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tristan stelitano
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3,5
Publiée le 19 avril 2023
Quatre ans après la sortie du surprenant " Dernier Train pour Busan ", le cinéaste de " Parasite " se replonge dans son univers post-apocalyptique avec une semi-suite très attendu mais qui déçois pour autant. Cependant, le récit est assez malin pour nous faire oublier le scenario prétexte pour retourner sur le terrain infesté de zombies. Inspiré et sans trop faire dans les séquences d'actions, " Peninsula " est un univers sombre et désespéré qui déploie quelques sensations fortes pour nous prendre aux trips. Moins réussit que son illustre prédécesseur, un second volet nerveux, inventif et qui mord en haleine jusqu'à la fin. Correct.
Franchement j'ai accroché comme au bon vieux temps de Mad Max. Un bon film dans l'ensemble avec des rebondissements. C'est là que j'ai comparé avec des films americains : plus lourdingues et assez formatés. Pourquoi tant de sévérité envers ce film ? On ne s'attendait pas à un film d'action mais n'était ce pas un meilleur choix que de parler uniquement de survie. Une chose m'a fait trés peur (pour le film) c'est le fun que prenaient les deux filles à passer entre les obstacles avec leur voiture (très solide). Là j'ai décroché gravement. Et puis je me suis dit que la scène de course poursuite dans Titanic n'était pas plus maline. Et que dire du 5ème élément ... Mais bon là on passait dans la série B oui. Les jeux du cirque m'ont remise sur les rails. Ce film n'est pas du niveau du premier mais reste très divertissant. On ne s'ennuie pas, l'esthétique est toujours présente et le film est inventif comme le premier. Ce serait dommage de passer à côté.
Film de zombies, ambiance J. Carpenter et Mad Max, grosse action, grosses poursuites de bagnoles, grosse boucherie, gros effets spéciaux, etc, etc. Films de zombies : À partir du moment où les personnes sont malades et qu’ils se transforment en zombies, elles perdent tout statut d’être humain. On peut donc les massacrer avec une jubilation sadique, ce ne sont plus que de la chair à massacrer, écrabouiller, écraser comme des cafards, pour notre plus grand plaisir, et surtout sans aucune culpabilité. On a tôt fait d’oublier, dans la seconde où s’opère la mutation, que c’était des êtres humains quelques secondes auparavant. C’est le même processus d'extermination que celui inventé par les nazis : déshumanisation, dépersonnalisation, chosification ; ce ne sont plus que des cafards ou des rats, on peut donc les exterminer. Une civilisation qui traite ses morts de la sorte, ou qui fantasme de les traiter ainsi, ici à travers des œuvres de fiction (qui rapportent de l’argent), on peut se poser de sérieuses questions sur la santé mentale de cette civilisation et s'inquiéter sérieusement sur son avenir. Ici les survivants qui vivent parmi les zombies sont tous devenus des affreux sales et méchants, plus rien n’est humain, tout s’est effondré par contamination. L'humanité n'est plus réduite qu'à une petite poignée (une mère et ses deux filles et un gentil grand père un peu fou) qui a échappé on ne sait comment ni pourquoi à cet effondrement mental. Elle justifie à elle seule le film et la mission du héros : sauver les apparences (parce qu’il faut bien tenter de sauver quelque chose, sinon, bouh, ce serait trop noir), sauver nos pauvres âmes abîmées et perdues. Sanctification caricaturale du héros mué en super héros qui sauve une poussière d’humanité, et donc le monde. Bah oui, il faut bien une petite dose de morale dans tout ce bazar pour faire passer la pilule dans la mare des crocodiles pleureurs. Mais attention, ce n’est que du cinéma… Bah oui, bien sûr.
Le film peu s'apprécier sans avoir vu le Dernier Train Pour Busan (2016) du même Sang-ho Yeon, dont celui-ci est la suite chronologique. Les personnages, sans parler de richesse, sont moins caricaturaux, tout en l'étant toujours un peu. La direction d'acteur les fait passer pour acceptables. Le film n'est pas là. Il est dans ses décors de ville abandonnée où il ne faut pas rencontrer de morts-vivants. Ceux-ci étant attirés par la lumière et étant donc moins actifs la nuit. Le scénario en joue bien sûr. Pour des courses poursuites spectaculaires appuyées par un CGI porn qui n'est pas dans le réalisme. Nous sommes dans l'univers du jeu vidéo, avec des étapes et plateaux à franchir, avec un rendu par moment de dessin animé. Mais c'est en permanence spectaculaire. Le film est intéressant sur l'absence de personnages principaux. Il commence avec Dong-won Gang, puis bascule petit à petit vers Lee Jung-hyun qui devient le personnage principal. Une mention particulière, qui donne un intérêt au film, est l'utilisation des enfants, qui contribuent avec leurs outils à l'extermination des morts-vivants. Le film contient deux ou trois scènes larmoyantes inutiles et ridicules qui alourdissent le film. Le réalisateur n'assume pas son scénario de série B et essaie régulièrement d'ajouter des éléments psychologiques qui ralentissent l'histoire.
Même s’il ne pourra égaler l’ambiance anxiogène et le côté innovant de son aîné de quatre ans, ce "Peninsula" (au titre moins mensonger que « Train pour Busan 2 », il faut le dire !) n’en reste pas moins un film d’action extrêmement efficace. Car même si aujourd’hui les zombies ne font plus peur à personne puisque leur genre a été trituré dans tous les sens et que le scénario présente quelques longueurs, on s’ennuie tout de même très peu et on passe tout de même un bon moment devant et ce n’est déjà pas si mal mal !
film moyen autant j'ai adoré le dernier train pour Busan autant ma Suite est décevante. l'histoire basique au possible on oublie le huis clos pour un film d'action bête et méchant. les effets numériques sorn affreux
Bando ( 반도 ), suite plus ou moins direct du Busanhaeng ( 부산행 ) de ce même Yeon Sang-ho tire vraiment sur la corde, en funambule, il tiens dessus et ne cabane pas !
La figure de George Miller et de son immense Franchise post-apocalyptique fait office de garant à bien des égards. Ce Mad Max Coréen est d'ailleurs habité par la même peur primale, sauvage de ses hommes devenus bêtes, pour qui la survie est devenu jeu ... C'est dire !
Yeon Sang-ho reprend l'Univers de son film inaugural, en refait un topo et y incorpore de suite un nouveau récit, y insère des nouveaux personnages, délocalise pour mieux revenir, avec une très grosse force de frappe ! Un peu trop d'ailleurs. Quelques scènes sont quand mêmes un peu fort de café, les effets spéciaux tire à certains endroits un peu sur le fil du graphisme cochon, merci CGI ! Néanmoins pas de fine bouche non plus, d'autres moments sont aussi très bons en la matière, la première incursion dans l'Arène m'a vraiment eu. La fusillade dans le giron des réfugiés est aussi une autre démonstration que le cinéma à encore de quoi surprendre avec des artifices pourtant très connus.
Peninsula, son titre en V.F est en y regardant bien un film d'action très efficace qui raconte une angoisse de mort et d'abandon, une chute vertigineuse d'un système au prise de la violence devenue principe morale. A l'image du premier film, les protagonistes sont en quête d'un lien, d'une attache, dans l'uniformité de la haine et du désespoir le maintien d'une cohésion provenant d'un sentiment d'humanisme qui touche profondément. Là est d'ailleurs le coup de génie de ce cinéaste qui reconnais dans sa tartine de sacrée vertu, simple, efficace, géniale !
Acteurs et actrices livrent des copies eux aussi tout en exagérations, à l'image du film, personne ne chute ...
Suite de l'excellent Dernier train pour Busan, qui n'a pas la qualité de son modèle, qui se contente de poursuivre sans se renouveler. Évidemment, dans un monde de zombies, l'humanité entre les peuples de l'Asie, se transforme en monstre et se tuent entre eux, pendant que certains convoitent de l'argent, là où il est inutile, d'autre tente de survivre, en jouant les caïds de seconde zones, car faut bien avouer, l'interprétation dans leur cinéma n'est pas au niveau. Et que la VF n'arrange rien. et les scènes dite horreur me fait plutôt sourire que d'éprouver de l'effroi. Trop souvent ridicules. Des scènes d'actions trop tape à l'œil. Un moment on se croirait dans Fast and Furious. Même si les effets spéciaux ne sont tonitruante, le rendu visuel est pas mal, faut le reconnaître. La vision apocalyptique et la photographie fonctionnent. C'est le point positif, surtout si on a un scénario, proprement quelconque. Un finale un peu trop larmoyant. Et encore un prétexte pour continuer l'aventure, pour ceux qui voudront !
Tellement médiocre qu'il me fait me demander si le génie du dernier train pour busan n'était pas juste un coup de chance ... c'est incroyable un tel écart
Cela me confirme ce que je pressentais après avoir vu Dernier train pour Busan. La frontière est mince, fragile, entre la réussite et le ridicule. Je suppose que pour ce dernier, il y avait quelqu'un à l'écriture, ou que le scénario avait été écrit, lu et relu et patiemment construit. Ce qui l'emportait au final malgré des "sorties de route" stylistiques (chaque fois que les effets spéciaux venaient à la rescousse, notamment sur les scènes finales de plein air).
Dans Peninsula, même si l'univers se déplace d'un huis-clos étouffant vers les grands espaces à l'abandon d'un sorte d'Escape from Peninsula (les références sont nombreuses aux films de Carpenter, à Mad Max ou Land of the Dead, à The Omega man) qui peuvent rappeler les grandes heures de la SF des seventies, il manque 2 choses essentielles : d'abord une écriture qui se tienne. Les personnages existent trop peu, on ne croit pas à cette relation entre frères comme on ne croit guère à ces pleurs quand le "papy" meurt (tellement ce dernier est peu mis en valeur pendant le film). Les déclencheurs et relais narratifs sont également faiblards (l'histoire des téléphones, de cette famille qui survit là-dedans on se demande comment, du premier zombie au volant du camion dont personne ne se méfie...). Le reste se limite à une galerie de stéréotypes et la fin est vraiment bâclée, lourde, pas crédible...
Le deuxième hic et de taille c'est la confiance aveugle que le réalisateur semble accorder aux effets spéciaux (toute la poursuite finale) et qui dévitalise le film au lieu de l'ancrer dans ce territoire aux confins de l'enfer. On retrouve là les quelques défauts perçus lors de l'épilogue en extérieur du premier volet.
Une suite pas du tout à la hauteur de Dernier train pour Busan. Il faut dire que celui-ci avait placé la barre assez haut. Mais quand même, après un début de scénario prometteur, le film accumule les grosses incohérences et on n'y croit pas. Les courses poursuites en voiture ont été faites en images de synthèse et mal faites. Quant à l'héroïsme style s"stand alone" en plein milieu de zombies déchaînés, ça n'a plus aucun réalisme par rapport à Dernier train pour Busan. Très grosse déception.
Je savais qu'il serait difficile d'égaler Un dernier train pour Busan et, pour être honnête, je ne m'attendais à rien. Je parviens quand même à être déçue : les personnages sont d'un creux abyssal, l'intrigue est bâclée, les décors sont en carton. On n'y croit pas une seconde. Le film consiste uniquement à voir les personnages se déplacer d'un point A à un point B, tirer dans le tas, faire rouler des grosses voitures.
Une étoile pour la scène d'intro qui était, elle, prometteuse (on aurait aimé que tout le film se passe sur ce bateau !). Plus sérieusement, je vous recommande de passer votre chemin.