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Les plaisirs des mots
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3,0
Publiée le 18 décembre 2019
Le début était un peu long, et je pense que j'ai eu un peu de mal à entrer dans le film. Rémy et Mélanie sont deux personnes qui ne vont pas très bien dans leur vie. On ne saurait pas forcément dire pourquoi, mais il y a quelque chose qui cloche, et le film nous le montre au lieu de seulement nous le dire en quelques images. C'est un parti pris qui se justifie, mais c'est vrai que du coup c'est un peu flottant, on se demande où on va.
Après quelques minutes un peu longues, c'est là que nous pouvons vraiment commencer à rencontrer Rémy et Mélanie, à travers les petites choses du quotidien, à travers ce qui les entourent, et à travers leur rencontre avec un psychologue. Je ne savais pas du tout que j'allais rencontrer François Berléand et Camille Cottin, mais j'en ai été plutôt agréablement surprise. J'ai aimé leur façon d'être des psychologues. Je n'y connais pas grand chose mais ça me paraît être un métier singulier, que personne ne peut effectuer de la même manière, mais qui peut être tellement important pour des gens qui sont en difficulté dans leur vie. C'était original, presque un peu cliché au départ mais finalement j'ai été assez conquise. Ils apprennent à Rémy et Mélanie à s'aimer mieux, et ça m'a permit de les aimer mieux également.
Deux moi, en réalité, ce n'est pas vraiment l'histoire d'une rencontre entre deux personnes, c'est un film qui veut exprimer une vérité que certains connaissent, d'autres pas, mais que nous avons tendance à laisser de côté quand ça nous arrange : il faut commencer par être bien avec soi pour être bien avec quelqu'un d'autre.
Au final, les presque deux heures de visionnage sont passées tranquillement. J'ai beaucoup aimé les petites notes d'humour autour du quotidien, on devrait tous avoir un Monsieur Mansour comme épicier. Voir deux personnes faire progressivement la paix avec elles-mêmes, c'est apaisant, ça donne une jolie histoire, qui se referme sur un sourire, sur un début qu'on a le temps de voir venir, mais qui forme une jolie conclusion.
Bien qu’il conserve souvent sa fibre parisienne, Cédric Klapisch a su s’adapter tout au long de sa carrière en embauchant les comédiens français qui font la tendance du moment. Ana Girardot et François Civil vont se croiser tout au long de ce drame amoureux. Rémy et Mélanie sont de jeunes trentenaires et vivent dans le même quartier de Paris. Leurs vies amoureuses sont assez désespérantes et ressemblent pourtant à bien des relations. Nombreux seront les spectateurs qui se retrouveront dans leurs mésaventures. Dans “Deux moi”, on espère plus que tout que ces deux âmes échappées se rencontrent pour ne former qu’un. Voici une histoire mise en scène de manière originale et qui nous touche profondément. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
"Deux moi" serait rapprocherait plus d’une comédie dramatique qu’un pur drame : c’est un film tendre et humaniste, racontant l’importance de s’aimer soi-même avant de pouvoir aimer autrui. Le rythme est beaucoup trop sans risque ou sans force de proposition Klapisch filme et raconte les détails du quotidien parisien avec brio. Cependant j’ai entendu dire que cette œuvre est une adaptation d’un film argentin « Medianeras » sorti en 2011. « Deux moi » font peut-être un nous, mais on a maintenant la preuve que deux bons acteurs ne suffisent pas à faire un bon film.
Retrouvez l’intégralité de cette critique sur : https://www.instagram.com/lexam_movie / La communauté du cinéma
Je l'ai trouvé un peu longuet. Les plans sont comme toujours géniaux et l'oeil reste amoureux de Paris. On y reconnaît Klapisch, mais il n'inegale pas Les Poupées Russes ou Paris.
Deux moi sorti en 2019 parle de moi. Complètement. De façon viscérale, et tellement juste. C’est l’histoire de deux trentenaires qui habitent l’un à côté de l’autre à Paris, qui se croisent mais ne se rencontrent pas. C’est l’histoire d’une génération prisonnière de son époque, de ses applications de rencontres, de ses réseaux sociaux qui au lieu de relier ne font qu’éloigner les gens de plus en plus à force de rendre toute tentative de relation humaine artificielle.
Mais ce n’est pas que cela. Dans ce film, il y a une somme d’éléments qui me parlent. Des psy. Des gens qui vont voir des psys. Parce qu’ils se sentent seul, déprimés, qu’ils ont du mal à se lier, ont vécu des traumatismes. Ont du mal à appréhender les autres.
Lui, Remy, salarié d’une entreprise de logistique, qui voit un plan social frapper sa boite, qui a du mal à dormir et qui vit dans une immense solitude. Elle, Mélanie, chercheuse, dort trop, ne parvient pas à se remettre de sa dernière rupture, sweep plus que de raison sur les applications de rencontres pour des rencontres plus nulles les unes que les autres. François Civil et Ana Girardot sont criants de vérité dans ces rôles de trentenaires perdus. Lui, renfermé à cause de tous les non dits qui sclérosent sa famille. Elle tellement fragile, vulnérable, sensible, et pourtant, si forte au fond (son visage est fait pour les gros plans).
Mais ce sont les psy qui font tout le sel de ce film. François Berléand et Camille Cottin balancent tout un tas de répliques que chaque personne devrait marteler. Ce sont presque des aphorismes, voyez plutôt. Lui, pèle mêle: « N’ayez pas peur de faire. Ayez confiance en vous. Vous avez le droit d’être heureux. Vous ne portez pas la poisse. » Elle: « Pour que deux moi soient nous, il faut que soi soit soi. Faites confiance à la vie. N’ayez pas peur d’être amoureuse, d’être heureuse. La fragilité est parfois une force. Quand quelqu'un part, c'est comme lorsque quelqu'un meurt, il faut faire un travail » Cela peut vous sembler être des évidences, mais si les choses étaient aussi faciles, cela se saurait. Ça ne fait pas de mal de se le faire rappeler de temps en temps. Car oui, en effet, dans la quête du bonheur, il convient de faire, d’agir. Aristote ne disait pas autre chose dans l’éthique mais tout de même, il est parfois compliqué de faire. Surtout lorsque cela implique l’autre. Comment l’appréhender. Comment ressent-il les choses ? Que pense t-il de moi ? Les personnes un peu torturées, sensibles, se posent ce genre de questions et à force de se les poser, oublient un peu d’agir. Et sans action, pas de rencontre.
Car il n’est pas suffisant d’être en face d’une personne pour la rencontrer. La rencontre ne peut pas se limiter au physique. On recherche évidemment quelque chose de plus profond. Un échange, une connexion, une connivence. Une compatibilité. Et pouvoir appréhender l’entièreté de la personnalité d’une personne, on ne peut parle faire en lisant un profil sur internet, même scrupuleusement renseigné. On peut encore moins le faire en regardant une simple photo. Mais c’est pourtant ce qui se passe (cf Modern Romance).
Comme le dit si bien le personnage de Mélanie lors d’une conférence sur la recherche contre le cancer « Toute relation vivante nécessite la rencontre de corps étrangers »
Pour être vivant, il faut faire des rencontres. Et encore mieux, il ne faut pas avoir peur d’en faire. Et en ayant confiance en la vie, le glorieux hasard fera son office. Là où chez Rohmer dans Conte d’automne, il est provoqué. Dans deux moi, le hasard devient l’évidence. Ayez confiance aux hasards de la vie.
PS: En plus, ce film utilise le Clavier bien tempéré de Bach. Encore une raison de plus de l'aimer !
Le directeur Cédric Klapisch a décrit une rencontre décontractée entre Remy et Mélanie. Les deux personnages étaient en quête d'amour, de romance et peut-être de sensations fortes dans la vie. Ils étaient déçus de leur passé et il semblerait qu'ils vivaient dans le passé et qu'ils ne pouvaient pas briser la bulle. Finalement, il est positif de voir que les personnages ont progressé, ils sont prêts à accepter et à s’embrasser. À la fin, ils sont prêts à tomber amoureux.
J'ai apprécié certaines scènes dans lesquelles Melanie utilisait des plateformes de médias sociaux pour rechercher un petit ami, par exemple, Tinder et Facebook. Enfin, le film est plus approprié pour ceux qui recherchent l'amour.
Un bon film, divertissant, qui se regarde facilement. Les acteurs sont parfaits dans leur rôle et la thématique de fond extrêmement intéressante. Je l'ai trouvée traitée avec finesse et j'ai totalement adhéré au concept : rencontres virtuelles provoquées/rencontres réelles spontanées. Cependant, j'ai déploré quelques longueurs, un manque de peps et de scènes amusantes. Un peu déçue, je m'attendais à mieux au vu de la bande-annonce... Par ailleurs, la blague sur les œufs bio/de poules élevées en plein air ne m'a pas du tout fait rire. Vu le contexte actuel et l'ampleur du débat, dont les vidéos cachées révélées sont incontestables, je n'ai pas trouvé cela très fin ni malin, et ça m'a profondément énervée !
Klapisch prouve une fois de plus qu'il est un grand artiste pour mettre en scène et faire évoluer ses personnages au sein d'un environnement ou réalisation millimétrée et esthétique épurée son mots d'ordre. Mais moins doué au scénario.
a mon gout j ai trouver le film un peu longuet,sur les gens un peu mal dans leurs peaux qui cherchent a se sortir de soi méme, pour essayez de vivre et de faire des rencontres..