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Pierre Kuzor
189 abonnés
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1,5
Publiée le 7 septembre 2020
Ai vu "Police" d'Anne Fontaine. La filmographie de la metteur en scène oscille entre le pas mal ('"Nettoyage à Sec") et l'affligeant ("Blanche comme Neige","Gemma Bovery","Nathalie"), ici l'on est foncièrement proche de la deuxième catégorie. Je trouve souvent que le cinéma d'Anne Fontaine manque de rigueur, de précision, de fond, d'exigence... mais comme je suis très touché par les interprétations de Virginie Efira... je suis tout de même allé voir ce dernier opus en en attendant pas grand chose. Je n'ai pas été surpris. Le scénario n'a aucune tenue à tel point qu'on est bien incapable de déceler quel en est le véritable sujet : Une journée de 3 flics dans un commissariat du XIIème arrondissement qui commence le matin dans les vestiaires et qui fini de même ? Une histoire d'amour entre 2 des trois ? La reconduite d'un réfugié clandestin à l'Aéroport par les 3 policiers en question ? On passe de l'un a l'autre de ces thèmes avec moult flash-backs et maniérismes (la même journée racontée 3 fois avec le point de vue de chacun des protagonistes sans que cela n'apporte absolument rien narrativement ni cinématographiquement) H élas Anne Fontaine n'a pas le talent de Lucas Belvaux qui excelle dans cet exercice. Une bande son sur-réaliste qui passe de Marc Lavoine (évidemment quoi de mieux que de faire chanter à Omar Sy "Elle a les yeux révolver" pour nous faire comprendre qu'il est amoureux de sa collègue ?) à Jean-Sébastien Bach pour les moments évidemment de doute, de solitude, d'abattement qui sont nombreux et répétitifs ... Les 3 acteurs (Virginie Efira, Omar Sy et Gregory Gadebois) ne déméritent pas et ont bien du talent pour faire passer des dialogues d'une grande platitude. Le long monologue rempli de fadaises et de phrases toutes faites de Gregory Gadebois lorsqu'il est seul dans la voiture avec le réfugié est un grand moment de non écriture. Pourquoi en plus charger la barque quand elle est déjà bien pleine ? Alors l'un est un alcoolique en phase de rechute, l'autre est sous traitement neurologique et la troisième va avorter des fruits du deuxième le lendemain... La deuxième partie est absolument peu crédible ce qui fait que le spectateur est encore plus circonspect. Seule la photo de l'immense Yves Angelo retient vraiment l'attention. Comme le réfugié clandestin du film, je n'étais pas menotté à mon fauteuil et à aucun moment je n'ai eu le courage de prendre la fuite... et à ce jour je me demande encore bien pourquoi !
Un film remplit de cliché avec une fois de plus une tentative de buzz sur la Police de Omar SY (un anti flic qui ne se cache plus ) , la tentative de copie du film polisse a échouer on préférera amplement le film "polisse" avec Joey Starr que ce dernier film français qui aura du mal a percé avec ces préjugé sur le fonctionnement de la Police , a éviter si vous payer la place de cinéma
Navet moralisateur en ligne directe avec la bien-pensance de gauche caviardée et démago. Cette imposture malaisante tant elle ennuie se ridiculise à abuser de clichés réflexes et archi orientés que la production française s'obstine à nous vendre. Ce n'est pas le jeu d'acteur horriblement artificiel et emprunté d'omar qui sauvera cette énième bouse de la noyade. L'indignation des vrais policiers n'étonnera personne...
Encore un film moralisateur, qui enfonce des portes ouvertes, « faites la paix pas la guerre ». Des acteurs qui sont là pour jouer les grands philanthropes.
Bref c’est fade, loin de la réalité, joué par des acteurs expatriés qui vivent dans des villas.
Scénario plat, jeu d’acteur convenable, c’est très peu profond.
film sans intérêt avec un Omar Sy surjouant et au résultat plus que décevant . On ressent bien qu'il n'y croit pas et c'est trés déstabilisant pour le spectateur .
Film ennuyeux. Omar Sy n’est pas crédible et joue de la même manière que dans tous les films. Insipide et dépassé. Le titre du film donne envie mais le contenu est inintéressant. Ça donne envie de dormir.
Police d’Anne Fontaine se saisit de la voiture de fonction aux gyrophares bleus comme d’un espace cathartique dans lequel les consciences s’expriment et se purgent : le conflit est incessant, d’abord personnel et domestique, ensuite interpersonnel et hiérarchique – faut-il suivre les ordres reçus d’en haut ou écouter son cœur ? –, deux origines d’un même conflit dont les personnages ne parviennent à se soustraire, sinon par la désobéissance. Voilà peut-être l’un des fils directeurs de la filmographie de la cinéaste : suivre des personnages désobéissants, tiraillés entre l’appartenance à un contexte historique, géographique, professionnel ou moral d’une part, leur besoin d’accomplir ce à quoi ils croient d’autre part, d’aller jusqu’au bout de leur mission. Aristide le dit fort bien : « ne pas penser, faire le vide, souffler et avancer ». Le long métrage met en scène le chaos de la pensée cohérente, l’impossible prise de recul sur une situation urgente : les personnages vivent dans l’immédiateté de leur présent et savent que leurs choix, savent que leurs actes seront décisifs pour l’avenir d’un homme, d’une collectivité, d’une cause. Aussi la structure du film mêle-t-elle avec intelligence le passé et le présent sous la forme de flashbacks aussi maîtrisés que dramatiquement justes. Le dilemme que rencontrent les personnages les raccorde aux fondements de l’existence : donner la vie, prendre la vie, condamner à mort. Et la seule fenêtre dont ils disposent est celle du regard. Police ne cesse de filmer les yeux de ses quatre acteurs principaux, tantôt frontalement, tantôt saisis dans le reflet d’une vitre, d’un rétroviseur. Deux ronds blancs dans l’obscurité, deux accès sur une même âme à évaluer, transporter jusqu’à la tombe. Aristide se plaint de l’ambiance morne – on lui a coupé la radio et ses chansons françaises – et compare la voiture de police à un corbillard. C’est un échantillon d’humanité qui roule vers sa fin, l’ivresse d’un amour interdit que l’on confronte à sa conséquence directe (un fœtus), l’engloutissement d’un ménage dans la mer et ses vagues, sauvés in extremis par une conversion à l’autre dans ce qu’elle a de plus douloureux, de plus beau et de plus radical. Police est l’histoire d’un sauvetage, d’un dialogue avec la mort qui tient lieu d’immersion au sein d’une profession tant décriée aujourd’hui, et qui méritait bien un grand film. C’est chose faite.
Quelle déception ! Clairement, à l'image de l'électro choc qu'a été Polisse, je me suis dit que Police était un film taillé en apparence pour les césars à la vue du pitch, de la bande-annonce, de la thématique engagée et d'actualité qui était mis en avant, autour du délicat sujet des migrants, et surtout autour du malaise et du mal-être vécu dans le milieu de la police, sans parler d'un casting en trio vraiment prometteur...mais non, le film rate en réalité totalement le coche ! C'est d'autant plus frustrant que toute la première partie de film est plutôt réussie. Avec cette idée de structure en alternance de flashbacks et 3 points de vue racontant la même histoire au même moment, mais avec, selon les personnages, des sensibilités psychologiques différentes. Si les flashbacks sont intéressants (bien que très et trop explicatifs et démonstratifs), ils servent au moins à bien comprendre le caractère de chacun et ce qu'ils endurent dans leur vie privée en plus de ce qu'ils endurent dans leur vie professionnelle. Par contre, j'ai trouvé que les scènes déclinées en 3 points de vue, alors que l'idée en soit était vraiment prometteuse, portait au final que très peu d'intérêt au scénario... Je n'ai pas compris ce qu'ils apportaient de plus dans la psychologie des personnages. Clairement, j'ai le sentiment qu'on m'ait vendu une promesse durant toute une première partie pour au final ne pas la tenir et faire redescendre le soufflet de façon violente en seconde partie, qui est clairement la partie de scénario qui pêche le plus de tout le film. Côté mise en scène, il y a de beaux plans, une belle lumière travaillée dans un environnement nocturne qui fait sens et aggrave la caractérisation des personnages et celui de l'enjeu, de beaux mouvement caméras travelling, et des plans filmés au plus près des visages des acteurs pour ressentir au plus près leurs angoisses et conflits intérieurs. Mais au final, frustration totale ! Car c'est bien le scénario qui fait pschiiit ! La seconde partie souffre de lenteurs, et les dialogues sont vraiment pas assez percutants par rapport à la thématique traitée et les enjeux émotionnels qui pouvaient se jouer. L'impression aussi que l'excellent trio d'acteurs Grégory Gadebois, Omar Sy et Virginie Efira sont sous-exploités ou peut être mal dirigés... Virginie Efira est la plus convaincante mais je crois qu'Omar Sy est la plus grosse déception de ce point de vue. Il y avait tant à faire transmettre dans leur souffrance de policier, mais j'ai l'impression que le manque de teneur et d'épaisseur dans le traitement des enjeux dans le scénario a plombé les bonnes intentions de mise en scène. En plus, la fin est téléphonée, on devine assez rapidement la conclusion avec spoiler: le flashforward du témoignage de Aristide censé lancé le doute sur l'éventuel acte du migrant mais qui est au final très vite dissipé car le flashforward intervient trop tôt pour que la fin ait un réel impact. Et je ne sais pas, en ressenti, je trouve sincèrement que la 2ème partie est vraiment peu passionnante. Tout le côté psychologique construit en première partie n'est pas bien utilisé et exploité. L'impression finale que le film aurait été peut-être plus impactant en format court-métrage et moyen-métrage, mais clairement pas assez traité en profondeur et jusqu'au bout avec toute la matière qu'il y avait à mettre et à montrer pour que ce soit impactant et prenant en 90 minutes. Très déçu.
Vraiment sans intérêt, les policiers sont des gros méchants comme d'habitude ça devient lassant. Omar sy n'est pas dutotu adapté pour ce role, erreur de casting !
Anne Fontaine, en professionnelle aguerrie, à réuni pour ce film une palette de compétences affirmées, que ce soit dans le choix des acteurs ou dans celui des techniciens. Pour autant, le résultat n’est qu’une demi-réussite, la faute à un scénario trop limité. Celui-ci oscille entre l’évocation d’individus cabossés par la vie, mâtinée d’une histoire d’amour, une description sociologique d’un commissariat parisien et un road-movie de banlieue où nos héros convoient un ressortissant tadjik à Roissy en vue de son expulsion du territoire. Tant de lièvres poursuivis qu’à la fin, aucun n’est attrapé ! Dans la filmographie abondante et parsemée de quelques réussites d’Anne Fontaine, Police ne restera guère dans les mémoires.
Ne mérite pas le déplacement. Navrant. Film lent avec un scénario simpliste. Omar Sy n'est pas dans son meilleur rôle dans ce personnage peut-être en décalage avec ses idées personnels