Nombreux furent ceux qui ont comparé le film de guerre hollywoodien de John Woo à de la propagande pro-Bush,et on ne peut leur donner tort. "Windtalkers"(2002) raconte une histoire tout à fait louable au départ: la protection d'un code en Navajo pour aider les soldats américains contre l'ennemi. En pratique,le déluge pyrotechnique lasse assez vite,d'autant qu'il se teinte d'un sentimentalisme exacerbé,déjà le point faible de Woo. La vision de cette guerre est très restrictive,les adversaires japonais n'existant pas en tant que tel. Nicolas Cage ne semble pas aussi impliqué que d'habitude. Un ratage.
John Woo aborde une partie relativement méconnue de la seconde guerre mondiale en nous plongeant au cœur d'une escouade de soldats américains partie au Japon pour participer à la bataille de Saipan. Parmi les soldats présents, deux d'entre eux sont des indiens Navajos qui ont été formés pour communiquer en radio des messages codés créés à partir de leur langue. Ces deux indiens ont deux anges gardiens désignés, chargés de les protéger mais également de les abattre s'ils tombent entre les mains de l'ennemi. Partant de ce sujet fort (comment se lier à un compagnon d'arme si c'est pour le tuer par la suite?), John Woo livre un film de guerre diablement efficace qui vaut surtout pour ses scènes de batailles, aussi impressionnantes que violentes. Si entre deux scènes d'action, l'aspect mélodramatique de l'ensemble vient un peu plomber le tout, il faut bien avouer que le scénario parvient à faire naître à merveille une relation entre les deux personnages principaux. Mais qu'importe le sentimentalisme, c'est bien dans l'action que Woo est le plus à l'aise, nous offrant de véritables moments épiques quitte à délaisser un peu ses personnages.
Les films de guerre, c'est bien. Ce que l'on attend d'eux c'est d'en prendre plein la figure et que l'Histoire soit chronologiquement vraie et authentique dans ses détails. Windtalkers rappelle cette partie de l'Histoire de la Guerre du Pacifique où quelques Amérindien furent formés et envoyés sur le champs de bataille pour communiquer par radio les plans stratégiques dans leur langue natale afin de brouiller les pistes des Japonnais qui commençaient de plus en plus à déchiffrer les codes de l'armée américaine. Le réalisateur John Woo fait un très bon travail en proposant un film très dynamique, bourré d'actions, d'explosions et de scènes de combats sans concessions (à en donner le tournis, presque...), une réalisation à laquelle on pourrait reprocher l'habituelle morale des justes américains et quelques mises en scènes assez "Hollywoodienne". La bande son est sans reproches, les acteurs parfais. Un Nicolas Cage encore au sommet de sa gloire, à cette époque.
Encore une grosse production de John Woo, avec un casting parfait, et en prime une dédicace au peuple amérindien, mêlé à son insu à toutes les guerres américaines...
Grand spécialiste de l'action, John Woo s'attaque au film de guerre, et à un sujet méconnu : l'utilisation par les USA de Navajos pendant la 2ème GM pour coder des messages. Le film ne tient pas toutes ses promesses, car le traitement est finalement assez simple. Les personnages Navajos sont secondaires, et assez caricaturaux. Face à eux, les habituels soldats racistes qui prendront conscience de leur bêtise. Pas de surprise donc. Dans le rôle principal, Nicolas Cage apporte un côté psychologique intéressant mais parfois maladroitement amené. Le point fort de "Windtalkers", ce sont plutôt ses nombreuses scènes de batailles, où l'on sent que Woo est à l'aise. Malgré quelques clichés du genre, elles sont brutales, efficaces, et sans temps mort. Aussi l'ensemble, à défaut d'être abouti, est pleinement divertissant.
démarrant dans les sublimes paysages de "Monument Valley", territoire propriété des Navajos, le film nous entraîne dans les iles pacifiques du Japon pendant la seconde guerre mondiale. il nous explique le rôle prépondérant de ces indiens grâce au langage inconnu des japonais qu'ils ne pouvaient déchiffrer. un bon rythme, une distribution solide et des scènes de guerre impressionnantes. Pourtant pas grand adepte du film de guerre, celui-ci est prenant et remplit son contrat.
Passable et encore le niveau des scènes de guerre remonte la note. Le sujet est passionnant mais c'est limite traité dans le film. On se préoccupe de la guerre et de quelques passages de l'histoire. Je reproche au réalisateur de n'avoir pas concentré le film sur l'histoire et non sur la guerre.
Un film de guerre très poussif, on reconnait bien la patte balourde de John Woo qui ne fait pas dans la dentelle, ni dans l'intelligence. Passez votre chemin.
Le plus mauvais film de John Woo ! Et pourtant quelle bonne idée de mettre en avant les navajos et leur code... Mais telle une publicité mensongère LE navajo n'est là que pour servir d'excuse au flinguage à tout va. On ne parle pas beaucoup du code et les navajos sont quasi inexistant. En plus de cette arnaque le film reprend tous les poncifs u genre sans vergogne et sans talents. Nul !
Quelle déception pour un John Woo! Un ramassis de clichés, de l'histoire prévisible aux personnages fades il n'y a que quelques scènes de combat qui sauvent ce film de l'ennui total.
John Woo signe avec Windtalkers un bon film de guerre, bien interprété et aux scènes d'action haletantes. Les personnages ont de la profondeur et se révèlent intéressants, tandis que le scénario, simple et relativement manichéen (les gentils américains contre les méchants japonais), malgré quelques subtilités, se laisse parcourir. Efficace.
Indéniablement l'un des meilleurs films proposé (si ce n'est le meilleur) par John Woo depuis le début de sa période américaine. Le sujet : Le recrutement des indiens navajos durant la seconde guerre mondiale pour les assigner aux postes d'opérateur radio, permettant ainsi de coder les messages délivrés pour tromper l'ennemi, ceux-ci affubler d'un "ange-gardien" dont le devoir est de protéger l'opérateur mais de le liquider en cas de capture par l'ennemi. Avec ce film, Woo permet de dénoncer le comportement de certains marines et du gouvernement Américain vis à vis des navajos, jamais totalement considéré comme réellement Américain et souvent victime de brimade de la part de leurs compatriotes (cf : la scène où Yazhee se fait passer à tabac par Chick). Le tout est filmé d'une manière plutôt propre et dynamique. Nicolas Cage, Adam Beach ou encore Christian Slater nous gratifient de très bonnes prestations. Un beau film à ne pas manquer.
Mon sentiment est mitigé quand à ce film !! D'un côté j'ai adoré l'histoire, les messages codés des Navajos qui ont joué un rôle prépondérant dans la 2nde guerre mondiale (ce que bon nombre ignore encore !!) et franchement Adam Beach est excellent dans ce film et j'ai été convaincu pour tout cela mais d'un autre côté je n'ai pas adhéré au côté trop 'action' du film !! John Woo est le maître des films à gros budgets mais là franchement c'est trop !! Ca pète de partout ce qui rend le tout brouillon et pénible et j'ai vite été soulé !! Et pour couronner le tout Nicolas Cage est mauvais comme tout !! Il en rajoute des caisses, joue comme un pied, son personnage est exaspérant et honnêtement il m'a un peu gâche le film !!
Un film de guerre touchant qui exploite certaines idées encore jamais utilisée dans un film sur la seconde guerre mondiale comme l'aide apporté par ces indiens "navajo". John Woo retrouve Nicolas Cage dans la peau d'un soldat blessé qui veut en finir et Christian Slater. La musique de James Horner fait vraiment honneur à ce très beau film de guerre.