Ce film est magnifique et d’utilité publique. La réalisatrice a su mettre en scène une horreur qui se passe loin de chez nous et ôter la distance kilométrique que l’on a tendance à mettre quand il s’agit de tél sujet. Le film est beau, émouvant, important
Film choc. La guerre s'écrit sur le corps des femmes. Des milliers de femmes victime de viols par des militaires...opérées par le docteur conglais denis mukwege..futur prix Nobel..images fortes film tr3s touchant et émouvant
Certaines scènes (notamment la première pour sensibiliser le spectateur d’ici et le mettre dans le sujet) sont d’une violence extrême. Le genre de propos glaçant qui amène à se demander dans quel Monde nous vivons ? Et ensuite à culpabiliser peut-être (sans doute) d’avoir chacun un téléphone portable ou autres tablettes et ordinateurs sans se soucier outre-mesure des métaux rares qui entrent dans leur fabrication et des conditions dans lesquelles ils sont extraits. Des ressources minières qui pourraient amener de l’aisance sociale et matérielle aux populations et qui sont captées et détournées dans des conditions éco-politiques qui ne seront guères développées ici (à dessein ?). Sur fond de ce qui est presque un biopic de ce médecin, prix Nobel de la Paix (2018) – oublié ? -, quelques relents mystiques tenant au fait que le personnage central tout gynécologue qu’il est se trouve être aussi un pasteur évangéliste (comme le fut son père). Vision de l’Homme, de son destin et de son avenir, à laquelle le médecin belge venant le soutenir, l’assister et le former à de nouvelles techniques chirurgicales (la cœlioscopie), se revendiquant quant à lui athée (la misère lui donne de bonnes raisons) ne goute pas. Cet aspect du récit aurait pu faire l’objet de développements à part entière mais ce n’est ici qu’un élément de contexte. Un film qui donne envie d’être meilleur. Mais il n’est pas dit que l’émotion passée ça se vérifie concrètement.
Un de ces grands films participant à rendre visible l'invisible ou le dissimulé. En dépit de certaines critiques négatives qui ont pu être écrites à son encontre, nul ne peut nier le mérite de ce film à vouloir interpeller sur ce sujet qui demeure peu couvert médiatiquement. Nul ne peut nier non plus la ténacité de la réalisatrice, qui s'est évertuée, et s'évertue encore à permettre la diffusion de ce film. Merci !
Un film à voir absolument Un documentaire d’une puissance rare, que tous les élus et responsables d’organisations internationales prétendant défendre nos libertés devraient regarder. C’est un film dur, qui met en lumière l’hypocrisie internationale, politique et humaine. Ces femmes, au cœur du récit, font preuve d’un courage inimaginable. Et les rares personnes qui les soutiennent incarnent la véritable force : celle de protéger les plus vulnérables. Quelle que soit la cause, un constat s’impose : la haine doit être vue, reconnue et combattue. Et ces organisations des nations dites UNIES ne servent à rien : ces machins
Comment en parler ? Surtout à la hauteur de ce qu’il décrit. L’histoire extraordinaire d’un homme extraordinaire. Un casting tout juste parfait. C’est un film essentiel qui devrait passer dans toutes les salles. J’ai franchement été bouleversée.
Très bon film. très dur par moment mais d une belle humanite, avec des acteurs qui jouent très bien, chacun dans son style Issu d une histoire vraie : à voir !
Film exceptionnel et de haute importance! Il faut le voir quand il passe dans vos salles! Il faut lui donner de la visibilité. Il faut être prêt à se confronter à une horrible réalité, ça nous éduque
Surnommé « l’homme qui répare les femmes », le gynécologue congolais Denis Mukwenge a ouvert à Bukavu dans le Sud-Kivu un hôpital qui accueille, opère et accompagne durant leur convalescence des femmes victimes de viols et de mutilations génitales. Il reçoit le prix Sakharov en 2014 et le prix Nobel de la Paix en 2018.
La réalisatrice Marie-Hélène Roux fait son hagiographie. Elle lui adjoint un gynécologue belge, Guy-Bernard Cadière, qui vient opérer avec lui dans son hôpital. À travers ce second personnage, le spectateur occidental s’identifie. Le même procédé est à l’oeuvre dans une courte séquence qui ouvre le film où l’on voit la paix d’un famille belge, tendrement réunie autour du repas du dimanche, brutalement rompue par l’irruption de trois soldats qui violent la mère, sous les regards impuissants du père, avant de s’en prendre à leur fille.
À l’instar de cette première scène, le film est éprouvant. Car la réalité de ce qu’endurent ces femmes violées, mutilées, l’est encore plus. Le film est interdit à bon droit aux moins de douze ans avec avertissement. mais il est pourtant d’utilité publique. Il faut voir Muganga ; il faut le faire voir pour prendre conscience de l’horreur vécue par ces femmes et par la grandeur de l’oeuvre menée par le Dr Mukwenge.
C’est hélas le seul motif – et non des moindres – pour aller voir ce film et pour en faire l’éloge. Car hélas, il n’y en a pas d’autres. D’un point de vue cinématographique, Muganga est bien pâle. Ses acteurs sont caricaturaux : Isaach de Bankolé joue un Mukwenge corseté, gardant un calme absolu en toutes circonstances, que rien ne fera jamais dévier de sa mission; Vincent Macaigne en rajoute juste un peu trop dans le rôle du muzungu (le Blanc en kiswahili) perché. Le scénario a construit quelques personnages de patientes afin de présenter un échantillon aussi représentatif que possible des cas traités à Panzi : Blanche, qui doit traverser le pays ravagé par la guerre, après avoir vu son mari et son fils tués sous ses yeux, Neema, qui refuse d’être opérée par un Blanc, Antoinette devenue folle après que les soldats ont forcé ses fils à la violer…
Il y a dans le film un personnage et une situation qui surnagent : celui de Busara interprété par Déborah Lukumuena ("Divines", "Les Invisibles", "Entre les vagues"…). Après le viol qu’elle a subi, elle est tombée enceinte. Sa grossesse la révolte. Elle demande à Mukwenge d’y mettre un terme ; il essaie de l’en dissuader au nom de ses principes religieux et de l’innocence de l’enfant à naître ; Cadière n’est pas du même avis.
"Muganga" mérite d’être vu pour le sujet qu’il porte et moins hélas pour la façon dont il le porte.
Ce film est d'utilité publique, réalisé avec brio sur l'utilisation du viol comme arme de guerre, en Republique Démocratique du Congo. On n'en ressort pas indemne.
Certains combats peuvent changer le cours de l’Histoire. C’est le cas de celui de Denis Mukwege, alias "l’homme qui répare les femmes", qui s’investit sans relâche pour soigner les femmes victimes d’agressions sexuelles en République démocratique du Congo. L’histoire est intense et témoigne d’une réalité tragique qui existe encore aujourd’hui. Le film nous ouvre les yeux non seulement sur cette situation, mais aussi sur le combat de Denis Mukwege, les difficultés qu’il affronte et le danger permanent auquel il fait face. Je suis ressorti de la séance à la fois sous le choc, comme frappé par une claque, mais aussi admiratif du courage et de la détermination de cet homme. Isaach de Bankolé est tout simplement formidable, livrant une interprétation sincère et brillante. Il en va de même pour Vincent Macaigne, lui aussi excellent. Ensemble, ils forment un duo remarquable. Je note toutefois deux défauts qui ternissent légèrement l’ensemble. Tout d’abord, une approche un peu trop scolaire. Casser les codes aurait permis au film de se démarquer davantage. Ensuite, quelques longueurs sont regrettables. Puissant, engagé et riche. À voir !
Ce film m'a littéralement bouleversé, retourné les tripes. Les mots me manquent encore aujourd'hui. J'ai eu la chance de rencontrer la réalisatrice après la diffusion du film. Échange extrêmement intéressant; en esperant que ce film ait toute la lumière qu'il mérite.