Bruno Reidal, confession d'un meurtrier
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Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2022
C’est un fait divers méconnu : en 1905, Bruno Reidal, un aspirant séminariste du Cantal, tua et décapita un jeune garçon de 12 ans. A la demande du docteur Lacassagne, père de l'anthropologie criminelle française, Reidal, jeune homme plus intelligent et instruit que la moyenne, rédigea un mémoire dans lequel il racontait librement sa vie, ses émotions, son rapport au monde et aux autres : une confession glaciale qui rendait caduque toute tentative d’explication sociale du crime et plaidait au contraire pour une violence pulsionnelle irrépressible. C’est ce même texte qui a fasciné le réalisateur Vincent Le Port, qui s’est donc donné pour mission, sur base de cette unique source d’information, de raconter la vie de ce meurtrier dont l’histoire avait à peine retenu le nom. Strictement illustratif, le film ne ressemble donc pas du tout à ceux qui ont été consacrés aux serial-killers américains, presque devenus des icônes pop sur lesquels des légions de criminologues et de psychiatres se sont penchés puisque, dans un certain sens, Bruno Reidal est le seul qui se soit jamais penché avec lucidité sur le cas Bruno Reidal. A la rigueur, on pourrait lui trouver des points communs avec ‘Henri, portrait d’un serial-killer’ de John McNaughton dans sa volonté de laisser le spectateur seul face à l’anomalie et l'inacceptable. Le procédé n’aurait cependant pas été aussi concluant sans la présence de Dimitri Doré, jeune acteur dont le physique buté et la voix sans affect alors qu’elle égrène les mots couchés sur le papier par Reidal, s’avère un choix de casting particulièrement inspiré.
Nadia T
Nadia T

6 abonnés 502 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 novembre 2022
Film dérangeant surtout la scène meurtrière... L'acteur est juste parfait dans son rôle même dans sa démarche. Tout y est. J'aime l'image de cette époque qui est retranscrite particulièrement bien !
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 novembre 2022
Plus qu'une confession, une autopsie. Un film qui fait froid dans le dos. Excellente interprétation.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2022
Terrible confession.
Un besoin de tuer comme un accomplissement de son désir irrépressible.
Terrible fait divers et un film qui aborde l’acte par la psychologie du jeune.
N’importe qui aurait pu soulager cette envie de meurtre. Il ne visait personne.
Un jeune qui ne regrette pas mais qui attend de la compréhension des autres qui finalement ne pensent qu’à le juger.
Édifiant et glaçant.
CrackO DingO
CrackO DingO

57 abonnés 1 077 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2022
Un fait divers très bien retranscrit ! Film choc sur une autre époque (1905), enrichissant. L'atmosphère est lourde et pesante, avec quelques longueurs cependant. Comme quoi on a pas besoin de regarder des trucs de fou à la télé pour faire des trucs de malade... Même si les décors ne sont pas fous, on retrouve bien l'époque d'avant guerre. Un bon 3 étoiles. ----Octobre 2022----
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 851 abonnés 8 176 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 octobre 2022
Au début du XXème siècle, un séminariste de 17ans est arrêté pour le meurtre d’un enfant de 12ans. Pour tenter de comprendre son geste, des médecins lui demande de relater sa vie depuis son enfance jusqu’au jour fatidique…

Pour son premier long-métrage, le réalisateur Vincent Le Port adapte l’histoire vrai de Bruno Reidal, ce jeune paysan du Cantal qui, durant toute son adolescence, n’aura cesser de lutter contre ses pulsions, jusqu’à ce qu’il craque en septembre 1905, en assassinant et décapitant un jeune garçon.

En choisissant d’adopter le point de vue du meurtrier, le réalisateur nous invite dans la psyché du jeune adolescent tiraillé entre ses pulsions sexuelles et meurtrières. Tout au long du film, on est accompagné par sa voix-off (un texte qu’à rédigé Bruno Reidal lors de son arrestation), nous permettant de nous immerger pleinement au cœur de sa vie et de son histoire.

L’interprétation de Reidal à différents âges de sa vie y est troublante, on retiendra particulièrement la performance de Dimitri Doré (sa voix aigüe, chétif & impassible), il porte littéralement le film sur ses (frêles) épaules et lui donne toute sa grandeur.

Bruno Reidal - Confession d’un meurtrier (2021) est une saisissante et glaçante immersion dans l’horreur, le récit original (adapté du témoignage de Reidal) fait froid dans le dos et nous dépeint de façon très réaliste, la France paysanne du siècle dernier.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
MC feely
MC feely

84 abonnés 671 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 octobre 2022
Je n'ai vraiment pas accroché à la réalisation, le contexte historique est super bien retranscrit mais le rythme est quand même très lent et monotone spoiler: on se concentre surtout sur les petits plaisirs solitaires de Bruno mais c'est pas fou.
Sijosdir
Sijosdir

29 abonnés 111 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2022
Le film est superbement réalisé et les acteurs sont parfaits. Reste que la teneur du film est quand même assez particulière et que ce n'est pas forcément une histoire qu'on a envie de voir et d'entendre. Un des éléments les plus intéressants est le décalage entre le discours bien construit et intelligent, l'apparence douce du personnage et la monstruosité de ses penchants et de ses actes...
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 septembre 2022
Disons-le d’emblée : ce premier film de Vincent Le Port est vraiment singulier, particulier et difficile d’accès. On est dans du cinéma d’auteur pur et dur (sans pour autant que cela soit péjoratif), un cinéma pas facile d’accès et très exigeant de la part du spectateur. En gros, on n’est pas ici pour se divertir mais davantage pour réfléchir et découvrir une œuvre qui demande patience et abnégation de la part de son public. « Bruno Reidal, confessions d’un meurtrier » est basé sur un fait divers effroyable du début du XXème siècle qui voit un jeune paysan tuer et décapiter un adolescent dans un petit village du Cantal. Le film est basé sur ses mémoires écrites commandées par un collège de médecins de l’époque pour comprendre son crime. L’ossature narrative du long-métrage est donc astucieuse. On commence par le crime et l’incarcération du personnage titre pour ensuite revenir sur sa vie et les raisons de son acte par le biais du récit écrit qu’il en fait et des flashbacks qui en découlent. La voix off a donc ici une grande importance et condamnerait presque le film à être muet sans elle. Davantage donc que Dimitri Perron, dans une composition impressionnante pour son âge et ses débuts, c’est donc sa voix qui sera le personnage principal et qui va nous guider dans la psyché du jeune homme. Une psyché visiblement vouée à la violence, le péché et la tragédie.

Le Port, en tant que cinéaste débutant, fait le choix courageux d’une imagerie pastorale et bucolique très réussie et réaliste mais aussi d’une œuvre et d’une mise en scène clinique et presque ascétique. Comme si on avait décidé d’illustrer une autobiographie, ou plutôt des pensées personnelles, par des images aboutissant à un résultat âpre et froid. On se retrouve donc face à une œuvre que l’on pourrait qualifier de presque peu engageant sur la forme à force de monotonie et d’un ton tout aussi monocorde tout comme par son aspect dérangeant et presque malaisant sur le fond. « Bruno Reidal, confessions d’un meurtrier » est donc un long-métrage fort et ambitieux qui ne cède à aucune mode et va au bout de sa note d’intention. Si la reconstitution de l’époque, le jeu de l’acteur principal et la manière dont le film tente d’expliquer ce geste atroce sont louables et probantes, ce côté très pointu voire difficile à appréhender pour le spectateur pourra en rebuter beaucoup d’entre eux. C’est un peu longuet, répétitif et certaines scènes sont gênantes voire insoutenables. Comme pour beaucoup d’œuvres de cet acabit, en gros clivantes et qui en demandent beaucoup à leur public par leur étrangeté ou à cause de leurs thématiques interdites, on est en droit de trouver cela repoussant mais aussi passionnant. L’entre-deux est également une voie que l’on choisit ici...

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Dx M.
Dx M.

87 abonnés 823 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 septembre 2022
Pas mal... Film intéressant sur les mémoires d'un jeune serial killer en puissance... Le début est assez long à démarrer mais on va dire que la scène de fin avec le passage à l acte rattrape l ensemble... Aussi le fait qu'on centre énormément le récit sur les nombreuses séances de masturbation de notre futur tueur et également sur l aspect religieux biblique de sa paroisse m a un peu rebuté... Ce que j'ai trouvé intéressant c'est le contraste entre ce jeune homme chétif, réservé, timide etc et ses pulsions meurtrières sordides... Sinon le fait que l'action se déroule à la campagne chez les paysans du début du 20eme siècle n a pas aidé à me captiver... Comme dit plus haut à part la scène de fin que je trouve réussi le reste du film est assez plat, froid et tourne en rond autour de la masturbation et d un discours biblique et pseudo psychologique redondant...
Gentilbordelais

402 abonnés 3 541 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 août 2022
Avec l'évocation de ce terrible faits divers, nous voici plongé un peu plus d'un siècle en arrière dans le milieu paysan du cœur de la France et fortement empreint du prisme religieux. une narration qui relate, sous un angle clinique et psychanalytique la personnalité complexe, aux nombreux traumas, de ce jeune B. Reidal. Un drame sans intensité (jusqu'à la scène tragique) et même si son geste est inexcusable, on s'attache malgré nous, à son personnage torturé.
Prad Bitt
Prad Bitt

9 abonnés 219 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 août 2022
Film basé sur l'histoire d'un jeune homme qui se rend après avoir assassiné un enfant. Ce film met en exergue les pulsions, surtout sexuelle, de ce jeune homme en pleine construction mentale. Cependant la masturbation mise à l'écran est à la fois sordide et intellectuelle. Je n'ai pas compris ce film, son but, son histoire. C'est juste, pour ma part, un ramassis psycho-socio-je me fous de ta gueule et en plus c'est lent.
jroux86
jroux86

17 abonnés 47 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 août 2022
Peut-être sans le vouloir, ce film nous invite à le comparer à Benny’s Video (Michael Haneke, 1992).
Dans les deux films, la pulsion meurtrière du personnage principal proviendrait de la fascination pour une même scène : la mise à mort d’un cochon – le geste létal, différent dans les deux cas, sera d’ailleurs reproduit à l’identique sur un humain par les deux jeunes meurtriers. Est-ce volontaire de la part de Vincent Le Port ? J’ai un peu cherché dans les différentes interviews qu’il a données et n’ai trouvé nulle part de référence au film d’Haneke.
Mais la comparaison est assez cruelle pour le réalisateur français. Car la mise à mort du cochon est surcadrée dans Benny’s Vidéo. C’est en fait la vidéo filmée de la scène que Benny se passe et se repasse. C’est une nuance importante. Benny n’est pas tant fasciné par la violence que par l’image de la violence. A une époque (le film date de 1992) où la jeunesse est de plus en plus exposée à des écrans, Haneke interroge le pouvoir de l’image – et la responsabilité des adultes, via les personnages des parents, vis-à-vis de cette surexposition.
Côté Bruno Reidal, le cinéaste semble ne jamais sortir de l’attrait qu’exerce sur lui le meurtrier, sorte de personnage-type de ces séries ou émissions très en vogue sur les tueurs en série. Un « spectacle du crime » dans lequel Le Port s’inscrit seulement en tant que contributeur fasciné – en attestent ces scènes de violence gratuite où l’on n’hésite pas à filmer en gros plan une scène de décapitation d’enfant tandis qu’on masque la saignée d’un cochon. Sans autre perspective que le récit du criminel lui-même (non dénué de qualités littéraires et qui constitue, à mon avis, le principal intérêt du film), on reste dans l’illustration, dans la recherche (vaine) des raisons qui l’ont poussé à passer à l’acte avec, au centre, cette dualité sexe/violence qui n’apporte pas grand-chose en 2021. Jamais le cinéaste ne sort du seul récit introspectif alors qu’il y avait, peut-être, à l’intérieur des mémoires véritables de l’assassin, des potentialités, des ressorts narratifs intéressants à exploiter, telle que la cohabitation entre doctrine religieuse, onanisme, pensées suicidaires ou meurtrières, laissée à l’arrière-plan.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2022
"Bruno Reidal" est tout d'abord un très bon témoignage de la France rurale du début du vingtième siècle, c'est aussi une entrée immersive et progressive dans la tête d'un assassin de 17 ans ayant du mal à réfréner ses pulsions sexuelles et meurtrières. Entre flashbacks et confessions auprès d'un parterre de spécialistes, on assiste ainsi à une reconstitution minutieuse des faits qui ont conduit ce jeune séminariste à passer à l'acte. Cru, frontal mais passionnant, ce film nous fascine autant qu'il peut nous dégoûter. Quoi qu'il en soit, il ne laissera clairement pas indifférent, notamment grâce au jeu des trois acteurs incarnant Bruno à des âges différents.
Thierry M.
Thierry M.

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 août 2022
Petit rappel pour les personnes reprochant au scénariste d'avoir tracé un portrait assez monotone du jeune criminel

Une personne aux prises avec des troubles de santé mentale est rarement très "coloré" (en dehors des personnes souffrant de bipolarité, ou de trouble de personnalité).


Ici, on dirait bien que le personne souffre d'un trouble de personnalité antisocial.

Pour avoir travaillé plus de 30 ans avec ce genre de patient, dans une unité médico-légale, laissez-moi vous sire que le personne rend très bien la réalité que vive ces personnes.
Ils sont dans leur monde, ils répondent aux questions sans trop élaborer.

J'ai personnellement trouvé que ce film est hallucinant, vraiment.
De montrer qu'au début du XXeme siècke, des psychiatres étaient déjà aussi bien formés pour poser des questions sur la masturbation, l'orientation sexuelle, les pulsions meutrières est tout simplement incroyable. Les psychiatres de nos jours ne semblent guère avoir bien évolués quant à leur méthode d'investigation diagnostique.
La seule amélioration réside probablement plus dans les traitements, les molécules pharmaceutiques à prescrire selon le diagnostic posé.

Donc un énorme bravo au scénariste, et que dire du jeu de tous les Bruno, jeune et moins jeune.
Quel talent de faire ce qu'ils ont fait devant une caméra, devant une équipe.
C'est prodigieux.

Seul bémol qui est totalement subjectif et personnel.
Suite aux décapitations par l'État Islamique il n'y a pas si longtemps, je me serai passé de voir des images aussi cru du meurtre.
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