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Gaspard Conan
10 abonnés
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3,5
Publiée le 22 janvier 2025
Enfin un film français avec de l’ambition ! Le Quatrième Mur est un électron libre dans un contexte électrique. Les identités des combattants sont dépeintes avec nuance dans un temps restreint. Évidemment que le fond mérite d’être approfondi a fortiori dans le cadre du Liban, pays de terre brûlée. La performance de Laurent Laffite est excellente, pertinente. Du côté de la photographie, les plans sont sophistiqués et témoignent d’un Liban fracturé. Les religions s’entremêlent dans un chaos que même le théâtrene permet pas d’apaiser. Un film nécessaire face aux enjeux d’actualité. 3.5/5.
Film qui mise sur le drame du Liban pour sauver une histoire d'un très faible interet en tous cas tel que ça a été relaté. Sans les coups de feu et les éclats des bombes on pourrait s'endormir.
Georges arrive par une promesse, celle de monter la pièce "Antigone" de Jean Anouilh avec des comédiens issus de chaque communauté alors pourtant tous en guerre les uns contre les autres. Une gageure, on pourrait même dire qu'on ne peut croire à cette histoire car comment croire que les adeptes de la charia puissent même penser à un tel projet ?! Mais la force du film dès le départ est justement d'y croire, de soigner le réalisme sur le fond comme sur la forme pour nous faire croire qu'il ne s'agit pas d'une utopie. Bon point est le travail d'adaptation et les quelques modifications ; par exemple très bon choix de ne pas appuyé le passé militant de Georges et ainsi évité le côté écorché vif ou pseudo-révolutionnaire qui place une sorte de légitimité à l'instar du défunt metteur en scène du début du film. Une second partie du film délaisse malheureusement le côté artistique autour de "Antigone", même si on comprend que la guerre prend logiquement le pas sur la créativité et la volonté d'un petit groupe. Et on comprend petit à petit que le message lancé au début (l'art peut sauver de la guerre, peut ouvrir une petite voie vers la Paix... etc...) est sans doute, finalement, une utopie. Site : Selenie.fr
Avis un peu mitigé. Déjà, l'idée de départ - faire jouer Antigone par une troupe multiconfessionnelle dans Beyrouth sous les bombes - me paraissait niaise comme ces formules "l'amour, plus fort que la mort" ou "le théâtre, plus fort que la guerre". Du reste, la sauvagerie de la fin montre bien que le théâtre n'immunise pas contre les plus bas instincts. L'idée de départ n'en apparaît que plus ridicule.
Un beau film qui nous montre la réalité libanaise des années 80. Je crains que rien n'ait vraiment changé. Tous les acteurs sont ecxellents, Lafitte en route pour un César. Une bonne idée de ne pas sous-titrer les dialogues en arabe cela nous rapproche du héros confronté à une réalité, lui un homme de théâtre donc de dialogue.
Film choc sur les évènements passés au Liban dans les années 80 présentés à travers l'idée originale (et utopique) de monter une pièce de théâtre sur le front. L'interprétation est remarquable.
L’idée de faire jouer la pièce Antigone par un acteur de chaque faction religieuse du Liban ( en fait il y en a encore plus que représenté dans le film) peut paraître naïve. Mais on est au Liban et le metteur en scène venu de France qui était et voulait rester en marge du conflit malgré les admonestations des parties belligérantes finit par s’impliquer dans le conflit. Ce qui commençait comme une comédie dramatique devient une tragédie ( la différence entre les 2 nous est expliquée pendant les répétitions). Et le choix d Antigone comme pièce jouee par les comédiens locaux prend alors tout son sens …. Le film était déjà fini au moment où les dernières frappes israéliennes ont touché a nouveau le pays. cela donne une contextualisation au récit. C’est suite à l’occupation israélienne du Sud Liban que le mouvement chiite a pris de l’ampleur et est devenu un état dans l’état mais à l’époque il n’était pas aussi important quil ne l’est devenu par la suite et lequilibre d’alors entre les factions est bien respecté dans le film. Laurent Laffite est bluffant, complètement crédible. Je serais curieux de savoir où le film à été tourné..
Une belle traduction du livre de Sorj Chalandon. Et l’écho d’Antigone en résonance… Beyrouth dévastée. « il n’y a plus rien à faire ».. c’est la guerre
Film bouleversant… Comment ne pas partager le désespoir de ces jeunes gens qui subissent ces guerres absurdes depuis tant d’années Les comédiens deviennent malgré eux acteurs de leur propre destin tragique
Un film d’une grande qualité, sublimé par une mise en scène soignée et une interprétation magistrale. L’adaptation du livre de Sorj Chalandon est remarquable, offrant une œuvre intense et captivante.
Georges (Laurent Lafitte), un dramaturge parisien, a promis à Sam, un ami juif mourant, homme de théâtre comme lui, de mener à bien le projet que ce dernier a entrepris au Liban : y monter Antigone avec des acteurs de toutes les communautés.
David Oelhoffen, habitué aux films testostéronés ("Les Derniers Hommes" en Indochine, "Frères ennemis" dans le 9.3, "Loin des hommes" en Algérie) adapte le roman de Sorj Chalandon, prix Goncourt des lycéens en 2013. L’auteur est devenu si célèbre (chacun de ses livres est désormais un best-seller), "Le Quatrième Mur" fut si populaire (j’ai découvert à ma grande surprise que beaucoup d’amis étaient entrés dans son oeuvre par ce titre-là) que son adaptation à l’écran était assurée d’attirer un large public.
J’ai gardé du livre un souvenir excellent, mais hélas trop brumeux pour savoir si le film lui était ou pas fidèle. En particulier, je ne me souviens pas de cette fin-là, et remercie par avance mes amis moins amnésiques que moi de me dire en mp ce qu’il en est.
On voit d’abord Georges arriver au Liban en 1982 et y découvrir stupéfait un pays déchiré par la guerre. La naïveté comme la nécessité de son projet lui sautent aux yeux : rien de plus futile que de monter une pièce de théâtre dans un pays en guerre, rien de plus nécessaire en même temps que de faire jouer ensemble des acteurs issus de communautés qui se haïssent. Le candide Parisien est pris sous sa coupe par un Druze bourru (Simon Abkarian égal à lui-même) et par sa famille aimante. Il a choisi pour le rôle d’Antigone une jeune enseignante palestinienne (Manal Issa, la révélation de "Peur de rien", qu’on avait revu sans déplaisir dans "Ulysse et Mona", "Mon tissu préféré" et "Memory Box") avec laquelle a tôt fait de se nouer une idylle.
À cette première partie, rythmée par les répétitions de la pièce, qui deviennent vite répétitives, succède une seconde, plus dramatique. On ne dira pas quel en est le facteur déclenchant, même s’il ne faut pas être grand clerc pour le deviner quand on sait que l’action se situe à Beyrouth à l’été 1982. Le drame qui éclate – c’est le cas de le dire – est glaçant. Il leste le film (et le livre ?) d’une gravité inattendue et, scénaristiquement parlant, bienvenue. Rien n’aurait été plus bisounours qu’une fin bien-pensante qui aurait vu, le soir de la première, les acteurs triompher devant un Liban enfin réconcilié. Dieu (oui, mais lequel ?!) merci, la fin de ce Quatrième Mur est autrement plus sombre.
Une sorte d’egotrip autour de Laurent Laffite sur un fond de guerre au Liban et les horreurs qui s’y passent. Un film à la limite de l’irrespect vis à vis des victimes et des communautés sur place. On suit un parisien qui arrive au Liban dans un contexte terrible et qui croit tout savoir, qui la joue héros à 2 balles pour aller sauver la fille dont il tombe amoureux, pauvre chou il est un peu blessé et tout le monde s’occupe de lui alors que des peuples entiers sont massacres .. C’est très rare que je déteste un film comme ça, j’ai du me retenir de sortir plusieurs fois. N’allez surtout pas le voir
Un grand film, puissant, qui nous embarque malgré nous, comme Georges, personnage superbement incarné par Laurent Lafitte , se laisse embarquer dans ce Liban déchiré en 1982, pour y monter Antigone sue le front... malgré lui, il sera marqué a vie ... de façon irréversible...
Un film nécessaire aujourd’hui, pour ressentir pleinement à travers les émotions véhiculées par chaque acteur et les moments dramatiques mais souvent pudiques l’horreur de ces guerres, du fanatisme, de ces vies bousillées… quelques longueurs mais peut être une nécessaire respiration pour le spectateur.