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guerite
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4,0
Publiée le 22 juillet 2020
Il n'y a pas que Canet qui est bon dans ce film. La petite vidéo de la fin apporte une plus value géniale, mais montre un vrai paysan grand costaud avec un accent du terroir, ce qui n'est pas le cas de Guillaume qui représente une autre catégorie d'agri. Quel drame de constater ce progressisme idiot et irresponsable des années 90. J'ai toujours eu du mal à comprendre cette compétition entre eux qui faisait la joie des vendeurs de matériels
J'avoue avoir laissé passer la sortie et les première semaines de VOD. Une indicible crainte de ce que ce film allait apporter. Pas prêt à encaisser l'uppercut. J'ai pourtant suivi ce film de près, attendu curieux les premiers témoignages. Et puis j'ai franchi le pas et ne regrette rien. C'est beau, émouvant, vrai. Rufus et Canet sont époustouflants. Ils le jouent sans retenue pour servir le film au mieux. J'ai retrouvé des souvenirs de jeunesse, des images, parfois même des odeurs. Je sais que certains agriculteurs sont ressortis KO de la salle et je le respecte totalement. Merci
Un film poignant qui témoigne de la situation particulièrement difficile des agriculteurs français, incités par le système à s'endetter et à devenir dépendants de ce système qui contrôle les prix des productions agricoles et ceux des intrants. J'ai aimé la sincérité et l'authenticité de ce film et des acteurs. Rien n'est exagéré, ni les bons, ni les mauvais moments. On s'identifie très vite et très facilement à Pierre (Guillaume Canet) et on souffre avec lui et sa famille.
Une histoire poignante qui révèle à nouveau une réalité si dure : celle du quotidien des agriculteurs. Guillaume Canet délivre une très belle performance d'acteur et le réalisateur nous plonge dans la vie de son père si bien retranscrite. Je trouve le film très immersif du début à la fin, pas de longueurs. La bande son fait le taff et nous ramène encore plus dans cette histoire si dramatique. J'espère que ce film va faire ouvrir les yeux à certaines personnes et que le mode de vie des agriculteurs deviendra bien plus vivable pour eux. Le cinéma peut aider en ce sens et ce film peut aider.
Ce film raconte l’histoire de Pierre un agriculteur qui va reprendre la ferme familiale avec sa fiancée sauf que 20 ans plus tard la ferme et la famille s’agrandissent et les dettes augmentent. Pierre travaille de plus en plus et s’épuise de plus en plus. Il va finir par sombrer au fur et à mesure des malheurs qui lui tombent sur la tête. Ce film est vraiment touchant, j’ai vraiment adoré ce film de A à Z, quand on sait que le réalisateur raconte sa propre histoire, on ne peut que lui faire la révérence car raconter son histoire dramatique par le billet du cinéma il faut avoir le courage. J’ai tout aimé dans ce film et ne trouve aucun défaut. Je souligne l’excellente performance de Guillaume Canet dans ce film, il est vraiment extraordinaire. Je suis passé par toutes les émotions possible et imaginable. Bref ce film est un excellent film français qu’il faut voir je vous le conseille grandement.
Voilà un film coup de poing qui ne pourra laisser indifférent de par la force de son sujet, tiré d'une histoire vraie et jamais traité jusqu'alors (la détresse du monde paysan), sa mise en scène sobre mais efficace, et la justesse des comédiens, dont un Guillaume Canet totalemet investi. Une belle réussite et un film dramatique poignant !
Voilà le genre de films qui font aimer le cinéma français dans toute sa splendeur ! Ici, tiré d'une histoire vraie, on suit la descente en enfer d'un agriculteur, magnifiquement porté par Guillaume Canet, qui tombera dans une grave dépression suite à l'échec de son exploitation agricole. Que dire hormis "bravo" ? Bravo au réalisateur dont je tairai ici la provenance ! Bravo pour nous montrer cette histoire tirée de faits réels qui devrait nous faire prendre conscience de la fragilité de la vie et de la difficulté pour nos agriculteurs à réussir leurs vies professionnelles. Bref : un bien beau film, au nom de la Terre, au nom des agriculteurs, avec une mention spéciale pour l'interprétation d'Anthony Bajon, jeune acteur qui promet.
Hommage à son père dont il veut raconter l’histoire mais aussi plus largement le malaise paysan actuel. Au nom de la terre est un film trop classique pour être marquant. Avec un sujet similaire je lui avait préféré le récent « petit paysan » qui était plus viscéral. La j’ai eu notamment eu du mal à croire à Guillaume Canet en paysan, son interprétation est comme beaucoup d’aspect du film, cela ne manque pas de volonté mais cela ne suffit pas pour être convaincant et réussi.
Témoignage fort et déchirant sur le monde paysan. Le fait d’en connaître le tragique dénouement n’atténue en rien la perception de la blessure réelle d’un homme, d’une famille et de toute une profession. Le choix d’Édouard Bergeon de rester concentré sur l’hommage à son père et de ne pas pointer du doigt la promotion d’une agriculture intensive reste cependant pour moi un impair. Bien que je ne voyais pas Guillaume Canet dans un tel rôle, son interprétation prouve que je me trompais même si Veerle Baetens et, surtout, Anthony Bajon apportent une plus forte émotivité au film.
Edouard Bergeon adapte la propre histoire de son père pour ce premier film à la fois dur et touchant aux intentions nobles et louables mais non dénué de menus défauts. Des défauts qui l’empêchent d’être tout à fait bon même si « Au nom de la terre » est plutôt maîtrisé et s’avère populaire dans le bon sens du terme. Il s’inscrit dans une mouvance passéiste et rurale très en vogue dans le cinéma français depuis quelques années où l’amour du monde paysan et de ses douleurs est de plus en plus un sujet porteur. De « Revenir » récemment à « Petit paysan » il y a trois ans, duquel se rapproche ce long-métrage dans ses thématiques, beaucoup d’œuvres creusent ce sillon délaissé précédemment. Un sillon auquel les films de Jean Becker comme « Les Enfants du marais » avait apporté leurs lettres de noblesse.
Mais ici, si le goût du suranné est là, Bergeon nous offre un drame pur et dur, une tragédie humaine, professionnelle et familiale même. La fin est à ce titre bouleversante tout autant qu’éloquente. Elle tombe comme un couperet et nous fait réfléchir quant aux problèmes que rencontre le monde de l’agriculture depuis plusieurs décennies. « Au nom de la terre » pointe du doigt sans forcer des directives et normes européennes abracadabrantesques ainsi que l’absence de rentabilité d’un métier de plus en plus pénible pour ceux qui le pratiquent. C’est édifiant même si on en vient à se demander si le sujet n’aurait pas davantage été adapté pour un documentaire. En effet, le scénario manque cruellement de densité et s’avère par trop linéaire. Les rapports père/fils, aspect le plus intéressant du film, auraient pu être encore plus approfondis pour laisser le talent de Guillaume Cant et Rufus s’exprimer de manière encore plus significative. « Petit paysan » était plus réussi car il amenait une dose de suspense qui rendait le propos encore plus prenant.
En revanche, l’œil que porte Bergeon sur le monde agricole est parfait. Pour un novice de la caméra il se pare d’une mise en scène maîtrisée qui prouve qu’il aime ce monde-là. Dans sa beauté comme dans sa dureté. On a le droit à de beaux plans crépusculaires, signe de la fin d’un monde. Tout comme à une réalisation ample et ambitieuse. Il y a un souci constant de vérité et de réalisme qui déborde de chaque coin d’image. Mais c’est parfois un peu trop redondant et démonstratif et on peut être déçu une fois le générique de fin arrivé par une œuvre intéressante et nécessaire mais un peu plate. « Au nom de la terre » est un film important par ce qu’il montre mais n’arrive pas vraiment à renouveler son histoire de manière assez conséquente et à captiver notre intérêt de bout en bout. Une semi-déception pour un film plein de cœur, de colère et de tristesse.
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Réaliste, troublant, sensible, "Au nom de la terre" nous dépeint une réalité difficile des agriculteurs français alors que nous avons besoin d'eux. Guillaume Canet et Veerle Baetens sont excellents. La réalisation est très maîtrisée. Les nominations aux Cesars sont méritées. Un très beau film à voir.
Guillaume Canet incarne avec brio ce rôle d'un homme simple, auquel chacun d'entre nous peut s'identifier. Belle performance d'acteur. L'histoire est empreinte d'une profondeur humanité, difficile donc d'en faire reproche à son réalisateur et "acteur" par substitution. Mais à trop vouloir coller au réel, le scénario tombe dans une forme de pathos dérangeant et accuse quelques longueurs. Certainement le cœur et la passion ont pris le dessus sur la technique et la raison. À noter également que mon jugement est influencé par une communication trop poussée, où de nombreuses scènes ont été dévoilées, brisant ainsi l'ascenseur émotionnelle. Le mieux est parfois l'ennemi du bien.
Histoire vraie. Beaux paysages. Hélas le film part un peu dans tous les sens et sur trop de personnages. Surtout sur les personnages du père, fils et de la mère. Bizarrement la fille est quasi-absente. A mon sens, toutes ces histoires devraient se superposer pour renforcer le sentiment du père. Mais on ne voit pas bien le lien et cela ne marche pas.
Un film bouleversant sur le monde paysan actuel. La mise en scène, quoiqu'un peu maladroite par moment, et les acteurs sont au diapason pour nous dépeindre avec justesse le quotidien d'une famille d'agriculteurs
Je suis vraiment partagée au sujet de ce film. Je comprends la souffrance de cet agriculteur qui se retrouve dans une situation financière inextricable. je ne suis pas adepte du tout des élevages intesifs et celui des chevreaux et des poulets m'a mis mal à l'aise. Et puis il y a certainement des acteurs qui sont à la hauteur du personnage principal . L'interprétation de Guillaume Canet ne m'a pas convaincue.