Film bouleversant… Comment ne pas partager le désespoir de ces jeunes gens qui subissent ces guerres absurdes depuis tant d’années Les comédiens deviennent malgré eux acteurs de leur propre destin tragique
La première question qu'on lui pose quand il arrive dans les ruines de cette ville décimée par les bombes. Mais qu'est ce que tu fais là ? Du théâtre ! Les hommes de terrain ne peuvent que sourire tant leur incompréhension est grande. Comment penser Art dans un Beyrouth en état de guerre permanent. Tension, méfiance, contrôles d'identité ou de laisser-passer, armes, milice locale à chaque coin de rue, ici la population manque de tout. Ici ce qui s'est construit en 8 ans est détruit en 8 jours. Entre les tirs sporadiques et coupures de courant électrique dans tous les camps on se demande comment un européen aussi désintéressé par cette lutte entre juifs et arabes, Israël et le Liban peut vouloir monter une pièce de théâtre. Dans la grande salle délabrée les acteurs des différentes communautés autour d'une tragédie grecque échangent. Ils vont interpréter, la lutte de l'État contre la famille, le respect universel contre l'amour personnel, la vie contre la mort. Antigone, c'est la tragédie des oppositions et, surtout, celle de la justice sociale : Créon et Antigone sont inébranlables dans leurs convictions personnelles, convaincus de faire le bien. Si ça ne leur rappelle pas quelque chose … Alors qu'ils sont prêts et commencent à y croire à cet insensé projet, lors de la répétition générale, ils sont bombardés. C'est le Chaos. Beyrouth la détruite, le sera plus encore. Qu'ils soient arméniens, juifs, chrétiens, palestiniens, syriens ou druzes, ils sont acteurs de cette guerre sans fin avant tout. Georges y perdra son amour naissant la jeune Imane dans le massacre de Sabra et Chatila, envers des Palestiniens du quartier de Sabra et du camp de réfugiés palestiniens de Chatila, situés à Beyrouth-Ouest, par les milices chrétiennes des phalangistes. Ces derniers justifient le massacre par une vengeance de l'assassinat de leur dirigeant, le président libanais Bachir Gemayel quelques jours plus tôt. Il reviendra à la demande de son ami Marwan pour se venger de la mort du fils de ce dernier et celle d'Imane. Dans les rues anéanties et dévastées de la capitale du Liban, où jonchent les cadavres, on ne joue plus, on tue. Georges le sait, dans cette interminable liste de morts qui voit s'éliminer tous les êtres qui vous sont les plus proches, son tour fatalement viendra. Émotion, voici un triste témoignage historique de ce conflit du Sud-Liban qui ne semble jamais trouver de fin. Ma note sera de 2,94 sur 5. Pour cette piqûre de rappel, la guerre est à nos portes et le cinéma est présent pour vous le confirmer, certifier et en attester.
J'ai beaucoup aimé ce film triste et instructif sur le liban et ses différentes communauté, sur la violence et la haine qui y règne... Un film "prenant".
Un film remarquable qui dépeint et illustre brillamment les impasses du communautarisme, dont le Liban est toujours un des carrefours. L'optimisme initial du film vient vite buter sur ce mur d'incompréhension et d'aveuglement. Des comédiens totalement impliqués, portés par le superbe duo Laffitte Abkarian.
Les ignominies de la guerre au Liban, les utopies bafouées, les engrenages maléfiques sont thèmes de ce film audacieux. Les acteurs et la mise en scène nerveuse traduisent parfaitement cette atmosphère.
Ce film nous plonge dans le Liban de 1982 où Georges (Laurent Lafitte) veut monter une adaptation d'Antigone avec des gens de confessions différentes, en pleine guerre avec des conflits qui le dépasent complètement. film à la fois dur, poignant et fort où laurent Lafitte excelle, trouvant même l'amour à travers les bombes. Film qui fait écho aux événements actuels. Très bon
Quelques libertés prises avec le roman, pourquoi pas. Ce sont des choix du réalisateur. Le théâtre trouve sa place mais trop modestement à mes yeux au profit du conflit armé (violence assumée). La lumière est intense dans la salle de théâtre. Laurent Lafitte est très juste.
j'ai pu voir ce film en avant première, Le film "le quatrième mur" est dur mais c'est la réalité de la guerre au proche Orient
George qui est pro Palestine et qui veut essayer de comprendre ce qui se passe et vouloir faire du théâtre en pleine guerre pour justement parler d'art au milieu de la violence. Un bon cast et une adaptation du roman réussi.
Jouer la pièce de théâtre "Antigone" en plein milieu d'une guerre. Une entreprise qui semble absurde, mais pourtant nécessaire pour montrer comment l'art peut avoir un impact positif sur le monde mais aussi les limites de son pouvoir. Le réalisateur en profite pour mettre en lumière les massacres au Liban dans les années 80 via une mise en scène douloureuse de vérité. Une première partie que je trouvais trop tranquille mais qui met en exergue la suite d'une force très impactante pour le spectateur.
Film important qui traite avec une grande justesse ce que l homme peut faire de mieux et de pire. Une très grande interprétation de Laurent Laffitte visiblement très investi.