Comment mieux faire qu’un documentaire pour évoquer l’œuvre du docteur Mukwege, prix Nobel de la Paix ? Et surtout, comment ne pas tomber dans l’hagiographie pure, avec un personnage aussi proche de la sainteté, cet homme qui répare les femmes, victimes des pires atrocités dans l’est de la « République dramatique du Congo. » Marie-Hélène Roux, née au Gabon, et qui connaît bien l’Afrique, a choisi de ne pas atténuer la violence, quitte à rendre parfois le film insoutenable. La mise en contexte est puissante, de temps en temps à la limite, mais permet d’éclairer la trajectoire lumineuse et cependant humble, d’un praticien confronté aux pires des situations. Muganga parvient ainsi à éviter presque tous les pièges liés à une biographie qui ne prendrait pas en compte tout l’environnement social, politique et humain de son héros. Isaach de Bankolé, trop rare au cinéma, donne à son personnage un charisme indéniable et compose, avec un Vincent Macaigne au taquet, un duo parfaitement crédible.
Chef d’œuvre absolu, film bouleversant (à la limite du soutenable par moment, soyez prévenus). La chance de le voir en avant-première en présence de toute l'équipe du film et des vrais médecins héros de cette histoire. Il faut voir ce film, il faut payer sa place pour que les gens qui ont pris des risques (après avoir reçu des menaces de morts) démontrent que c'est possible, que le public est là, reconnaissant, bouleversé, engagé. Isaach de Bankolé est magistral et Vincent Macaigne impressionnant. Toutes les comédiennes sont des héroïnes, elles portent des rôles qui les ont transcendées... et réciproquement. A voir, à faire voir autour de soi, c'est un acte de fraternité humaine.
Drame dont les images ne manqueront pas de marquer les esprits, voire de hanter vos nuits, de cette réalisatrice Marie-Hélène Roux née au Gabon, dont c' est le premier long métrage, mais qui a traité son sujet comme un documentaire, longuement et largement étayé, sans aucun artifice ou affabulation. Elle a choisi de mettre en lumière le docteur congolais Denis Mukwege, récompensé du Prix Nobel de la paix en 2018 pour avoir soigné des dizaines milliers de femmes victimes de mutilations génitales atroces, et pour interpréter ce demi-Dieu ( sans doute pas un seulement un demi ), Isaach de Bankolé ! Quelques mots le concernant : 40 ans de carrière, 68 films ( son âge par ailleurs ), apparu dans « L’ arbalète », a joué un faux marabout ( César du Meilleur espoir en 1987 ), « Chocolat », mais homme de théâtre aussi « Chéreau » jusqu’ à ce rôle de haute volée ! Il interprète prodigieusement ce médecin qui « répare » les femmes dans une région est de la « RDC » qui n’ a rien de république démocratique – mais dégénérée ou déliquescente – du Congo. La mise en scène est superbe, le rythme mesuré et suspendu, telle une perfusion d’ horreur et d’ abomination, administre une claque au spectateur et les images magnifiques. Ajoutons le rôle du médecin Français : Guy-Bernard Cadière apportant son soutien et ses techniques innovantes de la coelioscopie, offrant à Vincent Macaigne une très jolie composition, sans oublier sa fille Maïa Cadière : Manon Bresch impressionnante. L’ attachement et l’ investissement de Marie-Hélène Roux doivent être reçus comme un cadeau de vie. On est "sonné" à la sortie et comme sortie d' un mauvais cauchemar, alors que pour beaucoup c' est juste une réalité monstrueuse et insupportable. Tout le monde doit voir, et diffuser ce film bouleversant…. !!**
Certains combats peuvent changer le cours de l'histoire.
Marie-Hélène Roux nous fait un cadeau magnifique avec ces 105 minutes d’un biopic d’une sensibilité rare. Pour moi, le film le plus émouvant de l’année. Denis Mukwege, médecin congolais et futur Prix Nobel de la paix, soigne — au péril de sa vie — des milliers de femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo. Sa rencontre avec Guy Cadière, chirurgien belge, va redonner un souffle à son engagement. Ensemble ils vont opérer à quatre mains pour que ces femmes retrouvent dignité et espoir. Voilà les deux mots clés de cette ode à la femme splendide et à celui qui est surnommé l’homme qui réparait les femmes : espoir et dignité ! Le combat du Docteur Mukwege avait déjà fait l’objet d’un documentaire de Thierry Michel, sorti en 2015. Ce film a été tourné sur deux pays. En Belgique à Bruxelles et à Lambaréné au Gabon. Il revient sur le parcours de ce médecin, Prix Nobel de la Paix en 2018, qui n’a eu de cesse depuis les années 2000 de dénoncer l’inaction internationale au sujet des viols comme armes de guerre en République Démocratique du Congo. Des atrocités qui se sont révélées être une stratégie pour contrôler les ressources minières du pays. La réalisatrice est née au Gabon. Ayant passé son enfance en Afrique, elle a gardé un attachement particulier pour ce continent et c’est une évidence durant toute la durée de ce film, qui est le résultat de 10 ans de travail. Tout est beau dans ce drame. Les images, les réflexions profondes autour de la médecine, de Dieu, - Y’a-t-il une vie avant la mort et quel sens doit-on lui donner ? -, des hommes, les sentiments de chacun des personnages et l’interprétation plus qu’inspirée. Et donc, en plus le casting est parfait. Isaach de Bankolé, - qui finit par faire une belle carrière internationale -, transmet à merveille le charisme de ce médecin. Vincent Macaigne, toujours aussi passionné et convaincu, Manon Bresch, et une pléïade d’actrices africaines dont Déborah Lukumuena et Babétida Sadjo. Tout ce beau monde rappelle au monde entier cette leçon à méditer : On n’oublie nulle part. Ce film ne sortira sur nos écrans que fin septembre. A ne rater sous aucun prétexte.
Bonsoir vu en avant-première dans un cinéma à Ressayrie, en présence de la réalisatrice, un film choc bouleversant un Ahmed Medecin, prix Nobel de la paix qui donne tout pour recoudre les femmes et redonner une fierté et à rétablissement physique. Vraiment un film je pense qu’il va très marquer public.
Ce film est absolument essentiel et très très bien réalisé. les acteurs sont excellents. J 'ai lu tous les livres du docteur Mukwege "l'homme qui répare les femmes" et la réalisatrice a réussi à extraire la substantifique moelle du parcours de ce grand monsieur bien qu'il y ait quelques ajouts de fiction. Ce film est vraiment très riche. La scène au départ est une idée excellente. Beaucoup d'informations sont communiquées parfois avec un seul plan qui se passe de toute information supplémentaire.
L’histoire d’un homme pas comme les autres. En République démocratique du Congo, Denis Mukwege résiste à la barbarie, aux massacres, aux pressions. Il résiste, au péril de sa vie et de celle de sa famille, en soignant les milliers de femmes victimes de viol par des soldats. Ces viols sont en réalité de véritables armes de guerre, avec pour objectif de chasser les populations de terres minières. La rencontre du professeur Mukwege avec le chirurgien Guy Cadière va alors chercher à réparer le corps de ces femmes brisées. Après une ouverture choc, montrant la violence subies par les femmes, le film raconte le quotidien de l’hôpital, avec un récit beaucoup plus calme et conventionnel. Il n’en reste pas moins que la force de ce film réside dans le message qu’il porte, par l’histoire dont il témoigne. Puissant.
Film coup de poing que cette réalisation de Marie-Hélène Roux , à la fois Politique et nécessaire que ce portrait de Mukwege, prix Nobel de la paix en 2018 ! C'est exemplaire mais complexe ne serait-ce que par l'immensité du Congo !
Le mérite incontestable du film réside dans sa volonté de raconter les violences sexuelles effroyables subies par les femmes congolaises, dans le contexte de l’exploitation du coltan, indispensable à la fabrication de nos portables. Ici, le viol est utilisé comme arme, le corps des femmes devient un champ de bataille. L’œuvre de Marie-Hélène Roux ne se limite donc pas au portrait d’un homme d’exception, le Dr Denis Mukwege, et de ses nobles combats, mais s’impose aussi comme un dispositif de dénonciation des crimes commis par les soldats en RDC, renforcés par le silence complice de la communauté internationale. Malgré la linéarité du scénario – limite fréquente des biopics –, le film frappe par sa puissance et son urgence politique.
Celui qui soigne. L'histoire d'un docteur, qui au péril de sa vie, soigne en République Démocratique du Congo des femmes victimes de violences sexuelles. Film engagé et bouleversant, MUGANGA est une ode à ceux et celles qui se dévouent pour "réparer" les monstruosités commises par des hommes, pour des raisons politiques, racistes ou de bêtise crasse. Un film/documentaire qui vous poursuit longtemps aprés le générique de fin.
Une claque... que dis-je ? Un uppercut !! Ce médecin congolais (Denis Mukwege), prix Nobel de la paix en 2018, force l'admiration ! Ce biopic, centré sur le combat de cet homme qui soigne des centaines/milliers de femmes africaines victimes de violences sexuelles, est juste fracassant de puissance. Le drame vécu par la population féminine de cette région du Congo est juste insupportable, révoltant, ignoble. Je suis sorti de cette séance sonné, pétrifié et abasourdi devant la folie animale des hommes, mais aussi admiratif devant ce que l'être humain est capable de réaliser sur son autre facette, celle de l'altruisme et du courage. Il est rare qu'une salle applaudisse un film, j'en faisais partie. Une oeuvre intense et incontournable, mais attention, certaines scènes sont véritablement choquantes ! Site CINEMADOURG . free . fr
On n'imagine pourtant mal le docteur Mukwege être aussi froid et distant alors qu'il vient chercher des appuis et des aides, c'est la première chose qui frappe. Mais très vite on comprend que le film n'est pas un biopic, et qu'il se perd un peu car il ne traite jamais frontalement du sujet mais il se focalise sur l'amitié et le lien qui unit les deux docteurs. On peut apprécier la sobriété et la pudeur autour des effroyables tortures sexuelles, mais c'est aussi pourtant une évocation très lointaine au point que le film reste très sage et très discret sur les atrocités mais aussi sur les problématiques médicaux qui sont tout autant survolés. Ce n'est nullement un film choc car on ne voit rien de choquant et/ou de trash, ça reste dans l'évocation laissant l'imagination faire le reste ce qui, faut l'avouer, peut aussi être plus perturbant. Nul besoin d'aller dans le spectaculaire ou le voyeurisme mais il y avait un juste milieu à trouver sans doute. Néanmoins ça reste un hommage mérité pour ce médecin dont le combat est une lutte d'un courage inouï, qui fait écho à celui des victimes et à leur extraordinaire résilience. Site : Selenie
Un film à voir absolument Un documentaire d’une puissance rare, que tous les élus et responsables d’organisations internationales prétendant défendre nos libertés devraient regarder. C’est un film dur, qui met en lumière l’hypocrisie internationale, politique et humaine. Ces femmes, au cœur du récit, font preuve d’un courage inimaginable. Et les rares personnes qui les soutiennent incarnent la véritable force : celle de protéger les plus vulnérables. Quelle que soit la cause, un constat s’impose : la haine doit être vue, reconnue et combattue. Et ces organisations des nations dites UNIES ne servent à rien : ces machins
Muganga ou force tranquille de l'amour et de la ténacité. Un film qui m'a ému. Voire un bon film au cinéma, relève depuis quelques années de miracle. Et en voilà un. Tout y est, une belle l'histoire émouvante, des personnages attachants, bonne musique, bon scénario et pas de longueurs.