Le film est porté par un excellent Laurent Lafitte et transmet en quelque sorte une lueur d'espoir naïve et absurde avec ce beau projet, certes ubuesque, en dépit de la menace de la guerre et de l'intensité des combats. Un beau film mais pas exempt de quelques longueurs.
Film important qui traite avec une grande justesse ce que l homme peut faire de mieux et de pire. Une très grande interprétation de Laurent Laffitte visiblement très investi.
Laurent Lafitte nous conte une histoire rocambolesque sur fond de guerre civile au Liban. L’idée de jouer une pièce de théâtre in situ pourrait faire sourire si le tragique de la guerre inter-confessionnelle ne s’écrivait pas en lettres de sang, dans l’horreur et l’aveuglement le plus total. C’est bien naïf, niais et même grotesque. Marre de ces films politisés…
Le sujet me paraissait intéressant , j'ai tenu une heure avant d'arrêter de regarder . Je trouve que l explication du conflit est confu , le joueur d'acteur du rôle principal est très très moyen , il a pas l'air d'y croire . Globalement pas terrible .
.Un excellent film sur la culture, l'art peut-elle vraiment arrêter la guerre et la fureur de l'homme ? Le récit nous montre que ce n'est pas le cas. L'homme sage se transforme en vengeur et, au lieu de saisir la plume, il devient un guerrier. Les acteurs sont très bons, avec un jeu subtil. Certaines séquences nous glacent et nous font prendre conscience de la brutalité de la guerre, qui résonne avec l'actualité actuelle
le film est étonnant de simplicité et de réalité. Jouer une pièce dans un pays complètement déchiré est une drôle d'idée mais ça marche. L'atmosphère est terrifiante.
Mettre en perspective une guerre et une pièce de théâtre. Il faut oser. C'est déchirant Laurent Lafitte est magistral
La première question qu'on lui pose quand il arrive dans les ruines de cette ville décimée par les bombes. Mais qu'est ce que tu fais là ? Du théâtre ! Les hommes de terrain ne peuvent que sourire tant leur incompréhension est grande. Comment penser Art dans un Beyrouth en état de guerre permanent. Tension, méfiance, contrôles d'identité ou de laisser-passer, armes, milice locale à chaque coin de rue, ici la population manque de tout. Ici ce qui s'est construit en 8 ans est détruit en 8 jours. Entre les tirs sporadiques et coupures de courant électrique dans tous les camps on se demande comment un européen aussi désintéressé par cette lutte entre juifs et arabes, Israël et le Liban peut vouloir monter une pièce de théâtre. Dans la grande salle délabrée les acteurs des différentes communautés autour d'une tragédie grecque échangent. Ils vont interpréter, la lutte de l'État contre la famille, le respect universel contre l'amour personnel, la vie contre la mort. Antigone, c'est la tragédie des oppositions et, surtout, celle de la justice sociale : Créon et Antigone sont inébranlables dans leurs convictions personnelles, convaincus de faire le bien. Si ça ne leur rappelle pas quelque chose … Alors qu'ils sont prêts et commencent à y croire à cet insensé projet, lors de la répétition générale, ils sont bombardés. C'est le Chaos. Beyrouth la détruite, le sera plus encore. Qu'ils soient arméniens, juifs, chrétiens, palestiniens, syriens ou druzes, ils sont acteurs de cette guerre sans fin avant tout. Georges y perdra son amour naissant la jeune Imane dans le massacre de Sabra et Chatila, envers des Palestiniens du quartier de Sabra et du camp de réfugiés palestiniens de Chatila, situés à Beyrouth-Ouest, par les milices chrétiennes des phalangistes. Ces derniers justifient le massacre par une vengeance de l'assassinat de leur dirigeant, le président libanais Bachir Gemayel quelques jours plus tôt. Il reviendra à la demande de son ami Marwan pour se venger de la mort du fils de ce dernier et celle d'Imane. Dans les rues anéanties et dévastées de la capitale du Liban, où jonchent les cadavres, on ne joue plus, on tue. Georges le sait, dans cette interminable liste de morts qui voit s'éliminer tous les êtres qui vous sont les plus proches, son tour fatalement viendra. Émotion, voici un triste témoignage historique de ce conflit du Sud-Liban qui ne semble jamais trouver de fin. Ma note sera de 2,94 sur 5. Pour cette piqûre de rappel, la guerre est à nos portes et le cinéma est présent pour vous le confirmer, certifier et en attester.
Une histoire pas très intéressante et peu crédible, un vrai manque de rythme et beaucoup de longueurs, bref difficile de comprendre d’aussi bonnes critiques pour ce film plutôt ennuyeux…
40 minutes avant d'entrer dans le film... c'est dommage car la suite est prenante et pas assez détaillée on se demande pourquoi se mettre dans une telle situation pour une pièce de théâtre, pourquoi à Beyrouth ? les acteurs sont tous bons, cependant. Lafitte est à sa place dans ce rôle où je ne l'attendais pas
Le point de départ est évidemment un peu dur à avaler. Pour honorer une promesse faite à son mentor, un acteur français débarque à Beyrouth en pleine guerre civile pour... mettre en scène Antigone, au coeur de la zone des combats ! Par ailleurs, il a pour ambition de représenter toutes les communautés parmi les acteurs de la pièce. Mais une fois que l'on a adopté cet enjeu (ce que le scénario fait très rapidement !), on rentre en plein dans la quête pacifiste et artistique de Georges (Laurent Lafitte). Qui n'a pourtant rien à faire là, ne comprenant pas les tenants et aboutissants locaux. Alors soyez prévenus, "Le Quatrième Mur" n'a rien d'un feelgood movie. Son sujet est avant tout la guerre civile et ses horreurs. Extrémismes religieux et communautarismes en pagailles, massacres et contre-massacres (dont celui de Sabra et Chatila qui sera frontalement évoqué), frappes et invasions en tous genres, exactions et vengeances interminables... David Oelhoffen ne ménage pas son sujet, y allant directement, avec une mise en scène rentre-dedans et une reconstitution convaincante. Faisant des parallèles entre ce monde de mort et la tragédie grecque. Tout en faisant questionner le rôle de son protagoniste, occidental qui ne connait rien à la culture locale. Laurent Lafitte porte très bien ce protagoniste, appuyé par un solide Simon Abkarian en autochtone druze. Je reprocherai quelques petites longueurs dans le dernier tiers, mais la direction pour le moins inattendue de l'acte final compense ceci !
David Oelhoffen, qu’on a connu plus inspiré dans "Loin des hommes", semble prisonnier du roman qu'il cherche à adapter. "Le Quatrième mur" suit un militant idéaliste, venu monter "Antigone" à Beyrouth en pleine guerre, avec des acteurs issus des différents camps ennemis. L’idée est forte, presque démente, et elle tient sur le papier. À l’écran, ça se délite. La mise en scène peine à capturer la tension tragique du projet, comme si tout restait à distance. Le film veut rendre hommage au pouvoir du théâtre, mais finit par ressembler à une pièce qu’on jouerait sans y croire.
Un projet théâtral utopique hors du commun : prouver que la culture peut transcender les guerres entre communautés. Et nous assistons à une tentative de création de l’Antigone de Anouilh avec des acteurs Druzes, Palestiniens, Chrétiens et Chiites, au coeur de la guerre au Liban dans les années 80. LAFITTE s’affiche en metteur en scène idéaliste, meurtri dans sa chair spoiler: (bombardements au phosphore) et découvrant les horreurs de la guerre spoiler: (massacre de Chatila) . Magistral !
Cette adaptation du très bon roman de Sorj Chalandon retranscrit efficacement l’intrigue principale tout en ne disant rien clairement : on nous montre et on assiste avec horreur. La mise en scène est assez soignée (transitions saccadées volontaires, dosage respectable des intrigues, photo très moderne pour souligner que le sujet reste actuel et universel). L’histoire est celle d’un metteur en scène qui veut monter la pièce “Antigone” de Jean Anouilh à Beyrouth dans un contexte de guerre civile. L’idée est de réunir un casting issu des différentes communautés en guerre pour les réconcilier autour d’un projet artistique commun. Les scènes de répétition de théâtre sont d’ailleurs assez belles. Le thème principal de l'œuvre, à savoir l’absurdité de la guerre, est retranscrit et mis scène avec brio (“C’est le Liban qui tire sur le Liban” “-Vous massacrez aussi -Pour que les massacres cessent !” “Il n’y a pas besoin de comprendre cette guerre, personne n’y comprend rien !”). Par des dialogues concis on rend bien compte des dégâts tant matériels (“Construits en huit ans, détruits en huit jours” “Ici on a même pas l’électricité”). L’épisode des cartes dans des poches séparées suffit à témoigner de la stupidité de cette guerre. Le personnage principal, d’abord pacifiste, va peu à peu se laisser embarquer dans cette guerre jusqu’à y prendre définitivement parti lorsqu’on s’attaque à ses yeux et à ses acteurs. Son état psychologique laisse alors place à une fin qui peut alors s’avérer traumatisante spoiler: avec tout d’abord le massacre de la famille d’Imane (la scène est déchirante et prenante avec ce silence mortel), suivi du meurtre violent de celui qui a ordonné les massacres (le frère de Charbel) puis la scène finale dans laquelle notre personnage, à l’image d’Antigone, se rend à la mort.
On peut maintenant s’interroger sur le choix d’avoir totalement coupé, par rapport au roman, le passé révolutionnaire de George, ainsi que sa femme et sa fille, qui représentaient pourtant un contraste avec la guerre et qui offraient un prétexte pour montrer l’obsession et le traumatisme causé par la guerre sur George spoiler: (en effet dans le livre lorsqu’il rentre chez lui n’arrive plus à vivre normalement et décide de retourner au Liban) . L’idée était alors de montrer un personnage ayant une vie normale au hasard, sans se soucier de son passé, et de nous embarquer avec lui à travers cette guerre. Le choix était peut-être aussi motivé par une volonté d’accentuer davantage la relation de George avec Imane. Quant au casting il m’a semblé très correct mis à part le choix de l’acteur principal, non pas que Laurent Laffite soit un mauvais acteur mais il ne m’a pas paru très adapté à ce registre.
Film juste ! Ne vous méprenez pas le but n'est pas d'arrêter un conflit aussi complexe que celui du Liban ! Ceux qui ne connaissent pas ces pays dont le poids des traditions est omniprésent mettant en scène des peuples qui ont toujours ou souvent vécu dans des drames, ne pourront jamais comprendre ce qu'il s'y passe ! L'histoire, on est d'accord, c'est réaliser une promesse donnée ! Cet homme a juste envie d'y croire, mélanger tout le monde quelque soit la religion ! Connaître ce pays comme le LIBAN, c'est comprendre comment il fonctionne et ne jamais arriver en pays conquis, au risque de les provoquer ! Imaginez-vous vivre dans un pays instable en faisant face à diverses ethnies avec qui il faut s'adapter ! Quand je vois qu'un film comme VOL A HAUT RISQUE avec Marc WALHBERG obtient une meilleure note je rigole ! Les gens préfèrent ne pas réfléchir et se permettent même de juger tellement ils sont imbibés de préjugés ! Ce film c'est une réalité !