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Kouto
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3,0
Publiée le 22 novembre 2025
Trois femmes libérées et indépendantes vivant dans une petite ville puritaine s’émancipe au contact d’un étrange homme récemment arrivé en ville dans cette atypique comédie fantastique de George Miller. L’inclassable cinéaste signe une œuvre étrange, féministe et avant-gardiste dans son traitement des personnages féminins interprétés par un trio d’actrices en pleine forme tandis que l’homme les séduisants est campé par un Jack Nicholson au cabotinage amusant.
J'ai surtout aimé la prestation de Jack Nicholson dont la première apparition est excellente, comme d'habitude. Son personnage et le doublage français font merveille. Il y a de bonnes idées mais la scène avec les noyaux de cerises est de trop. Les plans de caméra sont recherchés et offrent de très bonnes perspectives dans les mouvements de caméra. Il y a un bon humour noir à travers le personnage de Daryl, surtout quand il est dans sa robe de chambre rouge assis dans son fauteuil avec une forte dépression. L'évolution qu'il donne à son personnage est extraordinaire avec des répliques qui collent parfaitement au personnage et les dernières scènes sont décapantes, on voit le génie de l'acteur pour incarner des personnages complètement cinglés ! Dommage qu'il y ait autant de vomissement car il y a des réflexions amusantes sur les relations hommes-femmes et de bons effets visuels avec un humour décapant.
Après avoir cartonné via ses "Mad Max", Hollywood a logiquement accueilli à bras ouverts G. Miller qui signe là son 1er film de studio. L'expérience sera bien entendue assez douloureuse avec un producteur pas vraiment agréable et des relations compliquées qui ont failli aboutir au renvoi du réal. Sans le soutien de J. Nicholson, c'est effectivement ce qu'il serai advenu mais je trouve que c'est à double tranchant pour le film. En effet, Nicholson en fait parfois des caisses dans un rôle forcément taillé à sa démesure et il s'éclate visiblement, surtout qu'il y a au final assez peu de maquillages (spoiler: si ce n'est dans le final avec de SFX ratés mais on s'était il y a 30 ans). En face, il y a un trio de charme qui s'en donne là encore à coeur joie et le tout forme une fable acide et gentiment amorale sur l'american way of life. Ce beau portrait de femmes est parfois savoureux, avec de belles scènes, un ton acide qui frappe parfois assez juste, un ton osé qui frise parfois le ridicule et une maîtrise visuelle bien sûr au top de Miller. Pas un grand film mais une bonne comédie fantastique qui ménage son lot d'émotions. D'autres critiques sur
Quelques années après sa fameuse trilogie « Mad Max », le réalisateur Georges Miller se détend un peu avec une surprenante comédie fantastique qui offre à Jack Nicholson un rôle à la hauteur de son immense talent... et de sa folie légendaire. En effet, dès que l'acteur peut déambuler dans un film avec les cheveux ébouriffés, l'air hagard et en déclamant des phrases, à priori, sans queue ni tête... il ne s'en prive jamais ! Autant dire, donc, que « Les sorcières d'Eastwick » était écrit pour lui, tant le scénario décalé se révèle surprenant, voire déstabilisant pour le spectateur « lambda ». Pour autant, l'humour omniprésent permet à cette œuvre, qui ne ressemble à aucune autre, de s'inscrire durablement dans l'histoire du 7ème Art. Pour être totalement honnête, la partie féminine du casting... assurée par les remarquables Susan Sarandon, Cher et Michelle Pfeiffer n'y est vraiment pas étrangère, loin s'en faut. Leur présence à l'écran, pleine de fraîcheur et de talent, apporte une bonne dose de « peps » à l'ensemble, l'empêchant de vieillir et de tomber définitivement dans l'oubli. Les amateurs de « trouvailles » cinématographiques aimeront sans doute redécouvrir ce film original et attachant... les autres, je ne peux vraiment rien pour eux !
"Les sorcières d'Eastwick" est une agréable fantaisie que George Miller s'offre en 1987 après la trilogie "Mad Max". Le succès du film tient grandement à la beauté si l'on peut dire ensorcelante des trois actrices principales Cher, Susan Sararandon et Michelle Pfeiffer. En face de ce triptyque trône l'impayable Jack Nicholson en sorcier à la fois féministe et possessif. Sans pour autant constituer le plus réussi pari de son auteur, "Les sorcières d'Eastwick" reste un moment de plaisir où baigne une atmosphère quelque peu burtonienne, portée par le thème de John Williams qui ravira les amateurs de fantastique. Le long-métrage amène somme toute avec lui le charme des années 1980, y compris au sein des vieillis effets spéciaux.
Caricatural à l'extrême, ce film féministe avant l'heure parodie une Amérique où tout est permis tout en vantant le puritanisme, et où l'argent ouvre toutes les portes! Les actrices sont flamboyantes et Nickolson s'éclate dans ce rôle multifacette. Un chef d'oeuvre !
Ce film, réalisé par George Miller et sorti en 1987, n'est pas mal du tout ! C'est l'histoire de trois sorcières qui, sans soupçonner leur pouvoir, font le vœux de trouver l'homme parfait. Ce dernier va se présenter à leur porte mais il cache bien son jeu. Nous sommes un peu dans un hybride de deux comédies des années 90, "Hocus Pocus" et "The Craft", et même si nous retrouvons ici de ces éléments, le scénario est bien moins naïf et simpliste qu'il n'y parait. En effet, sous ses airs de film fantastique, à la limite de l'horreur quelques fois (notamment la fin), le scénario cache en réalité en sous-texte féministe très marqué. Enfin, il ne le cache pas vraiment d'ailleurs car ce n'est pas vraiment subtil, on se demande même parfois quel est véritablement le thème que le film veut mettre en avant. Nous avons en effet ici affaire à trois femmes, toutes trois déçues par les hommes. Elles sont assez renfermées et mènent des vies banales et sans importance jusqu'à ce que Daryl fasse son apparition. Le personnages et sa relation avec les femmes est très intéressante puisqu'il a un rôle double. D'un côté, c'est grâce à lui que les trois sorcières peuvent être pleinement épanouies, à la fois artistiquement (sculpture, musique etc.) mais surtout sexuellement, ce qui déplait d'ailleurs à la ville. Le film enfonce effectivement le clou sur la vision péjorative de la femme libérée dans la société, notamment avec la scène du supermarché. Mais d'un autre côté, elles sont également manipulées par Darryl spoiler: qui ne voit en elles qu'un moyen de poursuivre sa lignée démoniaque . Cependant, ce n'est pas pour autant que le film abandonne son discours féministe, bien au contraire, puisqu'elles spoiler: vont finalement avoir le dessus sur Darryl et gagner . Le film aborde également le rapport à la sexualité dans la religion, au travers de Felicia, personnage moralisateur au possible, qui contribue par ailleurs à donner cette image de trainée associée à la femme sexuellement libérée. J'ai cependant été un peu déçu par la fin qui part un peu trop loin et puis par certains passages, peut-être un peu longs, qui cassent en tout cas le rythme du film. Du côté des acteurs, nous retrouvons Susan Sarandon, Cher, Michelle Pfeiffer et Jack Nicholson qui jouent très bien ! "Les Sorcières d'Eastwick" est donc un film sympathique au propos intéressant.
L’arrivée d’un fantasque inconnu dans la tranquille bourgade d’Eastwick va en émoustiller plus d’une. Le diablotin ne pouvait finalement échapper au cabotin Jack Nicholson. Pour canaliser sa fougue et son appétit, George Miller a sorti son carnet d’adresses et fait appel à la rousse Susan Sarandon, à la blonde Michelle Pfeiffer et à la noiraude Cher, sans oublier la non ensorcelée Veronica Cartwright. Il se cache derrière les dialogues de cette comédie fantastique, adaptée du roman éponyme de John Updike, des vérités sur les relations hommes-femmes qui méritent réflexion. Sympa malgré des effets spéciaux qui font mal aux yeux sur la fin.
C'est plaisant mais pas inoubliable. NICHOLSON cabotine à mort mais c'est dans ce registre qu'il est le meilleur. Il faut le voir avachi et déprimé sur un fauteuil en peignoir rouge pour le croire... Le scénario n'est pas très clair et le manque de rythme se fait ressentir parfois à travers des scènes complètement foirées. Mais c'est drôle et c' est déjà pas mal pour une comédie non ?
Ce film des années 80 ne fait pas son âge par rapport à la concurrence grâce à sa photographie soignée et ses couleurs vives. Il réunit une belle brochette d’actrices constituée de Cher, Michelle Pfeiffer et Susan Sarandon. Elles donnent la réplique à Jack Nicholson qui comme souvent cabotine à mort. Le problème est que les exubérances et la vulgarité de ce dernier se marient mal selon moi avec le pouvoir de séduction qu’il a sur les femmes. Les mots spoiler: « baiser », « bite », et « bander » (entre autres) qui sortent de sa bouche ne sont pas des plus attirants. Autre souci : il s’agit d’une comédie familiale plutôt gentillette mais qui comporte des dialogues très crus réservés aux adultes. Le risque est de ne satisfaire personne. Enfin, la mise en place du film est assez longue à démarrer et manque d’effets spectaculaires. Les premiers d’entre eux pendant spoiler: la partie de tennis sont un peu ridicules. En revanche,spoiler: la folle du village qui recrache des noyaux de cerises, les maléfices diaboliques qui jouent avec les peurs des possédées (la vieillesse, les serpents, la souffrance), ou encore le sermon de Jack Nicholson sur les femmes vers la fin dans l’église font partie des bonnes idées du film. Mais c’est surtout spoiler: la vengeance à distance des dames sur le corps de Jack Nicholson qui m’a le plus amusé. Au final, ce film du réalisateur des « Mad Max » s’avère original et sympathique.
Sous l'œil espiègle de George Miller, un vent fantastique s’élève et secoue les certitudes d’une petite ville, déployant un discours encore actuel sur le pouvoir féminin.
Les Sorcières d’Eastwick, dans toute sa tordue splendeur, utilise le fantastique pour explorer l’émancipation féminine, la sororité et la transgression des normes. À travers les pouvoirs surnaturels des héroïnes, symboles de libération intérieure, et le personnage du diable incarnant le patriarcat manipulateur, le film critique les attentes sociales et les dynamiques de pouvoir d'antan. L’union des trois femmes, leur rejet final du contrôle masculin, et les symboles de tentation et de plaisir, forment une fable ironique, hors des conventions, sur la quête d’autonomie dans un monde conformiste.
Un film fantastique sans un surplus d'effets spéciaux qui peut plaire facilement, mais souffre de son rythme à peine les vingt premières minutes d'introduction terminées. L'arrivée du Diable (un Nicholson comme à son habitude survolté) parmi le trio de femmes ne redynamise pas vraiment la suite, sauf quelques passages plein de rebondissements (la femme véritable grenouille de bénitier qui crache toutes les choses que mangent les femmes du Diable, et vomit partout... Un peu "trash" mais très drôle). Les acteurs et actrices sont toujours très bons, cachent bien leurs secrets (spoiler: qui aurait pu se douter de l'identité surnaturelle de Nicholson au premier regard ? Qui aurait pu prédire le meurtre de la fervente catholique par son gentil mari ? ). Un bon film plein de maléfices, démons humains et humour noir, qui peine un peu à garder le rythme, mais reste plaisant.
Après avoir porté à l'écran le troisième volet de la série " mad max", l'australien George Miller se rend à Hollywood et met en scène " les sorcières d'Eastwick" tiré du roman fantastique de John Updike, un des meilleurs écrivains américains de la seconde partie du XX eme siècle.
Attaque savoureuse, sympathique contre le sexe féminin que même le diable ne parvient pas à dominer, jusqu'à sombrer..Les dialogues sont parfois un peu sulfureux, mais rien de démonstratif à l'écran. C'est surtout un film d'acteurs.
Jack Nicholson est comme toujours excellent, même si cet opus de Miller n'est pas sa meilleure prestation, ( on retrouve ses mimiques hallucinées vues dans "shining" de Kubrick) et la distribution est finalement dominée par l'excellent casting féminin.
Cher, dont la filmographie ne fût pas exceptionnelle est selon moi ici la plus sexy des trois actrices et crève l'écran.
Michelle Pfeiffer et Susane Sarandon qui fut la petite amie de Louis Malle pendant sa période américaine, formidables actrices, ne me paraissent toutefois pas très crédibles dans le rôle de femmes délurées.
On relèvera qu'au milieu du film, il y a un petit trou d'air et c'est finalement la première partie la plus réussie au plan formel. Il faudra attendre la dernière demi-heure pour que le propos et l'idée principale des " sorcières.." ne soit exposé clairement.
Un film imparfait, certes parfois assez drôle, mais surtout rehaussé par sa remarquable distribution qui rend sa vision intéressante à défaut d'être indispensable.
Il n'est toutefois pas certain que toutes les spectatrices de sexe féminin apprécient le ton et l'humour de certaines répliques ni même une partie de la conclusion.
On relèvera la présence au générique de V. ZIgmond, un des plus talentueux directeurs de la photo de l'époque.