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BLS Moviedebrief
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4,0
Publiée le 17 janvier 2025
« Théâtre dans la guerre» Un français veut monter une pièce à Beyrouth , en pleine guerre d’affrontement entre toutes les factions dans les années 80. Il veut des acteurs venant de chaque communauté pour montrer que la réconciliation est possible. L’est-elle? L’intensité du Livre de Sorj Chalandon est très bien restituée. On est touché par tout ce qui nous est montré : la guerre terrible et absurde, l’amour qui naît, la mort omniprésente. C’est un film dur . Les acteurs sont touchants et attachants
Une histoire pas très intéressante et peu crédible, un vrai manque de rythme et beaucoup de longueurs, bref difficile de comprendre d’aussi bonnes critiques pour ce film plutôt ennuyeux…
J'avais lu le livre, et je pense que l'expérience s'en trouve modifiée. Cela débute de façon assez lente, un peu vaine. Mais cela sert la seconde partie du film, poignante. On ne voit pas trop comment ce pays multiconfessionnel aux relans de guerres claniques pourra se sortir du cycle des vengeances et des allégeances à ses voisins belliqueux. Le film le fait très bien ressentir.
J'avais beaucoup aimé le roman de Sorj Chalandon, et craignais un peu son adaptation cinématographique... et je n'ai pas eu complètement tord : - les références à Antigone et la passion pour le théâtre tiennent bien moins de place dans le film, - je n'ai pas le souvenir que B. Chalandon faisait Georges tomber amoureux d'une actrice, alors que l'attachement -presque suicidaire- de Georges au Liban tenait essentiellement au pays et à son histoire..
Ces altérations du scénario trahissent, à mon sens, ce qui faisait le cœur du livre : une double passion pour le théâtre et le Liban et ses peuples.
Le film a cependant un bon rythme et une tension dramatique efficace...
Une histoire d'un rêve, rêve de faire jouer Antigone au Liban dans un pays en guerre. En guerre avec un ennemi extérieur mais peut être plus encore une guerre intérieure, une guerre civile où les clivages avant d'être politique sont religieux. Rêve donc de faire jouer cette pièce par des membres de chaque communauté dans le seul lieu possible un ancien théâtre situé dans le no man's land séparant deux fractions combattantes.
Film qui pose pour le Liban le conflit entre une envie commune monter la pièce et l'obligation de respecter les codes de sa communauté. D'une pièce de théâtre à vivre ensemble est ce vraiment différent? Film avec en arrière fond la situation politique de l'époque, les évènements connus de tous de 1982 qui toujours et encore trouvent leurs suites actuellement.
Le 4e mur est sans doute le plus beau roman de Sorj Chalendon, récit inspiré des souvenirs de l'époque où, reporter de guerre, ses pieds avaient marché dans le sang. Difficile donc d'adapter cette histoire libanaise à l'écran. Mais David Oelhoffen réussit la gageure. Car il ne cherche pas à raconter le Liban. Il le porte à l'écran à hauteur d'homme, il le découvre avec les yeux naïfs de Laurent Laffite, avec ses espoirs, ses sentiments et ses désillusions. David Oelhoffen est un poète de l'image qui sait filmer les silences. Les non-dits du Liban sont partout. L'amitié et la haine sont filmées dans toutes leurs exubérance. La scène dans Chatilla est d'une force brute, saisissante, avec un travail efficace sur le son. Un grand film. Une adaptation très réussie.
Voilà un scénario dont le résumé que j'ai pu lire à plusieurs reprises, ne rend pas compte ( selon moi ) du véritable sujet de ce film exposé dans ses dix dernières minutes.
Au travers d'un voyage au pays du cèdre pendant la guerre inter confessionnelle de 1982, un metteur en scène de théâtre, homme de paix, se retrouve confronté à un conflit entre ses valeurs morales et la tragédie de l'Histoire.
Porté par son sujet, les décors naturels et son interprétation, mais réalisé de façon peut-être un peu trop conventionnelle, " le quatrième mur" est aussi de façon indirecte, un regard sur les sociétés multi confessionnelles.
Le spectateur intéressé par le sujet verra où reverra "Le faussaire" de Volker Schlondorff ou " Valse avec Bachir" dont l'action se situe dans le même contexte historique que celui dans lequel se déroule " le quatrième mur".
Je ne me souviens pas en détail du roman lu à sa sortie sinon que je ne l'avais pas plus apprécié que cela, et je ne pourrai donc rien dire sur l'adaptation mais j'ai adoré le film en tout cas, et surtout l'interprétation qui est remarquable. Bien sûr avec Laurent Lafitte dans le rôle de ce metteur en scène jeté dans cette folie par amitié, mais surtout Simon Abkarian, son guide dans un Liban qui quarante ans plus tard semble n'avoir hélas pas changé... Certaines scènes sont magnifiques, et d'autres terribles. A voir.
Un beau film qui nous montre la réalité libanaise des années 80. Je crains que rien n'ait vraiment changé. Tous les acteurs sont ecxellents, Lafitte en route pour un César. Une bonne idée de ne pas sous-titrer les dialogues en arabe cela nous rapproche du héros confronté à une réalité, lui un homme de théâtre donc de dialogue.
Quelle surprise, merveilleuse surprise ! Ce film est la rencontre du monde artistique avec la réalité cruelle historique du Proche Orient. Ce long métrage est également un petit miracle puisqu'il a été tourné à Beyrouth. Les différents plans larges de la ville sont d'une beauté cruelle. Le casting est également exceptionnel, Simon Abkarian est conforme à lui-même, royal. Laurent Laffite puissant et inspirant. Mention spéciale à l'actrice qui joue le rôle justement d'une actrice palestinienne, un regard puissant et hypnotisant ainsi qu'une personnalité déroutante.
J’ai vu Le Quatrième Mur et j’ai trouvé le film marquant par son ambiance. La mise en scène est simple mais efficace, avec de beaux moments de silence et de regards qui en disent beaucoup. Laurent Lafitte porte le film avec une interprétation solide, juste et sans excès.
Le rythme est parfois un peu lent, mais il laisse le temps d’entrer dans l’histoire et de ressentir l’atmosphère. La musique, discrète, accompagne bien les images sans trop en faire.
C’est un film sérieux, qui demande un peu de patience, mais qui offre une expérience sincère et humaine.
Georges est au chevet d'un ami de longue date et dont les jours sont manifestement comptés. Il lui demande de continuer son œuvre : mettre en scène la célèbre pièce Antigone au cœur d'une zone extrêmement dangereuse. En 1982, le Liban est en proie à des conflits communautaires et ce projet culturel commun aurait pour objectif de créer un pont entre les peuples. En salle le 15 janvier.
spoiler: "le quatrième mur" me pose problème. Je comprends la volonté du film d'ériger la culture comme trésor commun. La première partie du film est assez classique dans son scénario avec son personnage naïf qui découvre les tensions et dangers qui rythment la vie des libanais et autres. Puis arrive la guerre. On s'écarte brutalement de la trame initiale. La pièce de théâtre devient secondaire au profit d'une histoire d'amour peu intéressante et qui n'est qu'un prétexte pour que Georges s'aventure dans les camps. Tout le film n'existe que pour nous montrer cette scène glaçante, terrifiante, oppressante, sanglante de lendemain de massacre.
La 1ère réalisation de David Oelhoffen date de 2006, mais son 1er succès de 2014 avec Loin des hommes qui, déjà, parler de la guerre, comme son prochain d’ailleurs qui sort dans un mois, Les derniers hommes. Il est aussi le scénariste inspiré de Sauver ou périr et L’affaire SK1. Pour ces 114 minutes, il a adapté le roman éponyme de Sorj Chalandon de 2013. Liban, 1982. Pour respecter la promesse faite à un vieil ami, Georges se rend à Beyrouth pour un projet aussi utopique que risqué : mettre en scène Antigone afin de voler un moment de paix au cœur d’un conflit fratricide. Les personnages seront interprétés par des acteurs venant des différents camps politiques et religieux. Perdu dans une ville et un conflit qu’il ne connaît pas, Georges est guidé par Marwan. Mais la reprise des combats remet bientôt tout en question, et Georges va devoir faire face à la réalité de la guerre. Récit tragique d’une tentative de « trêve poétique » qui prend à la gorge. Ce n’est pas la première fois que le roman - qui a reçu le prix Goncourt des Lycéens lors de sa parution -, est adapté puisque la BD et le théâtre s’y sont déjà intéressés. Le film a été tourné à Beyrouth, - mais avant la date tragique du 7 octobre 2023 -, et est censé se dérouler en 1982 pendant les massacres de Sabra et Chatila. Une tâche complexe, car il n’y a plus de distribution d’eau et d’électricité dans la ville. Certes, ce drame nous montre – et ne tente surtout pas d’expliquer – la réalité de ma guerre civile au Liban. Mais, au-delà, il tente d’analyser comment l’art peut avoir un impact positif sur le monde, mais aussi les limites de son pouvoir. Plusieurs langues sont utilisées comme le français et l’arabe, qui n’est volontairement pas sous-titrée dans le film, afin de mettre le spectateur dans la peau du héros face à des situations qui lui sont difficiles à comprendre. Ce héros, chef d’un projet fou, devient personnage d’une tragédie qu’il ne maîtrise plus. Il traverse le fameux Quatrième mur, ce mur imaginaire qui sépare le lieu du spectacle - la scène- et la salle - le réel -, qui sépare les acteurs des spectateurs. Ce film passionnant, troublant et d’une grande intelligence est une vraie réussite. A voir sans tarder. Evidemment, l’ensemble est porté par un formidable Laurent Lafitte, qu’on a rarement vu dans le registre tragique. Il trouve en Simon Abkarian, Manal Issa, Tarek Yaacoub des partenaires remarquables de justesse et d’engagement. Les seconds rôles et les figurants sont tous libanais. Un nouveau film qui apporte sa pierre à la dénonciation de l’absurdité de la guerre et qui résonne d’autant plus clairement avec l’actualité brûlante. Un acteur époustouflant, un récit du chaos comme on en voit peu… un très grand film qui rappelle que les rêves de paix sont aussi fragiles qu’essentiels.
Voici un film qui nous invite à découvrir la formidable complexité politique.du Liban en 1982.. pas moins de sept factions. Quelle formidable interprétation de Laurent Laffitte alias Georges. Réunir toutes les factions pour moner une piece de théâtre en l’occurrence Antigone, quel défi ou quelle utopie.!!! Un film sur l’espoir de ce peuple et sa faculté a quand même trouver des instants de bonheurs .
J’ai découvert le livre de Sorj Chalandon il y a quelques années et j’ai été bouleversée par l’intensité émotionnelle qui s’en dégage. Un metteur en scène part au Liban en pleine guerre en 1982 pour monter la pièce d’Anouilh, Antigone avec des acteurs de chaque communauté. Le film est bien réalisé avec des scènes de guerre difficiles mais il manque la tension et le désespoir qui se trouvait dans le livre.