It Must Be Heaven
Note moyenne
3,3
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110 critiques spectateurs

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mat niro

467 abonnés 2 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 avril 2020
Un film palestinien à l'affiche, c'est assez rare pour être évoqué et éveiller ma curiosité. Et pourtant, malgré des critiques presse dithyrambiques, la déception est au rendez-vous. On suit le réalisateur et acteur principal, Elia Suleiman dans son périple à Paris et à New-York. Le film démarre très bien à Nazareth où les situations cocasses s'enchaînent. Malheureusement, son personnage mutique aligne les saynètes absurdes pour un résultat peu convaincant (sauf peut-être le repas au SDF). Le rythme est d'une lenteur incommensurable et malgré une touche de poésie, j'ai trouvé ce film ennuyant la plupart du temps.
Chaîne 42
Chaîne 42

222 abonnés 3 634 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2022
Un film qui a un aspect minimaliste et assez peu de dialogues et d'histoire. Le réalisateur palestinien qui se filme le plus souvent de face à observer le monde, le comportement des gens dans trois lieux : chez lui à Nazareth, à Paris et à New York où il se déplace pour présenter son travail sans trop de succès. C'est calme, suffisamment original, se voulant parfois cocasse voire burlesque, comme ces poursuites de policier qui font un peu penser aux débuts du cinéma. L'intérêt est limité mais il y en a cependant dans ces parallèles et ces observations sans fard bien qu'elles soient peu signifiantes et malgré tout assez fabriquées.
Peter Franckson
Peter Franckson

80 abonnés 1 362 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2020
Cela n’est pas un film à sketches mais une succession de saynètes : même si certaines sont drôles ( spoiler: 1ère scène, juste avant le générique, où un pope orthodoxe perd son calme devant la porte fermée d’une église à Nazareth
) ou absurdes [ spoiler: voisin d’Elia Suleiman qui lui vole, sur ses arbres, des citrons mais aussi les arrose (métaphore d’Israël vis-à-vis de la Cisjordanie ?), balayeurs parisiens jouant au golf avec leurs balais et des canettes, le caniveau faisant office de trou, policiers (omniprésents à Paris) prenant les mesures d’une terrasse de café, rencontre avec Gael Garcia Bernal qui veut faire un film sur la conquête hispanique des Amériques mais dont les producteurs souhaitent qu’il soit tourné en anglais]
, d’autres sont inutiles ( spoiler: couple de Japonais cherchant Brigitte, lutte prédatrice de chaises dans le jardin du Palais Royal, Elia Suleiman donnant une « master class » à des étudiants américains déguisés en animaux pour Halloween, femme arabe portant une cuvette dans un champ d’oliviers
). D’où l’intérêt de faire plus court (1h37). Le film est la vision de la France (surtout de Paris déserté au 14 juillet, y compris dans le métro, ligne 12) et des Etats-Unis ( spoiler: citoyens faisant leurs courses en étant surarmés, policiers poursuivant une femme déguisée en ange dans Central Park, à la façon des comédies burlesques muettes du studio américain Keystone
) par un Palestinien mutique, façon Buster Keaton ou Jacques Tati (avec une façon similaire de filmer, en plans fixes), au chapeau de paille vissé sur la tête ; il y a, certes, de la poésie ( spoiler: moineau intrusif sur le clavier de l’ordinateur Apple du cinéaste
) mais le film est brouillon, désordonné et part dans tous les sens. Dommage car il y a une vraie question que pose le réalisateur, dans une scène : un cinéaste palestinien peut-il parler d’autres choses que de la Palestine ? C’est autour d’elle [où le producteur Vincent Maraval, fondateur de la société de distribution Wild Bunch (impliquée réellement dans le film lui-même), joue son propre rôle] qu’aurait dû être construit le film ; spoiler: 2 scènes y font allusion : l’une où une cartomancienne annonce au cinéaste qu’il y aura une Palestine mais pas de son vivant, l’autre où un arabe lui dit que les Palestiniens boivent pour se souvenir et non pour oublier comme les autres peuples.
spoiler:
spoiler:
janus72
janus72

52 abonnés 287 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2019
A mon avis un cran en dessous du "Temps Qu'Il Reste" mais toujours aussi poétique - décalé - caustique - déconcertant.
Hidalgo & Trump rhabillés pour l'hiver !
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

231 abonnés 1 511 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2019
Elia Suleiman nous revient avec son style si particulier et nous emporte avec ses saynètes burlesques, métaphoriques et subtils sur les chemins de Nazareth, Paris et New-York. Ne vous attendez pas à un rire franc toutes les 30 secondes, le réalisateur palestinien ne suit pas les codes d'une comédie classique mais préfère tisser sa toile en prenant le temps de construire des plans fixes parfaitement symétriques où le regard du spectateur se balade et où l'absurde n'est jamais loin. Sans quasiment aucune parole il nous dresse un état du monde anxieux et angoissant mais enrobe le tout d'une poésie salvatrice qui rend les choses plus légères.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 décembre 2019
Je suis totalement passé à travers cette comédie dramatique. J’aurai même du mal à en parler. C’est quelques choses de très abstraite. Il n’y a pas vraiment d’histoire, c’est plus un concept. Après, on accroche ou pas. Pour ma part ça a plutôt été le second. Je me suis ennuyé car au bout d’un moment, j’ai trouvé cela trop répétitif. Le même principe de scène va se répéter durant 1h40 sans dialogue (ou presque) avec toujours le même schéma. La musique va venir rythmer ce spectacle. Je pense qu’avec moins de passage cela aurait été plus impactant. Cependant, le message de fond est intéressant. De ma vision des choses, Elia Suleiman a voulu nous montrer la manière dont la société occidentale gère la situation en Palestine, c’est-à-dire en l’ignorant. Il va être le spectateur de moments un peu tirés par les cheveux, où jamais il ne prendra part, faisant comme s’il n’existait pas. Où qu’il soit, il ne trouvera pas sa place. Sa performance en tant qu’acteur n’est pas mal du tout. J’ai bien aimé ses expressions éberluées.
Ykarpathakis157

6 209 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 août 2021
It Must Be Heaven est l'un des films les plus ennuyeux que j'ai jamais vu de ma vie. Le début était bien je dirais même presque intéressant mais après l'histoire n'a fait que se répéter. Il peut être drôle pour quelqu'un qui en sait beaucoup plus sur la Palestine mais pour une personne qui ne sait rien ce film n'aura aucun effet. Certaines prises de vue étaient jolies mais la plupart étaient surexposées et vous ne pouviez même pas voir ce qui se passait. Le jeu de l'acteur principal était mauvais il regarde tout et s'en va et il ne dit rien j'aurais attendu un peu plus de la part des mimiques mais même pas. C'était une pure perte de temps et de patience pour moi. Une histoire extrêmement ennuyeuse remplie de faux symbolisme dans un film plus que prétentieux...
William Dardeau
William Dardeau

36 abonnés 176 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2019
Eli Suleimann est palestinien, et il n'a donc pas de patrie. Mais il entend bien demeurer citoyen du monde, et nous faire part de son désarroi face à ce qu'il voit, à Nazareth, à Paris ou à New York. En sirotant de l'arak, du vin rouge ou du café, il regarde le monde tel qu'il va, en poète ébahi. Le film est donc une succession de scènes soit dramatiques (à Nazareth des soldats emmènent en voiture une jeune femme aux yeux bandés), mais le plus souvent drolatiques. On ne peut que tomber sous le charme de sa vision mélancolique. Souleiman resterait bien à la terrasse d'un café parisien à contempler les jambes des passantes, mais il doit faire oeuvre plus utile. Même si un producteur lui refuse son projet de film, au prétexte qu'il ne se passe pas assez en Palestine et qu'au final il pourrait se passer n'importe où, Suleiman entend bien nous faire comprendre que le problème est précisément là. Puis il retournera dans un bar pour se souvenir, car comme le dit un des personnages, les palestiniens boivent pour se souvenir. Le spectateur, lui, n'oubliera pas ce film parfois triste, parfois hilarant , mais toujours humaniste .
PL06
PL06

15 abonnés 153 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 janvier 2020
Tel Jacques Tati, Elia Suleiman regarde des scènes ordinaires de notre vie. Des saynètes dont le scénario humoristique met en avant l’absurdité de certains codes sociaux. Cela vaut que l’on soit en Palestine, à Paris ou à New York. Et la Palestine avec ses violences au quotidien n’a finalement pas grand-chose à envier à nos sociétés occidentales… pour qui regarde avec le cœur, ce qu’Elia Suleiman cherche à faire.
C’est donc un film à l’honneur de la Palestine, et un film engagé : par de multiples messages sur l’absurdité de la religion, sur la place des femmes, sur l’égoïsme, sur la détention d’armes, sur les violences policières etc... Une sorte de poème humoristique sur la vie comme elle va. A nous d’entendre ce qu’il veut nous dire.
Sur le plan cinématographique, c’est original et intéressant : une série de courts-métrages prennent sens dans le long métrage qu’ils forment tous ensemble. Le film est presque muet. Les scènes urbaines sont souvent étonnantes, avec des rues et espaces quasiment vides (notamment à Paris). C’est une sorte « d’essai » cinématographique, et c’est original même si une bonne partie des ingrédients ont déjà été vus dans le passé (ex. Le fantôme de la liberté de Louis Bunel).
Mais le scénario d’ensemble est réduit à sa plus simple expression (un voyage du réalisateur, suivi du retour à la maison). On est déboussolé pendant un bon moment, se demandant où le réalisateur veut en venir. Cette difficulté à percevoir le lien entre les scènes est lassante et génère de l’ennui. Nous restons extérieurs à ce qui se passe, extérieurs aux personnages : il y a de l’humour, mais pas d’émotion. Au final ce n’est donc pas vraiment convainquant.
tonton29
tonton29

29 abonnés 294 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 février 2020
Cet essai cinématographique (j'ai du mal à utiliser le mot "film") est une sorte de road movie contemplatif étrange et désabusé du Monde. Des villes fantasmées (telles qu'on les imagine par rapport à ce qu'on en lit ou entendu parlé) : Paris, capitale de la mode, de l'amour, de la liberté, de la femme. New York, cosmopolite, avant-gardiste, sur protégé. Nazareth, ville partagée et ville natale. C'est ultra chorégraphié et presque perturbant. Peu d'interaction, beaucoup d'observations de l'absurde. Ça paraît long par moment mais parfois un charme poétique s'installe. Des éclairs burlesques. On pense à Tati mais en moins bien. Et finalement un retour au Pays, une ellipse, la fête, on est bien chez soi et on est un parfait étranger partout ailleurs... Tout ça pour ça... Comme le signale un producteur indépendant, "on ne fait pas de films pour gagner de l'argent mais pour parler et soutenir la cause..." Oui, mais faut aussi porter un message et le Monde est de plus en plus illettré et rejette ce (ceux) qu'il ne comprend pas... Pas sûr que le message passe au delà de ceux qui ont déjà capté le message avant !?!
Soquartz
Soquartz

30 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2019
Très décalé, contemplatif, drôle, merveilleusement interprété, un excellent moment. Que faire quand on ne peut rien faire... sinon observer l'absurdité du monde et tenter de le mettre en images, revenir cultiver son jardin, essayer de comprendre et de communiquer avec "l'autre"?
AdriBrody
AdriBrody

17 abonnés 783 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 décembre 2020
C'est LOOOOOOONG et si LEEEEEENT ! J'ai rarement vu un film d'1h30 me paraitre aussi long et lent. Les plans sont interminables et très peu utiles. Le film entier est une coquille vide sur fond de comédie politique qui ne marche même pas. A force de s'ennuyer, on finit par ne même pas s'intéresser aux quelques comiques de situation qui auraient pu être sympas.
Payer une place de cinéma voir être face à un cet ennui mortel, cela doit être bien dommage.
J'ai lu certains comparer ce film aux prestations de Buster Keaton, mais comment ? Ont-ils déjà vu du Buster Keaton ? C'est rythmé, c'est malin et c'est drôle. Rien de tout ça ici Le rythme, je n'en parle même pas... Parfois, il ne se passe strictement rien mais la caméra filme quand même pendant 3 longues minutes. Et il commence à se passer quelque chose au bout d'une heure de film ! Sur une heure et demie c'est juste pas possible.
Mais j'ai l'impression que faire des plans longs, avoir peu de dialogues et parler de politique vous donne la qualification de chef-d'oeuvre. Eh beh...
Amal Attoui
Amal Attoui

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 décembre 2019
Film intelligent. A l'image du style Elias Souleiman. Peu de dialogues, des images chocs symboliques, des métaphores et au bout une lueur d'espoir. J'ai beaucoup aimé
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 décembre 2019
Un film d'un humour touchant, surréaliste et aigre doux. nous fait rire de l'absurdité de notre monde à travers différentes ville où, à chaque opportunité, le réalisateur met à nu le non sens de nos sociétés. un portrait drôle et piquant de nos vies.
Hugo C.
Hugo C.

9 abonnés 93 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2019
A failli avoir le Prix de la mise en scène au festival du film de Muret : film très beau, personnage très charismatique (Elia Suleiman) qui nous porte dans cette société actuelle avec des plans originaux et de belles images. (NYC=USA où chaque personne a des armes// France a Paris=Beauté parisiennes montrée...)
Scènes très originales ou Elia S. fait rire (parfois) avec son regard si étonné à chaque fois. Son costume (chapeau...) qui lui apporte du charisme. Beaux paysages. Malheureusement il manque du scénario, quelques intentions du réalisateur sont mal amenées.
Très bon film à voir
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