter de la belle lingerie est une mise en valeur de ses atouts naturels. Si c'est de la chirurgie esthétique, c'est pour améliorer ce qui est déjà bien.Quand on passe à la chirurgie déformante, c'est dommage) On pourrait juste paraphraser la remarque d'Alfred Hitchcock à propos de Kim Novak "Elle a un très joli profil mais malheureusement elle est souvent assise dessus". Et pour pimenter un peu le manque d'intérêt, en plus de la mettre inutilement nue dans plusieurs scènes (bon je ne vais pas non plus me plaindre d'avoir pu mater son très joli fessier), on effleure seulement le thème de la sexualité (comme Zahia effleure son slip de bain de manière sensuelle pour montrer aux 2 pauvres gars qu'ils ont juste droit de voir mais pas de toucher et encore moins de consommer, pour faire croire que c'est elle qui décide et contrôle alors que c'est juste le côté argent qui lui fait écarter les jambes) Quitte à vouloir jouer le côté provocation et fille libre de ses choix, de son corps, de sa sexualité, pourquoi ne pas avoir jouer la 2e scène de sexe (inutile car la 1ère est largement suffisante pour faire comprendre à ceux qui n'avaient pas saisi. La 1ere scène est sensuelle et permet à Naïma de "découvrir" la méthode de sa cousine pour accéder à ses désirs luxueux) de manière complètement nue, frontale et sans censure ? Elle avoue elle-même ne pas croire ou chercher l'amour, alors pourquoi pas une vraie scène de sexe pour le prouver, elle se vend à un homme qui dit lui-même ne pas vouloir l'épouser donc autant vivre la relation de manière franchement sexuelle ! Par contre il n'y a pas de prosélytisme pour ce mode de vie, Zahia présente sa vie à sa cousine sans la pousser à la suivre autre que de profiter du luxe sans faire la démarche physique. Peut-être le fait que c'est un film de femmes qui parle des femmes. Peut-être une volonté de ne pas faire dans le voyeurisme, le glauque ou le vulgaire . . . Mais malheureusement pas atteint car pourquoi alors avoir mis Zahia nue ??!! Elle se ballade régulièrement nue devant sa cousine, pourquoi à aucun moment Zahia-Sofia en vraie femme ne dit à Mina-Naïma qu'elle est belle ? Pourquoi pas une scène (autre que le cour sur l'oeil de chat) pour la rendre plus femme avec maquillage et lingerie ? Si la réalisatrice avait mis à un moment Mina nue, elle aurait éclipsé Zahia par sa beauté naturelle !! La réalisatrice avait-elle peur de mettre nue une fille de 16 ans (dans le film) et de se confronter à des critiques ? Mais on peut accepter la nudité de Zahia pour présenter son insouciance enfantine et en même temps provocatrice pour atteindre son but. Le film n'est pas abouti, c'est juste de l'observation d'une réalité (à travers les yeux de Naïma) des classes défavorisées qui essayent de s'en extraire mais sans travailler. Un film facile, à voir sans s'attendre à une critique sociale pointue mais ce n'est pas juste un film de vacances le cul sur la plage loin des réalités
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 septembre 2019
Ce film ne raconte rien et il raconte l'essentiel : la trahison originelle, la lâcheté des hommes, le pouvoir de la jeunesse et celui de la richesse... Il est à l'image de ce soleil de la côte d'azur tantôt doux, tantôt brulant.
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 septembre 2019
On se demande quel est le Weinstein français qui terrorise les critiques à ce point.
Ce film est le Padirac du cinéma français.
Le magnifique morceau de guitare qui accompagne le générique apporte un contraste total à l "œuvre "
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 septembre 2019
Une fille facile aura fait le buzz à cause ou plutôt grâce à la présence de Zahia qui joue un rôle quasi autobiographique or son interprétation tout comme le film de Zlotowski méritent mieux que la polémique. Une fille facile est un film charmant aux accents Rohmeriens dans lequel Zahia, avec un phrasé et une intonation à la Bardot, incarne parfaitement un personnage empreint d'une certaine fragilité. La mélancolie pointe ici derrière la superficialité et les mondanités. Le film de Zlotowski est également un très beau portrait d'adolescente qui réfute tout jugement moral pour mieux mettre en scène un moment fugace, le passage des vacances et la découverte du désir. Un film charmant et solaire qui, s'il aurait mérité des dialogues peut-être plus travaillé et une approche un peu moins stéréotypée de ces personnages, mérite d'être vu.
Kimanee
Kimanee

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 septembre 2019
Superbe. Ce film solaire est un beau récit d'apprentissage dans lequel on passe un bon moment avec des acteurs crédibles. De la douceur et de la langueur de fin de l'été, de la délicatesse, du sexe... Et une remise en question de ses propres préjugés.
Puss D
Puss D

18 abonnés 46 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 août 2019
La realisatrice du film s'est inspirée largement du film Mektoub de Kechich et cela dérange un peu car le sujet c'est du déjà vu..néanmoins j'ai trouvé le jeu de l'actrice Mina Farid très naturel et prometteur celui de Zahia bcp moins ..cette dernière manque bcp de naturel et tout est surfait chez elle..la comparer à BB ds le mépris est juste grotesque , Zahia n'a pas ce talent là et certainement pas le charme de BB..
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 septembre 2019
Excellent film qui révèle l'étoile Zahia qui y est transcendante.
Mina Farid joue très bien, elle aussi joue à merveille son rôle.
Zlotowski signe une réalisation vraiment originale, un très beau travail sur les images, les dialogues, la philosophie, la lumière, une touche féminine sur les rêves érotiques féminins. Un chef d'œuvre du 8 eme art qui passe vite comme un songe
J'aurai aimé un film plus osé plus corrosif, plus provocateur sans tomber dans le cliché mais
Un film voir et revoir.
Léo M.
Léo M.

21 abonnés 93 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2019
Sea sex and sun et bien plus encore...

Zahia et son troublant sex appeal, sa souffrance voilée derrière une voix de velours, un Benoit Magimel qui a rarement été aussi touchant et aussi juste, tout en mesure et douceur.

Zlotowski Rebecca, cinéaste surdouée subtile et provocatrice, au nom étrange qui évoque la Russie et la judéité, s'attaque, le temps d'un été chaud, à Nice, en compagnie de deux jeunes filles, et avec pour thème leur rencontre avec des hommes plus tout jeunes, à son thème favori : l'amour.

Dans Grand central,il côtoyait le nucléaire, dans Planétarium, la médiumnité ici, c'est le conflit social entre milieux. Un seul, mot : chapeau bas, l'artiste! On en redemande
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