Muganga - Celui qui soigne
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AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2026
Ce n'est pas un grand film en terme de réalisation mais le sujet nous force à aimer ce film.
C'est l'histoire de la rencontre et de la collaboration de deux hommes : le chirurgien belge Guy-Bernard Cadière et le médecin congolais Denis Mukwege. Derrière leur amitié, c'est surtout le thème des viols durant les guerres et plus généralement des violences faites aux femmes qui est abordé. Peu importe la forme et les regrets esthétiques, la force du propos emporte le spectateur, d'autant qu'il s'agit d'une histoire vraie. Plusieurs scènes sont choquantes mais le film, lui, est indispensable.
Fort.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 février 2026
Le premier long-métrage de Marie-Hélène Roux fait partie de ceux au sujet puissant, méconnu et indispensable qui en font une œuvre nécessaire malgré ses nombreux défauts. « Muganga, celui qui soigne » est donc davantage intéressant sur ce qu’il raconte et met en lumière que sur le versant du cinéma pur. Peu de gens sont véritablement au fait des atrocités perpétrées en République démocratique du Congo sur les femmes. Une guerre barbare perpétrée sur leur corps en forme de violences sexuelles, avec en toile de fond les ressources rares présentes sur le territoire. Pour illustrer ces viols impunis et incessants, le long-métrage fait le portrait du docteur Mukwege qui s’est battu toute sa vie pour faire reconnaître ses horreurs à l’international et notamment en Belgique, le pays colonisateur. Ainsi que sa relation avec un chirurgien belge renommé qui est venu l’aider dans sa croisade au sein de sa clinique dans son pays, parfois au péril de sa vie.

La première scène du film est incroyable et terrifiante. Elle nous glace littéralement le sang. Pour faire comprendre au spectateur occidental l’horreur des viols commis en RDC, Roux imagine la même séquence dans une famille riche occidentale et la met en scène. L’effet est saisissant et impressionnant. Sans verser dans le sensationnalisme, « Muganga, celui qui soigne » explique bien la teneur de ces atrocités. Des phrases, des regards ou des explications nous font ressentir le cauchemar vécu par ces femmes. Le long-métrage est parfois un peu démagogique mais le portrait de l’homme et de la situation permet une ouverture sur le sujet. Cela en fait une œuvre importante, du genre de celles qu’on doit montrer dans les écoles. Les violences faites aux femmes, quelles qu’elles soient, sont un sujet éminemment grave, dont il faut parler, peu importe la manière. Il y a aussi des débats intéressants sur le droit de la femme à disposer de son corps en cas de viol versus la doctrine chrétienne du docteur, opposée à l’avortement, dans une scène passionnante mais trop courte et pas assez développée.

Cependant, malgré tout le bien qu’on pense de la démarche, « Muganga, celui qui soigne » comporte pas mal de maladresses inhérentes aux premières œuvres. On a l’impression qu’il y a des scènes coupées au montage, notamment dans la relation entre les deux docteurs dont l’origine est très mal définie. Aussi, et plus gênant, les raisons de ces horreurs sont mal développées, au détour de quelques dialogues flous, nous laissant frustrés. Le montage est parfois peu inspiré également comme le montre le périple de cette femme qui fuit ses bourreaux avec son bébé dont les scènes sont insérées un peu partout durant la première moitié du film sans grande logique. Paradoxalement avec un sujet aussi tragique, on a du mal à être véritablement émus. Certes, il y a bien quelques séquences qui se passent d’images et dont seuls les mots et les larmes trahissent l’horreur mais Roux ne parvient pas à aller au-delà de l’horreur ressentie pour nous toucher. Voilà donc un film qui souffre de quelques carences notables et qui n’a pas la force de frappe attendue. Malgré cela, et même si le format documentaire aurait peut-être été plus adapté, c’est un film à voir, rien que pour faire davantage connaître ce drame récurrent passé sous silence.

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Paul B
Paul B

89 abonnés 1 506 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 avril 2026
Même avec ma carte UGC il m'arrive de rater un film, que je revois sur Canal des mois plus tard. C'est de l'un d'eux dont je vais vous parler aujourd'hui.

J'ai découvert un film incroyable, à l'audace infinie qui mêle dénonciation de la culture du viol, des mutilations subies par les femmes de RDC victimes desdits viols, et dans une moindre mesure dans la course au coltan qui alimente l'une des pires crises humanitaires du monde moderne.

C'est bluffant, toujours juste, triste (et même très grave) mais aussi porteur d'espoir.

Une petite merveille.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2025
Le titre muganga, celui qui soigne en swahili (langue bantoue d’Afrique de l’Est), désigne le Kino-Congolais Denis Mukwege, pasteur chrétien évangéliste pentecôtiste et médecin gynécologue, qui fonda en 1999 (à 54 ans) l’hôpital de Panzi, à Bukavu, capitale du Sud-Kivu, située sur les rives du lac Kivu, dans la province de la République Démocratique du Congo (.), frontalière du Rwanda et du Burundi, anciennes colonies belges également. L’hôpital est spécialisé dans l’accueil et la réparation chirurgicale des femmes violées (également rejetées par leurs familles qui les qualifient de prostituées) par des mercenaires qui sèment la terreur afin que les populations abandonnent leur territoire, où des bandes armées (principalement rwandaises) exploitent illégalement des mines, riches notamment en colombite-tantalite ou coltan, source de niobium (Nb) et de tantale (Ta), métaux utilisés dans la fabrication de composants électroniques. A travers le portrait de 2 hommes exceptionnels, les docteurs Denis Mukwege [qui a reçu, entre autres, le prix international Roi Baudouin pour le développement en 2011, la légion d’honneur en 2013 et le prix Nobel de la paix en 2018] et Guy-Bernard Cadière (chirurgien belge venu l’aider sur place), interprétés respectivement par Isaach de Bankolé (68 ans), charismatique et évoquant la stature de Nelson Mandela (1918-2013), et Vincent Macaigne (47 ans), la cinéaste a réalisé un film, ni hagiographique, ni manichéen, sans pathos, poignant, mettant en lumière le conflit barbare et meurtrier du Sud-Kivu (80 000 femmes violées) mais peu médiatisé par rapport à d’autres et qui perdure, situation déjà dénoncée par 2 documentaires, « Congo, un médecin pour sauver les femmes » (2014) de la Sénégalaise Angèle Diabang, et « L’homme qui répare les femmes : la colère d’Hippocrate » (2015) des Belges Thierry Michel et Colette Braeckmann.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2025
Qui est le film ?
Premier long métrage de la réalisatrice franco-gabonaise Marie-Hélène Roux, Muganga – Celui qui soigne s’attache à raconter l’histoire du docteur Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018, et de son hôpital de Panzi, en République démocratique du Congo, où sont soignées depuis plus de vingt ans des milliers de femmes victimes de viols utilisés comme armes de guerre. Inspiré du livre-témoignage Panzi, coécrit par Mukwege et le chirurgien belge Guy-Bernard Cadière, le film s’inscrit dans une double tradition : celle du cinéma humaniste, porté par la volonté d’éveiller les consciences, et celle du drame engagé, qui prend le réel comme matière première. L’ambition est limpide : faire connaître, par la fiction, une tragédie en cours, trop souvent reléguée hors champ médiatique.

Que cherche-t-il à dire ?
Muganga tente de faire tenir ensemble deux gestes : celui du témoignage et celui de la mise en scène. Il cherche à nous confronter à une réalité insoutenable tout en la rendant regardable. La tension principale du film réside dans ce paradoxe : comment montrer la violence sans la reproduire ? comment susciter la prise de conscience sans tomber dans la rhétorique de la culpabilité ? Le projet, éminemment politique, s’adosse à la conviction que le cinéma peut encore agir comme levier moral. Non pour “expliquer” la guerre, mais pour redonner visage à celles qui la subissent.

Par quels moyens ?
Le film s’ouvre sur une séquence saisissante : une scène de viol en Europe, mise en scène comme une capsule vidéo. Ce prologue opère un geste fort : il transpose la barbarie dans un contexte occidental familier, contraignant le spectateur à s’identifier avant même de juger. C’est une stratégie d’inversion morale, qui interroge notre distance confortable vis-à-vis de la souffrance lointaine.

L’hôpital est filmé comme un lieu de résistance, un microcosme ordonné au milieu du chaos. Roux y met en scène la communauté soignante comme un corps collectif, oscillant entre fatigue, foi et fraternité. Cependant, ce choix d’harmonie visuelle, dans sa composition trop léchée, tend parfois à lisser la rugosité du réel qu’il cherche à saisir.

Le binôme formé par Isaach de Bankolé et Vincent Macaigne cherche l’équilibre entre sagesse et désinvolture. Si le premier impose un calme magnétique, le second introduit une nervosité qui désaccorde l’ensemble. La mise en scène peine à dépasser la didactique du contraste (le sage africain et l’Européen maladroit) qui réduit parfois la complexité des liens. De manière générale, la fiction gravitant autour du documentaire manque de justesse, fragilisant considérablement l'intérêt du film.

Roux filme les survivantes avec pudeur, refusant le voyeurisme. Mais à force de les préserver, elle les relègue souvent à la marge du récit, comme si la douleur ne pouvait être dite que par les médecins. Cette distance éthique, louable dans son intention, produit un effet paradoxal : elle atténue la puissance d’incarnation du film.

La photographie brillante, saturée de couleurs, donne au film une allure presque publicitaire. Le contraste entre la gravité du sujet et la propreté des images crée un décalage : le regard se trouve invité à admirer là où il devrait simplement observer. Cette tension révèle la difficulté du film à choisir entre le cri et le message, entre émotion et pédagogie.

La trajectoire de la jeune femme qui marche, son bébé accroché dans le dos, reste l’un des rares fils narratifs forts. Ces scènes, moins bavardes, atteignent une forme de pureté émotionnelle où le cinéma retrouve son pouvoir d’évocation.

La musique mêle chœurs africains, cordes et percussions, tissant un tissu sonore de compassion et de résistance. Par moments, elle surligne trop l’émotion ; mais dans ses silences, elle laisse place à la tragédie humaine qui dit ce que les mots ne peuvent plus porter.

Où me situer ?
J’ai aimé Muganga. J’y ai senti la sincérité d’un geste nécessaire, le courage d’une cinéaste qui tente de donner visibilité à l’invisible. Le film touche souvent juste, notamment lorsqu’il s’abandonne à la force nue d’une image ou d’un visage. Mais malgré tout ce qu’il met en place, j’ai le sentiment qu’il aurait pu pousser certains curseurs plus loin : oser davantage la dissonance, la dureté, le chaos. Sa fiction, maladroite et parfois trop contrôlée, empêche la matière du réel de déborder. En ce sens, Muganga me paraît exemplaire de ce cinéma de conscience qui veut bien faire et qui le fait bien, mais au prix d’une forme d’aseptisation du trouble.

Quelle lecture en tirer ?
Le mérite de Muganga est de rappeler que filmer le soin, c’est aussi filmer le combat. Que la médecine, ici, n’est pas qu’un acte technique, mais un geste politique. Si le film trébuche parfois sur sa mise en forme, il nous oblige à regarder en face une réalité que le monde préfère ignorer. Il ne s’agit pas d’un grand film de cinéma, mais d’un film important sur le plan moral. À ce titre, Muganga ne guérit pas, mais il soigne.
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 486 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2025
Biopic important, forcément hagiographique mais peu importe.
Il met en lumière des crimes atroces que des médecins s'échinent à soulager tels des Sysiphes désespérés
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 septembre 2025
Ai vu « Muganga » de Marie-Hélène Roux dont c’est le premier film. Le scénario s’inspire de la vie du médecin congolais Denis Mukwege (Isaach de Bankolé) qui a soigné et opéré lors de sa carrière plus de 80 000 femmes, victimes de viols par des milices armées congolaises ou rwandaises dans le seul but de faire fuir la population des villages pour s’approprier leurs terres afin d’y rechercher les métaux qui permettront de fabriquer nos téléphones et autres ordinateurs. Mukwege se fera aider par le chirurgien belge Guy Cadière (Vincent Macaigne) qui va lui livrer les dernières techniques chirurgicales de pointe. Le constat coup de poing est saisissant, effrayant. Le film mêle les images chocs et un jeu des acteurs masculins relativement en retrait. Ce sont les portraits des personnages féminins qui sont les plus puissants, tout particulièrement Deborah Lukumuena (que j’adore) et Babetida Sadjo qui nous éloignent du didactisme (peut être obligatoire) un peu trop présent. Une très belle photographie, de belles idées de réalisation où l’on voit entre autre une mise en correspondance entre la terre rouge congolaise violée par des machines d’extraction et les opérations des sexes mutilés des patientes. Le film est majeur pour son coté informationnel, sociologique et politique. La trinité colonialisme, capitalisme et suprématie masculine dont « la guerre se fait sur le corps des femmes » (comme il est dit dans le film) est dénoncée sans fausse pudeur. Le montage n’est pas toujours très lisible et le casting est assez hétérogène, mais l’essentiel n’est pas vraiment là. J’en suis sorti ému et surtout éclairé sur un sujet que je ne connaissais pas vraiment. Un film de combat pour un sujet passé trop souvent sous silence. Denis Mukwege le Muganga (celui qui soigne) a obtenu le Prix Nobel de la Paix en 2018. Un film hommage pédagogique.
Flower 0478
Flower 0478

106 abonnés 440 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 octobre 2025
J'ai été très touché par ce biopic un médecin qui mène un combat dans son pays la république du Congo contre les femmes qui se font violemment violée avec une violence inouïe il les soignent j'ai souvent versées des larmes même la fin m'a fait pleurer je conseille ce biopic qui mérite d'être vu .
lecinema_clem
lecinema_clem

64 abonnés 283 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2025
Simple. Efficace. Sérieux. Puissant. Émouvant. Voilà les premiers mots qui me viennent à l’esprit. Quelques petites imprécisions qui auraient pu élevé la note. Et surtout rendre le message encore plus puissant.
Simoun
Simoun

18 abonnés 135 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 septembre 2025
La première demi heure a été extrêmement choquante et difficile à regarder, car les scènes sont d'une violence insoutenable. Pourtant des femmes vivent réellement cela... Le film traite d'un combat qui est d'une grande importance et ne serait-ce que pour ça, il vaut la peine d'être vu.
Berkane Circe
Berkane Circe

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 octobre 2025
Des dialogues vides, dénués de toute subtilité et de réalisme. Un jeu d’acteur à la limite du grotesque - même celui de Vincent Macaigne, d’habitude pourtant juste. On remerciera Manon Bresch de remonter un peu le niveau.
Des scènes caricaturales dont l’enchaînement n’a aucune logique, on ne sait pas où on va et la réalisatrice elle même ne semble pas le savoir. Des effets visuels cheap.
Un parti pris maladroit voir dérangeant concernant la place du chirurgien Belge, érigé par moments en sauveur blanc.

En conclusion: ce film est une caricature d’un sujet bien trop sérieux pour être traité de cette manière. Une promesse qui n’a pas été tenue.
Je mets tout de même une étoile pour le sujet, qu’il fallait traiter et qui n’est pas facile à aborder.
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 septembre 2025
je connaissais son histoire et ce film qui propose de très beaux plans m a pleinement satisfait. Isaach de Bankole est formidable et le reste des acteurs même amateurs apportent beaucoup d âme a ces histoires terribles. c est un film dur mais qui reconstruit notre humanité
Claire Fiorucci
Claire Fiorucci

22 abonnés 44 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2026
Si il était nécessaire de parler de l'homme extraordinaire qu'est Denis Mukwege et de sensibiliser au drame qui se joue en RDC, le film manque à mon sens de fluidité et se profondeur.
Flocon
Flocon

15 abonnés 202 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 novembre 2025
Des documentaires ont déjà exposé l’œuvre salvatrice de Denis Mukwege. En optant ici pour la fiction et la rencontre avec Guy-Bernard Cadière, la réalisatrice confronte deux médecins, leurs méthodes et moyens ainsi que leur sensibilité et philosophie de vie.
Après une première scène spoiler: qui transpose le viol/stratégie guerrière dans un contexte occidental
pour mieux en faire ressentir l'horreur, le film suit deux humains qui se découvrent et partagent leurs travaux dans un contexte d'une violence intense mais suggérée où les femmes, déterminées à survivre par leur seule quête d'un secours, souffrent mais sont magnifiquement fortes.
Il aborde par ailleurs d'autres thèmes : l'héritage colonial, l'hypocrisie politique, l'impuissance d'instances internationales, la chair au service du commerce...
Servi par des interprètes investis, le résultat est puissant, parce qu'il nomme les maux auxquels les individus sont confrontés, évite les visions horrifiques et donne la parole aux victimes, aux soignants et aux accompagnateurs.
D.Morgan
D.Morgan

19 abonnés 108 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 avril 2026
Difficile de critiquer .Cette histoire vraie est terrible et les protagonistes sont certainement des gens merveilleux qui ont fait un travail remarquable et méritent le respect mais tout ça ne fait pas un bon film .C’est hélas profondément ennuyeux et les acteurs ne sont pas particulièrement brillants .Ça fait compo de récitation de collège .Macaigne fait du Macaigne et c’est toujours une épreuve .On a vite envie de lâcher l’ vrai documentaire de 55 mn aurait peut-être été préférable .
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