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Marjolaine A.
160 abonnés
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4,0
Publiée le 2 janvier 2021
Certaines facilités et certains travers déplaisants de la personnalité histrionique de Nicolas Bedos affleurent ça et là dans son film, mais la qualité du scénario et des acteurs emporte tout sur son passage : Doria Tillier, Fanny Ardant et Daniel Auteuil sont magnifiques. L'idée de départ est intelligente et les dialogues sont excellents, le résultat est souvent drôle et parfois émouvant.
Une comédie originale, drôle sur les affres du couple avec une excellent brochette d'acteurs (seconds rôles y compris). L'agréable surprise de l'année.
Magnifique! Un film touchant, émouvant où la poésie embrasse la nostalgie avec fougue. Le jeu est à la hauteur du casting. Fanny Ardant est toujours aussi génialement belle, Daniel Auteuil n'a rien perdu, ni de son charme ni de son charisme. L'originalité du scénario nous donne envie, à nous aussi, de replonger dans nos souvenirs pour en revivre les meilleurs. Merci Nicolas Bedos.
Quelle bonne surprise et quel bon moment de cinéma ! D'abord un scénario très original et une superbe approche de la nostalgie. Ensuite, une brochette d'acteurs-actrices particulièrement "riche". C'est malin, bien écrit, bien filmé, et il y a de l'émotion (formidables Fanny Ardant et Dora Tillier). Bref une réussite à voir.
C'est original sur certains aspects et bien interprété par les 3 acteurs principaux (un peu moins côté Canet qui pourrait facilement laisser sa place à n'importe quel acteur à la mode. Tout le travail de mise en perspective entre passé et présent, rêve et réalité est subtil et bien amené. Mais il y a côté vu et revu qui agace par des aspects éculés, vus et revus. Le présent déjà : ils vivent à Paris, sont aisés, l'un est artiste et vit dans le passé et ne comprend rien aux nouvelles techno, l'autre est psy, dort avec un casque électronique. Ils ont un fils beau et brillant, ils ne s'entendent plus. Leur jeunesse idéale de Baby Boomer est également bourrée de clichés : canabis, moustache, cheveux longs, cafés aux tons ocres, minijupes, pantalons patte d'éléphant : on nous ressert les poncifs d'un passé idéalisé. Cela manque au final de réalisme. Le personnage principal est auteur de BD : le film se prêterait bien à une BD au final, moins à un long métrage.
Un film médiocre malgré le talent d'Auteuil. Scénario répétitif, invraisemblable, caricatural, avec des longueurs. Dialogues parfois assez drôles mais atteignant souvent des sommets de vulgarité qui donnent la nausée, et globalement indigents. Dommage.
Scénario fin, complexe, subtil et comédiens époustouflants, et tout ça autour de l'amour passé, présent et à venir. Profondément romantique, profondément littéraire, aussi prenant qu'un thriller de science fiction dans lequel on se ballade entre les époques. Montage idéal, bande-son absolument merveilleuse. Un spectacle total!
Une étoile pour Guillaume Canet, qui je l’espère évitera une prochaine collaboration avec ce réalisateur. Le film est prétentieux et vulgaire au possible... Quand à l'histoire, on nous dépeint la nostalgie du passé de petits bourgeois tètes a claques qui trouvent le moyen de se payer un aller retour artificiel vers le passé. Voyage dans le temps qui ne sert à rien au final hormis se procurer un court moment agréable au prix fort... Et ensuite un message, une réflexion? Rien... En prime ,le César du meilleur scénario original décerné à Nicolas Bedos, c'est à mourir de rire !!! L'idée de l'aller retour vers le passé à du séduire fortement la haute société frustrée de ne pas pouvoir réaliser tous leurs rêves grâce à l'argent...
C'est le genre de film qui ne laisse pas indifférent : soit il plait, soit il déplait. Et moi il m'a déplu car je me suis ennuyé fermé. Il paraît que l'auteur a voulu dénoncer la modernité et raconter l'histoire d'un homme à la recherche de sa jeunesse perdue. J'ai surtout vu un film creux et sans intérêt, qui ne serai jamais sorti sans le système de financement français généreux au point de permettre la sortie des pires nullités.
Une entreprise propose à ses clients de passer une soirée à l’époque de leur choix. Victor, un vieux râleur hermétique au numérique et au monde connecté, mis à la porte par sa femme qui est tout le contraire, décide de revivre la rencontre avec cette dernière, en 1974. « La Belle Epoque » propose un pitch qui fait penser à un épisode de « Black Mirror », pour autant, ne vous attendez pas à un film de SF cynique et sombre, contrairement à ce que la séquence d’introduction laissait présager. Car Nicolas Bedos s’oriente plutôt vers la comédie dramatique assez légère. C’est en effet la nostalgie qui est le sujet principal. Le passé y est présenté comme un refuge (trop) confortable pour ceux qui ne trouvent pas leur place dans le présent, mais il peut également servir à (re)donner des repères. Une thématique optimiste, à l’image d’un scénario qui se veut surtout humoristique et léger, avec de bonnes idées. Les réflexions potentielles sur la mise en abyme de la reconstitution, le pouvoir de manipulation, ou celui de la scène, sont toutefois à peine effleurées, ce qui est un peu dommage. On est ainsi d’un très loin d’un « Truman Show » à la française, cependant ce n’était visiblement pas l’objectif de Nicolas Bedos. Daniel Auteuil est très convaincant en protagoniste qui prend goût au passé, même si son aspect de râleur déconnecté est initialement un peu caricatural. Face à lui, Doria Tillier est charmante en actrice en conflit avec le réalisateur de l’aventure. Une sous-intrigue qui donne du piment à certaines scènes, mais qui semble tourner en rond… Pour autant, « La Belle Epoque » demeure un film appréciable de bout en bout, proposant des rebondissements sympathiques, et une mise en scène maîtrisée.
Un « Once Upon a Time in Hollywood » où tout serait faux, de la pacotille rétrograde en carton-pâte, un bug de jeu vidéo. Difficile d'éprouver un quelconque intérêt pour ce mélodrame grossier, à l'image des outranges de son réalisateur dans les médias.
J’ai été touché de voir Daniel Auteuil (re)tomber amoureux sous le charme de la très ravissante Doria Tillier. A l’opposé, j’ai été vite gonflé par le personnage du metteur en scène tenu par Guillaume Canet et que Nicolas Bedos aurait très bien pu s’attribuer tandis que Fanny Ardant qui ne m’a convaincu que lors de son ultime apparition à l’écran. Malgré ces deux réserves, j’ai beaucoup aimé l’idée et l’originalité de cette orchestration psychanalytique de souvenirs personnels de son auteur. J’ai apprécié le romanesque, la nostalgie et l’humour qui se dégage de cette « Belle Époque ». Idem pour les décors, la B.O et les clins d’œil en forme de déclarations d’amour au cinéma.