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3,0
Publiée le 28 avril 2026
Avec Sous le sable, François Ozon explore le deuil à travers une approche trouble, où réalité et déni s’entrelacent. Charlotte Rampling incarne une femme en suspension, refusant l’absence au point de la remodeler. Ozon privilégie une mise en scène épurée et ambiguë, qui installe un flottement constant. Cette indétermination, fascinante par moments, peut aussi frustrer par son refus de résolution. Reste un film sensible et intrigant, mais dont la retenue et l’ambiguïté limitent l’impact émotionnel.
Les enjeux qui succèdent à la disparition du mari restent trop minces pour que le film nous donne ce qu'on est en droit d'attendre. La relation de Rampling avec Jacques Nolot prend trop de place, manque de sel et de contrepoids. Les autres personnages sont survolés, notamment Pierre Vernier qui dans une scène ou deux nous laisse croire à un personnage plus développé, mais rien ne vient derrière. Le mari a disparu, mais les raisons, suicide, accident, ou départ volontaire, méritaient qu'on s'y attarde bien plus que ça. Et la fin, à défaut de laisser en suspens le mystère, est une manière très convenue de botter en touche. Reste un portrait d'une Charlotte Rampling dans la force de l'âge qui méritait un scénario plus abouti.
Ce film ne m'a pratiquement rien apporté, à part un certain point de vue sur le déni partagé, le scénario n'a pas grand chose à dire et la lenteur de la mise en scène mêlée à l'insistance des prises de vues me l'a rendu ennuyeux.
C'est un drame ordinaire et touchant. Touchant comme l'amour conjugal qu'exprime Marie, touchant comme le désemparement et l'angoisse palpables que Charlotte Rampling nous fait ressentir lorsque Marie n'aperçoit plus son mari se baignant dans l'Atlantique. La subite solitude de Marie initie un drame psychologique sombre et austère qui permet de mesurer, si besoin, le talent de la comédienne, autant que celui de François Ozon, confirmé depuis, dans la direction d'actrices. La composition douloureuse de Charlotte Rampling est au centre du film
Cependant, on y est plus sensible lorsqu'elle relève de l'affectif plutôt que la psychologie. Car le sujet d'Ozon devient pour partie comme l'étude d'un cas, celui d'une femme ne pouvant faire son deuil, s'y refusant d'ailleurs. En dépit de l'évidence mais parce que spoiler: Jean n'a pas été retrouvé, Marie continue de nier le décès probable de son époux, continue de croire à une absence momentanée. Marie balance entre lucidité et visions. On trouvera das le film d'Ozon des moments forts et poignants, une gravité justifiée; d'autres fois, cette immersion dans la morbidité ou bien certaines conventions de la mise en scène (Bruno Cremer, vite disparu,spoiler: réapparait dans les scènes imageant le subconscient de Marie) donnent l'impression d'un exercice de style glacé et artificiel.
J’ai aimé le parallèle avec Les vagues de Virginia Woolf et le suicide de l’autrice avec des pierres dans les poches. J’ai moins aimé les musiques qui s’arrêtent de façon abrupte, comme l’historie d’amour entre Marie et Jean. J’ai trouvé étrange que l’autre homme, Vincent, soit pratiquement toujours filmé de profile, comme si il n’était pas vraiment là dans la vie de Marie. J’ai aimé que Marie et son amie parle anglais : Marie aussi a son jardin secret. Un film sur le travail de deuil parfois impossible.
C'est le 4eme film de Ozon avec une des actrices récurrentes dans son oeuvre, C. Rampling. Elle fait le film à elle tout seule ou presque. D'ailleurs dommage que B. Cremer n'ait qu'un petit rôle et que quelques lignes de textes insignifiantes ou presque. C'est un scénario original qui nous montre la folie dans laquelle plonge l'actrice lorsque son mari disparait. Même devant les preuves accumulées, elle veut ignorer et vivre comme si son mari était la ou presque. Un joli film. Toute en douceur.
Charlotte Rampling est excellente,il n'y a rien à dire là-dessus.Mais moi je me suis ennuyé,car c'est lent et il ne se passe pas grand chose.Même les dialogues sont minimalistes!
L'idée de départ était intéressante. Marie jouée par Charlotte rampling part avec son mari dans les Landes comme chaque été.. Hélas il va se baigner et le drame se produit..Marie ne le revoit plus..et s'enfonce dans le déni.. en nourrissant des fantasmes, en imaginant qu'il vit avec elle.. lui parle etc .Bon c'est un peu normal au début sauf que.. le film s'enlise et tourne en rond faute de dialogue consistant..et à part l'amant il ne se passe rien. Charlotte rampling est ambiguë et ça devient lassant voire ridicule ,comme la scène à la morgue ou elle voit le corps de son mari puis refuse de reconnaître que c'est lui en disant " Non c'est pas lui..c'est pas sa montre " en ricanant nerveusement Ou veut on nous amener ? C'est incohérent.. ou alors elle sombre dans la folie..je ne sais pas mais la fin n'est pas cohérente.. c'est dommage. Film qui aurait mérité un meilleur traitement..avec moins d'ambiguïté..
Quatrième long métrage pour François Ozon et une oeuvre noire sur le deuil d’une femme, magistralement interprété par C.Rampling. Noir mais toujours avec une certaine forme de pudeur, le retour à la normalité est long et c’est ce style de mise en scène que nous sort F.Ozon fleurtant avec la gêne et une certaine forme de folie..
Un film délicat et sublime sur l'insoutenable absence de l'être aimé.. une résonance infinie pour ceux qui l'ont vécu et n'ont jamais pu vraiment le partager autour d'eux. Voila ce que les silences de ce film racontent si bien..
Un film techniquement parfait, mais d'un ennui profond et d'une lenteur exaspérante. La mise en scène de François Ozon se révèle impeccable, la BO excellente et la photographie très esthétique. Dégageant une immense sincérité, la prestation d'actrice de Charlotte Rampling, est véritablement fantastique. D'une noirceur mélancolique comme la chanson de Barbara, le scénario de François Ozon, est tellement hermétique et inconsistant que ce film paraît long, alors qu'il ne dure que 1H30.
Je ne suis pas un grand fan de François Ozon mais il a réalisé un film qui à lui seul est une prouesse cinématographique : Sous le Sable. Tout dans ce film est d'une grande justesse : l'histoire racontée, sa pertinence, la musique qui colle parfaitement à la forme, et que dire du jeu de Charlotte Rampling, dont la sensibilité se voit dans chaque plan ? Un vrai coup de coeur pour un film qui m'a beaucoup marqué il y a 21 ans et que j'adore revoir et revoir sans me lasser. Plusieurs scènes marquent l'esprit : celle à la plage évidemment, où l'angoisse monte petit à petit, celle de la visite de l'appartement, celle de la visite à la belle-mère, et la scène de la morgue bien entendu. Et que dire de la scène finale ? Un film sublime !
Marie et Jean mènent une vie heureuse et sans accroche depuis 25 ans. Pendant leurs vacances d’été dans les Landes, Marie s’endort sur la plage avec son livre. A son réveil, son mari a disparu. Est-il parti ? Est-il mort ? Face à cette énigme et sans corps retrouvé, Marie organise sa vie dans le déni et masque sa désorientation émotionnelle. Alors que ses trois précédentes œuvres nous emmenaient sur des terrains brûlants, c’est “Sous le sable” chaud qu’Ozon garde ses personnages le plus dans la retenue. Le personnage de Charlotte Rampling est renfermé et ne dit rien sur ses états, il faut percer derrière sa carapace pour comprendre sa souffrance. Oeuvre psychologique sur le deuil sans fin, “Sous le sable” nous touche autant qu’elle nous interroge. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Sous le sable... son mari bien-aimé disparaît… Accident, suicide, fuite ? Les tourments de la veuve (?) décrits et interprétés avec délicatesse. Scène avec la belle-mère d’une grande violence parfaitement réussie.