Effroyable. Luhrmann doit avoir des intérêts chez les opticiens et les acousticiens : pire que Tony Scott ! Ses images sont un stroboscope permanent qui obligent à changer de lunettes dans le jour suivant. Il a manifestement copié le style de Jeunet mais sans son talent et à une vitesse surmultipliée. Comme pour son Elvis, j'ai dû arrêter au bout de 20 mn tellement j'avais mal aux yeux et aux oreilles. De l'esbrouffe vidéo sans aucun intérêt. Pour moi en tout cas.
J'ai vu ce film puisque c'est un classique qui était dans ma liste Disney +, j'ai bien la romance. Le début était un peu long et puis la rencontre de Christian et Satine, un peu cheloue mais j'ai bien aimé les thèmes abordés et l'envers du décor. J'ai pas du tout aimé le duc, il est beaucoup trop possessif. Certaines scènes étaient bizarres, d'autres étaient drôles.
Dans le Montmartre 1900 et au Moulin Rouge, des hommes en frac et des danseuses de cancan chantent et dansent sur des musiques d'Elton John ou de Madonna. C'est le décor revu et corrigé et mis au gout du jour de cette parfois brillante comédie musicale de Baz Luhrmann. Le cinéaste crée un univers fantasmagorique, baroque et coloré, et complètement artificiel où des personnages cartoonesques, tel Toulouse-Lautrec, encadrent la charmant duo Nicole Kidman-Ewan McGregor. Le réalisateur ébauche entre Satine, la vedette envoûtante du Moulin Rouge, et Christian, le poète bohème, une romantique histoire d'amour. Le scénario, relatant la création brouillonne d'une revue et célébrant l'amour, n'est pas bien original mais on y trouve des moments de grâce auxquels la séduction du couple-vedette et certaines mélodies modernes ne sont pas étrangères. Mais qu'avait besoin Baz Luhrmann de ce montage hystérique, de cette cadence infernale de plans qui ne permettent d'apprécier à leur juste valeur ni les chorégraphies ni même l'interprétation? Le rythme effréné du récit et une virtuosité technique certaine s'imposent ici au détriment d'une histoire qu'on aurait aimée plus riche et mieux structurée.
Baz Luhrmann nous offre son troisième film d’une originalité visuelle de toute beauté. On est réellement bluffé par les décors magiques et la prodigieuse énergie de la caméra qui se déplace à une vitesse ahurissante. Les plans sont superbes, le montage scénique incroyablement vivant. Quel spectacle ! Ce film très musical (dommage que les paroles des chansons ne soient pas sous-titrées) offre un tapis rouge au talent de Nicole Kidman, remarquable. Et pourtant, je n’ai pas trop adhéré à ce conte revisité de Roméo et Juliette, fragilisé par une romance fleur bleue de mauvais goût qui ressemble à une histoire pathétique de la collection Harlequin. Le plein d’extravagance et cette forme de débauche hystérique dans ce Paris aux images de synthèse, sur fond de karaoké grotesque reste le seul point mémorable de ce « Moulin rouge ».
Film complètement ou redécouvert au cours d'une rétrospective. Tout est maitrisé et démesurés. C'est le plus grand rôle de Nicole Kidman, indéniablement. Unr grammaire de cinéma qu'on retrouve un peu dans ELVIS. Incroyable film
L’ayant vu la première fois à l’époque où je détestais les comédies musicales, ce film ne m’avait clairement pas emballé. Depuis que j’ai vu The sound of music, j’ai eu un déclic sur ce type de cinéma. J’ai crié au chef d’œuvre. Je revois donc Moulin rouge! nettement à la hausse. Et même si j’ai eu du mal à rentrer dedans, faute à une introduction très bancale en terme de direction artistique et de montage, c’est tellement effréné et saccadé que ça en devient clownesque, j’y ai trouvé beaucoup de qualités. Le casting en fait des caisses mais ça rend plutôt bien avec un aspect plus théâtral et le récit est une superbe étude du monde du show-business. Toutes les horreurs que peuvent subir les comédiennes qui veulent plus de lumière sont diaboliquement mises en scène à travers la perversion des hommes au pouvoir de ces milieux. Bien que cela ait pris un petit coup de vieux, j’ai au moins trois longues séquences génialissimes qui m’ont beaucoup marqué. Et que dire de Nicole Kidman, quelle reine.
Baz Lurhmann est un amoureux de musique ! Dans Moulin Rouge, il nous le retranscrit de manière romanesque, avec son empreinte particulière ! Que cela soit le montage, la réalisation, les décors, les couleurs, et la prestation des acteurs/actrices, Baz Lurhmann rend ce film poétique par la comédie musicale. 2h magnifique avec des idées extravagantes à chaques plans !
C'est romanesque, pétillant, petardant, drôle, sensuel, émouvant et dansant. Un tourbillon d'images et de sons poussées au paroxysme et à l'anachronisme décomplexé. Des couleurs chatoyantes, une mise en scène ultra inspirée, des acteurs qui subliment. Tout dans ce film est spectacle. Un film culte qui a marqué son epoque et révolutionné la comédie musicale. On aime ou on aime pas mais personne peut nier en tout cas son originalité. Moi j'aime évidemment !
Pour regarder Moulin Rouge!, il ne faut pas avoir peur du kitsch et de l'excès. Bien que ce soient 2 marqueurs du cinéma de Baz Luhrmann, les potards sont ici poussé au maximum. Les scènes grandioses sont entrecoupées de moments de gêne et d'effets spéciaux très vieillissants. On est à la fois émerveillé par les scènes et les musiques pétantes, et perplexe par le cabotinage des acteurs et actrices. Un objet de cinéma singulier, mais qui laissera plus d'une personne sceptique.
Quel film ! C’est fou dans tous les sens du terme. C’est pour moi les plus grands chef-d’œuvre jamais réalisés. Je me demande même comment c’est possible de réaliser avec autant de brio un film. Des décors en passant par la prestation des acteurs ou encore le scénario qui est irréprochable, Moulin-Rouge se démarque de beaucoup de comédies musicales. Je n’ai pas mentionné encore les musiques car c’est je pense le plus gros point fort de ce film. Une BO, sans nom que l’on ne peut décrire autrement en disant qu’elle est parfaite.
Un film dramatique romantique musical magistral, co-écrit, réalisé et produit par Baz Luhrmann, avec de brillantes performances de Nicole Kidman et Ewan McGregor.
Considéré comme l'un des meilleurs films de tous les temps, "Moulin Rouge !" a concouru pour la Palme d'Or au Festival de Cannes 2001, avant d'être nominé dans huit catégories aux Oscars et de remporter deux statuettes.
On ne va pas se mentir : pour son scénario, Baz Lurhmann ne fait pas preuve d'une originalité monstre. Le jeune écrivain fauché qui tombe amoureux d'une danseuse et actrice à peine mieux lotie que lui (grâce à la prostitution) et gravement malade, on connaît cela depuis près de 200 ans. Mais la manière dont il met cette histoire en scène est tout bonnement incroyable. Naviguant entre un Wes Anderson sous acide, avec qui il partage un goût pour la mise en abîme et les décors faux, et un David Lynch sachant encore raconter une histoire, dont on retrouve le goût pour les créatures excentriques et le rideau rouge, Lurhmann ajoute la touche baroque qui est la sienne, signant une comédie musicale tout en démesure. Les époques s'entrechoquent : celle du récit, celles des chansons, mais aussi par des parallèles qui nous évoquent tantôt les années hippies, tantôt les années sida. Même si le scénario est excessivement lyrique et nous brosse dans le sens du poil, ces mêmes excès ont une dimension cathartique qui nous fait ressortir lessivés, c'est-à-dire positivement épuisés par la purgation de nos passions, de Moulin Rouge !