Muganga – Celui qui soigne figure parmi les dix films en compétition de l’édition 2025 du Festival du Film Francophone d’Angoulême.
Le film a été tourné sur deux pays. En Belgique à Bruxelles et à Lambaréné au Gabon.
Le combat du Docteur Mukwege avait déjà fait l’objet d’un documentaire, L’Homme qui répare les femmes de Thierry Michel, sorti en 2015.
Muganga – Celui qui soigne revient sur le parcours du médecin Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix en 2018, qui n’a eu de cesse depuis les années 2000 de dénoncer l’inaction internationale au sujet des viols comme armes de guerre en République Démocratique du Congo. Des atrocités qui se sont révélées être une stratégie pour contrôler les ressources minières du pays. Denis Mukwege a notamment fondé l’hôpital de Panzi en 1999, qui a été pensé pour les femmes victimes de viols de guerre. Dans les années qui ont suivi, l’établissement est devenu un centre holistique (médical, psychosocial, socio-économique, juridique).
La réalisatrice du film, Marie-Hélène Roux, est née au Gabon où une partie du film a été tourné. Ayant passé son enfance en Afrique, elle a gardé un attachement particulier pour ce continent. L’histoire du Docteur Mukwege, découverte grâce à la lecture de Panzi, coécrit par ce dernier et Guy-Bernard Cadière (interprété dans le film par Vincent Macaigne) a donc résonné d’une certaine manière en elle. Avec sa productrice, Cynthia Pinet, elle a mis plus de dix ans à ce que Muganga – Celui qui soigne voit le jour.
Pour le rôle du Docteur Mukwege, Marie-Hélène Roux avait depuis longtemps en tête Isaach de Bankolé, notamment pour sa connaissance du continent africain. Pour ce rôle, l’acteur s’est particulièrement investi et s’est montré assez engagé. En plus de rencontrer Denis Mukwege, il a également passé du temps dans un hôpital et a appris le swahili.
Le titre du film, "Muganga", signifie "celui ou celle qui soigne" en swahili. À l’origine, Marie-Hélène Roux voulait garder la neutralité de genre mais elle a préféré partir sur quelque chose de plus court car le titre aurait alors été trop long.