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Kouto
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2,0
Publiée le 29 septembre 2025
L’exercice du survival en huis-clos est toujours périlleux et ce thriller danois peine à convaincre tant il est dépourvu d’idée et ne parvient jamais à créer une véritable tension autour de son héroïne piégée au sein du chantier du métro de Copenhague. Trop brouillon dans sa réalisation, peu aidé par une interprétation insipide « Exit » est tout simplement raté.
Un film très réaliste, les acteurs sont bon et on prends du plaisir à regarder ce film plein de suspense. Mais il y a une grosse incohérence dans le scénario, dommage.
"Exit", réalisé par Rasmus Kloster Bro en 2019, est une exploration cinématographique qui se fraie un chemin dans les méandres du genre thriller, tout en essayant de s'ancrer dans un réalisme tangible. À travers les performances de Christine Sonderris, Samson Semere, et Kresimir Mikic, le film tisse une trame narrative où les enjeux humains et les dynamiques de survie se croisent dans un huis clos oppressant.
La mise en scène de Bro est à la fois audacieuse et retenue, parvenant à capturer l'urgence et la claustrophobie des environnements confinés avec une efficacité variable. Là réside une partie de la dualité du film : une immersion profonde dans ses thématiques, parfois au détriment de la fluidité narrative. Cette dichotomie se reflète dans la direction artistique et la photographie, qui oscillent entre l'ingéniosité et un certain manque de cohérence visuelle.
Les performances, notamment celle de Christine Sonderris, sont nuancées, apportant une humanité essentielle à un récit qui risque autrement de se perdre dans les méandres de son propre concept. Samson Semere et Kresimir Mikic offrent des contrepoints intéressants, enrichissant le tissu relationnel du film et soulignant ses thèmes sous-jacents de connexion et d'isolement.
Le scénario, bien qu'ambitieux, souffre par moments d'une certaine prévisibilité et d'un manque d'originalité dans le traitement de ses rebondissements. Cependant, il y a des moments de brillance narrative, où le film parvient à surprendre et à engager, faisant écho à des thèmes universels de survie, de sacrifice et de résilience humaine.
La bande sonore et le design sonore complètent efficacement l'atmosphère oppressante, bien que par moments, ils semblent trop appuyés, presque en décalage avec la subtilité que le film tente par ailleurs de maintenir.
En conclusion, "Exit" est un effort louable qui se démarque par son ambition et son engagement à explorer des thèmes complexes dans un cadre restreint. Bien qu'il ne réussisse pas toujours à équilibrer ses éléments avec la finesse souhaitée, il offre une expérience cinématographique qui stimule la réflexion et invite à la discussion. Une œuvre imparfaite, certes, mais qui mérite d'être explorée pour ses aspirations et les questions qu'elle soulève.
Pas mal... Film huit clos clautro à petit budget qui commence très bien mais qui vers la fin s essouffle... Autant dire que je n'ai pas aimé les 20 dernières minutes du film... Je les ai trouvé mal inspiré et de plus l action est illisible... Mais bon dans l ensemble le film est original... Manque quelque chose en plus pour en faire un très bon film...
Cutterhead est un grand film sur le lien social entre les individus européens. Par son dispositif, il rassemble deux mondes qui normalement ne se rencontrent jamais : les ouvriers étrangers contraints de travailler dans des conditions dangereuses pour subvenir aux besoins de leur famille, la journaliste danoise soucieuse de mener à terme son interview pour faire les gros titres dans la presse. Et cette rencontre se place sous le signe du souterrain et de la cruauté : la menace ne vient pas des deux hommes à l’égard de la femme – présupposé que nous pouvons avoir au début – mais de la femme qui ne se préoccupe que de sa survie, de son confort. Elle vide les bouteilles d’eau, s’approprie le masque, tente d’enfermer les deux ouvriers dans leur petit espace confiné ; son comportement, fidèle à l’instinct de survie mené au détriment des autres, symbolise également une attitude européenne politique vis-à-vis des immigrés, soit la propension à exploiter leur ressources, à profiter de leur détresse pour vivre quoi qu’il puisse arriver. L’affrontement dernier prend aussitôt des allures abstraites : deux corps se disputent l’oxygène, deux corps également sales et étouffés, deux corps raccordés à un même besoin. C’est dire que l’horreur de la situation sert une harmonie recouvrée que la clausule laisse en suspens, fragile, incertaine. Les fameux « critères de Copenhague » ont été ébranlés, l’humain a triomphé. Mais qu’adviendra-t-il, après ? Un point d’interrogation. La mise en scène de Rasmus Kloster Bro sait construire un climat oppressant et réussit à investir un espace confiné de petite taille pour y rejouer un destin européen plus grand. Voilà donc un long métrage qui aborde le cinéma de genre sous un angle social, qui se saisit de l’infiniment étroit et modeste pour parler de l’Europe contemporaine, de la même façon que Gravity (Alfonso Cuarón, 2013) partait d’une station spatiale internationale pour arriver à une renaissance humaine.
Scénario intéressant, émotions et sensations garanties, on se met à la place de la protagoniste enfermée à huit clos au sous-sol avec deux ouvriers. Le jeu d'acteur est sublime mais on note toutefois un manque de budget. Je conseille vivement. A la fin, vous allez avoir envie de respirer, je vous assure.
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1,0
Publiée le 10 décembre 2020
L'histoire est celle d'une femme photographe piégée dans un accident lors de la construction d'un métro souterrain et qui tente de survivre jusqu'au dernier moment à l'obscurité et au manque d'oxygène. Le début est bon mais le milieu et la fin sont ennuyeux. Il n'y a pas de point culminant remarquable dans le film. La sélection de l'actrice principale est également totalement erronée. Dans l'ensemble il semble être un documentaire plutôt qu'un thriller bien que ce soit une expérience différente et réelle elle n'est pas très recommandée car elle ne présente pas assez de points intéressants alors qu'on se sent la plupart du temps ennuyé par l'histoire. Si vous avez une heure et demie de libre regardez le sinon allez simplement revoir un bon film et vous serez beaucoup plus heureux qu'avec Exit...
Ce "survival" danois se déroule lors d'une visite de Rie (Christine Sonderris) qui pose des questions aux travailleurs, pour la plupart immigrés, sur le chantier du métro de Copenhague. Attention, film à déconseiller aux claustrophobes car l'ambiance est littéralement étouffante. Malheureusement, force est de constater qu'il ne se passe pas grand chose dans ce huis clos où le réalisateur tente de faire passer un message humaniste assez naïf. spoiler: Quant à la fin du film, elle est clairement bâclée, sans explications. Aussi vite vu qu'oublié.
Si vous êtes du genre à piquer une crise quand vous ne voyez pas la lumière du soleil, vous risquez ici l’infarctus ! Avec Exit, on se retrouve dans les profondeurs de la terre et la configuration exiguë des lieux amène vite une angoisse grandissante chez le spectateur. Outre cet aspect de huis-clos, cette première réalisation de Rasmus Kloster Bro se distingue aussi par l’évolution de ces personnages face à une épreuve où leur survie est en jeu. Une situation qui nous accroche au départ mais qui finit par perdre de son intensité et cela s’en ressent surtout dans la dernière ligne droite. Au final, on risque de ne retenir de ce film que son concept plutôt malin.
Si le pitch n'est pas très recherché le film se laisse regarder et propose une bonne dose de suspense mais malheureusement l'ennui se fait vite sentir à cause de longueurs qu'on aurait aimé ne pas voir.
C'est dommage mais le film reste regardable, et sera hélas oublié dans quelques années.
Une journaliste et deux ouvriers se retrouvent coincés dans un sas de décompression suite à un accident dans le chantier de construction du métro. Ensemble ils doivent lutter pour survivre. Cela pourrait être un ene film catastrophe, et pourtant il n’en est rien. Les effets spéciaux sont réduits au minimum pour ne pas dire inexistant. Par choix, ou contraintes liées au petit budget, les explosions, incendies et autres, sont suggérés au lieu d’être surexploité. Il en ressort plus un thriller psychologique / film de huit clot qu’un film catastrophe superproduction Hollywoodienne.
C'est très original, et on est oppressé au possible dans beaucoup de scènes. On n'aimerait pas du tout être à la place des personnages. Claustrophobes s'abstenir ! La fin est assez spéciale, on a du mal à croire que l'humain puisse aller jusque là.
Le script de ce survival pourrait tenir sur un ticket de métro tellement il est basique, simple voire limité. C’est l’exemple même du film concept. En l’occurrence, on y voit une journaliste faire un reportage sur la construction du métro à Copenhague et qui se retrouve coincée sous terre avec deux des ouvriers du chantier sous-terrain après un accident. Le seul et unique enjeu du film étant de les voir tenter de s’en sortir. Des films au scénario très limité, persuadés que leur postulat à priori simple et efficace saura tenir sur la durée de manière efficace, il y en a pas mal, dont des très réussis. Mais il faut savoir aller au-delà du pitch d’origine, ce qui n’est pas toujours facile. Dans les réussites du même genre, huis-clos et claustrophobique, il y a le bien plus probant et intrusif « Buried » qui voyait Ryan Reynolds enterré vivant avec son seul téléphone portable pour tenter de s’échapper. Ici, beaucoup moins de tension, « Exit » est loin d’être un film mémorable mais plus une minuscule série B qui avance par à-coups avec des ressorts parfois nébuleux.
L’idée a beau en valoir une autre, être même bonne de prime abord, le film tourne vite en rond faute d’enjeux et de quelque chose de réellement angoissant à nous mettre sous la dent. Le réalisateur danois fait preuve d’assez de technique et optimise bien l’espace réduit dans lequel il a choisi de planter l’action mais il se heurte à une fausse bonne idée qui se mord la queue. Et qui vient à bout de la patience du spectateur. Déjà, la première demi-heure prend longuement le temps de présenter la situation et les personnages mais ne parvient pas vraiment à nous accrocher. Pire, on s’y ennuie. Ensuite, une fois les enjeux mis en place, les personnages se retrouvent donc coincés et le film démarre mais il peine à vraiment nous cueillir. On ne ressent pas vraiment la sensation d’étouffement et le jargon technique utilisé par les protagonistes quant à leur possibilités d’évasion est bien trop abscons pour que l’on s’y plonge. Ce qui a pour effet de nous désintéresser encore plus du sort des prisonniers.
Qui plus est, les personnages ne sont pas vraiment plaisants ce qui nuit au processus d’identification entre le spectateur et eux. « Exit » montre néanmoins et de manière intéressante lors de quelques scènes et dialogues, la différence de rapport à la vie et à la mort des trois personnages issus de culture différente. Le dernier quart d’heure s’avère plus éprouvant que le reste. Pour son premier film, Rasmus Kloster Bro tente de jouer à fond avec nos nerfs et cela se matérialise mieux sur la fin. La lutte pour la survie dans le noir et la terre est assez exténuante pour tout le monde, spectateur y compris, et on aurait aimé que tout le long-métrage soit de cet acabit. Même si c’est durant cette partie il est parfois difficile de discerner l’action, les séquences finales sont dures et claustrophobiques à souhait. Mais sur tout un film c’est une autre histoire. Ce qui aurait pu être efficace se révélant finalement plutôt décevant et de l’ordre du pétard mouillé. Alors ça divertit relativement et ça fait connaître un réalisateur techniquement doué et à suivre mais il n’y a pas de quoi fouetter un chat (et payer un ticket de cinéma).
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