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rue_mozart
1 critique
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1,5
Publiée le 29 septembre 2023
Pas du tout convaincue par le film . J’ai réussi à aller jusqu’à la fin en accélérant régulièrement . Dialogues insipides et d’une lenteur insupportable. Zahia ( que je ne connaissais pas au préalable ) ne m’a pas du tout interpelée par son jeu . Elle déambule dans le film en exposant sa plastique de façon lascive et jouant son texte façon BB .. petite lueur sympathique la présence de Benoit Maginel ( toujours au top ) et de Clothilde Coureau .. mais bon ce n’est pas suffisant pour en faire un film qui me plaise .
Une fille facile de Rebecca Zlotowski manque cruellement de réalisme. Nous nous retrouvons face à un film qui parle encore du rêve inconscient de jeunes filles qui souhaitent connaître les plaisirs de la classe supérieure. Certe le film détient une belle philosophie à travers le personnage de Sofia mais ne marque pas pour autant le spectateur. Un film qui n'apporte rien finalement mise à part des préjugés.
Il y a une différence abyssale entre se prostituer pour survivre, et se prostituer pour acquérir des richesses et du luxe ! Donc les commentaires qui font ici de l'héroïne une pauvre victime de méchants bourgeois l'exploitant me paraissent totalement inappropriés. Elle est majeure, consentante, et envie les riches donc elle vend ses fesses pour devenir comme eux, c'est du business haut de gamme, qu'on aime ou pas cette idée, mais pas de l'exploitation. A part ça, Sophia (ou Zahia) joue assez mal et s'avère insupportable avec son air superficiel, ses pseudos-réflexions intellectuelles qui lui vont aussi bien que des fusils de chasse dans un hôpital, et la vulgarité au sens le plus large du terme dont elle fait preuve. Qu'a voulu montrer la réalisatrice ? Ce film semble ne contenir aucun message digne d'intérêt qui contrebalancerait l'ennui profond qu'il suscite. Le seul point fort se trouve sans doute dans sa forme avec un tournage à la qualité honnête, au milieu de jolis paysages.
belle lumière, beaux cadrages. Dialogues sobres et efficaces. Une réflexion sur la valeur des choses, des êtres, des comportements... L'indécence, la vulgarité ne sont pas là où on croyait a priori les trouver dans ce film.
Benoît Magimel devait avoir besoin de payer ses impôts ... Long et pénible ce film .... Vu sur Netflix. Heureusement que je n'ai pas payé une entrée au cinéma.
Réalisé en 2019 par Rebecca Zlotowski, ce long-métrage se distingue par son absence totale de profondeur. La présence de Zahia Dehar (plus connue pour ses galipettes avec quelques célèbres joueurs de football) prouve ici qu’elle n’a aucun talent, exception faite de sa plastique généreuse. L’histoire de cette femme attirée par l’argent et le luxe, entrainant dans son sillage sa jeune cousine se laisse regarder comme on lit un roman-photo en lézardant sur la plage. On ne retient rien. On se demande même ce qu’est venu faire Benoît Magimel dans ce naufrage. Bref, un film d’une vacuité sans fond.
J'ai vécu ce film comme un plat méditerranéen auquel on aurait oublié des épices : c'est présent mais il manque des saveurs. Oui on a une belle esthétique, une histoire qui tient la route, des personnages variés mais on reste trop à la surface alors qu'il y a plein d'aspects intéressants qui auraient pu être développés : la psychologie et le passif des personnages, la relation entre eux, la part d'onirisme dans le récit. C'est dommage.
Pfff... ce film est plat et pénible...mais faut dire aussi quelle idée d'aller chercher Zahia pour un tel rôle... déjà que c'est mou et qu'il se passe pas grand chose mais alors qu'est ce qu'elle joue mal par dessus le marché et d'un coup ça devient encore plus insoutenable ! Pourtant le rôle de Naima est touchant et la jeune actrice joue bien mais bon sang que c'est pénible malgré cette petite touche de fraicheur... Un film de bobo sur le sexe bon chic bon genre mais franchement pas sûr que ça fitte super bien à Zahia... à mon avis pour Marguerite Duras on repassera m'enfin...
C’est un film magnifique, sensible, beau d’une véracité poignante avec une ambiance à la Rohmer ou à la Xavier Dolan. Les actrices et les acteurs sont comme le film: magnifiques, sensibles et beaux.belles très beaux belles. Je viens de lire que c’est autobiographique et je comprends pourquoi il y a tant de vérité de proximité quasi physique avec le spectateur. Inoubliable!
Etrange film que cette Fille facile (trouvée sous les décombres de Netflix), toute entière vouée à un paradoxe que le regard va enrichir - ou amoindrir. Rebecca Zlotowski, on le sait, n’est pas la moins subtile des cinéastes hexagonales, devenue en une poignée de films une sorte de cinéaste-sonde, à l’affût de la moindre radiation (Grand Central), émanation (Planetarium), secousse (Les enfants des autres), et autres frémissements qui viennent irradier de beauté les choses simples : amour, maternité, souvenirs…
« Une fille facile », de loin son meilleur film - peut-être parce que le plus déroutant - s’offre comme un fragment un peu à part, avec une audace peu commune et bien dissimulée. En tant que tel, c’est une variation rohmérienne sur le désir et l’été à travers le prisme d’une jeune vierge - on le devine sans qu’on nous le dise - fascinée par sa cousine libérée qu’elle va suivre de bars en yachts, de villas en night-clubs - sorte de sirène déambulant sur la Côte d’azur pour s’offrir sans peine ni regrets aux bras d’hommes luxueux - avant de ne disparaître comme elle était venue.
Sous son aspect rebattu - la chronique d’un été désirant - Zlotowski tire un jeu de regard ambigu sur la charge des stéréotypes. Par le choix central de son actrice principale Zahia Dehar - choix qui vaut comme un programme en soi - la cinéaste ouvre son récit à la déroute du regard : elle prend tout ce que l’actrice peut donner, de sensualité et de rejet tout à la fois, et le film de se poser au-dessus du jugement subjectif pour questionner de quelle manière est faite le désir. Qu’est-ce qu’une jeune femme qui célèbre la vie, fusse-t-elle passée si jeune à la chirurgie esthétique, sinon toujours une jeune femme? Zlotowski la filme avec une impudique pudeur. Elle n’a pas peur de représenter le sexe avec une inhabituelle moiteur, ni de filmer « ce qui fait défaut au regard » : le stéréotype de la femme du sud, du mythe féminin sur l’île, d’une sexualité libérée des entraves, peut-il se défaire d’une poitrine refaite et de lèvres artificielles? Avec une scansion mécanique qui trahit son absence totale d’expérience, le jeu de Zahia devient une substance hypnotique, presque psychologique d’une manière bressonnienne ; parce qu’elle ne joue ni bien ni mal mais « à côté », en permanence décalée, l’actrice, et plus clairement la cinéaste qui la dirige, renoue avec la sexualisation d’un mythe qui évoque immédiatement Bardot (Cannes, l’été, la beauté d’une femme) mais aussi des actrices comme Bellucci, Béart - en fait des femmes que l’on a trahies du regard. Le spectateur et la spectatrice sont forcément coupables, comme ceux derrière la caméra, d’apposer des pensées inopportunes sur la supposée absence d’intériorité qui caractérise la sur-sexualisation au cinéma.
Cinéma qui vaut ici comme médium de réappropriation du moi - c’est aussi peut-être une manière de redonner un nouvel éclat après l’opprobe publique d’une ancienne escort-girl liée aux scandales - et aussi comme surface réfléchissante : impossible de ne pas se poser la question de ce que renvoie l’image - pas tant au sens du plan que du corps en général. Le film n’évite pas quelques malheureux clichés (l’intronisation passagère dans l’univers des riches qui se prélassent, la suspicion de vol) mais ce qu’il raconte n’est pas tant dans le scénario que dans le regard - la structure n’étant qu’un gros détail.
C’est aussi l’occasion de reposer les modalités du jeu dans le cinéma français : de ne pas demander à une actrice de forcer ce qu’elle n’est pas, mais plutôt de prélever en elle du cinéma qu’elle ignorait. C’est en partant d’une actrice inexpérimentée que le film se construit, en faisant le constat, magnifique, qu’aucune expérience ou aucune technique ne peut suffire à faire un beau film si le regard n’est pas accordé, et que l’acteur, l’actrice, ne donne pas cet accord.
Tout ce qui sonne trop écrit dans le film (du scénario et des dialogues) est réduit à un phénomène fascinant car Zahia ne joue pas de ce qui est écrit. En découle une œuvre paradoxalement libre, désentravée, à l’image de sa muse qui n’est rien d’autre qu’une jeune femme.
C’est un film magnifique, sensible, beau d’une véracité poignante avec une ambiance à la Rohmer ou à la Xavier Dolan. Les actrices et les acteurs sont comme le film: magnifiques, sensibles et beaux.belles très beaux belles. Je viens de lire que c’est autobiographique et je comprends pourquoi il y a tant de vérité de proximité quasi physique avec le spectateur. Inoubliable!
Au delà des apparences, le personnage de Sofia n'est pas vide. Ce n est pas une écervelée ,[spoiler]pour surmonter son mal être elle s'est détachée de son être. [spoiler] Le personnage de Benoît Magimel, Philippe évolue en profondeur, il pose un regard tendre et sans jugement sur ces deux jeunes filles. Les valeurs ou les principes, toute la question est là.