Bruno Reidal, confession d'un meurtrier
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Felipe Dla Serna
Felipe Dla Serna

32 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 novembre 2021
Je suis sortie bouleversé de la salle. Un film si troublant qu’on a presque honte de l’avoir aimé. Aimé la mise en scène, aimé son protagoniste, Dimitri Doré, la complexité du personnage, le scénario, son adaptation d’un fait divers réel de la fin du IXX ème…. Tellement dans la plus profonde perversion que provoque froid dans le dos.
Le seul bémol que j’ai trouvé dans cette œuvre, ça serait le récit un peu monotone de Bruno, bien que ce serait probablement nécessaire pour la création de ce personnage si particulier.
Ce qui m’a manqué c’est que le metteur en scène, Vincent Le Port, ne soit pas resté dans la salle jusqu’à la fin (il a présenté son film au début)….il aurait eu pas mal des questions à répondre….
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2022
"Bruno Reidal" est tout d'abord un très bon témoignage de la France rurale du début du vingtième siècle, c'est aussi une entrée immersive et progressive dans la tête d'un assassin de 17 ans ayant du mal à réfréner ses pulsions sexuelles et meurtrières. Entre flashbacks et confessions auprès d'un parterre de spécialistes, on assiste ainsi à une reconstitution minutieuse des faits qui ont conduit ce jeune séminariste à passer à l'acte. Cru, frontal mais passionnant, ce film nous fascine autant qu'il peut nous dégoûter. Quoi qu'il en soit, il ne laissera clairement pas indifférent, notamment grâce au jeu des trois acteurs incarnant Bruno à des âges différents.
Critique Facile
Critique Facile

109 abonnés 116 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 août 2022
Pour Bruno Reidal, le travail du réalisateur Vincent Le Port sur les archives de l’époque a été particulièrement intense, notamment sur les photos, pour aller chercher le souci du détail qui peut faire la différence à l’image : les postures, les visages, les coupes de cheveux. Sur écran, ce travail d’orfèvrerie est flagrant, tant le réalisme est partout et l’ambiance, qu’il s’agisse de la narration, des plans, de la musique est rapidement morbide et presque comme étouffante. Le film est une claque, une merveille horrifique d’intensité, et une plongée ahurissante dans la psychologie meurtrière.

Physiquement chétif, la tête sur le côté, doué à l’école et devenant une forme d’atypique, le tout dans une indifférence générale, c’est bien le grand drame de son existence qui va se jouer ici. Il va alors se dérouler sous nos yeux toute la tragédie de l’histoire de Bruno, dans une effroyable confusion entre la pulsion sexuelle et celle de mort. Dans un triptyque symbolique presque horrifique entre Sexe, Mort et Religion, Bruno va décharger ses carences et son trauma sur ce besoin irrépressible, et cette croyance mystique qu’il va prendre du plaisir dans la souffrance de l’autre.

C’est ici que le film est renversant, car nous sommes dans la tête de Bruno, et nous allons avec lui vivre pleinement cette dissociation, qui va au bas mot jouer sur nos nerfs. En effet, le geste abominable de Bruno, sans être excusé est ici expliqué et cet art de la nuance, sans jugement, sans parti pris du réalisateur va donner une intelligence profonde au film. La façon dont son crime va être disséqué par les médecins, n’est pas sans rappeler les tout premiers travaux sur la compréhension des mécanismes meurtriers vu dans la formidable série Mindhunter (2017) qui nous plonge au cœur de « l’unité des sciences comportementales ».

Un film qui justement, tant il est époustouflant, glaçant, perturbant comme une hypnose visuelle façon Gaspard Noé, peut après coup aller jusqu’à interroger sur le sens même de l’art en général et du cinéma en particulier. Car en fonction de votre sensibilité, une émotion peut vous saisir au plus profond de l’âme, du cœur et des tripes. Avec ce questionnement lancinant de se faire bousculer à ce point, est-il la marque de fabrique d’un chef d’œuvre ? Ou faut-il quand même autre chose. Chacun-e- sera juge. En tous les cas, on en sort potentiellement nous même dissociés, sonnés et semi-conscients. C’est de fait un incroyable film bouleversant de virtuosité qui fait vivre une expérience organique, qui interroge de façon vertigineuse sur la folie de la carence, du trauma, qui explique mais n’excuse pas, c’est du grand art…
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 mars 2022
Présenté à la Semaine de la Critique de Cannes et lauréat du Prix Fondation Gan, “Bruno Reidal, confession d'un meurtrier” s'inspire d'un fait divers qui a eu lieu dans le Cantal en 1905. Un jeune et chétif séminariste de 17 ans, Bruno Reidal, a décapité un enfant de 13 ans. Le corps a été retrouvé à la sortie d'un petit village. Enfermé, les médecins cherchent alors à comprendre ses pensées en l'interrogeant chaque jour. A son tour, le garçon se plaint alors de la tristesse de ce monde et s’enferme dans ses masturbations avec des pensées de meurtres. Ces obsessions sanguinaires ne semblent se matérialiser que par ses actes intimes. Marturbation par-ci, masturbation par là, et par un enfant en plus. Non, le message ne passe pas. Le long-métrage de Vincent Le Port dérange sans se justifier et emploie un ton monotone sans jamais décoller.
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Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 mars 2023
Rébarbatif, ennuyeux! Passée la 1ère demie-heure le personnage est cerné : aucune empathie, psychopathe, aucune notion de la notion de mal, sadique, taciturne, sournois, sanguinaire,... Le malaise est permanent quant à cette jouissance couplant la masturbation et l'idée de meurtre. 2ème malaise concernant l'expiation de ses intentions ou actes simplement par la confession!
Glaçant, morbide! Quelle idée de faire un film sur ce monstre répugnant!
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 octobre 2022
Au début du XXème siècle, un séminariste de 17ans est arrêté pour le meurtre d’un enfant de 12ans. Pour tenter de comprendre son geste, des médecins lui demande de relater sa vie depuis son enfance jusqu’au jour fatidique…

Pour son premier long-métrage, le réalisateur Vincent Le Port adapte l’histoire vrai de Bruno Reidal, ce jeune paysan du Cantal qui, durant toute son adolescence, n’aura cesser de lutter contre ses pulsions, jusqu’à ce qu’il craque en septembre 1905, en assassinant et décapitant un jeune garçon.

En choisissant d’adopter le point de vue du meurtrier, le réalisateur nous invite dans la psyché du jeune adolescent tiraillé entre ses pulsions sexuelles et meurtrières. Tout au long du film, on est accompagné par sa voix-off (un texte qu’à rédigé Bruno Reidal lors de son arrestation), nous permettant de nous immerger pleinement au cœur de sa vie et de son histoire.

L’interprétation de Reidal à différents âges de sa vie y est troublante, on retiendra particulièrement la performance de Dimitri Doré (sa voix aigüe, chétif & impassible), il porte littéralement le film sur ses (frêles) épaules et lui donne toute sa grandeur.

Bruno Reidal - Confession d’un meurtrier (2021) est une saisissante et glaçante immersion dans l’horreur, le récit original (adapté du témoignage de Reidal) fait froid dans le dos et nous dépeint de façon très réaliste, la France paysanne du siècle dernier.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 décembre 2022
En racontant l histoire de ce « tueur né » dans le Cantal du début du 20e siècle. Vincent Le Port fait un film extrêmement dense et dans le même temps très naturaliste voir austère dans sa forme. Il nous dresse le portrait d’un jeune garçon qui réprime tout le long de sa jeune existence ses envies et ses aspirations dans un univers où tout doit être cadré (le poids immense de la religion) alors que l’espace dans lequel il évolue aspire à la liberté (la nature est elle aussi omniprésente). Le portrait est glaçant, dérangeant, décrivant à la fois l’aspect monstrueux d’un être différent ou le mal paraît faire partie de son adn et grandit jusqu’à devenir incontrôlable. Mais il sous entend que ce « gène du mal » serait présent en chacun de nous. Très épuré dans sa forme, son côté réaliste rend le meurtre qu’il décrit d’autant plus insoutenable. Une manière de faire qui fait de « confession d’un meurtrier » un film désagréable mais fascinant.
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2022
Histoire d’un jeune meurtrier dans le Cantal au tournant du 20ème siècle, ce film est tiré des confessions écrites par le meurtrier même à la demande d’un enquêteur « criminologue » qui a essayé de comprendre pourquoi Bruno Reidal a commis un crime atroce sans raison apparente. Bruno Reidal est un jeune paumé, psychopathe et sexuellement déviant (excité par des idées de torture). Plongé dans un entourage qui ne lui sied guère, étant intellectuellement supérieur à la majorité de ses relations, Bruno ne se sent pas comme un maillon d’une société qui, de toute façon, ne lui témoigne jamais ni reconnaissance ni affection. Le traitement froid et austère du film, allié à une interprétation parfaite de deux jeunes comédiens (Dimitri Doré et Roman Villedieu), met en relief la personnalité psychique du jeune homme. Et que les paysages sont somptueux !
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 décembre 2022
Un film naturaliste qui nous plonge dans la tête (ô combien tourmentée) d'un tueur. Qui en l'occurrence est âgé de seulement 17 ans. C'est froid, âpre et souvent brutal, mais c'est relativement bien fait et intéressant.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 novembre 2022
Plus qu'une confession, une autopsie. Un film qui fait froid dans le dos. Excellente interprétation.
Victor A.
Victor A.

88 abonnés 388 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2022
Un premier film très encourageant et réussi pour Vincent Le Port. Bruno Reidal, ne ressemble à rien d'autre, est jusqu'au-boutiste et derengeant comme il faut. Le rythme assez plat et calme du tout pèse un peu sur le film qui reste néanmoins intéressant. L'acteur principal campe parfaitement le jeune tueur.

À voir parce que le film est un ovni et une vraie proposition de cinéma.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 décembre 2022
Inspirée par le récit laissé par l'assassin d'un jeune garçon en 1905, une plongée glaçante aux origines du mal, dans les pulsions meurtrières d’une âme tourmentée, ternie par une narration à deux de tension.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2023
Tourné principalement en Aveyron et en Haute-Vienne, inspiré d’une histoire vraie, le film raconte, avec une grande maitrise et sans complaisance, le parcours de Bruno Reidal (Dimitri Doré, exceptionnel), 17 ans, séminariste à Saint-Flour (Cantal), qui s’est constitué prisonnier après avoir égorgé et décapité François Raulhac, 12 ans, enfant de chœur qu’il a rencontré dans les bois, le 1er septembre 1905. C’est aussi une critique de l’aliénation religieuse [ spoiler: ne pouvant résister à la masturbation (qu’il subit à 10 ans de la part d’un berger), il cède à ses pulsions meurtrières présentes dès l’enfance et renonce au suicide car pouvant se repentir
]. Il n’a pas de remord et aurait aimé être plaint, plus que sa victime (sic). En prison à Vic-sur-Cère (Cantal), il raconte sa vie (né le 12 juin 1888, 6e enfant), à travers 11 cahiers, au Pr Alexandre Lacassagne (1843-1924) (Jean-Luc VINCENT), un des fondateurs de l’anthropologie criminelle et qui a participé, en qualité d’expert, au procès du tueur en série, Joseph Vacher en 1898 [adapté au cinéma par Bertrand Tavernier dans « Le juge et l’assassin » (1976)]. spoiler: Jugé incurable et refoulant son homosexualité latente, il est interné de 1907 à 1918 et meurt à 30 ans.
Sijosdir
Sijosdir

29 abonnés 111 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2022
Le film est superbement réalisé et les acteurs sont parfaits. Reste que la teneur du film est quand même assez particulière et que ce n'est pas forcément une histoire qu'on a envie de voir et d'entendre. Un des éléments les plus intéressants est le décalage entre le discours bien construit et intelligent, l'apparence douce du personnage et la monstruosité de ses penchants et de ses actes...
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2022
C’est une réalisation de Vincent Le Port dont il a aussi écrit le scénario. Bruno Reidal, confession d'un meurtrier a été présenté à la Semaine Internationale de la Critique au Festival de Cannes 2021. Il est Interdit aux moins de 16 ans.



Dans Bruno Reidal, confession d'un meurtrier, on va découvrir ce qui se passe dans la tête d’un tueur. Ce jeune homme ayant réellement existé où est né en 1986 et qui a vécu dans le Cantal. Alors qu’il mourut à l’âge de 30 ans interné dans un hôpital psychiatrique, ce drame est l’occasion de revenir sur la folie qui l'empare. Les premières images vont d'ailleurs être le meurtre sanguinaire de cet enfant de douze ans, et qui sera le point de commencement de nombreux flash-back.



C’est donc le moment d’essayer de savoir comment cet adolescent a pu devenir un meurtrier sanglant. On pourrait se dire que d’essayer de comprendre le pourquoi une fascination malsaine. En effet pendant tout le film, il va nous expliquer son raisonnement. C'est glaçant, car on a vraiment l’impression de l’accompagner. De ses traumatismes d’enfance, à son envie perpétuelle de faire couler le sang, le panorama va être complet. On se sent même un peu coupable d’avoir cette intimité avec lui. C'est cependant intéressant et il ne faut pas oublier que comprendre n’est pas cautionné.



Il est dommage cependant que sur la durée le film soit un peu redondant. Au bout d’un moment, on a l’impression que le même schéma malsain se répète sans arrêt. L’ambiance est très posée et reste à un rythme constant. À part la première scène de meurtre et quand elle se répète sur la fin, il n’y a pas de moment intense. Cela va bien avec l’époque. On est plongé dans la France campagnarde du début du 20ème siècle. À travers l’image, on arrive vraiment à ressentir la misère sociale dans laquelle a grandi cet enfant.



La voix off sous forme de récit interne de Bruno Reidal est primordiale pour suivre ses pensées. Les images seules n’auraient sûrement pas suffi à étayer sa pensée. Le travail de tous les acteurs est impressionnant. Que ce soit l’impressionnante version de six ans joués par jeune Alex Fanguin, celle un peu plus grande de Roman Villedieu ou la version adulte par Dimitri Doré. La façon de jouer et bluffant et c’est une des pièces maîtresses de Bruno Reidal, confession d'un meurtrier.
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