Gretel And Hansel
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Fêtons le cinéma

857 abonnés 3 693 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 avril 2020
Gretel & Hansel cristallise à lui seul la beauté figée et inerte de ce sillon du cinéma d’épouvante notamment creusé par Ari Aster, qui évacue tout désir, toute sensibilité, toute humanité pour ne conserver que l’enveloppe esthétique, somme de mouvements mécaniques que la mise en scène s’efforce d’iconiser à grands coups de lumières colorées et de plans cadrés. C’est le pan géométrique du cinéma d’épouvante, son pan le plus impersonnel, en ce sens où il efface les traces susceptibles de le raccorder à la personne pour ne flatter que l’esprit – si tant est qu’il réfléchisse. Car la grande limite d’une telle approche, c’est de prendre en otage le spectateur en le perdant dans une forêt non pas de signes (à déchiffrer selon sa personne) mais de symboles, de codes que le réalisateur sème à droite à gauche pour donner l’illusion d’une profondeur. Et le long métrage d’Osgood Perkins n’échappe guère à cette artificialité congénitale, pour ne pas dire bêtise : il se trahit par un goût prononcé pour la voix off moralisatrice qui déclame des vérités pseudo-philosophiques décalquées sur les sacs de courses vendus dans les magasins – « suis ton chemin, toi seul(e) en es capable », « tout pouvoir dépend ce que tu en fais » –, sentences à deux balles qui ramènent cette boursouflure contemplative à son point de départ. Non que le travail de l’image laisse à désirer ; au contraire, les plans sont soigneusement composés. Mais à quoi bon construire une ambiance mystique si ce n’est pas pour porter un mystère, pour descendre dans les profondeurs de l’humain, dans son besoin de créer des fictions dans lesquelles vivre ? L’angle d’approche féministe, martelé pendant une heure et demie, se cantonne néanmoins à la première ligne de la thèse défendue par Jules Michelet dans La Sorcière (1862) : que les sorcières sont en réalité des femmes victimes d’une société religieuse fanatique qui, en les persécutant, assoie son pouvoir de domination. Le réalisateur actualise la chose en écartant le contexte religieux – erreur – pour ne taper que sur les méchants hommes et leur patriarcat. Méchants, méchants hommes. Bouffons-les pour nous venger. Sans effrayer ni intriguer, Gretel & Hansel suit une trajectoire linéaire aussi esthétiquement belle que terriblement vide. Mieux vaut revoir Hansel et Gretel : Witch Hunters (Tommy Wirkola, 2013) : au moins, on s’amuse.
FaRem

10 595 abonnés 11 630 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 avril 2020
Gretel est une adolescente avec des perspectives d'avenir limitées... Elle peut rester avec sa mère qui ne veut pas d'elle et qui ne peut la nourrir ou encore habiter chez des hommes qui ont de mauvaises intentions. Pour éviter cela, elle n'a pas d'autre choix que de partir avec son frère à la recherche de nourriture et d'un travail. Les deux commencent leur périple dans une forêt inquiétante puis tombent sur une maison habitée par une étrange vieille dame qui accepte de les loger et de les nourrir en échange de services. Plus inquiétant qu'effrayant et plus sombre que violent, "Gretel & Hansel" est un film vraiment superbe sur le plan esthétique et visuel. Les plans sont magnifiques, la mise en scène est soignée et la photographie à la froide et sombre renforce ce côté sinistre. Les scènes de nuit dans la forêt ou les scènes quand Gretel rêve ou a des visions sont particulièrement réussies. La qualité de l'image et ça vaut aussi pour les décors et costumes. Tout le travail effectué à ce niveau est remarquable et donne une vraie identité au film. Concernant l'histoire, c'est plutôt classique, mais pas déplaisant même s'il n'y a rien de marquant. Dans un quasi huis clos, on assiste à une lutte pour le bien-être d'Hansel avec Holda qui son idée en tête et Gretel qui veut l'en empêcher. Il y a aussi une sorte de passation de pouvoir assez intéressante entre les deux femmes avec l'histoire qui prend une tournure encore plus surnaturelle. À travers ces épreuves, on peut y voir l'émancipation d'une femme qui découvre les dangers du monde qui l'entoure. Cette adaptation n'est pas la plus profonde que l'on a connue, mais l'histoire est suffisamment bonne et intrigante pour captiver jusqu'au bout, et ce même si c'est parfois un peu plat. Je n'attendais rien de ce film, car j'avais détesté les deux premiers films d'Oz Perkins, mais ce n'est finalement pas si mal et surtout très beau.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 février 2020
Très long à commencer, peu de similarité avec le conte, extrêmement ennuyant .... bref une perte d’argent et de temps! Je mets 0,5 car on ne peut pas mettre 0.
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