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Phil H.
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5,0
Publiée le 10 janvier 2024
On ne sort pas indemne après avoir visionné Le cercle des neiges. Je connaissais très bien l'histoire pour avoir vu le film de 1993 Les survivants et lu des articles sur le sujet, mais cette version surclasse nettement celle de 93. Juan Antonio Bayona confère à l'histoire une intensité dramatique intense. Le film est spectaculaire tout en étant profond et touchant. Il nous montre les protagonistes dans leur intimité tout en restant pudique. Même si l'on connaît parfaitement le dénouement, le récit demeure intense et passionnant. Du grand cinéma!
Je te fais aujourd'hui ma critique de ce Cercle des Neiges, tant admiré d'à-peu-près tout le monde. Sérieusement, je n'ai pas trouvé ça fantastique. Cette version n'apporte pas grand chose de neuf à la précédente version. Au contraire. J'ai trouvé cette interprétation 2023 beaucoup moins passionnante que l'ancienne. Le jeu d'acteur sans être mauvais, est beaucoup moins profond et prenant. La mise en scène est banale. Je t'avoue que j'ai regardé tout ça d'un oeil assez distrait. Il se peut que connaissant déjà l'intrigue j'ai été moins attentive, mais tu vois lecteur mon amour, il m'arrive de regarder plusieurs versions d'un même opus d'Hercule Poirot par exemple, et aimer les deux différemment. Là ce n'est pas le cas. Je ne retiens rien de particulier de ce Cercle des Neiges, et les images qui me restent en tête de cette histoire tragique seront celles des Survivants. A mon sens, c'est donc raté en partie. Ni fait ni à faire. J'ignore si ceux qui ont vu Les Survivants auront eu la même impression que moi et je t'encourage a te faire ta propre idée. A très bientôt, mon lecteur adoré !
bof,sans plus...Ils auraient pu faire un effort sur les effets spéciaux car là je n'ai pas eu cette sensation de froid que je peux ressentir en voyant certains films tournés sous la neige, pas de nez qui coulent, pas de buée quand ils réspirent,les chaussures en cuirs souples comme si elles venaient d'êtres graissées,les mains nickel alors que c'est la première chose que tu protèges par ces températures,digne d'un téléfilm quoi...
Enfin un super film.... Acteurs non connus mais excellent... Realisation au top qui laisse une tension du début à la fin du film surtout quand on sait que c est une histoire vrai et vraiment un gros bravo au courage et à la volonté de ces hommes qui ont passés cette effroyable moment... 4,5 / 5 sans hésiter et c est rare que je mettes une telle note...
Une histoire tellement bouleversante. Abnégation, courage, résistance, résiliance, survie hallucinante. Cette histoire est magnifiquement mise en image par Bayona et offre un vibrant hommages non seulement aux survivants mais également aux disparus. Dommage vraiment qu'il ne soit pas sorti au cinéma.
Après "The Impossible", un volet de "Jurassic World" ou encore les deux premiers épisodes des "Anneaux du Pouvoir", Juan Antonio Bayona nous conte l'histoire des survivants du vol Fuerza Aérea Uruguaya 571 en 1972. Après un crash dans la cordillère des Andes, les voyageurs vont rester coincés dans un environnement très hostile et faire des choix douloureux pour rester en vie. D'une durée de 2h20, le film est spectaculaire et saisissant. Si aucun acteur ne se dégage vraiment de l'intrigue, c'est bien la cohésion du casting avec la mise en scène catastrophe qui donne à l'histoire, une sensation vertigineuse.
Le Cercle des neiges est une histoire vraie qui fait mal au cœur, qui appelle notre compassion pour ce groupe d'hommes piégés dans le froid de la Cordillère des Andes, avec pour seule nourriture les cadavres de leurs amis... Si on peut comprendre le choix de Juan Antonio Bayona pour cette nouvelle adaptation (il y a déjà eu 4 films autour de l'accident, notamment une adaptation nommée Les Survivants avec le jeune Ethan Hawkes), lui qui flirte d'habitude si bien avec les émotions liées à la peur viscérale et au désespoir (The Impossible, L'Orphelinat, Quelques minutes après minuit...), on peut néanmoins regretter qu'il se soit senti obligé de surligner grossièrement son style (demande de Netflix, peut-être pour coller avec un public-cible plus jeune ?). Ainsi le crash du début montre ses limites visuelles (les acteurs secoués comme des cocotiers sur leur sièges par les techniciens qu'on devine cachés derrière les dossiers, passe encore - c'est "à l'ancienne" - mais les trucages numériques de la carlingue qui se démonte et glisse sur la neige sont mal faits), ainsi les acteurs en font des caisses, ainsi le côté "cannibalisme versus religion" prend toute la place dans le récit. Les rares embardées du côté du survivalisme (la rando pour aller trouver des objets, les fabrications d'instruments à partir de débris, les passes-temps pour tromper la peur et la souffrance...) sont des sous-intrigues qui auraient gagné à ne pas se laisser "bouffer" (pardonnez l'expression) par l'aspect moral qui est omniprésent (en réalité, les gars ont vite adopté la pratique, quand ils en sont arrivés à perdre 30kg - ce qui ne se voit pas, étrangement, dans ce film... -, ils ne se sont plus trop posé la question). Idem pour le visuel, Bayona abandonne complètement sa finesse pour devenir un produit Netflix avec une mise en scène balourde qui est à l'opposé de ce qu'il a pu faire autrefois : adieu l'émotion qui passe par le récit d'un personnage cabossé, sans rien besoin de plus (un gars assis sur sa chaise en plan fixe qui raconte comment le bout de papier qu'il tient est le seul vestige de sa femme et sa fille dans The Impossible, un enfant qui tient la main de sa mère pour la dernière fois sans un mot dans Quelques minutes...), et bonjour les gros artifices qui tâchent (les scènes d'hallu qui sont sur-découpées, en effet œil de poisson, les scènes émotions qui balancent la musique au violon... On n'y a jamais cru, la mise en scène est un forcing constant). Il n'en reste pas moins que ces 2h30 (abusives) se laissent regarder une fois, par curiosité du sujet, par compassion pour les survivants mais aussi ceux qui ne sont plus là, permet à Bayona de ne pas se faire oublier du public (le film est le carton de la plateforme, on espère que cela lui donnera les fonds nécessaires pour se relancer au cinéma), et qu'il pourra ouvrir l'envie de découvrir les docus et films sur l'accident terrible de ce vol 571... Ou d'aller rattraper les autres œuvres de Bayona, la garantie de planer sans jamais se crasher.
"Le Cercle des neiges" diffusé sur Netflix, acclamé par la critique qui a obtenu 2 nominations aux oscars cette année (meilleur film international et maquillages) est un thriller dramatique espagnol convenable. En effet cette histoire inspirée de faits réels (En octobre 1972, un avion transporte une équipe de rugby uruguayenne au Chili. L'appareil s'écrase dans la cordillère des Andes. Les survivants, bloqués dans un environnement très hostile, doivent prendre des mesures extrêmes pour survivre) doit beaucoup à ses effets visuels sublime et terrible aussi à la fois, le réalisateur Juan Antonio Bayona livrant aux spectateurs une histoire âpre, difficile et parfois émouvante même si j'ai trouvé l'ensemble un peu long et parfois redondant.
Cette admirable reconstitution, loin du sensationnel attendu, questionne notre large tendance à la suffisance et au protectionnisme encore plus aujourd'hui qu'à l'époque des Survivants (1993). Juan Antonio Bayona met en scène une coalition rationnelle pour la survie.
Pour Juan Antonio Bayona, passer derrière Frank Marshall et son mythique Les Survivants, sorti en 1993, est un défi de taille. En effet, il faut qu’il parvienne à nous raconter quelque chose de nouveau sur cette histoire déjà connue des initiés dans ses moindres détails. L’excellente idée qu’il a trouvé pour palier ce problème est de faire de Numa Turcatti le narrateur du récit de cette incroyable épopée survivaliste. Le jeune homme, incarné magnifiquement par l’acteur uruguayen Enzo Vogrincic, permet au spectateur d’avoir une véritable introspection et une réflexion intéressante sur les actes des survivants. La destinée du jeune rugbyman étant, de plus, très touchante, cela apporte de l’émotion à un récit qui se fait très factuel par ailleurs. En effet, la trame narrative est strictement la même que pour le long-métrage sorti trente ans plus tôt, soit un simple récit chronologique des évènements connus par les survivants. Heureusement, la réalisation atteint de tels niveaux de perfection que le réalisme de la survie nous prend aux tripes. Un soin inouï a été apporté par le réalisateur et ses équipes pour la reconstitution des différents évènements ayant marqué les rescapés. On est là bas, avec eux, et on voit le délabrement physique et les dilemmes moraux se poser à nous quasiment de la même façon qu’ils les ont vécu eux-mêmes. On ne peut que regretter qu’un tel long-métrage, aux qualités artistiques remarquables, ne puisse être projeté sur grand écran. L’expérience cinématographique en aurait été encore largement renforcée.
"Le cercle des neiges" retrace le terrible accident de l'avion qui transportait 40 passagers (dont une équipe de rugby uruguayenne) ainsi que 5 membres d’équipages. Avion qui s’était écrasé dans la cordillère de Andes laissant à l'agonie pendant plus de 70 jours seulement 17 survivants à la fin. Le film a le mérite de montrer beaucoup d’événements retracés du livre de Piers Paul Read qui n’apparaissaient pas dans le film "les survivants" de franck Marshall de 1993. Pour le coup, l'histoire est complète. La réalisation est parfaite, le ressenti de la détresse du groupe et de chaque individu à travers l’écran est exceptionnel. Le grain du film apporte l'authenticité de l’époque (1972). Un film et une histoire à découvrir absolument.
Cette histoire a provoqué une onde de choc à travers le monde et c'est compréhensible lorsque tu découvres la raison, car c'était une question de survie. La caméra immersive et la technique innovante de J.A Bayona nous permettent de découvrir cette histoire sous un nouvel angle. Le réalisateur prend un immense plaisir à nous faire découvrir des paysages à couper le souffle et à mettre en scène un casting sud-américain exceptionnel.
Juan Antonio Bayona est un cinéaste peu productif (cinq long-métrages en près de vingt ans) mais qui a marqué son temps. Il a été découvert avec le très beau (et effrayant) drame fantastique « L’Orphelinat », un film qui a ouvert la voie à l’école fantastique espagnole à l’époque. Le monsieur a ensuite tourné un film catastrophe tiré d’une histoire vraie, celle d’une famille ayant survécu au tsunami de 2004, puis un conte macabre (« Quelques minutes avant minuit ») et le second épisode de la trilogie « Jurassic World » avant de revenir au film catastrophe tiré d’une histoire vraie avec « Le Cercle des neiges ». Dans l’ensemble des œuvres toutes qualitatives à défaut d’être éclatantes car comprenant chacune ses propres petits défauts. Mais on ne peut que saluer le fait que Bayona ait gommé ceux qui entachaient quelque peu le traumatisant et intense « The Impossible » dans le rayon des incroyables histoires vraies. En effet, Bayona a levé le pied sur les violons et la charge lacrymale un peu lourde de son précédent essai catastrophe pour livrer un film déchirant et profondément immersif mais dont l’émotion n’est jamais forcée, ne prenant jamais le spectateur en otage.
Cette incroyable histoire vraie de survie en territoire hostile narre le mémorable crash d’un avion uruguayen en 1972 dans les Andes qui comptait à son bord une équipe de rugby rejoignant la capitale chilienne. Sur les quarante-cinq passager et membres d’équipage, seuls seize ont survécu après plus de deux mois d’isolement en haute montagne. Cette histoire a déjà été racontée par un film italien en 1976 et l’illustre « Les Survivants » de Franck Darabont. Ce dernier était très réussi et on peut donc se demander l’utilité de retranscrire à nouveau cette histoire. Mais Bayona apporte à cette tragédie une teneur plus dramatique où l’homme est mis à contribution par la nature et son environnement et le fait de remettre en scène cet accident d’un point de vue et en langue hispanique n’est pas dénué de sens. « Le Cercle des neiges » se pose donc comme une nouvelle interprétation presque complémentaire à celle de Darabont il y a trente ans.
Bayona était d’ailleurs un cinéaste indiqué pour un tel projet puisqu’il semble être aussi à l’aise dans les séquences spectaculaires que dans celles plus intimes et vouées à l’émotion. Le crash de l’avion est impressionnant mais ne cherche heureusement jamais à en rajouter dans le grand spectacle à de simples fins pyrotechniques pour épater la galerie. Le supplice moral d’une mort qui rôde et s’avère de plus en plus prégnante ainsi que le calvaire de la faim sont également impeccablement rendus. Le film évite toute scène gore concernant le cannibalisme, préférant traiter la chose avec pudeur et insister davantage sur les dilemmes qui s’offrent aux personnages entre morale, religion et raison. On regrette en revanche qu’hormis le personnage principal qui sera vecteur d’un rebondissement inattendu, on ne puisse pas s’attacher plus que cela aux personnages de par leur nombre. L’effet de groupe est privilégié au portrait individuel, ce qui est parfois un peu dommage, la plupart des protagonistes n’étant que des silhouettes interchangeables. Une mini-série aurait peut-être été plus indiquée pour creuser les atermoiements de chacun. Hormis cela, « Le Cercle des neiges » est un beau récit d’humanité, de résilience, d’espoir et de survie.
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Et s'il s'avérait que l'enfer ne réside pas là où on le situent ? Au-delà de placer la solidarité en son centre, Bayona scrute la dimension philosophique du devoir de mémoire avec subtilité, interrogeant la manière dont les limites morales et physiques s'adaptent lorsqu'elles sont confrontées à l'adversité. Seul une réalité avait le pouvoir de susciter autant de questionnement.
Netflix peut produire de très bons films : En voici l'exemple. Le Cercle des Neiges est un très bon film, retraçant l'histoire vraie d'une équipe de rugby, qui s'est crashé dans la Cordillère des Andes.
Absolument extraordinaire visuellement ! Côté technique c'est juste maîtrisé ! Son histoire est percutante et passionnante à regarder. Malgré un début que j'ai trouvé rushé, le film est d'un très haut niveau !
J'aurais bien voulu que ce film soit présent dans les salles de cinéma