Le Chant de la fidele Chunhyang
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weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2014
Esthétique, histoire, musique. Quel beau film. Une plongée dans un monde magique et lumineux. Un mélange parfait entre peinture et chant dans une Corée d'époque qui est respectueuse des traditions et très réglementée. Superbe
Henrico
Henrico

227 abonnés 1 447 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2020
Certes, la lenteur de certaines scènes peut amener parfois un sentiment d’ennui. Certes l’acteur principal masculin, surtout, mais aussi, quelques rôles secondaires, manquent de présence, et peuvent freiner l’adhésion du public pour l’intrigue. Pourtant la quantité de qualités que Im Kwon-taek déploie dans ce film est impressionnante. L’idée d’entremêler la prestation sur scène du chanteur traditionnel de Pansori à la mise en scène filmée de l’histoire qu’il raconte, est très originale et fort bien réussie. Le fait de montrer progressivement l’effet du « chant » sur le public dans la salle, puis de montrer la participation de plus en plus active de ce public au spectacle, est tout simplement génial. En outre, les plans, les prises de vues paysagistes, relèvent d’une grande maîtrise de plusieurs arts plastiques. S’il n’atteint pas le summum qu’atteindra deux ans plus tard « Ivre De Femmes Et De Peinture », ce « Chant De La Fidèle Chunhyang » nous permet de mesurer l’immensité du talent dont dispose le cinéaste coréen.
Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 novembre 2008
Cela a beau être une merveille picturale, je demeure réfractaire à l'arrière-plan litanique, en droit fil du "pansori" (tradition orale musicale coréenne). On plonge en pleine féodalité, tour à tour d'un régime modéré à la tyrannie la plus abjecte. Reste, une fois les beaux paysages balayés, l'intrigue nouée, le couple consommé, à s'attarder sur les belles étoffes, les beaux objets, les rites, toujours largement commentés. On peut aussi zapper le dvd pour éviter la sieste, et s'attarder sur de belles plages dramatiques. Vu que le titre est difficile à retenir, la scène de la balançoire, si décisive, permet de graver l'histoire une bonne fois pour toutes dans l'esprit.
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 456 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2016
Chunhyang est le 5ème film sud-coréen que je vois au Cinéma en 5 mois et c'est certainement le meilleur. Il y a une très belle histoire d'amour dans la Corée du XVIIIe siècle, magnifiquement reconstituée. Tout est beau dans ce film : les costumes des nombreux figurants, les décors et les paysages. La réalisation est admirable, aussi bien pour les plans larges avec de superbes couleurs, que pour les gros plans sur le visage des principaux interprètes. Les dialogues sont poétiques. Visuellement, c'est vraiment magnifique.
Malheureusement, le rythme de ce film est un peu lent et je pense que cela est dû au mélange pansori/film auquel il est difficile de s'adapter.
Si on voulait élever un peu le débat, et voir plus loin que cette histoire d'un amour unique, on pourrait se demander combien de femmes, de nos jours, résisteraient à ce qu'a enduré l'héroïne pour rester fidèles à un mari dont elles n'ont plus de nouvelles depuis de longs mois, voire de longues années. Je pense là à ce qui s'est passé pendant de nombreuses guerres où les maris sont revenus chez eux, après le conflit, au mieux cocufiés, au pire abandonnés. Cette pensée n'est pas spécialement destinée aux femmes - on pourrait aussi bien envisager l'inverse - mais est plutôt axée sur la notion de fidélité, notion centrale du film.
Si vous habitez Paris, je vous conseille d'aller voir ce film à "La Pagode" : tout d'abord parce que c'est un cinéma indépendant, classé monument historique, tenu par des employées accueillantes, sympathiques et bénévoles et, ensuite, parce que vous pourrez avant la séance vous relaxer dans le jardin exotique jouxtant le cinéma.
betty63
betty63

41 abonnés 428 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mars 2012
Ce film me fait beaucoup penser au magique "Dolls" du grand Takeshi Kitano, qui a mis en film une pièce du théâtre bunraku, là Im Kwon Taek mets également en images un pansori très célèbre et le résultat est aussi très beau. C'est vraiment réussi comme transposition et j'ai beaucoup aimé justement quand on passe des images à l'écoute. C'est très bouleversant parce que le chanteur met toute son âme dans son récit ce qui rejaillit de façon vivante sur les spectateurs. Les images sont magnifiques, les costumes, les paysages et déjà on sent poindre chez Im Kwon Taek le succès qu'aura "Ivre de femmes et de peinture". Il suffit, pour apprécier les choses, d'effacer de sa mémoire tout ce qui l'avait nourri jusque là et alors on pourra apprécier le cinéma asiatique à sa juste valeur. Merci M. Im Kwon Taek pour ce très beau film.
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
"Le chant de la fidèle" n'est pas qu'un conte ni une simple romance. C'est un film tout ce qu'il y a de plus culturel. On se laisse bercer par les chants et la musique traditionnels de Corée du Sud, rythmant merveilleusement les magnifiques images offertes aux spectateurs. Un chant que l'on n'oublie pas de sitôt...
poupicinéphile
poupicinéphile

1 abonné 41 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juin 2025
16ème film Compétition Cannes 2000 : Aussi surprenant que ce soit, connaissant l'état actuel du marché international mondial, plus spécifiquement asiatique, il s'agissait du premier film coréen sélectionné en compétition officielle depuis la création du festival, démontrant le retard du cinéma coréen d'alors, par rapport à ses homologues japonais, hongkongais, taiwanais voire chinois. Cela s'explique peut-être par une sorte de sous-investissement national longtemps submergé par la prolifération des productions américaines, qu'une loi de 2000, promulguée sous la pression d'un collectif de réalisateurs locaux, a tenté d'enrayer. Ironiquement, le réalisateur choisi n'est pas une étoile montante mais le vétéran Im Kwon Taek, auteur d'une oeuvre de près de 100 films (presque tous inconnus chez nous) et qui s'attaque ici à un genre bien spécifique de son pays natal, le pansori, sorte de récit théâtral chanté avec accompagnement de tambour (le janggu. L'histoire de la jeune Chunhyang, jeune fille de courtisane, mariée à un jeune noble lettré promis à une haute carrière administrative, et dont la fidélité à son époux absent ou à son gouverneur est questionnée au prix de supplices cruels, a déjà été porté à l'écran en Corée une douzaine de fois avant cette nouvelle vision (ce qui n'en faisait pas un sujet nouveau en Corée). Il s'apparente à un conte oriental traditionnel et la mise en place, au départ austère, captive progressivement avec cette narration gutturale masculine qui scande le rythme et les émotions un peu glacées des personnages, qui sans cela seraient simplement archétypaux. Un discours émancipateur et légèrement féministe point derrière ce récit (qui prône tout de même l'obéissance à son époux), en en faisant une ébauche de lutte des classes et d'élévation du statut de courtisane qui souhaiterait gouter à une plus grande liberté qu'une servitude totale à la caste masculine des puissants. Une forme exotique, sous un récit très simple, mais peut-être un peu déconcertante ou naïve pour un public occidental, mais après tout pas plus qu'une adaptation d'un conte de Perrault ou des Mille et une Nuits.
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