Le point de départ est original, mais très vite l'histoire tourne en rond et le message est par trop appuyé. La scène de la rencontre fortuite dans un hôtel belge est, en outre, invraisemblable et grotesque. J'ai passé mon temps à regarder ma montre pendant tout le film...
Très bon film parce qu'il dénonce cette société ignoble avec ces gens capables de tout pour l'argent, très bonne interprétation, mais que l'argent fait du mal ....
excellent film sur le monde de l'entreprise. Les multinationales se partagent les océans à travers le fret. Olivier Gourmet magistral dans son rôle d'affreteur des marchandises au détriment des hommes. jusqu'au jour où lui même est licencié.
Un bon film mais assez inégal et inabouti On est très vite pris par le scénario et ce qui arrive au personnage. Le problème c'est que passé les 40 minutes il ne se passe plus grand chose et le personnage flotte un peu, comme le scénario. Le film tient surtout par la performance d'Olivier Gourmet.
J’ai apprécié le thème abordé et la psychologie assez fine de « l’homme broyé par son entreprise » . Le zèle forcené qui fait que l’intérêt de l’entreprise, prime sur toute autre considération, surtout « humaine » !!!
Les valeurs mises en avant à la maison…..ne sont plus considérées dans le cadre de la fonction de Franck, aveuglé par sa fonction….. Fascinant aussi, de voir la cargaison, les hommes, en pleine mer, « dirigés » par un homme à terre, à Genève ! Il est sans doute plus « à sa place » dans son rôle de cadre, obtenu après tant d’efforts, qu’à la maison, où celle qui le comprend le mieux, est « la petite dernière » …. Le schéma familial est un peu, à l’ancienne…..son rôle est prioritairement, d’assurer le confort à sa maisonnée qui ne « rentre pas dans les détails » mais perçoit des choses…..
Des questions: - la conscience de l’individu et les intérêts de l’entreprise. - le regard et le jugement de la famille, sur le Père « qui permet le train de vie » - le peu de place, laissé à la « morale » dans l’entreprise. (raisonnement économique).
J’ai reproché parfois le manque de rythme du montage ? Olivier Gourmet traduit avec justesse, les méandres de l’âme, entre assumer et problème de conscience…. Ce film ouvre au dialogue sans donner de leçon!
En voyant cette première œuvre d’un jeune cinéaste suisse, la comparaison avec un autre film social contemporain s’impose assez naturellement. Il s’agit de La loi du Marché dont Ceux qui travaillent constitue un peu le pendant « cadre supérieur ». Une même question étant au cœur des deux films. Quel est le sens à donner au travail dans une vie ?
Mais la vraie question c’est pourquoi La loi du Marché est-il un chef d’œuvre alors que Ceux qui travaillent un film disons inabouti ? La raison ce n’est pas que Stéphane Brizé soit meilleur réalisateur qu’Antoine Russbach, tous deux ont fait leur film avec beaucoup de soin. La raison ce n’est pas non plus que Vincent Lindon soit meilleur qu’Olivier Gourmet, tous deux sont des acteurs charismatiques et totalement investis dans leurs personnages respectifs (même si Russbach se repose totalement sur son interprète alors que Brizé savait aussi nous montrer autre chose). Non la raison c’est simplement que la loi du Marché est un film bien mieux construit ou le contenu et la chronologie de chaque scène sont empreints de sens.
Dans Ceux qui travaillent en revanche, passée la première demi-heure, on baigne en permanence dans une sorte de flou existentiel, comme celui qui semble occuper l’esprit du personnage principal. A fortiori que mis à part ce dernier et ses tourments, il ne reste plus grand-chose dans le film. Les personnages secondaires sont très peu développés et les autres pistes de réflexion comme le capitalisme meurtrier sont évoquées trop timidement. Et puis surtout les lenteurs, les scènes étirées à l’extrême, les longs silences ténébreux ou personne ne se dit rien, ça va un peu. Mais il arrive un moment ou l'on se dit que le but n’était peut être rien d’autre que le remplissage.
le film nous montre Olivier Gourmet qui , à la suite d ' une décision malvenue dans son travail ( se débarrasser d ' un clandestin retrouvé dans la cale d ' un bateau de transport de son entreprise ! ) va se retrouver licencié, lui qui ne vivait que pour son travail et sa réussite .la première moitié du film est formidable qui nous montre la duplicité du milieu des affaires! Olivier Gourmet est bien sûr magistral ! malheureusement ,la deuxième partie est plus faible , on ne sait pas très bien ce que veut nous dire le réalisateur Antoine Russback !
Jusqu'où peut-on aller pour ne pas perdre son train de vie et son confort ? Voilà la question que pose ce film. Olivier gourmet, magistral, est de tous les plans, les autres personnages n'ont pas vraiment de consistance. L'entourage professionnel et les membres de sa famille, excepté la fillette, sont tous des égoïstes, sans principe et sans âme. On se prend à avoir de l’empathie, pour ce cadre, venant d'un milieu paysan " et qui s'est fait tout seul". Il a pourtant commis un acte ignoble pour garder son boulot car les gens qui le condamnent sont tout aussi abjectes. spoiler: La dernière scène où on le voit dans sa maison bourgeoise l'air tranquille avec sa femme et ses enfants est terrible. On se dit tout ça pour ça !
Le choix de Olivier Gourmet, image du citoyen honnête et travailleur brossé depuis des années par les Dardennes notamment, est judicieux ; un autre acteur aurait sans doute pousser carrément à l'antipathie. La famille de Franck est tout aussi gênante, on finit par se moquer éperdument de ses membres surtout quand un fils avoue à Franck qu'il se passerait sans soucis d'un père mais pas de son niveau de vie ! Si le cinéaste réussit l'exploit de ne porter aucun jugement, ni envers Franck ni envers le systèle économique, on se pose pourtant la question : Quel est son propos ?! Site : Selenie
Un homme qui a consacré 15 ans de sa vie à son métier se voit prié de démissionner pour une décision incroyable, prise sans en informer la direction. Franck demeure pourtant convaincu qu’il lui a ainsi évité la faillite annoncée. Ou le portrait d’un bon serviteur et fidèle compagnon obnubilé par son travail et le bonheur de sa famille qu’il dorlote à tout prix. Même si le retour d’ascenseur est inexistant, voire totalement en panne. Il est désespérant de le regarder s’enraciner dans son conformisme laborieux qui le range tel un supplétif, lui l'homme indispensable à l’ordre économique qu’il sert, servile et consciencieux. Olivier Gourmet une fois encore maîtrise ce premier film tout aussi bien réalisé par Antoine Russbach . Un film habile et intelligent sur le monde du travail … Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
le cinéma social dans toute sa noblesse servi par Olivier Gourmet phénoménal éblouissant . la chute d'un cadre supérieur après avoir pris une décision dramatique. pour sauver l'entreprise. l'aspect moral et immoral du chômage .avec une mise en scène simple limpide sans chichi . une superbe description de la société de consommation dans ce qu'elle a de plus pervers,,un film dur sans concession malheureusement très actuel.
Avec « Ceux qui travaillent », Antoine Russbach distille un malaise à pas feutrés, doublé d’une précision chirurgicale, ce qui mine de rien, aboutit à un véritable uppercut que l’on reçoit en pleine face ! En partant de l’histoire et de l’univers de ce Franck qui s’est construit à la force du poignet et dont Olivier Gourmet en fait le portrait de manière plus que magistrale, le cinéaste met en place des rouages ingénieux afin d’analyser la personnalité de ce cadre supérieur pris à son propre piège au sein de son entreprise de fret maritime, ceci suite à sa décision radicale et monstrueuse ! Et par là même, ce sera toute une réflexion extrêmement pertinente et intelligente sur notre diabolique système capitaliste qui va émerger petit à petit... La grande force de cette réalisation tient justement à l’approche de ce personnage courageux, efficace mais austère et sans état d’âme, qui deviendra ainsi le centre de nos observations et préoccupations quant à son cheminement, ou tout au moins ce que l’on espère être son cheminement intérieur ! On suit au quotidien cet homme dévasté par la perte de son emploi, au sein de son univers familial et dans sa quête d’un renouveau professionnel, tout en se demandant ce qui le taraude vraiment au plus profond... En effet, si la culpabilité ne semble pas en cause chez lui, le réalisateur réussit fort bien à faire évoluer ce personnage tout en lui gardant une part de mystère sur son ressenti profond... Toute la dualité entre le monstre froid et cynique et le bon père de famille apparaît nettement et pourtant on s’attend toujours à une certaine introspection qui conduirait à un changement de comportement ou de mode de pensée. Ce n’est alors que l’opportunité d’un nouveau départ qui nous renseignera de façon effrayante sur ses véritables motivations et valeurs. Si son histoire nous atteint de plein fouet, c’est aussi et surtout par toute la mécanique implacable de ce fonctionnement capitaliste impitoyable qui nous broie, et dont Franck en est un des représentants indéniables, ainsi que tout un chacun que nous sommes en tant que complice de cette société de consommation qui préfère de très loin la rentabilité et le profit, à l’humain ! Un manifeste glaçant et effarant qui résonne encore plus justement par les temps qui courent, quand on mesure les inégalités et injustices galopantes dont nous sommes témoins au jour le jour dans la course inexorable de ce système financier...
C'est un très bon film qui parle d’un homme, qui, sous la pression d’événements imprévus, ayant pris une décision absolument impardonnable, va perdre son job et son âme. La course aux gains, aux profits, cette règle capitaliste absolue, dépouille cet homme de son être même. C’est puissant, implacable, terrible.