«SUPERGIRL» - Véo – Castelnaudary – Lundi 30 Juin 2026 – 21h – Avant-première.
J'attendais depuis des mois, depuis que j'ai entendu parler de cette nouvelle production, la venue de la nouvelle Supergirl ! Je ne pouvais donc manquer l'avant-première près de chez moi ce Lundi, soir de pleine Lune …
Je n'ai pas encore lu de critiques pour ne pas influencer mes ressentis mais, ce que je sais, c'est qu'elles ne sont globalement pas bonnes du tout de la part de la presse (mais ça c'est normal, la presse populaire déteste les choses populaires), les Youtubeurs, le public, et ça ne se bouscule pas au box-office…
Mais rien de cela ne m'a dissuadé. Je croyais en cette Supergirl incarnée par Milly Alcock.
Ce qui rend le personnage central de ce film intéressant est que c'est la version la plus humaine et la plus Rock'n'Roll du personnage central qu'est Supergirl.
Elle se balade avec son walkman (mousses orange bien sûr !) et son iPod pourri, elle picole pas mal et se prend de belles murges, elle porte un grand et long manteau, un genre de cache-poussière 80, elle râle, se casse la gueule, porte tout le temps son t-shirt de Blondie et est souvent mal coiffée.
…
De plus, Milly est très jolie bien entendu, mais elle se situe hors du champ de la top-modèle, de la femme fatale, de la bimbo, ce qui fait de Kara, non pas une héroïne inaccessible, mais une copine de boisson sympa qui a de super pouvoirs, la « girl next door » idéale.
Tout cela la rend proche de nous et l'attachement marche à plein régime…
Pour l'histoire et pour faire vite, car le scénario est plutôt lacunaire, Ruthye, une ado perd toute sa famille liquidée par l'horrible Krem des Collines d'Ocre, un horrible personnage, un monstre sans âme qui trucide, pille, assassine sans le moindre état d'âme, accompagné par sa bande d'abrutis dégueulasses qui ferait passer un concert de Judas Priest pour une kermesse à St Frichoux…
Ce Krem de la crème a aussi la mauvaise idée de vouloir empoisonner le chien de Kara et de garder, bien entendu, l'antidote sur lui…
Elles partent donc toutes deux à la recherche de Krem, rejointes par le chasseur de primes Lobo, un gros dur, certes, mais sans peur et sans reproche. Elles iront le chercher jusqu'à son repaire de brigands et ça va chauffer, tu peux me croire…
Quelques remarques :
Il y a une scène qui m'est apparue chouette durant les péripéties. C'est celle du bus avec les 3 "Sklarian Raiders", trois filles à l'apparence saisissante. Je ne sais pas bien comment elles sont considérées dans l'univers DC, mais derrière leur côté dépouilleur, il y a comme quelque chose de militant, du genre « Robins des bois écologistes » intéressant...
- Il y a quelques scènes avec Superman (2 en direct et 1 en flashback, je crois), elles sont assez inutiles, assez impromptues, et font passer Superman pour un soufflé au fromage sans le souffle et sans trop de fromage...
- Le gunfight final est vraiment très impressionnant, avec l'usage de beaucoup de ralentis au lieu d'accélérer et l'utilisation d'une chanson pop sirupeuse, ce qui crée un contraste captivant avec la colère de Supergirl qui détruit tout autour d'elle. Fabuleux.
- Une scène très intense aussi à la fin où elle invite la petite Ruthye à ne pas se venger en tuant Krem, car elle garderait le souvenir de ce geste en elle toute sa vie... Elle s'en charge donc elle-même, pas sous les yeux de Ruthye, avec froideur et radicalité. Cela donne au personnage une intensité et suppose un vécu très dur, lui conférant épaisseur et profondeur.
Il y a aussi quelque chose de très rare et très intéressant. Kara ne devient Supergirl, c'est-à-dire qu'elle ne revêt son costume qu'une seule fois dans le film, au bout d'au moins 1 h 20. Ce n'est pour ne plus le quitter et aller fracasser Krem, tous les brigands, leurs armes, leur repaire, tout... Je trouve cela très fort et intelligent. Comme si toutes les embûches que Kara traverse, ses problèmes personnels, ne pouvaient que l'amener à ne plus pouvoir fuir, à redevenir elle-même, et prendre tout de front avec rage et radicalité pour arriver à «résoudre», une voie sans issue qui la mène finalement face a elle-même.
On ne fuit pas sa guerre et son destin... Même si dans ce genre de film, nous aimons les changements d'apparence des héros, cette nouveauté donne une dimension cathartique et forte à Kara.
C'est un très bon point de ce film.
Je vais aller maintenant regarder ce qui s'en dit car je suis curieux. Je voudrais comprendre ceux qui n'ont pas aimé, et aussi ceux qui ont aimé.
Quoi qu'il en soit, on ne peut que s'attacher fortement à Kara/Supergirl/Milly car elle est humaine, hantée par ses démons intérieurs et ceux de l'extérieur. C'est avec force, courage et résilience qu'elle pourra s'en sortir ; blessée, épuisée, mais vivante et glorieuse.
Bien qu'elle vienne de Krypton, elle sera, des cinq Supergirls, la plus proche de nous.
Notre voisine, notre AMIE.