Never Grow Old
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benoitG80

3 601 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2019
Avec « Never Grow Old » Ivan Kavanagh nous propose en effet un western très sombre et surtout revisité, où l’intimité des sentiments et la psychologie des personnages ont ici une extrême importance...
La noirceur saute ici immédiatement aux yeux, tant les conditions de vie de cette famille et de ce petit village de Garlow paraissent plus vraies que nature, mais ce qui renforce encore cet aspect tient aussi à la description physique et surtout à l’état d’esprit des uns et des autres, d’autant plus quand la vie de cette communauté bascule brutalement !
À travers ce charpentier et croque-mort irlandais nommé Patrick Tate, tout ce qui fait l’humanité apparaît et transpire par chacun de ses pores, alors que justement la population de Garlow est partagée entre la vertu incarnée et maintenue de main de fer jusque là par ce pasteur implacable, et à nouveau le vice qui se profile avec l’arrivée de Dutch Albert, interprété par l’impressionnant John Cusack tout vêtu de noir, et de ses acolytes pas plus rassurants.
À ce propos, Émile Hirsch dans la peau de ce charpentier, est d’une grande retenue et humilité, tandis que Déborah François est parfaitement à son diapason en tant qu’épouse et mère dévouée.
De la convoitise et de la cupidité, de l’intérêt personnel à la lâcheté en passant par la peur et la colère, toute une palette de ressenti nous est donc transmise par ce père de famille protecteur, aimant et tendre, alors que doucement il est pris finalement à son propre piège au contact de ce chasseur de primes venu régner en maître et par tous les moyens possibles sur ce village aux confins de la Californie.
Notre héros va en effet devoir se situer par rapport à ses ambitions premières de vouloir s’enrichir et son désir d’être en adéquation avec sa famille, sur laquelle il veille scrupuleusement.
C’est en terrorisant son entourage que ce Dutch Albert, être pervers, maléfique et dangereux, va mettre en place une tension de tous les instants, qui va donner à ce western une dimension tragique d’une très grande intensité.
D’autant plus que la photographie sombre et superbe tout en demi teinte, nous offre des tableaux magnifiques de scènes d’intérieur ou d’extérieur, dont le rendu très réaliste et plus que misérable ne fait que renforcer cette impression pesante !
On reste sidéré par ces conditions de vie, où la boue a tout envahi, où ces costumes qui y traînent, respirent la crasse et l’usure jusqu’à la corde, où ces visages reflètent la tristesse et la crainte en permanence...
Pour conclure, ce western est finalement une excellente peinture d’une époque étonnante, celle de tous ces immigrés venus chercher une vie meilleure, en croyant faire fortune, ainsi que celle d’une nation toute neuve et balbutiante, pleine d’espoir et de dangers.
AHEPBURN
AHEPBURN

112 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 août 2019
J'ai apprécié ce film car pas de cow-boy invincible. Selon moi cela peut refléter assez bien ce que devaient vivre les américains à l'époque. Cuzack en tête est très bon. Attention assez violent.
eocen
eocen

8 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2019
Très bon western, sombre et humide. (plein de boue partout).
La résurrection de John Cusack est surprenante tant on l'attendait pas dans ce genre de rôle.
Petit bémol par contre pour Emile Hirsch qui ressemble de plus en plus à Jack Black.
Francis S.
Francis S.

26 abonnés 113 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 août 2019
Un western boueux.
Il y a quelques fulgurances dans ce film qui s'inspire des "sept mercenaires", d' "impitoyable" ou même du "train sifflera trois fois". Kavanagh s'essaie à une relecture du genre, quand bien d'autres y ont déjà excellé...
Le dénouement, attendu, est bienvenu, sorte de délivrance de cette ambiance collante et lente.
Les décors et les costumes sont bien léchés dans genre crasseux et bourrin.
Mais on n'y croie guère - voir les scènes de la pendaison ou de l'assassinat d'un des tueurs par exemple.
On peut voir, une soirée d'été pluvieuse, notamment pour la prestation de John Cusack, méconnaissable et crépusculaire...
Pierrot59
Pierrot59

11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 août 2019
J'ai vraiment beaucoup aimé ce film qui montre de façon très réaliste ce que pouvait être la vie des immigrants à l'époque. La dictature du pasteur sur la petite population de la ville, l'arrivée du méchant et la position du charpentier-croque mort vis à vis de celui-ci, position difficile à tenir entre le fait de mieux gagner sa vie à cause des désordres occasionnés par le "méchant" et la morale défendue en particulier par son épouse.
Bien entendu on peut voir dans ce "western" une caricature avec les bons et les méchants classiques mais ce film va bien au delà dans une atmosphère sombre et réaliste.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

77 abonnés 643 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 août 2019
Le western américain une nouvelle fois revisité et pour le meilleur ! Comment le mal détruit le bien...comment le bien génère le mal… Un scénario implacable, une réalisation originale et nerveuse au service d'acteurs crédibles et possédés.
Le tout produit un film haletant avec une tension dramatique parfois insupportable.
Un film vérité sur le coût physique et moral du "rêve américain".
traversay1

4 509 abonnés 5 412 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 août 2019
Le plus original dans Never grow old, et ce qui lui donne un certain cachet, ce sont les paysages du tournage au Conemara et au Luxembourg qui offrent un cadre assez inhabituel à un western. Autres bonnes idées : celle de l'époque, avant la guerre de Sécession, et le choix d'un croque-mort comme protagoniste principal, parti d'Irlande comme un véritable migrant, au moment de la Grande Famine. Un soin tout particulier a également été apporté aux costumes et on ne peut reprocher au film de manquer d'authenticité et de réalisme. En revanche, le scénario est plutôt décevant, livrant l'éternel combat du bien contre le mal avec des péripéties somme toute prévisibles et des méchants à la limite de la caricature, malgré prestation saisissante d'un John Cusack méconnaissable. A cela s'ajoute évidemment une violence éruptive, traitée de façon démonstrative, manière d'aller vers la tragédie grecque. Mais l'on sait bien que là où il y a de la géhenne, il n'y a pas toujours du plaisir. Et puis, hélas, la psychologie des personnages est relativement peu fouillée ou alors basique, notamment celle du personnage principal, joué avec fadeur par Emile Hirsch, très spectateur des événements, au contraire de son épouse, incarnée par Déborah François, nettement plus convaincante mais pas suffisamment présente à l'écran. Le spectacle proposé par Never grow old n'a rien de déshonorant, constituant le premier film vraiment ambitieux de l'irlandais Ivan Kavanagh, qui a déjà tourné 5 longs-métrages auparavant, mais il lui manque peut-être un savoir-faire, de l'humour ou une plus grande connivence avec le genre pour égaler Robert Altman, par exemple, puisqu'il semblerait que cela soit la référence avouée du cinéaste.
selenie

7 466 abonnés 6 699 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 août 2019
On apprécie la reconstitution historiques sur les décors et les costumes. Par contre, dans le même temps, on doit faire avec une photographie bien mal éclairée ce qui donne un film beaucoup trop sombre à tel point que le contraste jour/nuit est bien mince. La vraie force du film réside dans l'évolution psychologique de Tate à partir du moment il prospère grâce à des meurtres, et comment il gère vis à vis du caïd, vis à vis de son épouse, vis à vis de ses voisins et surout vis à vis de lui-même et de sa conscience. La tension s'installe soudain une nuit avec l'arrivée des trois tueurs et évolue constamment, doucement, jusqu'à ce dénouement violent qui apporte son lot de suspense ou d'ouverture narrative plutôt judicieux.
Site : Selenie
islander29

1 039 abonnés 2 697 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 août 2019
ce qui est frappant, très vite, c'est le choix du réalisateur de nous projeter dans un univers d'une noirceur insoutenable. La pluie , la boue, la nuit sont trois grand acteurs du film...Tout est sombre et dans cette petite ville bien pensante, débarque trois cavaliers de l'apocalypse, trois chasseurs de prime qui veulent mettre la main, sur la ville, et dont l'un , le muet, brute de deux mètres s'amourache de la femme (Deborah Françoise) de Emile Hirsch (qui lui même gère les pompes funèbres)….Je dois avouer qu'il règne une atmosphère tendue et sombre, et que les personnages sont habités autant par leurs démons intérieur que par la haine qui les oppose...C'est prenant, les dialogues et les voix, la photographie, l'ambiance glauque, retiennent, c'est le cas de le dire, l'attention… Beaucoup de sentiments sont palpables dans ce western gothique…..beaucoup de cercueils finissent par vous hanter, c'est ce que je retiens de ce "western" crépusculaire, qui sans être un chef d'œuvre, apporte de l'eau au moulin, d'un genre, qui mérite notre respect...Je conseille sans insister...
Marc B.
Marc B.

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2019
J'ai aimé! Pourtant, la tension est insoutenable. La brutalité de l'époque est bien décrite. Tout est noir ; l'ambiance, les costumes, la boue partout... Le trio d'acteurs est bon. Cusack est terrifiant et tellement bon dans ce rôle pervers et cruel. Et en même temps garçon bien élevé lorsqu'il paie tout jusqu'au dernier dollar. L'Amérique de la ruée vers l'or, la place de la femme, celle de l'église (comme au temps des croisades...)... N'écoutant pas certaines critiques, je ne regrette pas d'y être allé. Les goûts et les couleurs!
Elisabeth G.
Elisabeth G.

218 abonnés 1 209 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 août 2019
Un western crépusculaire et boueux, plus sociologique qu'autre chose, un peu ennuyeux, guère attachant et pourtant formellement superbe.
Une critique plus détaillée et d'autres sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
wilbo21
wilbo21

15 abonnés 3 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 août 2019
un western sans prétention. plutôt sombre, que ça soit en terme d'image ou de scénario. celui ci est d'ailleurs plutôt convenu. le méchant est pas hyper crédible, le gentil l'est pas trop à l'origine. Emile Hirsch est convainquant, à l'inverse de Cusack.
regard00
regard00

2 abonnés 62 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 août 2019
Très décevant ce western Irlandais avec un John Cusack presque pathétique dans ce rôle de super méchant.
Ce film n'est qu'un assemblage de clichés, avec de gros clins d'œil aux films dit "spaghettis".
On est à deux doigts, non juste un seul, de s'ennuyer.
zorro50
zorro50

129 abonnés 254 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 août 2019
Un western crépusculaire (de nos jours, tous les westerns le sont inévitablement), avec un John Cusack dans un rôle exécrable qu'on souhaite d’emblée voir mourir. C'est, malgré quelques maladresses, un bon film qui nous captive et nous déstabilise tout du long
videoman29

318 abonnés 1 931 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 juin 2019
« Never grow old » c'est un pasteur qui se comporte comme un petit dictateur avec sa ligue de tempérance... c'est aussi un vilain trio de hors la loi qui achète le saloon local pour mettre la ville en coupe réglée, c'est un shérif vieux et pas trop courageux, une mère qui prostitue sa fille et un croque-mort qui prétend aimer sa famille mais qui ne crache pas sur l'argent... Et la morale dans tout ça ? Ben y'en a pas, mais alors pas du tout ! Tout comme les gentils d'ailleurs, qui sont totalement absents du casting... les pauvres victimes tombent donc comme des mouches, avec une espèce de fatalité morbide et dans l'indifférence générale. Du coup, cette avalanche de misère et d'injustice nous mène tout droit au bord de la dépression et visionner ce western jusqu'au bout demande un effort quasi surhumain... que j'ai consenti à faire dans le simple but de vous conseiller gentiment, mais fermement, de passer votre chemin. Fuyez !
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