Ohana
Le Disney de l’été ! Entre comédie familiale, aventure et science fiction, Dean Fleischer Camp fait des merveilles au box-office, plus de 3,5 millions de spectateurs en 3 semaines – soit le double de Mission impossible -. Bon ça c’est pour les chiffres ! Par contre, mon verdict perso, c’est que pour ces 108 minutes, j’ai passé l’âge. Je ne suis plus la cible comme ont dit élégamment. L’histoire touchante et drôle d’une petite fille hawaïenne solitaire et d’un extraterrestre fugitif qui l’aide à renouer le lien avec sa famille. D’emblée, ne pas trop se fier aux notes de la presse, car seuls 11 critiques se sont déplacés faire leur boulot en allant voir ce remake action live du film d’animation de 2002. Populaire, familial, souvent gnangnan, terriblement répétitif et surtout épuisant. Bien fait mais ennuyeux pour le vieux monsieur que je suis.
Ici, cette nouvelle version met en avant les thèmes de l’ohana - la famille -, de l'appartenance et de la rédemption au sein de la culture hawaïenne. Et puis un Disney sans princesse ni royaume de conte de fées, forcément, ça nous change. Pour ceux qui ne connaissent pas le personnage de Stitch, c’est un ahurissant cocktail entre les oreilles d’un cerf, le nez d'un bouledogue, la fourrure d'un koala et les yeux d'un phoque… Sachez que pour aider au jeu des différents comédiens et comédiennes, on avait créé une marionnette pour les prises de vue réelles, marionnette remplacée par des images virtuelles au montage. Sachez aussi qu’un soin tout particulier a été apporté aux décors, accessoires et à la véracité des dialogues en langue hawaïenne, - le pidgin, le créole hawaïen -. De quoi proposer un beau voyage familial. Car, la constatation est générale, ce sont des quarantenaires – maintenant parents -, qui se payent volontiers un petit bain régressif en compagnie de leur progéniture. Pourquoi pas ?
Maia Kealoha a 8 ans et tout ce qu’il faut pour devenir une star. Quelle présence et quelle abattage ! Mais Sydney Elizabeth Agudong n’a rien à lui envier dans le rôle de la grande sœur. Les autres, Courtney Vance, Zack Galifianakis, Billy Magnussen, Tia Carrère, font le boulot toutes grimaces dehors. Mais bon, c’est un peu la loi du genre. Après tout, l’acceptation du deuil et la reconstruction d’une famille au cœur d’un Disney, c’est à saluer même si on n’aurait pu les scènes tire-larmes. Mais bon, ça reste honorable. Certains cherchent – naïvement - ce que veut faire Disney avec cette longue série de remakes de ses grands classiques ? La réponse tient en un mot : du fric ! Mission accomplie.