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Bruno Reidal, confession d'un meurtrier
Note moyenne
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Cinéphile5959
7 critiques
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0,5
Publiée le 3 avril 2026
Non seulement le film est très très lent, monotone avec des scènes complètement inutiles qui n'apportent rien au récit mais cette scène de violence animale est insupportable et complètement inutile. Il devrait y avoir une alerte pour savoir ce qui nous attend. On nous bassine avec des avertissements concernant le sexe, la droite, les propos vulgaires mais la violence et cruauté animale n'est jamais prise en considération, c'est franchement écœurant...
Certainement un des films les plus dérangeant que l'on puisse voir ; mise en scène sobre et efficace, bon jeu d'acteur, scénario intrigant et malaisant... Un sombre et lent récit historique qui ne laisse guère indifférent.
Stupéfiant et glaçant. Une réalisation sobre et neutre, servie par une photo soignée, un casting de choix et une histoire (vraie) dure et cruelle. Film marquant qui est aussi l'occasion de s'attarder sur la méthode d'Alexandre Lacassagne, l'un des pères de l'anthropologie criminelle.
Pour son premier long-métrage, sorti en 2021, Vincent Le Port retrace un fait divers sordide survenu au début du XXème siècle dans le Cantal. Loin de ressembler à une traditionnelle enquête policière, le récit transpose à l’écran les mémoires de cet adolescent (Dimitri Doré) ayant commis un crime pour soulager sa conscience. A l’aide d’une voix off, l’histoire décortique le processus mental de ce jeune homme, intelligent et pieux, l’ayant conduit à assouvir ses pulsions meurtrières. La narration douce et pausée tranche avec le caractère effrayant de l’acte perpétué, sans que le moindre jugement soit porté. Bref, une tragédie perturbante dans laquelle l’absence de remords glace le sang.
Un récit glaçant. Qui va je pense me hanter encore un certain temps, pour le remettre de mes émotions. Le film est malheureusement tiré de faits réels et plus précisément à partir d une confession et aveu de ce jeune meurtrier. Un vrai film d auteur, réussi qui va loin dans la description du mal, comment un adolescent, depuis son enfance rêve de meurtre, jusqu a la jouissance. Le film nous montre énormément de facteur qui a conduit bruno reidal a ce geste brutal et meurtrier, la famille,sa sexualité, ou son spoiler: agression spoiler: sexuelle , mais paradoxalement on ne comprend pas ce qui a pousser à cette tragédie. En plus l interprétation de cet adolescent était tellement bien campe, qu il m'a donné froid dans le dos. Et surtout la scène du meurtre est insoutenable, âmes sensible s abstenir quand même.
Bruno Reidal, confession d'un meurtrier - direction le sud de la France et son accent ! Film dérangeant, violent, dans le psychisme d’un adolescent qui fantasme sur l’idée de tuer depuis son enfance. Mais pourquoi ? spoiler: On a bien quelques éléments mais pas assez !
Film osé, à déconseiller aux moins de 18 ans. C’est réussi 3,7/5
Vu sur Arte un choc esthétique quel film passionnant une grande maîtrise à la réalisation l'acteur principal Dimitri Doré est extraordinaire il aurait amplement mérité le César de la révélation masculine!Bravo
La lenteur et la torpeur qui s'installent dans ce morne récit est contrecarré par la dérive sans obstacle des pensées démentes du personnage. Il manque une humanité, la thèse veut que l'homme livré à lui lmême soit un monstre. Le film est efficace car sans aucun artifice jusqu'au geste qui semble inexorablement annoncé,inévitable. L'église a l'influence sourde recouvre le film d'une improbable tenue morale de sa communauté. Le film est assez inssuportable qui fait glisser l'esprit dans l'ombre malade de plus en plus opaque du criminel jeune et fou. Pas pour tout le monde.
La réalisation impeccable reproduit l'ambiance de l'époque tant dans les décors, les costumes et le casting des personnages "tronchés" à souhait. La bande son ténébreuse sans être lugubre, accompagne le propos. Il s'agit de l'analyse de la psychologie d'un pervers meurtrier fondée sur les confessions biographiques de l'intéressé qui était intelligent et instruit. Les films qui traitent de la psychologie des tueurs pêchent souvent par leur caractère purement fictif. Là on est dans la clinique. Et c'est beaucoup plus impliquant. Le conflit intime entre les deux parties du moi divisé est particulièrement bien rendu : la partie non pas normale, mais aspirant à la normalité, s'efforçant de lutter contre la partie perverse omnipotente : véritable relation bourreau-victime intérieure actionnant la menace suicidaire. Le film est malaisant. Il nous interroge (à moins de fuir dans le déni confortable). Et si nous étions nous-mêmes un demi-pervers neutralisé par notre partie normative ? Peut-être pas pervers meurtrier, mais il y a tant de forme de perversité...
Je suis dans l'expectative, face à ce film . c'est très bien raconté et l'auteur nous fait vivre les tourments de ce garçon avec beaucoup de justesse mais, c'est parfois répétitif , car on revient trop souvent sur les explications de cette incapacité du meurtrier à lutter contre ses pulsions. . Certes ça correspond bien à ce qu'apu ressentir ce garçon mais fallait-il eevenir autant de fois sur ces obsessilns ?
3,5 étoiles - Bruno Reidal, confession d'un meurtrier
Film atypique ... L'histoire (qui s'inspire d'un fait réel) est perturbante car malsaine. Elle est très bien scénarisée : il n'y a pas de voyeurisme déplacé ; on n'est pas dans le sordide et si une courte séquence suscite l'effroi (vers la fin, il y a une scène violente), le tout reste dans une grande retenue dramatique et psychologique. C'est d'ailleurs cette grande retenue qui distille au fur et à mesure ce sentiment de malaise. Ce qui est remarquable c'est la grande maîtrise cinématographique (pour un premier film ... c'est impressionnant ...) : maitrise du son, maîtrise de l'image (cadrage, sobriété de la mise en scène) et maîtrise du tempo. Grace à ce choix de mise en scène, on entre subtilement dans l'esprit d'une société et surtout d'un personnage (un acteur principal top ! des seconds rôles un peu moins réussis). Bref, ce film n'est pas un thriller mais un dramaturgie psychique. Il ne va pas vous distraire ; mais, intellectuellement, il est tellement surprenant qu'il va vous captiver.
Voilà un film français singulier et audacieux narrant la vie de Jean Marie Bladier, ou Bruno Reidal ici, qui "justifie" tout au long son meurtre gratuit d'un garçon de 13 ans via une voix monocorde et lancinante. A l'évidence, cet adolescent très doué en classe n'est pas fou, tout ce qu'il dit a du sens, même si ses propos mêlant onanisme et envie de crime sont particulièrement retords et cruels ; spoiler: donc pourquoi l'envoyer à l'asile ? Le charme de ce film sobre et long tient dans le charisme de Dimitri Doré et sa vision de l'existence, ainsi qu'une plongée dans le milieu rural du début du XXème siècle sans les visages habituels du cinéma mainstream français.
Talents à suivre, aussi bien le réalisateur que l'acteur principal. Sinon le film est cru, dur, aborde de manière frontale les pulsions meurtrières, suicidaires, la religion, le viol, la jouissance masculine... jusqu'à l'acte irréparable. Mais fortement bien écrit
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3,5
Publiée le 20 novembre 2024
« Ça se tue aussi les hommes ? » Quelques heures après avoir commis un terrible meurtre, le jeune Bruno Reidal se constitue prisonnier. Pour comprendre qui est ce jeune homme discret et brillant élève, et pour comprendre les raisons de son geste, il lui est demandé d'écrire son histoire de sa naissance à son passage à l'acte. "Bruno Reidal" est inspiré de la véritable histoire de Jean-Marie Bladier, qui a tout raconté dans ses "mémoires". Avec ce premier long-métrage, Vincent Le Port propose une plongée fascinante et dérangeante dans la tête d'un garçon qui a passé sa vie à se battre contre des pulsions. Un récit édifiant et glauque ponctué de pensées morbides et salaces. N'étant pas familier avec l'histoire d'origine, j'imaginais quelque chose de nuancé avec peut-être des circonstances atténuantes, mais le film dresse le portrait d'un fou totalement frustré et jaloux qui n'a qu'une seule chose en tête. Une approche psychologique absolument fascinante et glaçante qui contraste avec le cadre rural très reposant. Très agréablement surpris par la qualité de ce premier film qui m'a scotché du début à la fin grâce à la qualité de son récit (avec une utilisation parfaite de la voix off) et un excellent Dimitri Doré.