CINEMA PARADISO. Jim Carrey se promene devant la camera de Darabont. Tout est bien joli mais cette fin trop à l'américaine (c'est une sale habitude) gache le plaisir que l'on rencontré dans cette petite ville paradisiaque.
Tout d'abord,saluons l'originalité scripturale de "The Majestic"(2001)qui ose s'aventurer hors des sentiers battus,et offrir un contre-emploi inédit à Jim Carrey(même si peut le préférer dans l'outrance que dans cette sobriété un peu forcée).Frank Darabont,réalisateur à l'ancienne(c'est un compliment),tente de nous parler de la chasse aux sorcières dans les années 50,mais aussi de l'amnésie d'un homme et de la restauration d'un cinéma de quartier.Beaucoup de choses.Survolés trop rapidement et s'emboîtant mal.Au final,on ne sait plus trop s'il s'agit d'une fable larmoyante ou d'un film de propagande libéral.Apprécions tout de même la prestation touchante de Martin Landau.
Au milieu des chefs d'œuvres (La Ligne Verte, Les Évadés et The Mist) The Majestic apparaît comme le moins bon film de Darabont en réalisateur. En personnage principal, Jim Carey surjoue la sobriété contrairement à ses films tout aussi dramatique que sont The Truman Show et Eternal Sunshine. C'est un premier problème mais un autre bien o'us important et d'ordre scénaristique. Au bout d'1h45, on passe complètement à un autre film avec une transition mal géré. Cette seconde partie nous fait complètement sortir du film qui déjà était un peu trop prévisible sur son intrigue principale (d'autant plus que celle-ci n'est pas des plus originales). Frank Darabont met en scène de belles séquences mais il n'y a plus cette ambiance si émouvante de ses films des 90s. Et fini sur un happy end des plus artificiels.
3eme film pour mister Darabont et 3eme petit bijou.Apres nous avoir vivre l'horreur des prisons dans ces évadés,apres nous avoir montré le couloir de la mort dans la ligne verte,le cineaste nous dit cette fois ci avec the majestic un grand NON à la guerre et un grand NON à l'injustice.Mais par contre il dit un grand OUI au cinéma en lui rendant un grand hommage.Le tout servi par des acteurs géniaux et surtout par un Jim Carrey qui prouve qu'il n'est pas seulement un clown et non c'est aussi un sacré bon acteur.En bref tres eau film que je conseil à tout le monde.
Très jolie film, une très belle histoire, beaucoup d'émotion, Jim Carey et Martin Landau sont remarquables, le reste du casting est très bon. Frank Darabont, comme d'habitude, ne déçoit pas...
Les observateurs s'attendaient peut-être à un autre chef d'oeuvre de Franc Darabont après les excellents "Les évadés" et "La ligne verte". Mais sans atteindre les sommets ses aînés ce film parvient facilement à nous émouvoir. Oeuvre poétique elle est portée par un superbe casting et surtout un très bon Jim Carrey qui prouve une fois encore qu'il n'est pas seulement capable de faire rire en faisant des grimaces mais qu'il est bel et bien un acteur jouant à merveille les rôles plus dramatique. Seule ombre au tableau la partie-finale, une chasse au sorcière anti-communiste qui ne colle pas vraiment avec le reste du film.
The Majestic est un film qui transpire le cinéma, un fantôme hantant chaque composition de plan, un moteur poussant chaque enjeu, un vecteur universel ravivant la mémoire et les émotions. Réalisant une comédie dramatique méta au classicisme éminemment conscient, Frank Darabont nous livre au premier degré une romance mièvre et une quête patriotique dégoulinante. Mais sa force est de finalement déclencher en sous-texte un tout autre mécanisme par le biais du cinéma acquis : la lumière du projecteur, naïve lueur dorée emplie d'espoirs et de protection dans l'obscurité, divulgue un constat beaucoup plus aigre, celui d'une Amérique qui se ment à elle-même sur fond de guerre iconique et de communisme exhibé. Dans cette peinture douce-amère, Jim Carrey surprend, empêchant ses coups de folie dans des émotions retenues, entouré par la magnifiée Laurie Holden et le touchant Martin Landau. Didactique mais enivrant, The Majestic délivre un souffle mélancolique affecté, passion ingénue d'un cinéaste désabusé, dévoilant façon grand-écran les deux faces d'un âge d'or légendaire, relique époussetée de l'apaisant refuge contre une terreur très américaine.
Un bel hommage de la part de Frank Darabont (la ligne verte, les évadés) au cinéma d'antan et plus particulièrement au cinéma humaniste-idéaliste de Frank Capra. Certaines critiques reprochent un côté trop larmoyant et simple à ce film, mais à mon sens c'est justement là que se trouve l'hommage le plus frappant, il suffit de se replonger dans un film comme "La vie est belle" pour s'en rendre compte. Bref "The Majestic" est à prendre comme un pur hommage qui pour ma part est vraiment réussi, et le fait de revoir Martin Landau ne gâche rien au plaisir, que du contraire.
Que d’émotion durant ces 2h30 de cet excellent film! Jim Carrey sort de son registre comique pour nous faire découvrir la facette dramatique de son immense talent, bien filmé, bien joué, film à voir et à revoir...
Véritable Ode à l'âge d'or du cinéma Hollywoodien (et reprise discrète du "Retour de Martin Guerre" au passage), The Majestic est un petit film gentillet et pleins de bons sentiments comme il peut être parfois agréable à regarder. Même si la conclusion peut paraitre un brin naïve (le rappel des fondamentaux égalitaires de nos sociétés occidentales à toujours quelque chose de touchant tant elles sont bafouées tous les jours!), la qualité globale de l'ensemble permet un visionnage relativement facile même si je n'arrive toujours pas à m'expliquer ce que pouvait bien foutre ce fichu symbole maçonnique ornant une tombe derrière les deux agents du FBI à la recherche de Jim Carrey!!
Un jolie feel-good movie, des bons sentiments et de la tendresse (sans être énervant ou pontifiant). Un hommage au cinéma de Capra (et d'autres). Une histoire bien trouvée et exploitée, une fois de plus Darabont prouve qu'il est un cinéaste avec un style académique mais qui fait passer pas mal de joie et d'émotion.
Jim Carrey essaie de rendre hommage à ses modèles nottament James Stewart. Hélas, The Majestic est plombé d'une réalisation académique et bourré de clichés. Incroyablement guimauve, le spectateur en vient meme à se dire "non, il ne va pas oser quand meme !"...et bien si ! Tout est là ! L'hommage aux soldats américains avec le drapeau étoilé flottant au vent où retentit l'hymne national des Etats-Unis, tous la main sur le coeur. Jim Carrey qui était très convaincant (meme superbe) dans Man on the Moon et The Truman Show n'est guère convaincant. L'ensemble du film parait trop artificiel et vraiment too much pour émouvoir le spectateur. Le film ne vaut que pour sa reconstitution de l'age d'or d'Hollywwod et l'évocation du maccarthysme. Les décors, les coiffures, les costumes sont impeccables. Frank Darabont a, cette fois, été trop loin dans l'émotion, les violons et raconte deux histoires qui se marient très mal. Le film se prend trop au sérieux. On retiendra surtout la composition émouvante de Martin Landau et celle de la belle Laurie Holden. The Majestic est donc un film trop artificiel où l'émotion est noyée sous un torrent de guimauve durant près de 2h20. Préparez les mouchoirs...pour vous éponger le front perlant devant l'effort necessaire à déployer à la vision de ce film.
Quel étrange parallèle on peut dresser après le visionnage de "The Majestic" ! On assiste dans ce film à deux séquences où un scénariste de cinéma se voit signifier par les producteurs des retouches à son script. Il est effaré par leurs méthodes, or "The Majestic" semble avoir été élaboré sur les bases que dénonce le film !!! Alors que rien ne l’y obligeait, le film s’aventure dans de grands effets lacrymaux superficiels, ça sombre dans l’exagération et on se demande bien quoi retirer de positif de toute sa dernière partie. L'interprétation est certes irréprochable mais le traitement du sujet est vraiment inapproprié. Ce qui commence comme un pamphlet contre l’attitude des Etats-Unis lors de la chasse aux sorcières prend la regrettable tournure d’une guimauve hollywoodienne. L’illustration du comportement paranoïaque des autorités durant cette période m’a paru assez juste. Soupçonné à tort de faire parti du complot communiste, le scénariste incarné par Jim Carrey se retrouve sur l’officieuse liste noire. Devenu accidentellement amnésique, il oublie aussi bien son identité que ses ennuis judiciaires. Le cœur du film sera son intégration dans une petite ville qui voit en lui un fils porté disparu pendant la guerre. L'histoire initiale aurait pu donner un excellent film, elle tombe dans le gnangnan et c'est d'autant plus dommage qu'il y a de très belles scènes (la découverte du Majestic abandonné m’a filé la chair de poule). D'ailleurs la majeure partie du film qui concerne directement le Majestic m'a emballé ! Ce sont les trop nombreuses lourdeurs postérieures qui gâchent tout : visiblement destiné au public américain, il aurait fallu pour ce long-métrage une European's Cut avec trois quarts d'heure en moins pour en supprimer l’aspect mélodramatique !