Un superbe film, plein de poésie. Un couple de deux femmes dont l'une des deux craint d'avouer son homosexualité à ses enfants... Le film décrit à merveille l'étroitesse d'esprit des petites gens qui ne savent juger les autres qu'à l'aune de leur propre conditionnement social ! Le scénario est certes traité sous un angle peu usuel (celui de l'homosexualité chez les personnes du troisième âge), mais réalisé et interprété avec tellement de talent !.
Représentant de la France aux Oscars, quatre nominations aux Césars pour un mauvais téléfilm de TF1, on croit rêver. Passe encore la double nomination pour la meilleure actrice, car Barbara Sukowa et Martine Chevallier font le job, malgré l'indigence du scénariospoiler: , encore aggravé par une histoire de chantage de la part de l'aide-soignante veillant sur Madeleine après son AVC . Et pourtant, il a décroché le César du meilleur premier film!
Film poignant, magnifique interprétation d'un thème de l'homosexualité jamais abordé sous cet angle. Léa Drucker est également pleine de justesse dans son rôle.
Deux voisines à la retraite (Nina / Barbara Sukowa et Mado / Martine Chevallier) vivent une histoire d’amour cachée depuis des années. Elles vivent ensemble sans que personne ne soit au courant, pas même la famille de Mado, dont la fille (Léa Drucker) est pourtant très présente. Un jour, un événement fait basculer tout cet équilibre. Le thème est intéressant et important, d’autant qu’il est peu souvent vu au cinéma. Il n’y a aucun pathos, le ton est juste. C’est une belle histoire. En revanche, c’est un peu trop lent, toutes les péripéties sont celles de la bande annonce, on n’est donc pas très surpris si on l’a vue avant. J’aurais aimé qu’on creuse plus l’histoire de la toute première scène du film (le jeu de cache-cache).
Un drame intime troublant qui évoque avec délicatesse l’amour entre deux femmes âgées, interprétées avec beaucoup de justesse par Martine Chevallier et Barbara Sukowa.
La qualité d'interprétation des deux principales actrices vaut à elle-seule la découverte de ce film. Si l'histoire, faussement déconvenue, grossit (parfois) le trait, l'émotion reste palpable pour celle ou celui acceptant de basculer dans un moment suspendu.
Tout est dans le regard : le regard de l'autre et le regard des autres. Avec des Intensités fortes. Admirables actrices. Les seconds rôles de l'assistante de vie et du fils auraient pu être moins sommaires.
Certes une très belle interprétation féminine individuellement mais au service d un film très ennuyeux... Raconter une histoire d amour quelque soit le genre mérite un tout petit plus d originalité... même dans la banalité de la relation. Pas été franchement convaincu par le résultat global qui ne me semble pas servir non plus la cause ... les critiques qui encensent positivement ce film me semblent très exagérées.
Un film fade, sans véritable intérêt. Mais je vois beaucoup de notes positives. Pourquoi? Surement parce que le militantisme LGBT est dans l'air du temps. Du brainwashing à grande échelle. Si seulement c'était avec des films de qualité. Ce n'est pas le cas et ça ne peut l'être car un travail artistique de qualité ne peut être compatible avec le bourrage des crânes.
Ce n’est pas si banal que ça de voir deux personnes relativement âgées vivre leur homosexualité. C’est à saluer d’autant que c’est réalisé sans esbroufe, sans pathos, sans violons larmoyants. « Deux » est un film réalisé avec délicatesse tout en pudeur. Tout est dit avec peu de mots et avec des portes ; objets, obstacles et symboles à la fois de ce couple. En soi, « Deux » est tout simplement une belle histoire d’amour entre deux personnes d’un certain âge. Les imprévus de la vie, les combats menés pour son ou sa conjoint(e), les déceptions, les petits mensonges sont communs aux deux identités sexuelles. Evidemment, « Deux » se veut un peu plus complexe ; il est habilement construit comme un thriller : quand Madeleine est victime d’un AVC, comment sa conjointe Nina peut faire avaler aux enfants trentenaires de Madeleine, leur mère, est homosexuelle ? Comment retrouver sa place ? Comment revendiquer une légitimité sans choquer ? Il suffit de voir le film pour obtenir la réponse. Je regrette simplement le chemin pris avec l’infirmière Muriel et son fils ; cette histoire périphérique surcharge inutilement le récit. « Deux » a obtenu le César de la Première Oeuvre ; Barbara Sukowa et Martine Chevallier participent avec conviction à la crédibilité du récit sous la direction prometteuse de Filippo Meneghetti. Bref, l’amour entre deux personnes n’a ni couleur, ni religion, ni d’identité sexuelle, ni âge. Il est bon parfois de le rappeler…
Un amour intense, une passion secrète que l'on a la chance de partager le temps d'un film grâce à des actrices formidables. Et puis l'occasion de réécouter cette belle chanson sul mio carro qui célèbre si bien les élans du cœur quand il est amoureux et ce quel que soit l'objet de son désir.
Le romantisme est un enferment "Filmer le manque amoureux comme un thriller en huis clos permet d'en dire la paranoia et la claustration des sentiments. Le souffle des retrouvailles n'en est que plus beau."