Pas un mauvais film mais non seulement plombant (c'était prévu) mais on s'embarque dans une chronique d'une chute annoncée. Il n'y a donc pas grand chose qui tient le spectateur.
Portrait terrible et sans fard du monde paysan, "Au nom de la terre" montre avec beaucoup de justesse comment tout un monde se meurt sous le joug de l’industrie agro-alimentaire détruit les valeurs qui fondaient le monde paysan....Dommage que la mise en scène manque cruellement de souffle, d’audace pour dépasser le simple drame familial
Dure constatation d'un monde agricole actuel en difficulté, face à une nouvelle époque. Un gros soin est apporté au travail des paysages au travers d'un récit complet. C'est beau, touchant et durement réaliste.
Film difficile en forme de portrait d'une génération perdue. Cette génération c'est celle des paysans français des années 80 à nos jours...Le film ne cherche ni à accuser ni à critiquer, il constate c'est tout. Il constate cette génération d'agriculteurs pris dans l'engrenage terrible du système. Il faut produire toujours plus et toujours plus vite. En cela le côté documentaire du film est une dénonciation du système productiviste. Pierre étend des tonnes de pesticides sur ces champs, il élève des poulets de façon intensive. Mais tout ça n'arrive pas du jour au lendemain, c'est beaucoup plus insidieux. Petit à petit on augmente les doses, on agrandit un hangar, etc. Jusqu'au jour ou il prend conscience qu'il produit de la "merde" selon ses propres mots. Mais quand il ouvre vraiment les yeux il est trop tard il a le sentiment d'avoir gâché sa vie. Qu'il est loin le jeune homme rigoleur et séducteur qui vivait ses rêves au Wyoming avant de reprendre la ferme familiale.
Le constat le plus cruel est celui de l'écart entre générations et de l'incompréhension des anciens. Le père de Pierre ne le comprend pas, pour lui quand on travaille on s'en sort toujours... Sauf que l'époque a changé, les cours ne cessent de baisser depuis des années et les dettes s'accumulent. Il accuse son fils de ne pas savoir gérer l'exploitation, de trop s'endetter. Mais il n'a pas conscience que c'est lui-même qui a mis le doigt dans l'engrenage 30 ans plus tôt en construisant avec un prêt de la banque le premier hangar "high-tech" pour ses moutons !
Ce destin serait donc inéluctable ? Pierre était donc obligé de faire comme ses voisins, de s'endetter pour s'agrandir ?Comme le dit Claire au début du film "On a toujours le choix". Oui la décision appartient à Pierre mais a-t-il le recul nécessaire et la lucidité dans un milieu ou tout le monde se tire la bourre, ou l'industrie agro-alimentaire vous poussent en permanence à vous endetter pour produire plus ?Sa femme Claire est peut-être bien le personnage le plus courageux. En plus d'aider à la ferme et de faire la comptabilité, elle travaille comme salariée en ville, elle amène les enfants à l'école, etc. Et quand tout commence à s'écrouler c'est elle qui maintient le navire à flot. C'est elle qui va se battre jusqu'au bout...
Claire est joué par la remarquable Veerle Baetens. Pierre par Guillaume Canet vieillit artificiellement par une fausse calvitie pas franchement réussie.On en arrive donc à l'aspect négatif du film. La dernière demi-heure pourrait se résumer à voir G Canet s’apitoyer sur son sort en fumant des clopes. Le réalisateur E Bergeron n'y va pas avec le dos de la cuillère quand il s'agit de faire du pathos. Honnêtement c'en était trop pour moi ! Ces dernières 30 minutes gâchent le reste du film qui est excellent. Alors oui la fin est tragique mais il y avait sûrement la possibilité de montrer ça différemment.
Malgré cette fin pour le moins un peu lourde, le message est passé. Le constat est accablant. Et c'est tiré d'une histoire vraie qui est identique à des centaines d'autres.
Je suis au ciné en train de le regarder. Ça fait une heure. Je ne sais pas où est l'intrigue. Ni la finalité. Si c'est pour montrer les difficultés de nos agriculteurs c'est bon on nous bassine assez au quotidien. Je m'ennuie. Je me tâte à partir
Superbe film ! Authentique et très vrai sur le "burn-out" des agriculteurs dont on ne parle jamais ! Oui, il y a des femmicides ... mais les paysans qui se suicident : un par jour, on n'en parle jamais et c'est, hélas, aussi grave ! Y'a-y-il une mesure dans la douleur et la violence infligées à des êtres humains ???
« Au Nom De La Terre » Un film très émouvant, évidement c’est une histoire vraie, nous ne restons pas indifférent face à la réalité. J’espère que nous tous pouvons en tirer des leçons et en sortir plus fort. Tout autant que les acteurs sont très fort dans leur rôle! Je souhaite que du courage à tous, agriculteurs et famille d’agriculteurs !
Film émouvant, démontrant les difficultés de la vie d'agriculteur, le tout ponctué d'un casting plus que convenable ! À noter tout de même de nombreuses erreurs techniques (champ-contre champ, plan d'ensemble, des plans italiens de mauvais goûts à certains moments ) N'empêche que ce film restera comment un moment phare du cinéma français 2019... Un film qui dénonce et qui relate des faits gravissimes provenant d'un bonheur en déclin.
Une histoire, vraie, parfaitement mise en scène. Guillaume CANET est parfait. Les seconds rôles le sont tout autant et parviennent à nous transmettre leurs angoisses. Un film touchant le cœur, directement.
Beau et terrible film où la descente aux enfers d'un homme illustre la vanité de tout un système productiviste qui broie les hommes, réduit les animaux à l'état de marchandise, épuise les terres...Les acteurs sont très investis et l'émotion passe, d'autant plus que la photo est souvent belle. J'en sors secoue et révolte.