Magnifique film à voir absolument. Un film montrant la cruelle réalité subit par les femmes en RDC. Superbe réalisation, les acteurs sont excellents. L'image le son la musique tout est soigné. Bravo.
Dénis Mulwebe est le genre de personne qui redonne foi en l’Humanité. Dans l’horreur de la guerre sans fin du Congo il « répare » sous pression et sans moyens des femmes victimes de viols, utilisés comme une arme de destruction massive. Ce film lui rend hommage, et c’est une bonne chose. Mais il le fait d’une manière très scolaire et didactique, avec des acteurs qui déclament leurs textes de façon trop sentencieuse. Le coup de projecteur sur ce conflit oublié est salutaire mais la manière laisse à désirer.
Je suis congolaise, et voir Muganga, Celui qui soigne sur Netflix m’a bouleversée. Ce film raconte notre douleur, mais aussi notre courage et notre dignité. Allez le voir, c’est soutenir nos voix, nos mères, nos sœurs, nos filles
Sujet très intéressant mais malheureusement desservi par un scénario trop incomplet. On ne saura pas grand chose ( c'est impardonnable !) des enjeux politiques qui entourent le sacerdoce du médecin congolais, récompensé du prix Nobel de la paix (2011).
Il reste des scènes bouleversantes, mais au plan cinématographique c'est un peu terne. La deuxième partie me semble largement la meilleure après une mise en place qui ne fonctionne pas tout à fait . Un grand sujet au traitement malheureusement plus modeste.
"Muganga - Celui qui soigne" plébiscité par les spectateurs, récompensé cette année au Festival du film francophone d'Angoulême est un drame historique avec des qualités. La réalisatrice Marie-Hélène Roux propose un portrait à la fois sensible et émouvant de Denis Mukwege, lauréat du prix Nobel de la paix en 2018, et du docteur Guy-Bernard Cadière, qui ont sauvé des milliers de femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo dans les années 1990. Le film est soutenu par un casting agréable, incluant Isaach de Bankolé et l'interprétation délicate de Vincent Macaigne. Cependant, l'ensemble me paraît quelque peu trop académique, mais malgré cela, ce film demeure d'une grande utilité publique.
Surnommé « l’homme qui répare les femmes », le gynécologue congolais Denis Mukwenge a ouvert à Bukavu dans le Sud-Kivu un hôpital qui accueille, opère et accompagne durant leur convalescence des femmes victimes de viols et de mutilations génitales. Il reçoit le prix Sakharov en 2014 et le prix Nobel de la Paix en 2018.
La réalisatrice Marie-Hélène Roux fait son hagiographie. Elle lui adjoint un gynécologue belge, Guy-Bernard Cadière, qui vient opérer avec lui dans son hôpital. À travers ce second personnage, le spectateur occidental s’identifie. Le même procédé est à l’oeuvre dans une courte séquence qui ouvre le film où l’on voit la paix d’un famille belge, tendrement réunie autour du repas du dimanche, brutalement rompue par l’irruption de trois soldats qui violent la mère, sous les regards impuissants du père, avant de s’en prendre à leur fille.
À l’instar de cette première scène, le film est éprouvant. Car la réalité de ce qu’endurent ces femmes violées, mutilées, l’est encore plus. Le film est interdit à bon droit aux moins de douze ans avec avertissement. mais il est pourtant d’utilité publique. Il faut voir Muganga ; il faut le faire voir pour prendre conscience de l’horreur vécue par ces femmes et par la grandeur de l’oeuvre menée par le Dr Mukwenge.
C’est hélas le seul motif – et non des moindres – pour aller voir ce film et pour en faire l’éloge. Car hélas, il n’y en a pas d’autres. D’un point de vue cinématographique, Muganga est bien pâle. Ses acteurs sont caricaturaux : Isaach de Bankolé joue un Mukwenge corseté, gardant un calme absolu en toutes circonstances, que rien ne fera jamais dévier de sa mission; Vincent Macaigne en rajoute juste un peu trop dans le rôle du muzungu (le Blanc en kiswahili) perché. Le scénario a construit quelques personnages de patientes afin de présenter un échantillon aussi représentatif que possible des cas traités à Panzi : Blanche, qui doit traverser le pays ravagé par la guerre, après avoir vu son mari et son fils tués sous ses yeux, Neema, qui refuse d’être opérée par un Blanc, Antoinette devenue folle après que les soldats ont forcé ses fils à la violer…
Il y a dans le film un personnage et une situation qui surnagent : celui de Busara interprété par Déborah Lukumuena ("Divines", "Les Invisibles", "Entre les vagues"…). Après le viol qu’elle a subi, elle est tombée enceinte. Sa grossesse la révolte. Elle demande à Mukwenge d’y mettre un terme ; il essaie de l’en dissuader au nom de ses principes religieux et de l’innocence de l’enfant à naître ; Cadière n’est pas du même avis.
"Muganga" mérite d’être vu pour le sujet qu’il porte et moins hélas pour la façon dont il le porte.
J'ai eu la chance de découvrir le film Muganga en avant-première en Dordogne, et ce fut une belle surprise. Le film est très bouleversant par le sujet tragique qu'il aborde de façon pédagogique. Il séduit par sa simplicité et son authenticité, tout en portant un regard profond sur ses personnages. L'histoire avance avec naturel et parvient à capter l'attention sans jamais en faire trop. Sur le plan technique, Muganga possède de très belles images et une bande son immersive.
oh que c'est mauvais! un tel sujet et faire mauvais. Récité, froid, distant... ennuyant. Des acteurs plus belle la vie... bref... un téléfilm et encore. Mieux aurait valu un biopic ou un documentaire tout simplement que ce nanard...
Film exceptionnel et de haute importance! Il faut le voir quand il passe dans vos salles! Il faut lui donner de la visibilité. Il faut être prêt à se confronter à une horrible réalité, ça nous éduque
"Muganga – Celui qui soigne" s'attache à narrer le parcours difficile du médecin congolais Denis Mukwege pour arriver à "réparer", dans l'hôpital de Panzi qu'il avait fondé en 1999, les femmes de la République Démocratique du Congo victimes de viols liés au contrôle des ressources minières du pays, bien avant qu'il n'obtienne, en 2018, le Prix Nobel de la Paix. Une histoire particulièrement forte et émouvante qui arrive sans problème à nous faire oublier certaines maladresses dans la mise en scène et le petit flirt avec le mélo qui parcourt la conclusion du film. La photographie de Renaud Chassaing est magnifique, comme sont convaincantes les prestations de Isaach de Bankolé (Denis Mukwege) et de Vincent Macaigne (Guy-Bernard Cadière, un chirurgien belge venu aider Denis Mukwege dans son combat). On remarquera que c'est dans "Plus belle la vie" que Manon Bresch, l'excellente interprète de la fille de Guy-Bernard Cadière, a débuté devant une caméra.
Cela commence par un choc. Le choc sera entretenu durant tout le film. Film-choc, Muganga n'est pas un biopic mais plutôt un plaidoyer fortement documentaire sur l'action de Denis Mukwege. Souhaitons que ce film contribue à ce que sa voix porte. Lire l'intégralité de la critique sur le site d'Africultures.
Muganga est un grand film de cinéma réalisé de main de maître par Marie-Hélène Roux. Les acteurs sont magnifiques et convaincant. Le film de la rentrée à voir absolument. Un coup de coeur.
Film vu en avant-première. Film CHOC, nous ne sortons pas de la salle de cinéma sans avoir été touché par ce film. Une belle biographie autour de Denis Mukwege qui est encore, à l’heure actuel, emprisonné dans son hôpital et qui continue son combat.