Avis : Bruno Reidal, confession d'un meurtrier - Page 4
Bruno Reidal, confession d'un meurtrier
Note moyenne
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ianb
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3,0
Publiée le 6 juin 2024
Talents à suivre, aussi bien le réalisateur que l'acteur principal. Sinon le film est cru, dur, aborde de manière frontale les pulsions meurtrières, suicidaires, la religion, le viol, la jouissance masculine... jusqu'à l'acte irréparable. Mais fortement bien écrit
Fort, dur, poignant, mais sans être mélancolique, interprétation magistrale, captivant de la première à la dernière minute, le récit d'une époque, des prémisses de la psychiatrie et de l'étude des assassins .....
Bruno Reidal, confession d'un meurtrier - direction le sud de la France et son accent ! Film dérangeant, violent, dans le psychisme d’un adolescent qui fantasme sur l’idée de tuer depuis son enfance. Mais pourquoi ? spoiler: On a bien quelques éléments mais pas assez !
Film osé, à déconseiller aux moins de 18 ans. C’est réussi 3,7/5
Film très fort et histoire glaçante la force de l'interprétation de l'acteur principal est formidable. Des images difficiles à supporter vraiment un film intéressant La reconstitution historique est excellente Les décors naturels sont superbes Je conseille ce film
Je n'ai vraiment pas accroché à la réalisation, le contexte historique est super bien retranscrit mais le rythme est quand même très lent et monotone spoiler: on se concentre surtout sur les petits plaisirs solitaires de Bruno mais c'est pas fou.
Voilà un film français singulier et audacieux narrant la vie de Jean Marie Bladier, ou Bruno Reidal ici, qui "justifie" tout au long son meurtre gratuit d'un garçon de 13 ans via une voix monocorde et lancinante. A l'évidence, cet adolescent très doué en classe n'est pas fou, tout ce qu'il dit a du sens, même si ses propos mêlant onanisme et envie de crime sont particulièrement retords et cruels ; spoiler: donc pourquoi l'envoyer à l'asile ? Le charme de ce film sobre et long tient dans le charisme de Dimitri Doré et sa vision de l'existence, ainsi qu'une plongée dans le milieu rural du début du XXème siècle sans les visages habituels du cinéma mainstream français.
Personne a la recherche de gaité passez votre chemin.
Un film basé sur des faits réels le meurtre horrible d'un enfant de 12 ans par un assassin de 17 ans au début du siècle dernier où se pose la question de la responsabilité pénale. Point sur lequel doit statuer un jury de psychiatres et pour se faire demande au jeune assassin de raconter son histoire de son enfance jusqu'au passage a l'acte ce qu'il fait en grande partie par écrit.
Le film donc... C'est très épuré une très belle image de jolis effet de profondeur de champ techniquement très plaisant. La forme la narration se base sur le récit donc voix off... Voix off présente quasiment en permanence le film étant une illustration du récit pas un élément d'introduction ou de transition.
Que penser du tout? A voir avec des personnes qui apprécie le cinéma pas a la recherche d'un moment de franche détente. Impressionnant pour un premier film.
Voila une oeuvre sombre de bout en bout. Bruno Reidal (Dimitri Doré) raconte à 17 ans ce qui l'a poussé à tuer un gamin de 12 ans. Ce film retranscrit bien l'esprit torturé de ce jeune homme à différentes étapes de sa vie. Malheureusement, Vincent Le Port nous sert de la masturbation à toutes les sauces pour expliquer (peut-être à juste titre) la jouissance exprimée à l'idée de faire souffrir les autres. Par contre, se déroulant au début du XXème siècle et connaissant le parcours de séminariste de Reidal, on assiste à une vraie réflexion sur le rôle et la pensée de l'Eglise à cette époque. Le genre type de film clivant qui peut fasciner ou provoquer le dégoût.
Tiré d'une histoire qui s'est réellement passée dans les vallons du Cantal au début du XXe siècle ce film est éprouvant par son ascétisme, sa rigueur, sa lenteur et par ce qu'il montre. On regarde le mal en face, dans toute sa simplicité, celui d'un jeune garçon psychotique qui a la recherche d'une jouissance suprême mêle pulsion de sexe et de mort dans le même bain de sang. Si sa mise en scène austère et tranchante comme un Laguiole pourra rebuter on ne peut que souligner la maturité de ce 1er film, qui ne plait pas forcément à sa vision mais qui reste en mémoire bien après.
Pour son premier long-métrage, sorti en 2021, Vincent Le Port retrace un fait divers sordide survenu au début du XXème siècle dans le Cantal. Loin de ressembler à une traditionnelle enquête policière, le récit transpose à l’écran les mémoires de cet adolescent (Dimitri Doré) ayant commis un crime pour soulager sa conscience. A l’aide d’une voix off, l’histoire décortique le processus mental de ce jeune homme, intelligent et pieux, l’ayant conduit à assouvir ses pulsions meurtrières. La narration douce et pausée tranche avec le caractère effrayant de l’acte perpétué, sans que le moindre jugement soit porté. Bref, une tragédie perturbante dans laquelle l’absence de remords glace le sang.
Un récit glaçant. Qui va je pense me hanter encore un certain temps, pour le remettre de mes émotions. Le film est malheureusement tiré de faits réels et plus précisément à partir d une confession et aveu de ce jeune meurtrier. Un vrai film d auteur, réussi qui va loin dans la description du mal, comment un adolescent, depuis son enfance rêve de meurtre, jusqu a la jouissance. Le film nous montre énormément de facteur qui a conduit bruno reidal a ce geste brutal et meurtrier, la famille,sa sexualité, ou son spoiler: agression spoiler: sexuelle , mais paradoxalement on ne comprend pas ce qui a pousser à cette tragédie. En plus l interprétation de cet adolescent était tellement bien campe, qu il m'a donné froid dans le dos. Et surtout la scène du meurtre est insoutenable, âmes sensible s abstenir quand même.
Pas mal... Film intéressant sur les mémoires d'un jeune serial killer en puissance... Le début est assez long à démarrer mais on va dire que la scène de fin avec le passage à l acte rattrape l ensemble... Aussi le fait qu'on centre énormément le récit sur les nombreuses séances de masturbation de notre futur tueur et également sur l aspect religieux biblique de sa paroisse m a un peu rebuté... Ce que j'ai trouvé intéressant c'est le contraste entre ce jeune homme chétif, réservé, timide etc et ses pulsions meurtrières sordides... Sinon le fait que l'action se déroule à la campagne chez les paysans du début du 20eme siècle n a pas aidé à me captiver... Comme dit plus haut à part la scène de fin que je trouve réussi le reste du film est assez plat, froid et tourne en rond autour de la masturbation et d un discours biblique et pseudo psychologique redondant...
C’est un fait divers méconnu : en 1905, Bruno Reidal, un aspirant séminariste du Cantal, tua et décapita un jeune garçon de 12 ans. A la demande du docteur Lacassagne, père de l'anthropologie criminelle française, Reidal, jeune homme plus intelligent et instruit que la moyenne, rédigea un mémoire dans lequel il racontait librement sa vie, ses émotions, son rapport au monde et aux autres : une confession glaciale qui rendait caduque toute tentative d’explication sociale du crime et plaidait au contraire pour une violence pulsionnelle irrépressible. C’est ce même texte qui a fasciné le réalisateur Vincent Le Port, qui s’est donc donné pour mission, sur base de cette unique source d’information, de raconter la vie de ce meurtrier dont l’histoire avait à peine retenu le nom. Strictement illustratif, le film ne ressemble donc pas du tout à ceux qui ont été consacrés aux serial-killers américains, presque devenus des icônes pop sur lesquels des légions de criminologues et de psychiatres se sont penchés puisque, dans un certain sens, Bruno Reidal est le seul qui se soit jamais penché avec lucidité sur le cas Bruno Reidal. A la rigueur, on pourrait lui trouver des points communs avec ‘Henri, portrait d’un serial-killer’ de John McNaughton dans sa volonté de laisser le spectateur seul face à l’anomalie et l'inacceptable. Le procédé n’aurait cependant pas été aussi concluant sans la présence de Dimitri Doré, jeune acteur dont le physique buté et la voix sans affect alors qu’elle égrène les mots couchés sur le papier par Reidal, s’avère un choix de casting particulièrement inspiré.
Le naturalisme et la concision de l'ensemble ainsi que la jolie mise en scène convainquent mais ne voir que des hommes blancs et la mise en avant (même si sociologiquement intéressante) de la psyché d'un tueur me laissent de côté.