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Un visiteur
5,0
Publiée le 6 juillet 2020
Un film magnifique, beau visuel, choc temporel bien abordé ... avec une personne âgée qui n'a pas évolué avec son temps mais qui se rend compte de tout ce que cette outil pouvais lui apporter. Un film à voir absolument !
C'est décidément une sacrée plume que Nicolas Bedos offre au cinéma français, qui en avait terriblement besoin! Et le film fait montre d'un amour du cinéma terriblement contagieux! Après le déjà excellent "Monsieur et Madame Adelman", Bedos fait à nouveau appel à sa muse, qu'il filme avec amour et qui le lui rend bien, pour un film plein de nostalgie, sur les regrets et les deuxièmes chances! C'est beau, élégant et assez enivrant, très bien écrit et interprété et , même si dame Ardant me fatigue terriblement, le film m'a séduit!
c'est une drole d histoire , mais pas original et dailleurs je n'est été toucher par rien c'est juste un delire d'un realisateur et je ne me suis pas senti concerner
Un joli film délicieusement too-much et qui peut se le permettre, suranné et charmant ! (j'en parle plus longuement sur Pamolico, blog de critiques : https://pamolico.wordpress.com/2020/06/30/la-belle-epoque-nicolas-bedos/)
Un film d'une beauté et d'un concept qui peut paraître simple, mais il fallait y penser. Un des rares films français qui m'a plu de par les jeux d'acteurs, l'idée, la réalisation et tout ce qui en découle. Une très jolie perle qui a su plaire à une jeune génération à laquelle j'appartiens tout en racontant l'histoire de 2 époques, l'une d'une jeunesse qui contraste avec celle de la vieillesse. Ce film m'a donné l'envie de vivre mon présent comme si il n'y aurait que des lendemains heureux, tout en m'interrogeant sur mon avenir un peu plus lointain qui peut paraître plus incertain que demain en lui même. C'est ce contraste, mise en scène dans une mise en abîme bien réalisée, que j'ai personnellement beaucoup apprécié.
Une critique du temps qui passe. La sensation que le passé reste souvent qu'un simple souvenir. L'urgence de reconsidérer le monde comme il est sans oublier d'où l'on vient. Une vraie histoire d'amour avec autant d'authenticité et de complexité qu'elle peut avoir. On oublie le temps et on se replonge avec délice dans les souvenirs d'un temps suspendu. Magnifique
Qu'il est difficile d'admettre ne pas aimer un film lorsqu'on voit qu'il a fait l'objet de nombreux éloges ! « La Belle Époque » de Nicolas Bedos restera un mystère pour moi sur le plan scénaristique et technique. De nombreux points me dérangent alors commençons par du positif. Il y a du rythme, de bons acteurs qui s'en sortent tous bien dans l'ensemble, un sens de l'humour qui fonctionne et un concept attrayant (qui rappelle vaguement le CRS du « The Game » de Fincher ou « Truman Show » de Peter Weir).
Au-delà de ces quelques points prometteurs, je vois en Nicolas Bedos un style, une écriture et une mise en scène qui m’échappent parfois ou bien même qui me font déchanter et sortir du film. Le premier aspect dérangeant à mon goût concerne la volonté de vouloir à tout prix croiser deux romances différentes : l’une d’un couple sexagénaire et l’autre d’un jeune couple trentenaire, les deux étant au bord de la crise (pour pas dire rupture). Et au final, je ne vois pas ce que cela apporte à l’intrigue si ce n’est que la rencontre entre Margot et Victor permet aux deux d’ouvrir les yeux sur leurs vies respectives. Ok ! Mais pourquoi nous infliger des montagnes russes pendant tout le film… on pense que l’un va finir avec une autre puis finalement non il ne l’aime plus. Un jour un clash, l’autre jour l’amour fou… Bref, c’est assez déstabilisant. J’accepte l’ambiguïté et l’ambivalence de l’amour mais jusqu’à un certain point.
Au niveau de l’écriture, c’est le tout premier film de Bedos que je voie et une première chose me chiffonne déjà dans le style : la vulgarité gratuite des dialogues. Trop de fois il y a des injures inutiles qui ne servent pas le propos du film et qui nous fatiguent à terme.
Pour la réalisation, c’est assez soigné : la mise en scène est simple et classique mais fonctionne. Par contre le montage est laborieux à certains égards pour quelques scènes ; à croire que le monteur a eu une envie pressante au moment de travailler… notamment au début du film lorsque Victor et Marianne se disputent : les plans s’enchaînent avec faux raccords entre deux pièces différentes pour tenter de donner du rythme et de l'humour mais la conversation elle ne se coupe pas entre deux plans, en conséquence quelque chose cloche ! On a l’impression que les protagonistes sont en pleine conversation à un endroit puis qu’ils se déplacent à un autre endroit pour reprendre cette même discussion… c’est une façon de faire déjà vue au cinéma et ce n’est pas toujours très agréable au moment du visionnage.
En synthèse, je n’ai malheureusement pas été emporté par le film et son histoire, son propos ou son message final (ce dernier me semble un peu bas de plafond à vrai dire). Et pourtant j’ai ri à plusieurs reprises, le film tente des choses et ce n’est pas tout à jeter. Espérons que Nicolas Bedos soit plus inspiré pour OSS 117 ! Je ne veux pas lui mettre la pression mais il faut faire renaître un personnage et une franchise absents du grand écran depuis plus de 10 ans. Ce n'est pas chose facile donc courage à lui !
Nicolas Bedos m'a agréablement surpris. Film loin de ses farces ou monologues télévisuels. Quel magnifique scénario, tout au long du film on est baladé entre la réalité et la fiction du tournage . Plein de poésie, mais aussi une belle histoire sur l'usure du couple et l'oubli des jours sans soucis du début d'une histoire d'amour. Il y avait longtemps qu'un beau rôle n'avait été donné à Daniel Auteuil, juste du début jusqu'à la fin. Le monologue final de Fanny Ardant est juste magnifique, a elle seule cette actrice donne une étoile supplémentaire à ma note.
Au bord de la rupture, on lui offre de revivre une nuit, une seule, il choisit la nuit de la rencontre avec sa femme... Une ode à la nostalgie, à la poésie du coup de foudre puis à l'amour de tous les jours, aux disputes et au manque... Daniel Auteuil est charmant dans le rôle de ce Monsieur-Tout-Le-Monde qui ne sait plus où donner de la tête (et du cœur) entre une jeune femme qui interprète le rôle de sa femme, le substitut de souvenir de l'original, et ladite femme devenue mégère, Fanny Ardant étant sublime en épouse difficile. La magie opère vite dans ce drame romantique, qui pourtant reste toujours très pragmatique en insistant sur les "ficelles" des scènes-souvenirs (lorsqu'Auteuil regarde le plafond du bistrot et y découvre les coulisses d'un plateau de cinéma, Guillaume Canet en organisateur événementiel). La bande-son est vraiment réjouissante, l'ensemble des acteurs sont très bons, avec une mention à Auteuil qui capte notre sympathie très rapidement, quelques répliques amusent, le final est à la fois tendre et inspirant, on se trouve devant ce que le cinéma français a de meilleur à offrir. Une magnifique parenthèse dans le temps, où l'on savoure chaque seconde passée à voir Auteuil, le cœur fendu, aimer d'amour à nouveau.
Très bon film. Excellent moment de cinéma. Histoire et original et le jeu d'acteur est très bien. (même si je trouve que l'histoire aurait pu être pousser plus dans ses retranchements)
Je ne suis pas un grand adepte du cinéma français... Mais le synopsis m'a intrigué et bon sang que j'ai bien fait. Le scénario est juste GE-NIAL, la réalisation, les décors et les acteurs, je ne peux rien lui reprocher. C'est une claque. Auteuil, Ardant et Canet sont tous sublimes. Bedos signe ici une merveille du cinéma français, c'est peut-être un exagérée, mais dans la foule infâme des comédies françaises sans goût, c'est rafraîchissant, c'est beau et terriblement touchant. Lorsque leur couple va au plus mal, Victor décide de revivre la plus belle journée de sa vie : celle où il a rencontré sa femme. D'avance, on connait la fin, mais dans ce cas, c'est le genre de film où connaitre la fin n'est pas important car c'est le chemin parcourut à cette fin qui est intéressant. Je suis en train de croire que le bon cinéma français n'est pas mort et j'attendais ça depuis une belle lurette.
Le cinéma actuel, malgré l’abondance de moyen et largement subventionné par le contribuable français, peut rendre n'importe quelle histoire glauque et vulgaire.